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Les fêtes de fin d’année sont clairement une période de surabondance : surabondance de cadeaux, surabondance de décorations, surabondance de nourriture et donc inévitablement surabondance de stress. Alors comment faire pour passer des fêtes de Noël vegan où on allie à la fois notre éthique du reste de l’année tout en restant zen ? Voici quelques conseils pour végétaliens en détresse !

C’est votre premier Noël vegan ?

Un Noël, on ne sait jamais comment ça va se passer. Mais encore moins quand on est vegan.

L’année dernière c’était notre premier Noël vegan et j’étais très stressée. Je m’attendais tellement au pire que finalement cette première expérience a été plutôt positive. Nous avons eu plusieurs repas de Noël avec différentes personnes de nos familles et à chaque fois le repas a été différent.

Pour certains repas, Edelweiss a pu prendre les rênes de la cuisine et donc faire découvrir son premier menu de Noël vegan à toute la famille, c’était vraiment une chance.

Noël vegan

Pour d’autres repas, la famille n’a pas voulu d’un Noël vegan mais nous avons apporté plein d’apéro à partager avec tout le monde puis nos propres plats, faits à l’avance pour le reste du repas.

Cette année on déborde de nouvelles idées, de plats à leur faire découvrir et goûter ! Nous partagerons avec vous très vite nos recettes pour ce deuxième Noël vegan.
Découvrez tout d’abord l’entrée : Terrine végétale festive et son chutney et le dessert : Bûche raw chocolat-orange.

Mais avant de partir en cuisine, j’avais envie de vous parler un peu de mes astuces pour passer des fêtes de fin d’année zen et éthique.

Accordez-vous des moments de relaxation

Pour de nombreuses personnes, les fêtes de fin d’année sont facteur de stress. Il faut organiser les repas, acheter les cadeaux, courir dans tous les sens pour finaliser les derniers détails, il faut s’adapter aux goûts de chacun, il faut peut-être voir des membres de votre famille avec qui vous ne vous entendez pas très bien.

Bref, de nombreuses actions que nous ne faisons pas le reste de l’année et qui peuvent effectivement nous mettre dans un état anxieux.

En étant végéta*ien, ce stress et cette angoisse peuvent être décuplés car nous ne savons pas si la famille va être tolérante ou faire des remarques blessantes, va nous préparer quelque chose à manger, va respecter nos convictions.

On sait aussi qu’il y a de grandes chances que nous nous retrouvions nez à nez avec un foie gras, une dinde, un énorme plateau de fromages et que ça nous rejette à la figure toute la souffrance contre laquelle nous luttons dans notre vie quotidienne. Si on peut l’éviter le reste de l’année, à Noël, on ne peut pas fuir.

Pour se préparer à cela, je vous donne quelques petits conseils que je m’applique également.

  • Faites quelques exercices de yoga ou de méditation pendant le mois de décembre. Tout le stress que nous ressentons va s’accumuler dans le corps. Avec quelques exercices simples, 5 minutes par jour, vous vous détendrez et vous vous recentrerez sur l’essentiel. Apprenez un exercice de respiration pour vous relaxer que vous pourrez réutiliser en cas de situation inconfortable par exemple.
  • Préparez à l’avance quelques répliques argumentées mais polies aux remarques que vous pourriez avoir concernant votre véganisme. Souvent on est pris de court et on ne sait pas comment répondre, on se sent injustement attaqué et notre émotion prend le dessus. Avec quelques phrases déjà prêtes, mettez fin à la conversation intelligemment et élégamment. Cette année je suis tombée sur un article de Natasha d’Echos Verts à ce sujet qui conseille un livre pour répondre aux différentes questions que l’on peut nous poser : “Le Petit traité du véganisme.” Ou optez pour l’humour et dégainez les dessins d’Insolente Veggie ;-)
  • Ne vous laissez pas atteindre, vous savez qui vous êtes et pourquoi vous avez choisi d’être végétalien. Dites vous que si l’autre personne est agressive c’est avant tout envers elle-même et envers l’image que vous lui projetez d’elle. Les mentalités évoluent de plus en plus, donc vous aurez peut-être de bonnes surprises cette année autour de la table ! Mais préparez-vous quand même au sempiternel : “Je sais, le foie gras c’est trop horrible mais c’est quand même trop bon non ?”… Zen, restons zen :-)

Faites découvrir la cuisine végétale à votre famille

Vous n’aurez peut-être pas la chance d’organiser pour votre famille ou vos amis un repas 100% végétalien et sans cruauté.

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se sentir exclu ou gêné. Au contraire, Noël est le bon moment pour faire découvrir quelques recettes végétales à vos proches.

Choisissez votre recette gourmande préférée et proposez à votre hôte d’apporter un petit apéro en plus, un accompagnement ou un dessert que vous partagerez avec tout le monde.

Vous pouvez trouver 15 idées de recettes raffinées pour les fêtes dans mon ebook “Vegan Gourmet” disponible ici.

vegan gourmet

Et si vous n’aimez pas cuisiner, ce n’est pas un problème, n’ayez pas honte d’apporter des petites tartinades ou leur faire découvrir du faux-gras de Gaia pour l’apéro ! N’hésitez pas à faire un tour sur mon article 25 apéro vegan et à scroller jusqu’à la partie “Apéro pour les flemmards” ;-)

Noël vegan

Sinon, dites vous que c’est peut-être le moment de vous lancer, il y a plein de recettes faciles et délicieuses, bien plus simples que les recettes traditionnelles ! D’ailleurs avec une vingtaine d’autres blogueuses végétales on vous a préparé un éco-défi spécial Bûche de Noël végétale, chaque jour jusqu’à 24 décembre vous pouvez découvrir une nouvelle recette gourmande :)

Et même si les autres ne sont pas convaincus (mais il n’y a pas de raisons), vous aurez contribué à proposer des plats sans cruauté et à éveiller leur curiosité… peut-être même leur conscience. 

Et ça, c’est déjà beaucoup.

Pensez minimaliste

Non, non, non vous n’avez pas besoin de cette énième boule pour le sapin ni de cette nouvelle guirlande électrique. Ressortez vos vieilles boites et remettez au goût du jour vos décorations des années précédentes. Ça va développer votre créativité tout en recyclant des objets, c’est parfait !

Concernant le symbole de Noël : le sapin, oubliez tout de suite le sapin coupé au tronc qui va seulement durer quelques semaines. Optez soit pour un sapin customisé que vous pouvez créer avec vos enfants un samedi pluvieux ou alors pour un sapin avec racines que vous planterez et chouchouterez jusqu’à Noël prochain.

Noël vegan
J’ai acheté ce mini sapin il y a déjà 5 ans et il grandit d’année en année en pot sur ma terrasse. Économique, écologique et gratifiant !

Optez pour des cadeaux de Noël éthiques

Chaque Noël la course folle aux cadeaux est lancée.

Mais comment s’assurer que nous allons offrir quelque chose qui va toucher la personne et surtout qu’elle ne revendra pas le lendemain sur le web ?

Privilégiez les cadeaux à la fois utiles et éthiques. Fuyez les grands magasins le samedi à 14h, vous n’y trouverez que du stress et des cadeaux préfabriqués.

Optez pour les petits artisans de votre ville que vous croiserez au détour d’un marché de Noël, avec une boisson chaude à la main ou en vous promenant dans les petites rues.

Si vous préférez rester au chaud sous votre plaid, faites un tour sur les boutiques éthiques en ligne et trouvez la perle rare.

Noël est l’occasion de faire découvrir à vos proches des produits authentiques, avec une véritable histoire, une idéologie écologique ou caritative.

Un peu plus tôt dans l’année j’ai découvert la marque Fantôme où chaque objet est unique, numéroté et fabriqué à la main à partir de matériaux recyclés. Un cadeau qui sort des sentiers battus !

Pour les adeptes du DIY, pourquoi ne pas fabriquer vous même vos cadeaux ? L’an dernier, plusieurs blogueuses avaient participé à un e-book collectif que vous pouvez télécharger : 24 gourmandises végétales à offrir.

Si vous mettez de la vie dans vos cadeaux, ils prendront beaucoup plus de valeur aux yeux de la personne à qui vous les offrez.

Faites de bonnes actions

Soyons réaliste, vous allez dépenser beaucoup de sous à Noël.

C’est donc le moment de faire un petit geste pour une cause qui vous tient à cœur. Donnez des objets ou de la nourriture à une collecte organisée par votre ville, donnez de votre temps, offrez des cadeaux qui soutiennent un projet, une association, un combat.

 

Par exemple chaque année, j’achète les calendriers L214 pour les offrir à mes proches. Chaque mois une photo d’animal sauvé et une recette vegan simple à réaliser !

Ces bonnes actions seront comme une bouffée d’air frais et vous mettront un peu plus dans l’esprit de Noël !

Et vous, quelles sont vos petites astuces pour préparer les fêtes de Noël de manière zen ?

 

 

 

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Alors ça y est ? Vous êtes prêt à faire le grand saut et à tester une des expériences les plus extrêmes de votre vie haha : dire non à un burger triple cheese, à une fondue savoyarde ou encore à votre crème glacée vanille-cookie préférée? :-) Félicitations ! Mais maintenant se pose la question de remplacer les produits laitiers et de pouvoir à nouveau manger tous ces plats mais en version végétale ? Bonne nouvelle : c’est POSSIBLE et on va vous dire comment !

Pas toujours évident c’est sûr, ils sont tellement partout et nous avons été tellement habitués à eux depuis notre plus tendre enfance que c’est un peu comme conduire une voiture anglaise du jour au lendemain, non? On s’imagine qu’on est capable de le faire, car on sait conduire mais tous nos repères sont chamboulés, alors il va falloir un temps d’adaptation. Ben voilà à quoi vont peut-être ressembler vos premiers pas dans la végétalisation de l’alimentation : vous savez cuisiner mais les ingrédients seront un peu différents. Mais ce n’est pas grave, car au final vous allez y arriver, tout comme nous y sommes arrivées. Et non seulement vous serez super fier de vous, mais en plus, ça va changer votre vie !

Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon des multiples possibilités qui s’offrent à vous si vous décidez de remplacer les produits laitiers dans votre quotidien : lait, beurre, fromage, crème, yaourts, crème glacée, chantilly …

Dans notre société où on nous rabâche qu’il faut consommer 3 produits laitiers par jour, qu’un gâteau n’est pas réalisable sans lait, beurre ou œuf et que la base de toute cuisson est le beurre, ce n’était pas gagné. Mais pourtant, vous vous êtes déjà prouvé à vous-même qu’il était possible d’arrêter ou de diminuer sa consommation de produits carnés, sans changer ses habitudes, et même qu’au lieu de retirer des produits, ça vous en a probablement rajouté beaucoup plus dont vous ne soupçonniez même pas l’existence.

C’est la même chose avec le lait, mais en encore mieux ! Avant vous aviez le choix entre : du lait de vache entier, du lait de vache demi-écrémé, du lait de vache écrémé ou encore du lait de vache méga écrémé. Si vous étiez aventureux, peut-être du lait de brebis ou du lait de chèvre ?

Bref rassurez-vous, cette époque de votre vie est révolue ! Vous allez avoir le choix entre une multitude de laits à base de céréales ou d’oléagineux, qui apportent tous des nutriments différents, une texture différente, un goût différent à choisir selon ses envies, ses besoins, ses goûts ou les recettes que vous allez faire (sucrées et/ou salées).

Il faut quand même bien garder à l’esprit que remplacer ne signifie pas retrouver exactement le même goût, mais vous allez pouvoir découvrir de nouvelles saveurs et vous régalez de manière saine, végétale et cruelty free. Elle est pas belle la vie ?

Avant de démarrer l’article, nous tenons à vous dire merci d’avoir été si nombreux à lire notre dernier article sur les 17 raisons d’arrêter les produits laitiers posté dimanche dernier.

Concernant ce nouvel article, nous sommes aujourd’hui le 1er Juin, date de la journée mondiale du lait. Ça semble donc être pour nous le bon jour pour partager avec vous toutes les astuces pour remplacer les produits laitiers.

Comme notre blog n’a même pas un an, nous n’avons pas encore des dizaines de recettes à notre actif sur le thème des produits laitiers végétaux donc pour que cet article soit le plus complet possible, nous avons été piocher chez d’autres blogueuses végétales qu’on adore pour vous proposer un petit florilège de recettes toutes plus gourmandes les unes que les autres !

Un dernier point, sachez que cet article n’est pas un article sponsorisé par des marques, nous partageons simplement notre expérience et nos goûts, qui peuvent totalement varier d’une personne à l’autre.

 

LE LAIT

Par quoi remplacer le lait de vache ?

Le lait est vraiment le produit laitier le plus simple à remplacer. Au début, si vous êtes vraiment habitué au lait de vache, le lait végétal va peut-être, enfin sûrement vous sembler bizarre : pas de goût, trop de goût, trop fort, pas assez fort. Tout est question d’adaptation et de prendre son temps pour trouver le lait qu’on préfère. Après quelques temps, votre palais aura évolué et s’habituera à ses nouvelles saveurs. Pire, vous ne serez plus capable de reboire du lait de vache ! Bref je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà expliqué dans l’autre article.

Laits VG

Pour vous aider dans votre choix, voici un petit aperçu des laits végétaux que nous consommons régulièrement.

