De retour de nos courtes vacances en Auvergne, j’ai décidé de partager avec vous un petit article Food Trip Vegan, ça faisait bien longtemps ! La dernière fois j’avais parlé de mes restaurants vegan à Aix-en-Provence.

Cette fois-ci, nous avons fait une halte dans la belle ville de Lyon, sur notre route. Cette ville est clairement vegan friendly et nous avions l’embarras du choix pour se restaurer donc nous avons longuement hésité pour savoir quel resto choisir :)

Alors où manger vegan à Lyon ? Découvrez nos deux restaurants coup de cœur !

Hank Burger

À l’aller, nous nous sommes arrêtées chez Hank Burger car comme il était déjà 15h30, c’était le seul restaurant ouvert non stop toute la journée. Super pratique quand on voyage ou qu’on a un petit creux en plein milieu de l’après-midi.

 manger vegan à lyon
     

Lorelei avait déjà goûté leur burger lors d’un séjour à Paris, à l’époque elle avait pris le burger « La Rockeuse », avec une sauce figue et de la roquette et elle avait beaucoup aimé. 

Début Mai, un Hank Burger a également ouvert ses portes à Lyon, donc l’occasion idéale pour déguster leurs burgers.

Tous les burgers chez Hank ont la même base et seule la sauce diffère.

Il propose un bun vegan fait artisanalement qui est vraiment délicieux, l’un des meilleurs que j’ai pu goûter !

Leur steak est vegan & bio, il a très bon goût, bien qu’un peu gras à mon goût… mais il faut dire que je ne mange plus d’huile ni de matières grasses depuis plusieurs mois déjà donc je n’ai plus l’habitude … Donc si vous êtes accro à la junk food, ça ne choquera pas ;-)

Et après il y a dans le burger des tomates, des cornichons, des oignons, de la salade et du fromage végétal fondant. Concernant le fromage végétal, autant Lorelei l’avait bien senti dans son premier burger « La Rockeuse » autant nous ne l’avons pas du tout senti dans les deux que nous avons pris à Lyon. Peut-être n’y en avait-il pas ?

Alors venons-en à ces burgers :)

manger vegan à lyon

J’ai choisi « Le Touriste » c’est un burger qui est différent selon les saisons et l’inspiration du moment. Cette fois-ci, c’était sauce béarnaise et on sentait vraiment très bien le goût de l’estragon. J’ai adoré ! Et comme « sides » j’avais pris les potatoes avec la sauce fromage et la salade Coleslaw car je préfère avoir 2 accompagnements salés plutôt qu’un dessert ;-)

Les potatoes sont vraiment très bonnes et avec cette sauce fromage c’est vraiment décadent. Je pourrais venir là pour ne manger que ça haha !

L’assaisonnement de la salade Coleslaw est très subtile du coup j’ai beaucoup aimé. Mais si vous les aimez avec une tonne de mayonnaise, faudra en rajouter :) D’ailleurs leur « véganaise » maison à disposition dans la salle est délicieuse !

manger vegan à lyon

Lorelei a opté pour l’Allumé, le burger avec une sauce BBQ fumé et des poivrons caramélisés. Très bon aussi, mais le goût du paprika fumé est très prononcé, donc il faut aimer ! Les poivrons étaient bien fondants et le tout se mariait très bien.

 

En dessert, elle a opté pour le Carrot cake, qu’elle avait déjà adoré à Paris. Bien moelleux et avec un très bon goût. On l’a fait goûté aux parents de Lorelei qui ont adoré aussi ! Comme quoi pas besoin d’être vegan pour manger là bas :)

Saveurs du Monde

Pour le restaurant du retour, nous avons hésité mais nous avions vu tellement de commentaires élogieux sur Vegoresto à propos de « Saveurs du Monde » que nous avons arrêté notre choix sur celui-ci, et nous avons vraiment bien fait ! Surtout que nous sommes fan de cuisine asiatique.

C’est un restaurant très petit, avec seulement 6 tables, nous avons donc réservé avant de venir. Il est situé juste à côté de la Gare Perrache.

Sur leur menu, ils ont toute une page dédiée à leurs plats végétariens et vegan avec des entrées, des plats, des accompagnements et même des burgers.

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En entrée, j’ai choisi le « Bo Bun » c’est mon plat asiatique préféré car il est très varié et on peut goûter de tout à l’intérieur. Il était vraiment délicieux avec les nems, la tofu maison, les vermicelles de riz, des crudités et sa petite sauce.

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Lorelei a opté pour les samoussas au taro. C’était assez fou niveau texture, on aurait dit comme un fromage super crémeux avec du poireau ou des oignons nouveaux. Nous n’avons pas du tout l’habitude de cuisiner le taro, d’ailleurs la seule fois que j’en ai acheté un, je n’ai pas réussi à le cuisiner, il s’est oxydé et j’ai pris peur haha. Mais là ça m’a remotivé à essayer car c’était vraiment très bon.