Nos basiques :

  • Le lait de soja : C’est le moins cher, il existe dans de nombreuses marques différentes, vous pouvez le trouver enrichi en calcium, avec des saveurs : vanille, chocolat ou autre. Pour le lait de soja, il est, je pense, important de le prendre bio pour s’éviter tous les OGM. Vous pouvez le trouver à moins d’1€ la bouteille. Je l’utilise pour faire mes chocolats chauds ou alors en cuisine. De ceux que j’ai goûté jusqu’à présent, mon préféré est celui de la marque Provamel, enrichi en calcium, avec son petit goût sucré par un concentré de pommes.
  • Le lait d’amande : Alors moi je ne suis pas super fan du goût d’amande mais ils en ont sorti avec un goût d’amande plus léger qui peut correspondre aux gens comme moi. Par contre je l’utilise facilement en pâtisserie. Une fois j’ai acheté une boite de poudre d’amande, me disant que c’était moins cher et plus pratique mais j’ai été très déçue du goût. Je ne réitérerai pas. Je préfère acheter le lait en brique en attendant de pouvoir le faire moi-même.
  • Le lait de riz : Il a un goût assez neutre, on l’utilise également pour le petit déjeuner ou en cuisine. Il en existe aussi des aromatisés dont le lait de riz au coco de Lima qui est vraiment délicieux.

Nos chouchous :

  • Le lait sarrasin : Je viens tout juste de le tester, j’ai acheté hier le petit dernier de la marque Lima. C’est un lait avec un goût assez relevé, il était très bon avec des céréales ou un muesli.
  • Le lait coco : Ça a été moins premier lait végétal. Je l’utilise à peu près partout : dans les smoothies, avec des céréales, en chocolat chaud mais aussi dans beaucoup de mes plats cuisinés aux saveurs asiatiques ou indiennes comme dans le crurry ou les nems.
  • Le lait de macadamia : Je n’en ai pas bu souvent car il est assez cher mais de temps en temps, si je veux me faire un petit plaisir, c’est vraiment délicieux, la texture est très onctueuse et le goût très agréable.
  • Le lait choco-noisette : Alors déjà le lait de noisette est un délice à lui tout seul mais le lait choco-noisette de la marque Bjorg est une petite tuerie !

fiche-laits-vegetaux

Si vous êtes intéressé par les bienfaits de chaque lait, vous pouvez trouver facilement ces informations. Pour notre part, nous n’y faisons pas vraiment attention, nous varions les laits selon nos envies. De toute manière il est impossible de manger en un repas tous les nutriments à notre disposition. Et je ne comprends pas pourquoi alors qu’en tant qu’omni personne ne se pose jamais de questions sur tel ou tel aliment, mais du jour au lendemain en devenant vegan on devrait faire une liste de toutes les vitamines, de tous les nutriments et de toutes les protéines qui existent afin d’être sûr de ne manquer de rien, comme si tout était dans la viande et les produits laitiers. Varier les aliments d’origine végétale est le meilleur moyen de ne pas avoir de carences, sans devoir passer par des calculs de maths sup.

Où en trouver ?

Pendant longtemps le manque d’information, même carrément la désinformation et le manque de choix dans les supermarchés ont été un frein pour passer au lait végétal. Aujourd’hui, si vous allez faire un tour dans votre magasin bio, vous allez voir un rayon entier avec des vingtaines de laits végétaux différents, et même au supermarché ils disposent d’un plus large choix.

Comment faire son lait végétal ?

N’ayant pas un blender assez puissant, je n’ai malheureusement encore jamais fait de lait d’amande ou d’autres oléagineux.

Mais la recette est très simple : on choisit un oléagineux, on le fait tremper, on le mixe, on rajoute de l’eau et on le filtre (on peut rajouter du sirop d’agave ou autre liquide sucrant).

Le seul que j’ai déjà fait c’est le lait de soja, c’est le plus compliqué à faire car on doit cuire le soja jaune (il est toxique cru). Si on continue on peut obtenir du tofu. Mais ce qui est intéressant quand on fait ce lait là c’est qu’on récupère le résidu : l’okara qui peut être très utile en cuisine. On en fait des steaks, des gâteaux, des gratins etc …

Mais voici 3 recettes que je vais m’empresser de tester dès que j’aurai un nouveau blender  !

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Lait végétal d’amande d’Anna et Olivia
Lait noisette de Saveurs Végétales
Lait de cajou d’Antigone XXI

LES NOIX C’EST LA VIE !!! :-)

Comment-utiliser-les-noix

Yaourts & crèmes desserts

Bon soyons honnête, on n’est pas très yaourt. On l’était déjà pas avant, sauf aux périodes où on était convaincu qu’il fallait en manger pour avoir des os forts ou que ces 4 yaourts à 0% allaient nous nourrir pour la journée.
Bref, on n’a pas une super relation avec les yaourts donc on ne s’est pas jeté dessus pour tester toutes les versions végétales… Je n’ai jamais eu de yaourtière, même si je l’ai envisagé à un moment donné donc je fais mon mea culpa : je n’ai jamais fait un seul yaourt maison de ma vie. Cette section va donc être beaucoup plus courte que les autres.

Par quoi remplacer le yaourt ?

Je pense qu’il existe autant de possibilité de yaourts végétaux que de laits végétaux. Donc encore une fois, si vous êtes accro aux yaourts, vous allez pouvoir jouer avec les saveurs, les goûts, les textures.

Comment faire ses propres yaourts ?

En tout cas si vous êtes plus courageux que moi, voici 3 recettes pour faire des yaourts végétaux très facilement. J’y viendrai peut-être un jour pour essayer quand même !

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Yaourt au lait d’avoine de Cléa Cuisine

Yaourts choco-vanille de Dans la cuisine de Djanisse

Yaourt au lait d’amande de My Sweetfaery

Où en trouver ?

Comme pour le reste, en magasin bio vous aurez plus de choix mais ils font quand même leur arrivée en supermarché.

Bon on en a quand même testé quelques uns vendus en magasin bio :
Des yaourts au soja, soja vanille, soja chocolat mais on n’a pas vraiment été convaincues. Par contre je me sers des yaourts natures pour faire mes Naans indiens, des tandooris et d’autres plats dans la cuisine indienne.
On a également testé dernièrement le dessert au riz moka de Lima. C’était vraiment pas mal niveau goût et texture, sympa pour finir un repas.

Les crèmes

Par quoi remplacer la crème en cuisine ?

Alors la crème, ça on adore ! Comme pour le lait, il en existe des vingtaines de sortes différentes. Et une crème de même type peut varier selon la marque.
Selon l’utilité que vous en avez, il y a sûrement la crème idéale pour vous. Il y en a qui sont plus ou moins fluides, plus ou moins sucrées, plus ou moins légères.

Les crèmes d’amandes et de coco peuvent apporter quelque chose dans la cuisine indienne et sont aussi également très agréables pour réaliser des gâteaux. Et Lorelei les utilise dans ses desserts comme par exemple dans la galette des rois.

Si on veut un goût neutre pour débuter, la crème de riz est le bon choix.

Certains peuvent trouver que les crèmes de soja sont assez fortes, mais à la cuisson elles perdent de leur goût.

Ces crèmes s’utilisent comme vous utiliseriez votre crème fraiche habituelle. Mais elles ont même des petits plus.

Par exemple désormais je fais ma mayonnaise vegan à base de crème de soja. Je la fais émulsionner avec de la moutarde, de l’huile et des herbes. C’est bluffant !

Comment faire de la crème végétale ?

Tout comme pour faire du lait VG, on mixe des noix et de l’eau, mais on ajoute moins d’eau. Les noix de cajou se mixent facilement avec un blender pas forcément très performant.

Où en trouver ?

Comme pour les laits, on en trouve un très large choix dans les magasins bio, mais également dans les supermarchés.

Beurre

Par quoi remplacer le beurre ?

Si vous êtes dans le sud, vous allez facilement le remplacer par l’huile d’olive.

Si vous cuisinez asiatique, par l’huile de sésame qui peut apporter une touche gourmande.

Pour remplacer le beurre à la cuisson, on peut utiliser de l’huile de coco désodorisée ou non selon ce qu’on a à cuire. Par exemple, j’adore cuire les crêpes sucrées ou les pancakes avec l’huile de coco.

Les margarines :

Nous en avons testé plusieurs. La première que j’ai achetée était “mOlivo Bio” mais nous n’avons pas vraiment aimé, surtout en tartine, le goût de l’olive était vraiment fort et bizarre (alors qu’on adore l’huile d’olive). Et pour la cuisson, dans ce cas, autant prendre de l’huile d’olive directement.

Par contre après nous avons découvert le “Vita Coco”, qui lui est sans huile de palme et vraiment parfait à tartiner sur du pain avec de la confiture, il a un léger de goût de coco.

Comment faire du beurre végétal ?

Encore quelque chose que je n’ai pas testé, parce que ma consommation de beurre est quand même très exceptionnelle. Je crois qu’en un peu plus d’un an, on a dû en acheter 3 fois …Mais cette recette d’Au Vert avec Lili a l’air top !

margarine VG
Margarine maison sans huile de palme d’Au Vert avec Lili

Où en trouver ?

Il faut faire attention avec les margarines, elles ne sont pas toutes vegan. En effet pour les additifs E471 et E472 il n’y aucun moyen de savoir si ils sont d’origine animale ou végétale. Et ils sont souvent présents dans les margarines. Il vaut mieux les acheter en magasin bio et les prendre avec le logo vegan sinon bien lire l’étiquette afin d’être sûr qu’elles n’en contiennent pas .

Et deuxième problème, beaucoup contiennent de l’huile de palme avec tout ce que cela engendre. Et qui est loin être vegan vu le massacre des orangs-outans, sans parler qu’elle est bonne ni pour la santé ni pour la planète ni pour les producteurs : Huile de palme : quadruple peine !!

Pour l’huile de coco, vous la trouverez en magasin bio également.
Les autres huiles elles, se trouvent partout.

Glaces & crèmes glacées

Par quoi remplacer les glaces non vegan ?

Les grosses chaleurs arrivent (bon tout du moins dans le Sud …) donc vous n’allez pas renoncer aux glaces ! En plus les glaces, là pour le coup c’est super simple !

En règle générale, les sorbets sont naturellement vegan, vous pouvez quand même demander confirmation, on n’est jamais trop prudent.
Pour faire des sorbets, il vous faut des fruits.
Pour faire des crèmes glacées, il vous faut votre parfum préféré (chocolat, vanille, moka, caramel) et du lait végétal.

Comment faire de la glace ?

glace vegan

L’été dernier j’ai posté une recette de glace vegan. C’était une de mes premières recettes !

Et depuis que j’ai mon extracteur, je fais de la glace encore plus facilement : je mets le fruit de mon choix au congélateur pendant plusieurs heures/jours puis quand je veux ma glace, je le sors et je le passe à l’extracteur. Ça me donne directement de la glace. Mais on peut avoir le même résultat avec un bon blender.

Et pour avoir la texture crémeuse d’une crème glacée, on peut rajouter de la banane, de l’avocat, de la mangue… Ce qui en fait une glace crue comme par exemple cette Glace aux fruits rouges du blog La France Crue.

Si vous avez une sorbetière sous la main et que vous avez très envie d’une crème glacée plus traditionnelle, La Fée Stéphanie propose une glace coco vegan.  Miam !

Où en trouver ?

Bon alors les glaces végétales ça ne court pas encore les rues. Bien sûr il y a toujours les sorbets, et certaines marques, notamment américaines se mettent aux crèmes glacées à base de lait d’amande. Mais je ne les ai pas encore vues en rayon ici.

À Nice, il y a aussi plusieurs glaciers qui proposent des options vegans, j’ai été vraiment surprise de manière positive de cette avancée, encore l’an dernier, ça n’existait pas. Donc je pense qu’on est dans un bon mouvement et que prochainement les glaces vegans vont envahir les supermarchés haha !

Chantilly

Comment faire de la chantilly vegan ?

L’été arrive et en été, on a toujours envie de chantilly ! Avec des fraises, sur une bonne gaufre, sur une tarte tatin …

Pas de panique j’ai la recette idéale et en plus c’est hyper facile, je l’avais faite avec une tarte tatin revisitée.

Chantilly

Une brique de 33 cl de lait coco
2 cuillères à soupe de sucre glace

Mettre au réfrigérateur la veille le lait coco, garder la partie figée du lait coco et conserver la partie liquide pour une autre recette (curry, velouté de légumes, dhaal, smoothie, …) Mettre quelques minutes le récipient dans lequel la coco va être fouetté au congélateur. Ensuite fouetter le coco avec le sucre glace.

Où en trouver ?

Je n’ai pas encore vu de chantilly vegan toute prête vendue en magasin bio, mais sur Un Monde Vegan par exemple, ils en vendent.

 

Les fromages

Alors nous y voilà ! Le meilleur pour la fin ! …

La GRANDE question existentielle : Comment vivre sans fromage ?

Comme promis, voici un début de réponse après une année de véganisme. Je pense que c’est un très vaste sujet et que ça va beaucoup se développer ces prochaines années, alors j’espère que c’est juste le premier de nombreux autres articles à la découverte des fromages végétaux !

 

fromage no-muh

Par quoi remplacer le fromage et où en trouver ?

Le fromage végétal peut être fait à base de soja ou d’oléagineux.
Puis ils peuvent être déclinés à l’infini selon les épices, les baies, les arômes qui seront apportés.
Et pour les sauces fromagères, on peut utiliser les mêmes bases mais aussi des pommes de terre !

Il existe une grande variété de fromages végétaux mais malheureusement ce n’est pas encore très développé chez nous, contrairement à d’autres pays comme les Etats-Unis ou l’Allemagne où même des “fromageries vegan” existent. C’est le monde à l’envers on se croirait en France dans cette vidéo où des américaines essaient des “vromages” ;-)

Même si on ne comprend pas l’anglais, on comprend que c’est bon !!

Mais ça se développe, comme par exemple à Paris avec Jay & Joy. Je n’ai pas encore testé leurs fromages mais si je suis de passage à Paris je n’y manquerai pas !
En tout cas ils montrent bien que les fromages végétaux ne sont pas des substituts sans goût au fromage mais bien un savoir faire à part entière et un goût bluffant qu’on apprend à découvrir et à aimer. Ils peuvent être à pâte dure, à pâte molle, fondant, crémeux, bref tout est possible :)

Si vous n’êtes pas sur Paris, vous pouvez toujours en commander via internet, ou en trouver dans certains magasins bio.

Comment faire du fromage VG ?

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Si comme moi vous avez envie de vous lancer à votre tour dans l’aventure des fromages vegans, il y a des recettes très faciles et accessibles pour débuter.

L’article de référence en la matière est celui d’Antigone XXI qui propose pas moins de 4 façons différentes de faire du fromage : frais, fermenté, corsé et rôti !

Une véritable source d’inspiration.

Les fromages à tartiner 

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Ce qui est bien avec les fromages végétaux c’est qu’on peut les adapter selon les saisons, comme par exemple la dernière recette d’Anna et Olivia à l’ail des ours. Ça fait envie !

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À l’automne dernier j’avais fait un fromage aux baies roses et à l’aneth et ma prochaine lubie sera de faire un fromage aux noix et figues ! J’attends qu’elles arrivent sur le marché.

Les fromages à fondre

Vous pensiez faire une croix sur les raclettes, les fondues et autres orgies de fromage fondu dont vous étiez accro pendant vos vacances au ski ? Et bien non, grâce à ces superbes recettes :

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Le fromage à raclette de Loetitia Cuisine
La Tartiflette de Serial Cooker
La fondue savoyarde de La Fée Stéphanie

Les fromages à pizza

Ça j’avoue que c’est celui que j’ai le plus testé ! Dès que je faisais une pizza maison, je testais une nouvelle manière de faire le fromage coulant dessus.

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J’ai commencé avec la célèbre recette de Season Square

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Puis après de nombreux autres tests, j’ai trouvé un équilibre qui me plait beaucoup et que je partage avec vous dans ma recette : Pizza pleurote fromage crémeux aux noix de cajou, je l’utilise aussi bien sur une pizza que dans des pâtes ou pour un gratin.

Voilà, ce n’est que le début, je suis toujours à la recherche du fromage à pizza parfait et j’ai encore beaucoup d’autres essais qui m’attendent !

Pâte sauce fromage 

Au début ce n’était pas vraiment une priorité. Je m’étais bien habituée aux pâtes à la crème ou à la tomate et le fromage ne me manquait pas vraiment dans les pâtes.

Puis j’ai quand même eu envie de tester quelques recettes.
Nous avons des avis un peu divergents avec Lorelei sur ce sujet.
Elle est tombée complétement accro à la sauce de ses chouchous canadiens, le blog/vlog : Hot for Food. Moi je n’ai pas été convaincue, j’ai trouvé ça trop salé, trop fort mais bon, nous n’avons pas non plus les mêmes produits qu’au Canada donc le résultat est forcément différent, surtout quand Lorelei est aux fourneaux ;-)
En tout cas, elle adore, donc quand c’est soirée pâte, elle fait sa mixture, et moi je préfère tout simplement mélanger les pâtes à la crème végétale et saupoudrer de levure maltée ! Simple et efficace.

Attention par contre à ne pas confondre la levure maltée avec la levure de bière. Et selon les levures maltées le goût peut être très différent, hier j’en ai acheté en vrac, l’odeur et le goût sont très, très puissants, ça sent vraiment le fromage !

Si vous avez envie de tester, voici deux autres recettes qui m’ont tapé dans l’œil.

montagesauce

Sauce au fromage d’Antigone XXI

Vegan Macaroni Cheese de PIGUT

En parlant de Melle Pigut, elle vient d’ouvrir son atelier de cuisine végétale sur Paris “La Parenthèse végétale” et a fait 2 ateliers spécial “Fromages végétaux” qui avaient l’air vraiment déments ! Restez à l’affût des prochaines dates !

fromagepigut Photo de Morgane Fournol-Equi

De quoi vous amuser et surtout de vous régaler !!

Nos tests

Si ça vous semble beaucoup de boulot, pas de soucis, on peut aussi en trouver du « tout fait ». Ok on est encore loin des 365 types de fromages végétaux mais il y a quand même moyen de se faire plaisir.

– La marque Vegusto

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Vegusto no-muh au Loving Hut de Menton

La marque vegusto no-muh (pas de vache) joue avec les textures et les saveurs : spécial mozza qui fond sur une pizza par exemple, en mode plateau de fromage il y en a des plus ou moins doux, plus ou moins ferme, et en mode fromage qui pue mais aussi aux noix ou pimenté.
Vous pouvez les trouver sur Un Monde Vegan mais aussi dans les restaurants Loving hut, moi c’est là où je les avais découverts en testant ce restaurant l’année dernière.

Sinon certains magasins bio en vendent (j’en ai trouvé dans le magasin Bio-City sur le Port de Nice) mais c’est assez rare.

– La marque SOJAMI :

Nous avons testé plusieurs saveurs :
− Basilic
− Ail et Herbes
− 5 baies

Ça a la texture d’une mousse aérienne style fromage fouetté. Ça dépanne bien si on part en pique-nique ou pour tartiner à l’apéro. Mais c’est aussi très facile à réaliser soi-même. On trouve ces fromages dans à peu près tous les magasins bio, et ils ont sortis encore de nouvelles saveurs pour l’été !

Voilà pour notre petite expérience de fromages végétaux “tout fait”.

camembertvegan
Et nous partageons avec vous cette dernière photo d’Amandine de Melle Prune, elle a testé un camembert vegan qui fait bien envie !

C’était un petit aperçu des fromages mais pour un tour d’horizon plus approfondi je vous invite à lire cet article “Ces fromages végétaux qui vont changer votre vie.

Et pour finir…

Voilà un petit aperçu de ce qu’on peut faire avec la cuisine végétale et de toutes les possibilités qui existent pour remplacer les produits animaux au quotidien. Je n’ai bien sûr pas pu tout lister mais ça permet d’avoir une vision globale.

Il n’y a pas de règles en cuisine végétale, il faut oser se lancer, bouleverser ses papilles, oser tester, “rater” pour finalement réussir.

N’hésitez pas à nous dire si vous avez déjà goûté des fromages, yaourts ou toute autre alternative végétale et si vous avez aimé ou non !

 

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Vous ne vous êtes jamais posé la question, ou alors vous avez déjà peut-être pensé à arrêter les produits laitiers ou tout du moins à réduire votre consommation.

Probablement une ou deux fois après avoir mangé ce gros gâteau à la crème qui vous a filé mal au bide ou après votre super méga pizza aux 7 fromages (oui oui je vous assure ça existe, c’était même ma pizza préférée …) que vous vous êtes fait livrer un soir de flegme devant le dernier épisode de “The Walking Dead” ? (oui on a toujours envie de pizza devant un épidose de TWD ! Tout comme devant Koh Lanta ^^)

Comme à chaque fois vous avez eu votre dose de fromage et vous avez adoré, mais après vous vous êtes senti lourd, très lourd. Vous avez eu mal au ventre et vous vous êtes couché sans avoir digéré en vous disant : plus jamais ! Bref un peu comme un lendemain de cuite où on jure de ne plus jamais boire autant et on recommence dès qu’une nouvelle occasion se présente.

Mais ça c’était avant. Et oui en effet c’était mon quotidien. Je n’aurais jamais imaginé un plat de pâtes, un gratin, une pizza ou un burger sans fromage, ni même finir un repas de famille sans ce fameux plateau et je ne jurais que par l’apéritif “vin et fromage”.

Je n’imaginais pas un gâteau, un cake, des crêpes, une sauce onctueuse sans œuf, sans beurre, sans crème. Enfin à vrai dire je ne me posais même pas la question de savoir s’il était possible de faire autrement.

Vous non plus ? C’est normal.

On ne nous a appris que ça et en plus les produits laitiers s’immiscent partout du matin au soir, de l’apéro au dessert. À tel point que s’imaginer faire un repas de A à Z sans produit laitier relève des 12 travaux d’Hercule. Du moins, c’était ce que je pensais avant.

Autant ça faisait longtemps que j’avais arrêté de boire un bol de céréales au lait de vache de bon matin, d’ingurgiter une horde de yaourts à 0% pendant mes périodes régimes et heureusement pour moi, je n’ai jamais eu d’addiction aux pâtisseries.

Mais alors tout ce qui touchait au fromage c’était une autre affaire.

En bonne “frenchie” avec nos 365 sortes, pour moi, le fromage c’était la vie, c’était la tradition, c’était notre culture ! Il m’arrivait même de tremper mon fromage dans le café au petit-déjeuner (sûrement à cause de mes origines nordistes), vous imaginez donc bien la gravité de mon addiction !

Et puis, coup de bol, de toute façon, j’étais juste végétarienne alors ouf, c’est bon dans l’alimentation végétarienne les produits laitiers sont autorisés ! Heureusement car cette question autant existentielle qu’angoissante me hantait : “Comment vivre sans fromage ?

En parallèle avec cet article, j’ai préparé un autre article pour vous aider à remplacer les produits laitiers dans la vie de tous les jours. C’est tout à faire possible de vivre sans fromage à base de lait animal, il suffit d’aller jeter un œil à mon article “Ces fromages végétaux qui vont changer votre vie” !

J’ai démarré l’écriture de cet article il y a 8 mois, mais j’attendais d’avoir plus d’expérience et plus de recul pour le poster. La première version était en mode vegan passionnée et révoltée qui veut convaincre tout le monde mais je ne l’ai jamais publié car au final il ne me plaisait pas. J’ai toujours voulu proposer des articles positifs, tant que possible vu la difficulté du sujet donc je l’ai retravaillé pendant des dizaines et des dizaines d’heures… du coup il est très long, presque 6000 mots (non pitié ne fuyez pas) mais en même temps ce n’est pas un sujet qu’on peut traiter en 300 mots.

Depuis 8 mois, je me suis encore plus documentée, j’ai lu de nombreux articles, études, vu plein de vidéos, conférences sur ce sujet, il me sera donc impossible de citer toutes les sources mais en bas de l’article vous trouverez les principales et surtout les plus accessibles.

Il en ressort un article très engagé vous vous en doutez mais néanmoins, vous ne trouverez pas de photos choquantes, et le but n’est pas non plus de faire culpabiliser tous les non-vegans, car nous n’avons pas oublié comment nous étions avant et les étapes par lesquelles nous sommes passées pour arrêter les produits laitiers et les produits animaux. Mais il faut garder en tête que ce qui est violent et choquant c’est bien la réalité et non pas le fait de la dénoncer.

Je me lance enfin à quelques jours de la “journée mondiale du lait” et hasard du calendrier, ça tombe le jour de la “fête des mères”. Vous allez me dire c’est quoi le rapport ? Réponse dans la photo principale.

Et maintenant, découvrez quelles sont les 17 raisons qui m’ont fait définitivement arrêter les produits laitiers depuis maintenant bientôt un an et demi.

 

earthlingsSource Earthlings

 

1. Vivre sans produit laitier c’est possible et c’est simple

Cela peut vous paraître un peu stupide comme raison mais pourtant, je pense que ça fait partie des choses qui bloquent le plus de monde et qui vous empêchent de sauter le pas.

L’idée d’une pizza sans mozzarella et d’un burger sans cheddar vous fait frémir ? J’imagine déjà votre peur panique à l’idée de ne plus pouvoir manger votre plat favori parce qu’il contient des produits laitiers indispensables.

Alors il faut le dire haut et fort : on peut vivre sans produit laitier. Et ce n’est pas si compliqué.

Non les vegans n’ont pas de supers pouvoirs.

Le gène de la junk food et des aliments gourmands ne disparait pas à la seconde où nous avons décidé de devenir vegan. C’est juste que la junk food devient plus saine et avec beaucoup plus de possibilités.

Rassurez-vous, aujourd’hui il existe une multitude d’alternatives à toute cette liste d’aliments dont vous êtes accro. Je n’ai pas fait une croix sur mes chocolats chauds Je mange toujours des crêpes, des gâteaux, des burgers, des pizzas et du fromage “végétal”. Et ces nouvelles recettes m’apportent tout autant de plaisir, voire plus.

Ouf, ce premier point capital étant éclairci, passons à la suite.

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2. Quelque chose va changer en vous

Sur ce point, vous allez me dire “Oui mais c’est quand même pas pareil, on peut pas comparer le goût du lait de vache à celui du lait d’amande ni le goût de la mozzarella coulante avec celui de votre fromage végétal bizarre”.

Effectivement ce n’est pas pareil, je vous l’accorde. En fait au début on se dit ça et ensuite on se dit heureusement que ce n’est pas pareil !

Mais quelque chose de fondamental va changer en vous : votre palais. En effet, vos papilles se régénèrent tous les 10 à 14 jours, vos goûts changent et évoluent selon ce que vous mangez.

Votre corps est fabuleux, c’est une grosse machine qui s’adapte à tout.