Puis pour le plat, nous avons toutes les deux craquées pour le burger (étonnant hein…) au tofu car nous adorons la cuisine fusion et là pour le coup, on a été gâté. Ça correspond totalement à notre façon de cuisiner, à mélanger des saveurs qui n’ont pas l’habitude de l’être et quel bonheur de trouver un restaurant qui ose le faire :)

manger vegan à lyon

Délicieux mélange de saveurs entre : le tofu frit, les carottes râpées, des tomates, de la salade, une aubergine (qu’on a pris pour un champignon mariné haha) et le top du top : un petit carré de « FloMage », une lyonnaise qui fait des fromages végétaux, des lamelles de gingembre à la place des cornichons (on a adoré l’idée!) et une sauce de soja concentré. Le tout servi avec des potatoes. On ne sait pas quel est leur secret mais c’est les meilleures potatoes que nous avons mangées !

On s’est vraiment régalées et nous avions vraiment bien mangé, donc nous avons décidé de prendre nos desserts à emporter. Ils ne proposaient quasiment que des desserts vegan et nous avons opté pour les perles de coco (mon grand chouchou) et le gâteau de manioc (que nous avons mangé sur la route donc pas de photos désolée mais sachez qu’ils étaient super bons !!!)

Avant notre départ, la patronne du restaurant est venue nous parler car elle a vu qu’on avait commandé que des plats vegan, elle était vraiment très gentille, ça fait tellement plaisir de se sentir bien accueilli dans un restaurant et ne pas être considéré comme des parias car on mange vegan… Nous avons discuté un petit moment avec elle, de ses recettes, des ingrédients dans les plats etc. Elle est également végétarienne. Et elle voulait absolument qu’on goûte son nouveau dessert 100% vegan : le flan infusé et elle était déçue qu’on ne l’ait pas pris, du coup elle nous en a apporté une part qu’on a partagé.

manger vegan à lyon

C’est un flan, avec plusieurs couches, à base de lait/crème/eau de coco et une plante médicinale très utilisée dans leur pays qui lui donne une jolie couleur verte. Il est cuit à la vapeur et donc il est chaud sur les bords et plus froid au centre. Nous avons vraiment beaucoup aimé. J’ai trouvé que la texture ressemblait pas mal aux perles de coco, qui est une texture que j’adore particulièrement mais en version gâteau, ce qui est donc très intéressant. La prochaine fois, je reprendrais même ce gâteau au lieu des perles de coco, c’est dire :) 

Et même Lorelei qui normalement n’est pas fan de ce genre de texture a vraiment adoré le goût ! Il est passé tout seul alors qu’on avait plus faim haha !

Une très belle découverte avant de reprendre la route direction Nice.

Je vous conseille vivement ce petit restaurant si vous passez par Lyon, les plats sont délicieux, le rapport qualité/prix défie toute concurrence et les patrons sont vraiment adorables et aux petits soins, on se sent tout de suite comme à la maison !

Nous n’hésiterons pas à y retourner lors d’un prochain road-trip :) Et nous avons aussi quelques autres petits restaurants lyonnais que nous avons bien envie d’essayer :

Like An Elephant, un restaurant 100% vegan avec de jolies pâtisseries !

Le Mouton Danse, un restaurant « omni » mais avec un menu vegan qui change chaque semaine et qui a l’air super bon.

My Petite Factory un restaurant, café et traiteur 100% sans gluten avec des produits bio et de saison, tout ce qu’on aime :)

Si vous les connaissez, ou si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à nous en parler en commentaire :)

Aujourd’hui je vais partager un article très personnel. Très certainement le plus personnel de tout le blog.

Aujourd’hui je vais mettre de côté les recettes, le combat pour le bien être animal ou mes articles militants… quoi que tout est finalement lié.

Aujourd’hui je vais vous parler de la maladie qui m’a été diagnostiquée l’été dernier. J’aurais voulu en parler avant mais finalement j’ai bien fait d’attendre et maintenant est le bon moment.

En Août dernier, lors d’une échographie on m’a découvert des tâches sur les ovaires et dans une partie de l’utérus. Cela pouvait être des kystes ovariens ou de l’endométriose. Il fallait faire des tests approfondis.

Un premier rendez-vous chez une gynéco en urgence puis une IRM.

Mon premier IRM et en en ressortant, je l’espérais mon dernier. C’était assez terrible, le bruit de la machine, les lumières, les plaques sur mon ventre, le sentiment d’oppression, cette sensation de ne plus pouvoir respirer, cette impression qu’on ne va jamais sortir. Ce fut les 7 ou 12 minutes les plus longues de ma vie. Je crois que les techniques de respiration que je fais en méditation m’ont sauvé d’une crise de panique assez inévitable.

Après l’examen, j’ai attendu dans ma « chambre », en fixant ce replicat d’un tableau de Picasso que je ne connaissais pas mais qui prenait tout son sens dans cette pièce aveuglante et ses lumières néons.