Je vous avoue que lorsque j’ai goûté pour la première fois le lait de soja, j’ai trouvé ça immonde alors que maintenant j’adore ça. Mais aujourd’hui il existe une grande variété de marques et il y a beaucoup plus de choix dans les laits végétaux que ce soit au niveau du goût que de l’apport nutritionnel. Tout le monde peut y trouver son compte.

En se mettant aux laits végétaux et aux fromages végétaux, votre palais trouvera rapidement le “vrai” lait et le “vrai” fromage écœurant, et vous ne souffrirez d’aucune privation je vous assure.

Imaginez aujourd’hui je vous tends un verre de lait de singe. Est-ce que vous allez le boire ? Je doute. Pourtant il serait plus logique de boire du lait de singe que du lait de vache qui est plus proche de notre espèce.

Et bien si vous décidez d’arrêter les produits laitiers, vous verrez mon verre de lait de singe et votre verre de lait de vache de la même manière. Ce qui nous amène au point suivant : savez-vous au moins pourquoi vous buvez du lait de vache et pas celui d’une autre espèce ?

 

3. On boit du lait de vache mais pourquoi ?

À vrai dire, moi même je ne me l’étais jamais posée avant de démarrer ma transition vers le véganisme.

Combien de fois a t-on entendu cette phrase “les produit laitiers sont nos amis pour la vie” ?

Elle est convaincante cette pub et je vous ai probablement déjà mis l’air de cette “douce chanson” dans la tête pour la journée. Efficace le marketing laitier.

Mais comment en est-on arrivé là ?

Nos ancêtres buvaient-ils du lait ? Oui probablement mais pas en de si grandes quantités et surtout pas du lait industriel. Ils devaient traire la vache ou la chèvre qui se trouvaient dans leur champ et cela devait être un bon complément à cette époque où l’opulence alimentaire n’était pas la norme.

Puis la guerre est passée par là, le traumatisme du manque aussi, et les industriels en ont profité, ils ont dû se dire :

“Vous n’êtes pas fait pour ça, mais ce n’est pas grave, on va transformer le produit, mettre du lactase et vous rendre complètement accro, et ce sous plein de formes différentes (lait, fromage, yaourt, crème, glace…). On va créer un slogan, et vous ne pourrez plus vous en passer, toutes les recettes ne tourneront qu’autour de ça. On va le servir dans les écoles et créer des générations entières d’addicts aux produits laitiers.”

La phrase la plus importante étant : Vous n’êtes pas fait pour ça. En effet…

 

4. Nous ne sommes pas fait pour boire le lait d’une autre espèce

Encore une fois, ça semble couler de source. Et pourtant, nous ne nous sommes jamais posés la question.

Depuis toujours on nous dit : il faut boire du lait pour bien grandir, puis il faut boire du lait pour avoir des os forts (nous verrons un peu plus loin à quel point c’est faux).

À la base le lait est un liquide de croissance pour bébé, riche en hormones, lipides, protéines, sodium.

Comment peut-on s’imaginer consommer du lait de vache, de brebis, de chèvre sans conséquence ? Les facteurs de croissance sont différents selon les espèces.

Ça ne nous viendrait pas à l’idée de boire le lait de notre mère toute notre vie mais on trouve ça naturel de boire du lait de vache, qui est destiné à un veau qui fait 40 kg à la naissance, et qui doit faire dans les 200 kg au bout de 3 mois !

5. Je croyais à des mythes étranges

Voici une petite liste des mythes auxquels je croyais. Ça vous rappelle quelque chose ?

  • Le lait est bon pour la santé
  • Le lait est nécessaire pour avoir des os solides
  • Le lait est la seule source de calcium, enfin la principale en tout cas
  • La vache tombe enceinte de manière naturelle
  • Les vaches doivent être traites de toute façon
  • Consommer du lait ne fait pas de mal aux vaches ni aux veaux
  • Il faut boire 3 produits laitiers par jour

Mais …

calcium arreter les produits laitiers vegan

Aliments riches en calcium

6. La vérité était effectivement ailleurs

  • Les vaches sont inséminées toute leur vie non stop pour produire du lait. Enfin leur courte vie : 5 ans, après elles finissent à l’abattoir et seront vendues sous l’appellation viande de bœuf.
  • Leurs petits veaux sont arrachés à leur mère dès la naissance et nous buvons volons le lait qui leur était destiné.
  • Le petit veau est utilisé pour la présure qui est dans son estomac (donc non le fromage n’est pas vraiment végétarien si on y réfléchit bien)
  • Le lait est mauvais pour la santé et il est à l’origine de nombreuses maladies et désagréments du quotidien ainsi que sur le long terme.
  • Le lait de vache est nocif pour nos os et provoque diverses maladies des os.
  • Le lait peut également être à l’origine des problèmes de peaux (c’était le cas pour moi et après des années sans qu’aucun médecin ne sache m’expliquer l’origine de ces problèmes, pouf ils ont tous disparus quand j’ai décidé d’arrêter les produits laitiers … magique non ?)
  • Il existe bien d’autres sources de calcium et qui sont largement meilleures pour la santé
  • Nous sommes les seuls mammifères au monde à consommer du lait après la croissance.
  • Les facteurs de croissances qui sont dans le lait d’autres espèces ne sont pas faits pour nous.
  • Les vaches sont dopées aux hormones de croissance et soignées aux antibiotiques. Ces sympathiques substances se retrouvent dans le lait, accompagnées d’un peu de pus à cause de leurs pis infectés. Bon appétit bien sûr …

Bon je m’arrête là mais la liste est loin d’être exhaustive.

laitamandevache

Source

Si vous voulez en savoir plus, voici une vidéo du professeur Joyeux où il parle  en détail de tous les méfaits du lait et explique très clairement ce que ça fait sur le corps. Même si il n’a pas l’air de bien connaitre et bien comprendre le mode d’alimentation végétalien qu’il critique, cela ne l’empêche pas d’être courageux dans ses prises de positions au risque de se faire radier dès qu’il attaque le lobby laitier (entre autre).

Bref, en tant que végane en herbe, je me devais d’approfondir mes recherches sur les conditions animales dans l’industrie laitière et j’ai été profondément choquée de ce que j’ai pu découvrir. Ce fut pour moi la raison principale qui m’a motivée à arrêter le fromage. Ce sera peut-être aussi la vôtre.

 

 

7. La dure réalité des élevages laitiers.

Comme je l’avais déjà expliqué dans un autre article: “Comment je suis devenue vegan” c’est en regardant “Earthlings” que j’ai vraiment pris conscience des maltraitances animales dans la branche laitière.

Dans un coin de mon cerveau, je devais me dire que d’être végétarienne c’était déjà très bien, que le plus grave c’était les conditions d’élevages et d’abattage des vaches à viande mais que les vaches laitières, elles, c’était différent.

J’avais tort. En réalité je crois que leur sort est même le pire

Dans les élevages industriels les vaches laitières sont parquées dans des box super exigus. Dans les autres élevages, elles peuvent être en liberté dans les prés mais ça n’empêchera que les étapes suivantes seront les mêmes.

Il faut savoir que ces vaches sont inséminées toute leur vie et pleurent leurs petits veaux qui leur sont arrachés à la naissance et qu’elles ne verront jamais. Eux même seront privés de leur maman et de son lait maternel qu’on leur vole.

Le veau mâle sera lui aussi sacrifié pour sa présure qui se trouve dans l’estomac des bébés veaux non sevrés. La présure est une enzyme naturelle qui sert à digérer le lait maternel, il est nécessaire pour la coagulation du lait et pour la fabrication du fromage. Puis il sera envoyé à l’abattoir pour sa viande, d’ailleurs la couleur blanche de celle-ci vient du fait qu’il est anémique à cause de ses carences.

Si c’est une génisse elle subira le même sort que sa mère : nourrie dès son plus jeune âge avec une alimentation inappropriée et injectée aux stéroïdes et aux hormones pour plus de rentabilité par la suite.

Je me souviens avoir vu il y a quelques années un reportage sur les vaches “Salers” qui ont besoin de sentir leur veau téter pour donner leur lait. L’éleveur a trouvé une parade, il attachait le veau à la vache, et dès que le veau commençait à téter, il le retirait immédiatement pour récupérer le précieux lait …

Et Lorelei a aussi un souvenir très précis de son enfance sur ce sujet qui l’a mené au refus de manger de la viande pendant plusieurs mois quand elle était petite. Elle allait régulièrement en week-end ou en vacances dans sa maison de campagne au fin fond de l’Auvergne et ses voisins étaient des agriculteurs. La version petite exploitation, ils avaient 4 vaches, 3 traites à la machine et 1 à la main car elle ne supportait pas la machine : Gitane. Ils avaient aussi quelques poules, quelques lapins et un petit jardin. Et elle adorait les aider, amener les vaches aux champs, nourrir les poules, caresser les lapins et un jour, Gitane a eu 2 petits veaux. Tout l’été, elle s’est occupée d’eux avec son cousin, chacun avait “adopté” un petit veau, elle avait appelé le sien Gourmand parce qu’il buvait tout son lait en un temps record ! Elle se levait tous les matins à 6h pour assister à la traite de la vache puis le nourrir au seau avec le lait de sa mère, le caresser, passer du temps avec lui dans l’étable, car il était attaché dans un box et n’avait pas le droit de sortir ou d’approcher sa mère (bon elle s’octroyait quelque fois le droit de le détacher et d’ouvrir le box quand les voisins n’étaient pas dans les parages, c’était déjà une dangereuse activiste à l’époque haha…).

Jusqu’au jour où elle arrive un beau matin dans l’étable et … les petits veaux ne sont plus là. Elle a pleuré toutes les larmes de son corps ne comprenant vraiment pas pourquoi il avait fallu les vendre pour l’abattoir et comprenant surtout que quand elle mangeait du “veau” ça voulait dire qu’elle mangeait Gourmand. Et elle se souvient aussi avoir passé la journée avec la vache, assise à ses côtés et avoir senti et vu dans ses yeux sa détresse à elle aussi.

Maintenant en repensant à cela, je me dis que dès notre plus jeune âge, on est naturellement poussé vers le végétalisme, ça nous parait inconcevable de manger un animal, ça ne nous parait pas normal de tuer un bébé pour le mettre dans son assiette ou pour avoir son bout de fromage. Puis plus on grandit et plus on oublie, jusqu’au jour où le déclic revient et où on est enfin assez “grand” pour faire le choix du véganisme sans pression familiale ou autre.

Il n’y pas d’échelle de souffrance dans l’exploitation animale mais la vache laitière a néanmoins une double peine : elle souffre toute sa vie de se faire inséminer et traire non stop et elle finit en steak.

L214 vache laitiere arreter les produits laitiers vegan

Image L214

Alors pourquoi, même en sachant tout ça, nous sentons tous ce besoin de manger ce petit morceau de fromage chaque jour ou de rajouter un peu de crème dans notre plat de pâte ? Pour une seule et unique raison que vous allez découvrir dans le point suivant.

 

8. Avez-vous déjà entendu parler de la casomorphine ?

Quel est ce nom barbare dont personne ne soupçonne l’existence ?

Moi la première, quand j’ai fait mes premières recherches sur le lait je n’avais aucune idée que cela existait.

Alors, en bref, la casomorphine est faite pour nous rendre accro, c’est comme une drogue.

La casomorphine c’est ce qui crée l’attachement entre la mère et son petit, qui l’apaise et qui le met dans un état de béatitude. Il suffit d’avoir déjà vu la tête d’un bébé après avoir été nourri pour comprendre.

Et c’est pourquoi quand j’étais stressée, angoissée, j’avais toujours envie de quelque chose qui contenait un produit laitier : un bout de fromage, une bonne pizza dégoulinante etc..

Vous êtes dans la même situation avec des gâteaux, des glaces ou autre produit contenant du lait ? Maintenant vous savez pourquoi.

La casomorphine nous rend complètement dépendants, et selon les experts, il faut au moins 3 semaines de « sevrage » pour ne plus ressentir cette dépendance.

Et c’est pendant ces 3 semaines de sevrage qu’on en vient à l’atroce découverte que ….

drink milk arreter les produits laitiers vegan boire du lait

 

9. C’est horrible ils sont partout !

On oublie que le lait se trouve presque absolument partout : sous forme fermentée ou coagulée, le lait se trouve dans les glaces, dans les crèmes fraiches/liquides, dans toutes les formes différentes de yaourt, yogourt, faisselle, fromage blanc, etc.. Bon à la limite ça c’est normal, mais également dans de nombreux produits manufacturés et transformés alimentaires ou non…

Vous ne me croyez pas ?

Essayez d’imaginer une de vos journées types.

Vous vous levez, vous prenez un bol de céréales avec du lait, ou un cappucino avec du lait. Un croissant, un pain au chocolat avec du beurre. Un petit pain, un gâteau probablement avec du beurre et du lait. Bref déjà rien qu’au petit déjeuner pour ne pas ingurgiter de produits laitiers ça relève du parcours du combattant.

On continue. Vous arrivez au boulot, vous prenez un café à la machine mais le café noir est tellement dégueulasse que vous allez opter pour le café latte (qui n’est guère mieux je vous l’accorde). Un coup d’œil sur la machine à votre droite et hop vous repartez avec une barre chocolatée… encore un peu plus de lait (petit conseil si vous tentez d’arrêter les produits laitiers et que je vous ai déjà convaincu avec les 8 points précédents, si vous avez de la chance votre machine proposera des Oreos, ce n’est pas meilleur pour la santé mais au moins c’est vegan :) )

Le midi, vous allez probablement manger un sandwich acheté à la boulangerie du coin et il y a à peu près 100% de chance qu’il y ait soit du fromage, soit du beurre à l’intérieur soit du lait dans le pain. Avec une petite tarte en dessert, c’est bien, ça fait des fruits mais il y a quand même du beurre dans la pâte.

C’est l’heure de l’apéro. On va couper des petits bouts de fromage qu’on va grignoter en buvant un verre de vin non ?

Et le soir, vous allez sûrement cuire votre plat au beurre, ou rajouter de la crème dans vos pâtes avec un peu de gruyère. Et finir par un yaourt à 0% si de surcroît vous êtes au régime.

Voilà, voilà, alors ça ressemble à votre journée type ? En tout cas, avant c’était à peu près la mienne.

Et même aujourd’hui, en faisait très attention ce n’est pas évident. Récemment je voulais acheter quelque chose à grignoter dans une célèbre chaîne de boulangeries, j’ai demandé ce qui était sans lait et sans produits animaux, la vendeuse a regardé sa petite feuille des allergies et m’a répondu : RIEN. Ah bon ? Même pas la baguette ou ce petit pain aux olives … Bon ben tant pis …

Ou encore, à la pharmacie, j’ai découvert que dans 99,99% des médicaments il y avait du lactose … et la pharmacienne a très aimablement proposé “un super médicament venu tout droit des States pour digérer le lactose : le lactase en capsule” ! Mais c’est super dites moi, vous êtes malade, on vous donne un médicament au lactose et pour le digérer hop un petit médicament au lactase ! Ils ne sont jamais à court d’idées on peut leur accorder ça …

Mais alors une nouvelle question me taraude : pourquoi sont-ils partout ? Et surtout à cause de qui ?

 

10. À qui profite le crime ?

Vous avez déjà dû remarquer que les produits laitiers se digèrent très mal. C’est d’ailleurs pour cela que de plus en plus de marques font la pub de produits à digestion facile. Je suis même tombée l’autre jour nez à nez avec un yaourt au lait sans lactose, impressionnant !

Mais pourquoi se donner tant de mal si le lait est si bon pour nous ?

Parce qu’en fait ce n’est pas si bon, c’est même carrément mauvais … et ce pour 2 raisons principales :

La première étant qu’à l’âge adulte nous n’avons plus l’enzyme « le lactase » qui permet de digérer le lait, et encore moins le lait d’une autre espèce. Le corps humain est fait pour s’adapter à tout, enfin presque… mais un jour il tirera la sonnette d’alarme car il n’y arrivera plus et tombera malade.

La seconde étant que le fromage fermente dans les intestins pendant des heures, ils ne sont pas fait pour ça, du coup nos organismes sont épuisés.

Ce sont malheureusement plein de désagréments auxquels on s’est habitué.

Combien de fois après le repas, vous avez trouvé cela normal d’être ballonné ?

D’avoir mal au ventre ?

D’avoir des nausées ?

Parfois, de vous sentir crevé ?

Et qu’est-ce que vous vous êtes dit ? : « Bah oui c’est la digestion c’est normal » ou « J’ai encore trop mangé ». Et hop, on va prendre un petit médoc (avec du lactose dedans ne l’oublions pas) pour faire passer tout ça. Lorelei a fait ça pendant toute sa vie. C’est un cercle vicieux, on mange, on a mal au ventre et au lieu de se demander pourquoi, on prend un médoc et on recommence jusqu’au jour où …

… on se rend compte que non tout ça n’est pas normal. Ça peut vous sembler choquant mais il vous suffirait de faire votre propre expérience pour vous en rendre compte.

Alors pourquoi on continue ?

Parce qu’on nous a rabâché que c’était bon pour nos os ?

Surprise ! Encore une contre-vérité.

Certains vont se dire « c’est encore le lobby vegan ça » mais clairement, votre consommation de produits laitiers sera surtout bonne pour le portefeuille des lobby du lait, des pharmaciens, des médecins, des chirurgiens, des prothésistes, etc… qui peuvent nous vendre leurs médicaments pour tous les désagréments causés au quotidien ou nous soigner quand on tombera gravement malade à force de consommer leurs produits. Le lobby vegan lui n’a rien à y gagner … enfin si sauver des animaux mais ça n’a jamais été un business lucratif.

Vous avez encore des doutes ? Allez, je vous offre mes deux derniers arguments sur les aspects négatifs du lait sur votre santé avant de vous montrer toutes les choses positives que vous en retirerez si vous sautez le pas.

11. Quelques chiffres terrifiants

Alors tout d’abord, un passage tiré du site Maison du Lait.

Vous devez vous dire :  « Mais pourquoi met-elle un passage de ce site pro-lait » ?

Vous allez vite comprendre. Voici ce qu’on lit en arrivant sur leur page d’accueil :

« Moteur de l’économie française, la filière laitière affiche un excédent commercial de 3,6 mds € en 2013. Avec 250 000 emplois répartis sur tout le territoire, la filière génère un chiffre d’affaires de 27 mds €, la plaçant en 2e position du secteur agroalimentaire, après la filière viande. »

Voilà, je pense que tout est dit, et que ces 4 lignes expliquent parfaitement pourquoi ni le gouvernement, ni les médecins, ni les nutritionnistes ne nous disent 1/10ème de ce que vous avez pu lire dans cet article. Qui oserait s’en prendre au 2ème poids lourd de l’agroalimentaire française ?

C’est une énorme machine et la seule chose qu’on peut faire est d’en prendre conscience et d’arrêter d’en acheter en devenant un consommateur actif.

En bonus, dans cette conférence « 101 raisons de devenir vegan » on apprend entre autre que :

  • 75% des personnes sont intolérantes au lactose
  • Le lait de vache est la première cause d’allergie chez les bébés et les enfants
  • Les pays les plus grands consommateurs de lait à savoir les Etats-Unis, l’Angleterre, la Suède et la Finlande sont également les pays avec le plus haut taux de personnes souffrants d’ostéoporose. Vous savez, cette maladie qu’on développe quand on ne consomme pas assez de calcium.

Étrange non ? Pourtant l’explication est toute simple.

 

12. Le lait rend malade

J’avais commencé à faire la liste de toutes les maladies liées au lait en préparant cet article mais n’étant pas une experte en médecine, je préfère vous envoyer vers cet autre article sur lequel je suis tombée qui est très complet sur ce sujet : Toutes les maladies causées par le lait dans lequel on retrouve bien sûr l’ostéoporose mais aussi le cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires… (en gros toutes les “nouvelles” maladies qui n’existaient pas il y a 1 siècle).

lait vg arreter les produits laitiers vegan

source

Allez, maintenant, haut les cœurs, je vais partager avec vous tout ce que l’arrêt définitif des produits laitiers a changé dans ma vie !

 

 

13. On se rend compte que la pâtisserie c’est facile

Comme nous avons déjà établi au début de ce très long article, réussir à vivre toute une journée sans consommer un seul produit laitier relève de l’exploit !

Alors imaginez quand, vous avez réussi à cuisiner votre premier gâteau sans lait, beurre ou crème et qu’en plus il est délicieux, vous vous sentirez comme quand Djoko gagnera enfin Roland Garros !

Comme par exemple quand Lorelei a réussi à faire son fondant au chocolat vegan, dessert dont elle était tellement accro avant.

Ou encore votre premier gâteau cru !

Regardez comme il est mignon, ça ne vous fait pas envie ?

gateau vegan cru chocolat

Mon premier gâteau cru à la banane avec de la poudre de coco

Que des bons ingrédients, que des bienfaits pour la santé et c’est une tuerie !

Ok, on a résolu le problème des gâteaux, mais alors maintenant qu’est-ce qu’on fait avec le bien plus grand problème de notre addiction au fromage ??

 

14. Le fromage VÉGÉTAL remplace t’il vraiment le “vrai” fromage ?

La première fois que j’ai entendu parler du fauxmage j’ai bien ri ! Fauxmage ? Non mais sérieux c’est quoi encore ce truc ?

Ok je pense au bien-être des animaux et à ma santé mais faut pas pousser mémé, je vais quand même pas manger du fauxmage !?!

Bon … eh bien si … J’ai mangé et je mange du fromage végétal …et j’adore ça ! Je ne jure que par ça même.

Alors je vous avoue qu’au début quand je me suis lancée dans la confection de ces petits fromages VG, il y a eu quelques “ratés”. Sur certains j’étais bluffée de la ressemblance, sur d’autres … pas tant, c’était la découverte de nouvelles saveurs.

Mais maintenant après plus d’un an de véganisme, j’ai pu déguster toutes sortes de fromages végétaux et je n’échangerai en aucun cas mon fromage vegan contre un fromage “normal” pour toutes les raisons déjà évoquées (gustative, éthique et santé).

Pour l’heure, et pour les curieux, voici ma recette « number one », très simple à réaliser et assez bluffante !

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Fromage de cajou frais aux baies roses et à l’aneth

 

Alors maintenant qu’on a résolu le problème des gâteaux au chocolat et du fromage (qui il faut l’avouer sont quand même les 2 choses les plus importantes dans la vie), vous allez paniquer en vous disant : « mais si je mange tout ça je vais inévitablement grossir ?!? »

Et bien non, au contraire !

 

15. Adieu les kilos superflus

Si vous êtes comme moi et que vous aussi vous avez fait des régimes toute votre vie, testé toutes les dernières recettes magiques de soi disant nutritionnistes pour perdre péniblement 2 kg pour finalement en reprendre 5 quelques mois plus tard (beaucoup moins péniblement c’est certain), vous allez être ravi de ce qu’il va suivre.

Je n’ai jamais perdu autant de kilos superflus que depuis que je ne suis plus au régime.

Sans rien faire, sans contrainte, simplement en renonçant aux produits d’origine animale (lait, œuf, fromage et autres produits laitiers), j’ai perdu une vingtaine de kilos en un peu plus d’un an. Sans aucune frustration, sans aucune envie irrépressible ni crise de boulimie genre je vais m’enfiler un camembert entier ! Non, rien de tout ça car être vegan ce n’est pas être au régime.

Et si vous n’avez pas de poids à perdre,  pas d’inquiétude vous n’allez pas fondre comme glace au soleil, vous serez simplement mieux dans votre peau comme vous allez le voir avec la raison suivante.

 

16. Adieu les désagréments du quotidien

Alors pour moi, le problème c’était les kilos en trop, mais pour Lorelei c’était le tir groupé : kilos en trop, allergies 12 mois sur 12 et maux de ventre quotidien.

Comme elle l’a déjà expliqué dans l’interview croisée que nous avions faite pour nos 1 ans de véganisme ce n’est qu’à partir du moment où elle a arrêté complétement les produits laitiers qu’elle a vraiment senti une différence dans son corps.

Depuis cette date, elle n’a jamais repris un seul antihistaminique pour les allergies alors qu’elle en prenait jusqu’à 3 par jour, n’a plus jamais eu mal au ventre (sauf en cas d’abus de gluten) et n’a plus besoin d’aller chez le médecin.

Un vrai changement au niveau de la qualité de vie qu’elle n’aurait jamais imaginé avant !
Peut-être cela vous donnera envie à votre tour de tenter l’expérience (à moins que vous ayez peur que la Sécu aille mieux et que votre médecin se retrouve au chômage) et pour vous rassurer, ma dernière raison :

 

17. Après 15 mois sans fromage je n’en ai plus du tout envie !

Au début, après mon défi vegan et ces 3 semaines sans produit laitier, j’étais déjà désintoxiquée gustativement mais visuellement c’était plus compliqué, comme quand on voit le fromage bien coulant sur une pizza… Et donc il m’est arrivé deux fois d’en reprendre pour voir. Bon je n’avais pas vraiment le choix (enfin la bonne excuse) mais après avoir cédé à la tentation, j’ai été super déçue du goût !

Mais tout ça c’était avant de découvrir les fabuleux fromages végétaux qui eux aussi dégoulinent sur la pizza !

En tout cas, ces deux fois où j’ai recraqué sur le fromage, j’ai été très écœurée. Finalement, seul le souvenir du fromage me donnait envie. Seule la mozzarella passait mais j’étais très ballonnée après, je ne me sentais pas bien du tout, bref je me suis sentie comme Jessie de Breaking Bad quand il replonge après sa cure de désintox.

Jesse pinkman breaking bad arreter les produits laitiers

Breaking Bad

Maintenant, rien que l’odeur me répugne alors que j’adorais mettre du fromage partout, je trouvais toujours une bonne raison d’en utiliser ! Aujourd’hui quand j’ai envie de fromage, j’ai envie de la version vegan et plus du tout de l’autre.

Après un an de véganisme, on rêve uniquement des anciens produits qu’on ne consomme plus dans la version vegan de ceux-ci. Je pense que c’est ça qui fait la différence entre être en transition ou être devenu 100% vegan.

Ça montre en tout cas comment le corps s’habitue à quelque chose et s’en déshabitue très vite, jusqu’à en être dégoûté…

En conclusion

Il y a surement encore plein de raisons que j’ai oubliées ou volontairement pas mises car je ne suis pas un médecin mais je vous invite à approfondir la question si cela vous intéresse rien quand regardant toutes ces vidéos ci-dessous !

En tout cas, ne jamais croire les nutritionnistes qui bossent pour les lobbies, comme par exemple les célèbres nutritionnistes qui passent dans tous les médias pour prôner les bienfaits des produits laitiers et qui disent que manger vegan tue …

Un dernier conseil en tant qu’ancienne végétarienne qui s’est jetée sur les produits laitiers et les œufs pour “compenser” l’arrêt de la viande à l’époque : privilégiez toujours une alimentation végétale dans laquelle vous trouverez tous les nutriments et tous les apports nécessaires. Et dès que vous le pouvez, essayer d’apprendre à remplacer les œufs, le fromage, le lait par des alternatives végétales.

Vous devez vous dire “elle est bien mignonne, mais c’est pas facile !” Alors comme je suis dévouée et que je ne vais quand même pas vous laisser comme ça, je vous donne rendez-vous mercredi avec un article plein de recettes et d’idées à la découverte des produits laitiers végétaux

Merci à tous ceux qui sont arrivés au bout de ce très … très … très long article et surtout n’hésitez pas à me donner votre opinion sur ce sujet, ce qui vous a choqué, ce qui vous a ému ou déplu. J’attends impatiemment d’échanger avec vous sur ce sujet, controversé je sais, mais qui me tient particulièrement à cœur.

 

Pour approfondir :

Professeur Joyeux contre l’industrie agro alimentaire. Tout est dans le titre, la partie laitage est à partir de 1h01m18s pour être précise.

France 3 – Lait : séparation d’une vache et de son veau. Extrait “Adieu veau, vache, cochon, couvée” est un documentaire de Béatrice Limare

Végétik “Le lait faut vraiment vouloir pour en boire“. Explique en 5 minutes comment fonctionne l’industrie du lait.

Milk in reverse : (Video PETA) production du lait en mode à l’envers.

Earthlings (VOST) est un film documentaire américain de Shaun Monson sorti en 2005, et dont la réalisation a nécessité cinq années de travail et d’investigations. Il montre le traitement des animaux destinés à la nourriture, à l’habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques. (en VF)

101 raisons de devenir végétalien : Une présentation drôle et pédagogique de James Wildman, éducateur à la fondation de Floride pour les droits des animaux (animal rights foundation of florida : arff) reprenant les bases de l’enseignement alimentaire. (à partir de 30 minutes pour le lait).

N’hésitez pas à nous contacter si un lien ne fonctionne plus. Il arrive régulièrement que des vidéos soient retirées pour x ou y raisons. Merci !

 

 

Aujourd’hui nous allons aborder le thème de la beauté vegan. En début d’année, vous avez été nombreux(ses) à plébisciter ce sujet dans notre sondage et à nous dire que vous aimeriez en savoir plus et être mieux informé sur les cosmétiques cruelty free.

Je vous propose donc une interview avec une blogueuse et entrepreneure vegan que j’apprécie particulièrement et qui a décidé d’en faire son métier : Gala du site Happy Léon.

J’ai connu son blog et son site au début de mon véganisme et c’est très rapidement devenu une référence pour moi. Lorsque j’ai commencé à faire du ménage dans les placards de la salle de bain, c’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers elle pour faire mes premières commandes. Même si je suis adepte du DIY habituellement, j’ai quand même voulu tester ses produits et j’ai tellement aimé que j’en ai recommandé. J’ai été conquise par son professionnalisme et son efficacité, ainsi que par la qualité de ses produits. Prochainement, je ferai un article “dans le placard de ma salle de bain” pour vous parler des changements opérés ces derniers mois.

Laissons maintenant la place à Gala qui va nous expliquer comment concilier au mieux véganisme et beauté.

beauté vegan

Est-ce que tu peux nous parler un peu de toi et des raisons pour lesquelles tu as décidé d’ouvrir ton site Happy Léon ?

Hello ! Je suis Gala, j’ai 25 ans et je suis blogueuse vegan depuis 2 ans. Adopter ce style de vie m’a obligée à revoir toutes les facettes de mon quotidien et je me suis mise à partager tout ça sur mon blog. Lors de ma transition vers le veganisme, j’ai particulièrement été touchée et horrifiée par les tests pratiqués sur les animaux dans l’industrie cosmétique. Ma quête de nouveaux produits « cruelty free » n’a pas été sans encombres, je me suis vite rendue compte à quel point il était compliqué de consommer de tels produits … Et les boutiques cruelty free sont peu nombreuses. J’ai toujours voulu être entrepreneure et j’ai donc trouvé ça génial de pouvoir allier travail et éthique … C’est ainsi qu’Happy Léon est né.

 

Quand on pense végéta*ien, on pense avant tout nourriture. Pourquoi selon toi c’est important d’utiliser aussi des produits de beauté vegans/cruelty free quand on est végéta*ien ou même omnivore?

Il est primordial selon moi d’utiliser des produits de beauté cruelty free avant tout parce que c’est une pratique incroyablement cruelle. Les animaux souffrent tout autant que ceux que l’on mange. De plus, les tests sur les animaux nous concernent tous : ils représentent un certain danger pour « l’homme ». En effet, les animaux ne réagissent pas de la même façon que nous face aux substances contenues dans les cosmétiques. De fait, on applique sur notre corps des produits qui ne sont pas forcément adaptés, ce qui implique de nombreuses réactions allergiques (voire pire…).

 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite “véganiser” ses produits de beauté ? Par où, par quoi commencer ?

Je vous conseille de commencer par l’aspect « cruelty free ». Assurez-vous que les produits que vous achetez ne sont pas testés sur les animaux. Ensuite, optez pour des produits bio (de nombreuses substances animales sont proscrites par les labels bio). Cela dit, on peut encore trouver des substances non véganes comme le lait, le miel, la cochenille … Je vous invite à consulter ces petits mémos que vous pouvez imprimer et emporter partout avec vous dans les magasins pour reconnaître les substances animales à proscrire. Je tiens aussi une liste de marques cruelty free que je mets régulièrement à jour.

 

Pour toi, est-ce qu’il a été difficile de trouver et de sélectionner des produits à la fois cruelty free, vegan et bio ?

Ce n’est pas évident lorsqu’on achète des marques de supermarché depuis des années, on passe du tout au tout ! Je me suis souvent fait avoir sur le côté cruelty free, les subtilités des tests sur les animaux et les marques ont parfois eu raison de moi. Mais ce n’est pas parce que l’on fait des erreurs au début qu’il faut se décourager. Et puis de plus en plus de marques sont désormais véganes et cruelty free, l’offre est bien plus large qu’il y a encore quelques années. De plus, les marques vegan sont généralement aussi très soucieuses du bien-être humain et environnemental.

 

Est-ce que ta clientèle est principalement vegan/végétalienne ou pas forcément ?

Non pas toujours et c’est ça la richesse d’Happy Léon ! À la base, ma volonté était d’aider les vegan et les personnes souhaitant consommer des cosmétiques non testés sur les animaux. Cependant j’ai désormais envie de faire découvrir les produits éthiques à des personnes qui ne savent même pas que cela existe.

 

As-tu vu une évolution ces derniers mois suite à la parution d’enquêtes ou de reportages ?

D’un point de vue personnel, je note effectivement une évolution. Je suis végétarienne depuis que j’ai 7 ans, et avant j’étais « toute seule ». Aujourd’hui, j’ai plusieurs amies véganes, mon chéri l’est aussi, mon petit frère est végétarien, mes cousines sont flexitariennes ou pescétariennes, mes parents ont réduit leur consommation de viande … Ça fait du monde ! Et surtout, quand je rencontre de nouvelles personnes, elles savent généralement ce que le mot « vegan » veut dire et je constate bien plus de bienveillance qu’avant. On ne me prend plus pour une folle !

 

Quel est ton produit chouchou dans ta boutique ?

L’éponge de Konjac de la marque Lamazuna. Elle est géniale et ne quittera jamais ma salle de bain !!

 

Y a t’il un produit que tu n’as pas encore dans ta boutique mais que tu rêverais de trouver ou d’inventer ?

Il y en a tellement … Il ne s’agit pas de cosmétiques mais en ce moment, j’aimerais inventer des vêtements, ceux que je ne trouve pas : de jolies fringues éthiques (véganes et « bio »), tendances et à un prix juste !

 

Quels sont tes projets pour la suite ? Voudrais-tu agrandir ta gamme de produits ?

J’ai de nombreux projets en tête, je m’éparpille beaucoup … Il faut que je sélectionne ceux qui sont réalisables (c’est le plus dur !). Je souhaiterais avant tout ouvrir Happy Léon à de nouveaux horizons. Les cosmétiques, ce n’est plus suffisant et j’aimerais appréhender toutes les facettes du quotidien. Pour commencer, j’ai donc opté pour des livres de recettes de cuisine vegan (mes préférés) et de réflexion sur le veganisme / la cause animale.

 

Quelle question aurais-tu voulu que l’on te pose ?

Les tiennes sont parfaites, il n’y a rien à ajouter !! Merci à toi de m’avoir permis de m’exprimer sur ce sujet qui me passionne !

 

beauté vegan

 

Et voilà, j’espère que cela vous aura aidé à en savoir plus sur le véganisme dans les produits de beauté et si vous voulez approfondir encore plus le sujet, n’hésitez pas à visiter son super blog : Gala’s blog et à lire son dernier article très complet sur la routine beauté de base.

Encore un grand merci à Gala d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions malgré son emploi du temps bien chargé !

N’hésitez pas à nous laisser des commentaires, nous répondrons avec plaisir !

 

 

 

Si vous hésitez à sauter le pas du végéta*isme ou si vous avez simplement envie de végétaliser de plus en plus votre alimentation, vous trouverez peut-être des réponses à toutes les questions que vous vous posez dans ce bilan croisé.

La semaine dernière nous avons publié la première partie de nos 1 ans de véganisme où nous parlions de nos premiers mois et des premiers défis à relever en tant que nouvelles vegans.
Cette semaine voici la seconde partie où nous parlerons plus précisément des changements dans notre vie depuis 1 an au niveau physique, santé, organisation, relations et motivation.

 

Bilan

Qu’est-ce qui a changé dans ta vie de tous les jours ?

Edelweiss : Au début je faisais attention à tout quand je faisais les courses, c’était un peu compliqué, maintenant tout est devenu naturel et normal, c’est devenu un automatisme. Je ne vais plus au supermarché pour les denrées comestibles et c’est assez flippant quand je me dis que tout ce qui s’y trouve je ne le consomme plus du tout. Je ne stresse plus quand je dois dire que je ne mange plus d’animaux, ça fait partie de moi c’est comme ça, je trouve maintenant super bizarre de voir de la viande. J’ai vraiment l’impression de voir un cadavre, c’est très étrange comme sensation. Sinon physiquement et psychologiquement, après c’est un an, je me sens mieux, je me sens davantage sereine et apaisée…

Lorelei : J’ai presque envie de dire à la fois tout et à la fois rien. Je n’ai pas vraiment changé ma routine, je fais toujours les mêmes choses, je regarde les mêmes séries, je joue aux mêmes jeux, je fais les mêmes sorties, je mange quasiment les mêmes choses en version vegan, je fais le même travail, j’ai les mêmes amis. Et à la fois tout, car je regarde chaque chose avec des yeux différents, j’ai envie d’essayer de nouvelles expériences, le véganisme ouvre vraiment de nouvelles portes et on a envie de tout explorer.

Bilan

Quelles ont été tes évolutions dans le mouvement vegan ?

Edelweiss : Au début, je mangeais pas mal de junk food vegan, comme si j’avais besoin de me rassurer, de me dire que je pouvais toujours manger une pizza ou un burger même si j’étais vegan. Je mangeais aussi beaucoup trop de légumineuses et de céréales. Le problème quand on devient vegan c’est qu’on nous fait tellement peur avec les carences qu’on a tendance à abuser de choses qu’on pense bonnes, et qui semblent nécessaires pour “compenser” les produits animaux. J’ai diminué tout ça et ça va beaucoup mieux. Je me sens moins lourde et j’ai plus d’énergie depuis que je mange beaucoup de fruits et légumes crus. Et chaque fois que je remange trop de céréales je vois vraiment la différence au niveau de la fatigue et de la digestion.

Lorelei : Ma grande question au début était : “À partir de quel moment je suis vraiment vegan ?” Parce que finalement depuis mon défi, je me sentais vegan mais vegan en transition. J’ai donc eu ma transition pendant laquelle vous l’aurez compris je m’autorisais le fromage et des produits laitiers transformés que je ne voyais pas comme dans les viennoiseries, les gâteaux ou les quiches en attendant mon déclic. Il est arrivé en septembre dernier quand j’ai commencé à lire de plus en plus de choses sur les produits laitiers (en préparation d’un article que nous n’avons d’ailleurs toujours pas posté haha mais le sujet est vaste alors on peaufine !). À ce moment là j’ai su que je devais encore modifier des choses dans mon alimentation pour me sentir bien dans ma peau et dans ma tête. J’ai donc arrêté les produits laitiers, le fromage et par la même occasion le gluten. Et ce fut vraiment une révélation pour moi. Aujourd’hui, 5 mois plus tard, je m’y tiens, je mange juste très occasionnellement encore du gluten mais j’essaie de prendre du “bon gluten”.

Bilan

Quels ont été les changements au niveau de ta santé ?

Edelweiss : Pas grand chose. Je suis quelqu’un qui ne tombe jamais malade. Mais j’avais des démangeaisons sur la peau qui ont totalement disparu. Sachant que mon médecin n’avait jamais su me dire ce que j’avais, et qu’il disait que ça devait être psychosomatique ^^, façon de dire qu’il n’en savait rien haha. Hormis ça j’ai pas mal maigri, et ce sans le chercher, ça s’est fait tout seul en ne consommant plus tous les “produits toxiques” et en mangeant énormément de fruits et légumes.

Lorelei : J’étais une accro aux médicaments et légèrement hypocondriaque. Je ne passais pas 1 mois sans aller chez le médecin car j’avais des douleurs au ventre, des vertiges, des amygdalites, des angines et surtout, mes allergies. Tenez-vous bien, j’étais environ 3 à 4 mois de l’année sous antibio et 12 mois sur 12 sous antihistaminiques. Pendant les grosses périodes d’allergies, je prenais jusqu’à 3 comprimés par jour. J’étais également en surpoids, j’étais essoufflée après 3 marches ou une montée. Bref pas très normal pour une fille de mon âge. Je pensais que le véganisme résoudrait tous mes problèmes. Mais à vrai dire, ce n’est que depuis septembre, après avoir arrêté le fromage, le gluten et avoir grandement augmenté ma consommation de fruits et légumes crus que j’ai pu voir une véritable différence. La dernière fois que je suis allée chez le médecin, c’était pour une douleur d’estomac. Il ne savait pas ce que j’avais, il m’a filé des médocs et des tests sanguins. Je n’ai pas pris les médocs, j’ai fait une purge et j’ai mangé cru. J’ai fait les tests sanguins, tout allait bien. Depuis, je n’y suis jamais retournée, je n’ai plus repris un seul antihistaminique ni un seul antibiotique. Je suis tombée malade une seule fois cet hiver, un gros rhume qui est passé tout seul avec des huiles essentielles. J’ai toujours quelques allergies, des éternuements mais c’est bien moins fort qu’avant (sachant qu’avant j’étais non stop sous traitement). J’ai perdu beaucoup de poids et je me sens bien mieux.

Qu’est-ce qui a changé dans ta maison ?

Edelweiss : La maison devient de plus en plus minimaliste, et zéro déchet, je tends vers cela. Je trie et je fais super attention à ce que j’achète. Je fais pas mal de DIY en cosmétique et produits ménagers. Ma dernière lubie c’est de refaire la déco avec des matières recyclées et de me débarrasser de toutes ces choses inutiles…

Bilan

As-tu des regrets ?

Edelweiss : Pas du tout ! …  Ah si … De ne pas avoir sauter le pas plus tôt bien évidemment… Surtout que j’étais végétarienne il y a 10 ans de ça, puis flexitalienne (je sais c’est pas logique). Si ça vous intéresse je raconte tout en détail dans cet article. Je regrette de ne pas avoir était plus radicale. Mais maintenant en étant vegan, je me rends compte que j’étais bien hypocrite, et que le fait de consommer des produits laitiers et des œufs c’est pareil que de manger des animaux, l’industrie est tout aussi horrible voire pire. Mais bon on a besoin de passer par des étapes parfois…

Lorelei : Non, je n’ai absolument aucun regret. Même si parfois il faut renoncer à certaines choses car malheureusement la France n’est pas le pays le plus vegan friendly du monde, je sais pourquoi je fais ça et ça suffit à me motiver.

Bilan

Est-ce qu’il y a encore des choses qui te manquent ?

Edelweiss : En y réfléchissant, le souvenir de ce qu’était le fromage. Mais je sais pertinemment que si j’en mangeais un bout je ne supporterais ni le goût ni la digestion.

Lorelei : Oui bien sûr, quand je passe devant mon pâtissier préféré et que je vois tous ces petits gâteaux qui ont l’air délicieux, ça me donne envie. Ou le matin, quand je passe devant une boulangerie avec l’odeur des croissants frais, je rêve du jour où je pourrai m’arrêter et m’acheter un croissant vegan qui sentira tout aussi bon. Mais ça me motive aussi à développer encore plus la pâtisserie vegan. J’aime aussi essayer de refaire nos anciens gâteaux préférés en mode vegan que vous pouvez retrouver dans nos recettes sucrées.

Bilan

Est-ce qu’il y a des choses qui ne te manquent pas du tout ?

Edelweiss : Non ça ne me manque pas de manger la mort, exploiter les animaux et tuer la planète. Ni de ne pas me rendre compte de toutes les composantes toxiques qu’il y a dans certains produits que l’on pense sain.

Lorelei : La viande ne me manque absolument pas. Ça me dégoute et m’écœure quand je vois d’autres personnes en manger ce qui peut paraître bizarre vu que j’en mangeais aussi avant. Mais comme je l’ai dit plus haut ma vision des aliments a changé et au lieu de voir un bout de viande, je vois un animal. Une fois qu’on a cette vision, il n’y a pas de retour en arrière possible.

Bilan

Peux-tu citer 5 ingrédients que tu ne mangeais pas avant et dont tu es accro depuis que tu es devenue vegan ?

Lorelei : J’ai découvert beaucoup de produits dont je ne soupçonnais pas l’existence depuis que je suis devenue vegan mais mon TOP 5 sera :
– le chocolat cru : bon j’ai toujours été accro au chocolat mais plutôt dans les desserts, je n’étais pas du genre à m’enfiler la tablette de chocolat. Mais en découvrant le chocolat cru, surtout celui à la fleur de sel de la marque LoveChock, je prends plaisir à le manger comme ça. Et en plus contrairement à d’autres chocolats, un ou 2 carrés suffisent, c’est très intense comme goût et très nutritif donc pas besoin d’en manger 20.
– la farine de coco : je l’ai découverte très récemment, j’en parle plus longuement dans mon article “Love Fondant” mais c’est la farine de rêve pour les desserts, ça les rend légers avec un petit goût de coco. Je l’utilise systématiquement depuis.
– la levure maltée : en tant qu’ancienne addict au fromage, la levure maltée est l’ingrédient indispensable pour lutter contre les envies de fromage. On le rajoute aux sauces, ou on le met directement en flocon sur les salades, c’est délicieux et très bon pour l’estomac.
– la clémentine : oui c’est bizarre je sais, avant je détestais les clémentines, l’odeur, la texture, le goût du fruit cru, et maintenant j’adore ! Comme quoi tout arrive.
– le lait de macadamia ou de noisette : J’avais l’habitude de boire du lait de soja ou d’amande mais désormais il existe une multitude de laits végétaux et récemment j’ai craqué sur le lait de macadamia et sur le lait de noisettes. Ils sont un peu plus chers que les autres donc c’est vraiment de temps en temps mais c’est tellement bon !!

Edelweiss : Je suis une grande curieuse en cuisine, j’adore découvrir des saveurs. Ça va être dur de n’en trouver que 5 :
L’avocat : j’étais pas trop fan d’avocat, et je détestais même ça quand j’étais petite. En grandissant j’en mangeais mais bon c’était pas le truc que j’adorais quoi, et je trouvais ça trop gras. Maintenant j’y suis complètement accro, je pourrais en mettre partout ! Il y a toujours une bonne raison d’utiliser l’avocat en cuisine :-)
Les spaghettis de la mer : j’adore cette algue qui a la texture et la forme des tagliatelles. J’ai vraiment l’impression de manger des pâtes super iodées, bref je suis fan.
Le quinoa : avant c’était le truc qui trainait dans le fond du placard au cas où. Maintenant c’est devenu une de mes céréales préférées, c’est même devenu mon substitut de chapelure.
Le tapioca : trèèès utile pour faire une sauce fromagère quand une envie de pâtes, de gratins ou pizza se pointe.
La farine de pois chiche : cette farine c’est un vrai miracle qui remplace à merveille les œufs. J’adorais les œufs avant, tous les matins je mangeais un œuf à la coque, c’est dire. Une omelette végétale avec pour base de la farine de pois chiche c’est juste super bon et super bluffant.

Bilan

Est-ce que les gens ont changé dans ton entourage ?

Edelweiss : Au début, je me suis un peu repliée sur moi même pour éviter les conflits parce que c’est épuisant de toujours devoir se justifier, surtout quand tu viens de te taper Earthlings et qu’on te dit “hein mais c’est trop bon le saucisson quand même” huhu… Ou dans un autre genre le : “Mais y’a plus important que les animaux quand même, comme la guerre dans le monde ou la famine ou le réchauffement climatique” re huhu… C’est quoi le délire !? J’ai vraiment l’impression que pour certains avant d’avoir le droit d’être vegan il faudrait avoir résolu tous les autres problèmes de la terre. Alors que justement le fait d’être vegan peut résoudre ces problèmes. La non-violence entraîne la non-violence, le véganisme permet de nourrir plus de gens et consommer vegan est bon pour l’environnement (même si l’industrie vegan commence à me faire flipper). Bon sinon l’entourage finit par être compréhensif au bout d’un moment quand même, maintenant ça va, surtout quand t’as acté le concept.

Lorelei : Devenir vegan permet de voir si son entourage est ouvert et bienveillant. Et je dois dire qu’en règle générale ça a été une bonne surprise. La plupart des gens comprennent mes choix et je suis aussi heureuse de voir que certains ont fait eux aussi des changements dans leur vie. Après bien sûr il peut y avoir des interrogations, des difficultés aux repas de famille mais je pense que ça ne va aller qu’en s’améliorant.

Bilan

Qu’est-ce qu’il te reste à améliorer par la suite ?

Lorelei : Parfois le véganisme me semble être une quête à la perfection. Au départ on renonce aux produits animaux, puis après on va faire attention aux produits raffinés ou industrialisés, puis ensuite il faut encore faire attention au soja, à l’huile de palme, aux fruits exotiques. Et des fois, j’ai l’impression d’être un peu “orthorexique” quand j’ai acheté ma barre chocolatée avec écrit : “Vegan, Gluten Free, Soy Free, Fair trade, Organic.” Je pense qu’on peut rapidement se sentir submergé par toutes les choses auxquelles on doit faire attention. Être vegan ne doit pas vouloir dire être parfait et se mettre une pression de fou sur les épaules. Et bien sûr on peut toujours s’améliorer mais il ne faut pas non plus devenir complétement paranoïaque sur ce qu’on mange, et parfois j’ai l’impression que c’est un peu mon cas.

Edelweiss : En même temps il y a de quoi quand on voit les dernières révélations sur les produits de l’industrie agro-alimentaire. C’est vraiment du foutage de gueule. J’adore le concept de l’orthodoxie : maladie inventée par les industriels qui ont peur que les gens fasses UN PEU TROP attention à ce qu’ils mangent. Restons avec des œillères et ne nous posons pas trop de questions …

Bilan

Comment vois-tu l’avenir du végéta*isme ?

Edelweiss : Je vois que les gens sont de plus en plus soucieux. La prise de conscience semble être en marche. Enfin j’espère que ça va durer. De toute façon qu’on le veuille ou non, le végéta*isme soit c’est un choix soit il s’imposera à tous dans quelques années.

Lorelei : J’ai l’impression qu’en ce moment il y a un changement notable dans la façon dont le végéta*isme est montré dans les médias. Et de plus en plus de gens le perçoivent enfin comme une alternative viable et possible. Je trouve cela vraiment encourageant pour la suite.

Qu’est-ce que tu penses du fait qu’on qualifie les vegans d’agressif ? 

Edelweiss : Ça sonne comme une oxymore selon moi. Je ne comprend pas pourquoi on a toujours tendance à s’en prendre à ceux qui veulent changer les choses. On veut hiérarchiser les violences. On en banalise certaines. On veut se rassurer de nos actes en se comparant aux autres. On se rassure en disant qu’il y a pire. Il semble plus évident de préserver le statut quo culturellement. Après il est légitime de se sentir agressé alors qu’on nous a toujours appris que c’était normal de manger des animaux, mais ça existe aussi des enfants qui se sentent trahis après avoir appris que la viande était un animal.

Est-ce que tu rencontres encore des obstacles aujourd’hui ?

Edelweiss : Il faut savoir s’organiser pour les repas en famille, entre amis ou au restaurant. Ou quand on voyage savoir où on peut s’approvisionner, sachant que le plus dur c’est en France.

Lorelei : Le plus difficile est de concilier vie professionnelle et véganisme mais je ne vais pas m’étendre sur le sujet, ça fera l’objet d’un autre article dans le futur :)

Bilan

Et dernière question qui aurait pu être la première : Est-ce que 1 an plus tard, tout ça valait la peine / le coup ?

Edelweiss : Bien sûr ! À tout point de vue : animaux, santé, éthique, environnement. Être vegan ce n’est pas être parfait mais ça fait du bien dans pas mal de domaines quand même. Je pense vraiment que le monde serait plus apaisé sans toute cette souffrance, la violence entraine de la violence. Je pense aussi que le véganisme est facteur de cohésion sociale.

Lorelei : Oui sans l’ombre d’un doute. Même si mon chemin a été un peu plus long et que j’admire Edelweiss qui a pu du jour au lendemain renoncer à tout produit animal, je pense qu’à partir du moment où on ne change ne serait-ce qu’un peu son alimentation vers une alimentation plus végétale, tout le monde y gagne.

 

Ce long bilan est terminé, nous espérons qu’il aura pu vous aider et vous éclairer sur le choix du véganisme. Si vous avez d’autres questions auxquelles nous n’avons pas répondu dans l’article n’hésitez pas à nous les laisser dans les commentaires !

 

 

 

20 bonnes résolutions ? Sérieusement ? Mais oui ! On est toujours plein de bons sentiments et d’espoir en début d’année alors il faut en profiter.

Être vegan c’est constamment être en réflexion sur son comportement, ce que l’on mange, ce que l’on porte, ses actions, son impact… Voici une petite liste de bonnes résolutions faciles à adopter et qui peuvent changer votre vie. Oui rien que ça :-)

1 – Tester les simili ou autres alternatives vegan

Il existe toute une gamme de simili carnés : saucisson, chorizo, poulet, viande, jambon, nuggets … et même du fromage, ça va du fromage frais à un bon fromage vegan qui pue, en passant par le fromage qui fond style mozzarella ou raclette.
Ce n’est pas forcément le plus sain car souvent on se demande bien ce qu’il y a dedans. Enfin ça se rapproche plus de la junk food vegan que de l’alimentation healthy vegan. Mais bon, ça permet d’avoir une alternative quand on débute dans l’alimentation végétalienne et qu’on est plus ou moins un pur carniste. Ou ça permet tout simplement de découvrir toute une palette de saveurs végétales. Car oui le veganisme ce n’est pas manger que des fruits et des légumes, il y en a qui sont complètement adeptes de cette alimentation. En France il n’y a pas beaucoup de produits disponibles dans les magasins, hormis quelques produits sous vide dans les magasins bio mais ça semble être en plein essor. Mais à l’étranger on trouve facilement ces similis dans n’importe quel supermarché et ils ne sont pas consommés uniquement par des vegans, bien au contraire ça devient une alternative alimentaire pour toute la population. Il y a quelques restaurants veggie qui proposent les simili-carnés et c’est assez bluffant au niveau des textures.

bonnes résolutions

Source : The Vegetarian Butcher

2 – Manger bio

Manger bio rime avec “cher” et avec “c’est compliqué”. Ah bon ? Tout est question d’organisation mais surtout d’habitude. De plus c’est bon pour soi, la planète et ça fait travailler le commerce local. Sur le long terme vous allez y gagner. Consommer bio c’est aller à l’essentiel et ne pas acheter des produits inutiles, bref c’est ne pas surconsommer.

Au supermarché on est toujours tenté d’acheter le produit en promo 3 achetés + 1 gratuit, ce qui nous pousse à consommer bien plus que ce dont on a vraiment besoin. Au final, vous allez vous retrouver avec 8 paquets de chips que vous allez stocker pendant 6 mois avant de les jeter à la poubelle car ils sont périmés… Ça revient plus cher que ce paquet de pâtes bio que vous étiez venu acheté et qui aurait coûté 50 centimes de plus peut-être.

Manger bio, c’est aussi économiser en médicament et en rendez-vous chez le médecin. Les fruits et légumes bio sont plus riches en nutriments et sont dépourvus de pesticides et métaux toxiques. De plus tout se consomme, pas besoin d’éplucher, ce qui rajoute également un gain de temps.

Ce qui est cher dans le bio c’est surtout si on consomme beaucoup de viande, oui la mort bio coûte cher. Mais en végétalisant votre alimentation vous ferez des économies de toute façon, il suffit de comparer le prix d’un paquet de quinoa par exemple et celui d’un morceau de viande, le calcul est vite fait. Consommer bio c’est découvrir plein de produits rigolos et s’amuser à les cuisiner.

3 – Aller à l’AMAP ou au marché bio local

Selon les régions on doit faire avec ce que l’on a. J’ai la chance d’habiter juste à côté d’un marché bio et local qui est présent 2 fois par semaine. Mais sinon il y a toujours des AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et au pire s’il n’y a rien autour de chez vous, il y aura toujours un magasin bio qui prône le local avec des paniers de saison. Consommer de saison reviendra toujours moins cher, après c’est un choix de vie, mais il faut savoir que les légumes et les fruits de saison seront toujours plus goûteux que ceux hors saison, il suffit que vous achetiez une tomate au supermarché et vous verrez, un produit insipide, plein de pesticides, sans saveur, et bien trop cher pour ce que c’est. Pas étonnant que plein de gens n’aiment pas les légumes …

bonnes résolutions

4 – Faire le tri des produits pas vegan dans sa salle de bain

En gros, il faut tout jeter car tous les produits contiennent de la cruauté, que ce soit le dentifrice, le shampoing … même des produits qu’on ne soupçonnait pas. Je vous invite à lire cet article sur : comment repérer les labels cruelty free, car ce qui compte ce n’est pas qu’ils soit vegan mais “cruelty free”.
Le mieux est de classer et voir ce qu’il reste pour anticiper et ne pas les racheter. Essayer un produit à la fois au fur et à mesure de la fin des produits. Le DIY peut aider fortement !

5 – Essayer le DIY

Parce que c’est rigolo et au moins on sait ce qu’il y a dedans. On est jamais mieux servi que par soi même. Ça m’a bien aidé quand j’ai débuté mon véganisme.
Un shampoing ou un produit ménager n’a pas besoin d’une multitude de produits aux noms étranges pour être efficace.
Aroma Zone vend sur son site plein de produits pour faire des DIY. Plusieurs blogs comme celui d’Antigone XXI par exemple, proposent de nombreux DIY cosmétiques aussi. Il y a de quoi refaire tous ses placards et se débarrasser des produits toxiques dont on ne soupçonne même pas l’existence.

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Déodorant fait maison

6 – Tester des produits éthiques, bio et vegan

Oui parce que le DIY c’est bien sympa mais quand on a la flemme ou le manque d’envie, il y a aussi toute une gamme de produits éthiques, vegan et cruelty free qui existent : Happy Léon, Azaé Pur, Lamazuna … pour ne citer qu’elles.

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Commande chez produit Happy Léon

7 – Manger davantage de légumes et de fruits pour alcaliniser son corps

De préférence crus, histoire de garder tous les nutriments, sinon ils meurent à la cuisson. Les avantages : meilleure digestion, moins de fatigue et vous vous sentirez super bien.
Si vous n’êtes pas fan des fruits et légumes, faites des jus, ça permet d’en consommer une grande quantité sans s’en rendre compte.
Un bon jus le matin ça va vous booster plus qu’un café !

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8 – Le jus de citron

Le matin à jeun, faites-vous le jus d’un citron pressé dans de l’eau tiède. C’est le minimum vital, surtout si on est à la bourre et qu’on a pas le temps. Le jus de citron est riche en vitamine C, en antioxydant, calcium et magnésium. C’est un puissant détoxifiant pour le foie, anti-inflammatoire et très bon pour la peau. Le goût est acide mais c’est l’un des fruits les plus alcalinisants pour le corps. Il est riche en pectine et facilite la digestion. Pourquoi avec de l’eau tiède ? Si l’eau est trop froide la digestion sera plus lente, le corps va dépenser plus d’énergie pour l’assimiler.

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Vous pouvez aussi varier les plaisirs, comme ici où j’ai utilisé des citrons verts du Congo cultivés dans l’arrière-pays niçois.

9 – Essayer le raw’til 4 ou la rawfood

C’est quoi ? C’est manger cru jusque 16h. Le faire au moins une fois par semaine et plus ensuite si on en ressent le besoin.
Le matin un jus et/ou des fruits à la croque avec des fruits secs et des oléagineux.
Le midi une salade composée avec plein de légumes ou le tout dans une feuille de nori pour des makis/temakis 100% crus, accompagnés de dattes ou autres fruits secs.
Et le soir un plat chaud avec des céréales (ou pommes de terre) et des légumes cuits.
Toujours avoir des fruits secs ou des oléagineux en cas de fringale ça aide. Sinon un fruit ou un jus.
Après si ça vous plait pourquoi ne pas tester quelques plats crusinés.

Rawleaux épinard

Rawleaux d’automne à la courge et aux épinards

10 – Les soldes vegan : acheter un vêtement vegan, éthique et bio si possible

Ça c’est ma résolution. J’ai ressorti plein de vêtements que je ne mettais plus, et oui après 11 mois de véganisme j’ai pas mal fondu et ce sans effort… Je suis à la recherche de produits éthiques et bio si possible. J’ai vu quelques marques comme 1083 qui ont crée un jean vegan en coton bio et made in France, que demander de plus ? 89 € le jean certes mais sûrement plus costaud que les jeans à 29€ qui se trouent au bout de 6 mois de certaines autres marques non ? Vous pouvez retrouver sur Gala’s Blog une large liste des marques de vêtements éthiques.

11 – Découvrir de nouveaux produits et oser les cuisiner

Oser rentrer dans un magasin bio déjà et ensuite se perdre dans les rayons. Cette année j’ai découvert plein de produits, même si j’étais déjà adepte de ce genre de magasins avant. Aujourd’hui je ne vais pratiquement plus que là. Et on découvre toujours de nouveaux produits étonnants. Dernièrement j’ai découvert le couscous aux fleurs, c’est super parfumé et vraiment excellent.

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12 – Se faire un mini potager

Faire pousser fruits, légumes et herbes aromatiques, oui c’est possible pas besoin d’avoir un jardin pour se lancer.
Les Éco-défi de janvier, février et mars vous aideront à sauter le pas. Et même si on n’a pas de terrasse ou de jardin c’est possible. Rien de plus glorifiant que de consommer ce qu’on a fait pousser soi-même. C’est aussi l’occasion de faire ses propres graines germées à moindre coût.

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13 – Consommer davantage de produits en vrac

Dans les magasins bio, il y a souvent un coin produits en vrac, il n’y a qu’à prendre un sachet et choisir la quantité que l’on désire. C’est moins cher et c’est écologique, ça limite les déchets et lutte contre la pollution.

14 – Soutenir une association à son niveau et selon ses moyens c’est possible

Pas besoin d’être Bill Gates pour aider une association. Si vous l’êtes bien sûr n’hésitez pas, plein d’associations ont besoin de dons pour faire des actions, aider les animaux, construire des projets etc … Mais sinon il faut trouver une (ou plusieurs) association qui vous tient a cœur et à son niveau il y a toujours moyen d’aider, soit par le bénévolat, soit par des actions, soit par des dons de nourriture ou d’objets etc …

Exemple d’action : il est possible d’aider Sea Sheperd à nettoyer les plages, des actions se font régulièrement un peu partout en France.

15 – Cuisiner vegan à des non vegan

Oui parfois ça permet d’entamer le dialogue, de faire découvrir une nouvelle cuisine, voire de changer les mentalités des convives. Ça peut briser le cliché vegan = mangeur de racines. Oui on me l’a sorti “Toi tu manges que des racines !” Haha! Mais bien sûr… Les fêtes ont été l’occasion de partager obligatoirement des repas en famille mais ça c’est mieux passé que j’aurais pu l’imaginer. J’ai fait une entrée vegan pour tout le monde à un repas et deux menus complètement vegan et tout le monde a adoré donc je peux dire que le pari était réussi.

Caviar végétal

 

Faites leur découvrir des choses étonnantes comme le caviar végétal par exemple.

 

16 – Aller dans les restaurants vegan

Si vous avez envie de faire découvrir la nourriture vegan à votre famille ou à vos amis mais que vous n’êtes pas un grand cuisinier, vous pouvez toujours proposer une sortie au restaurant vegan. Ça permet aussi de faire découvrir aux gens plein d’aliments allant des simili-carnés à la raw food. J’ai la chance d’habiter une région où plusieurs restaurants vegan ont ouvert ces derniers temps et je pense qu’aller manger chez eux soutient leur action et leur volonté de proposer une cuisine alternative sans cruauté. C’est quand même mieux que de devoir manger une énième salade en s’angoissant qu’ils aient quand même mis un produit animal dedans. De mon côté, j’ai pris la résolution de n’aller plus que dans des restaurants exclusivement vegan ou végéta*ien.

Si vous cherchez un restaurant veggie dans votre ville, n’hésitez pas à consulter le site : Vegoresto.

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Déjeuner en terrasse au Loving Hut à Menton

17 – Se déplacer à vélo

Personnellement durant l’année 2015, je n’ai pas trop utilisé ma voiture, allant même jusqu’à me demander si je devais la garder … En effet j’ai facilement pris le vélo pour bouger ou me déplacer. Je ne sais pas si ça a un rapport avec le fait d’être devenue vegan, mais j’en avais envie et je le faisais naturellement. Et comme je me suis sentie en super forme, j’ai eu envie de bouger. Le vélo étant le mieux pour moi qui déteste courir et ce n’est pas pareil de toute façon. On peut très bien utiliser le vélo comme moyen de locomotion, ça permet d’allier transport et activité physique.

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18 – Sortir et découvrir son environnement

Faire des ballades, des randonnées pédestres, découvrir des petits coins, visiter sa région, souvent c’est le lieu où l’on habite qu’on connait le moins. Se prendre des petits week-ends de 1 à 3 jours pour découvrir un coin. Parfois il ne suffit que de ça pour avoir l’impression d’être parti en vacances.

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19 – Aller voir le film Demain

Oui parce que ce film ne doit pas être vu que par un public averti, mais par le plus grand nombre, afin de comprendre les enjeux de demain. Ce film fait bien réfléchir mais personnellement je n’ai rien appris étant plutôt informée sur ces sujets. “Demain” se déroule en 5 actes : alimention, énergie, éducation, économie et démocratie. J’en suis ressortie avec un sentiment entre espoir pour le monde de demain et colère que les choses n’évoluent pas plus vite. Vous pouvez également lire notre opinion plus détaillée sur ce film dans cet article rédigé par Lorelei.

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20 – Pratiquer la pensée positive

L’idée est simple, chaque jour vous devez trouver quelque chose, ça peut être une phrase, un sourire, une action, une chanson, une personne, qui vous a rendu heureux. Cette pensée positive vous permettra de contrebalancer toutes les pensées négatives que vous avez pu rencontrer pendant votre journée.

Le défi gratitude a été lancé par Anouchka du blog BioBoBon au mois de décembre où elle a proposé à tous de partager chaque jour une pensée positive. Et le défi va continuer en 2016 ! Alors lancez-vous !