J’ai attendu, il était déjà tard, peut être 21h.

Je me demandais jusqu’à quelle heure ils faisaient des IRM. J’avais mon téléphone mais aucun réseau.

C’était long.

Très long.

Finalement la médecin est venue me voir. Et ne m’a rien dit, rien expliqué juste un : « Vous avez une sacrée endométriose, merci, bonne soirée. »

Ok.

Je suis repartie, sonnée, sans réponse à part un CD et 2 pages d’images IRM qui n’avaient aucun sens pour moi et une page de compte rendu où je comprenais que c’était à un stade très avancé.

J’ai fait quelques recherches, j’ai écouté les témoignages de jeunes femmes qui comme moi étaient vegan et souffraient d’endométriose, comme Chloé Tesla. (voir sa vidéo sur le sujet ici)

Je me demandais sans cesse pourquoi moi ?

Oui ok j’avais des règles et des ovulations douloureuses mais pas à ce point.

J’avais fait une écho en 2011 et il n’y avait rien à l’époque.

Comment en 6 ans, dont 3 de véganisme mes ovaires se sont littéralement recouverts d’endométriose ?

Est-ce à cause de ces années à porter ces serviettes hygiéniques pleines de pertubateurs endocriniens et autres horreurs ?

Est-ce les gels douches ? Les crèmes ?

Toutes les merdes que j’ai mangé pendant 30 ans ?

La pilule que j’ai prise pendant 2-3 ans dans ma jeunesse ?

Cette merde de Roaccutane qu’on m’a fait prendre quand j’avais 15 ans car j’avais des boutons et que personne n’a eu l’intelligence de dire : « Arrête peut être les produits laitiers avant de t’empoisonner et de mettre en péril toute ton système reproductif ? »

Comment ça se fait que toute une génération de filles sont tout simplement stériles et en souffrance ?

Bref je n’aurais probablement jamais la réponse.

Alors qu’est-ce j’ai fait ?

Honnêtement rien.

J’ai attendu.

J’ai repris ma méditation et mes lois de l’attraction. Chaque matin.

J’ai bu des jus de betterave. Beaucoup.

J’ai pleuré. Beaucoup.

Je m’en suis voulu, à moi et à mon corps. Beaucoup.

J’ai arrêté le gluten. Un peu.

Le fait est que j’avais peur d’aller plus loin, de consulter quelqu’un d’autre. J’avais peur de ce qu’on allait me dire et me proposer. J’avais peur que ce soit pire.

Puis il s’est passé tout un tas de choses au niveau de ma santé autre, au niveau de ma vie familiale, au niveau de mon travail qui m’ont permis d’oublier et de remettre à plus tard.

endométriose

Nous voilà en Octobre. J’avais googlé les médecins gynéco spécialisés en endométriose à Nice et j’en avais choisi un, qui avait l’air d’avoir bonne réputation et qui en plus était chirurgien.

Le matin du rendez-vous, j’ai eu mes règles, avec une semaine d’avance. Ça aurait pu être un signe que je devais annuler mais bon j’avais déjà tellement attendu, et puis je me disais que ça serait l’occasion de parler, que quelqu’un m’explique mon IRM, mes options, mon futur. Alors j’y suis allée.

J’avais préparé mon petit dossier et mes questions. Quand je suis entrée dans son bureau, je lui ai exposé la situation et je lui ai aussi dit que j’étais indisposée aujourd’hui. Chose qu’il n’a pas du tout aimé.

La suite fut la pire interaction que je n’ai jamais eu avec un médecin.

Je ne saurais pas retranscrire exactement ni textuellement tout ce qui a été dit. Je me souviens simplement des grandes lignes et de la violence avec lesquelles je les ai prises en pleine tête, sans forme, sans pédagogie, avec une forme de paternalisme que je n’avais encore jamais ressentie.

« À 33 ans, on n’enlève pas les ovaires. Donc vous allez devoir faire des opérations très régulièrement pour nettoyer sinon vos organes vont être atteints ok ? »

« Ces opérations n’ont aucune garantie de fonctionner. Vous ne souffrez pas maintenant ? Vous risquez de souffrir 10 fois plus après une opération. On ne sait pas. Aucune garantie. »

« Vous voulez des enfants ? Parce qu’il faut voir, jusqu’à 38-40 ans vous pouvez essayer. Après on enlève tout, ça sera plus simple. » (Il n’a même pas attendu la réponse à sa question. Pour lui t’es une femme, tu veux des gosses. Point)

« D’où vient l’endométriose ? On n’en sait rien. Est-ce que c’est un cancer ? Officiellement je n’ai pas le droit de vous dire ça. Mais un corps étranger qui pousse dans votre corps est une forme de cancer. »

En réponse à ma question si le fait d’arrêter le gluten pouvait réduire les symptômes : « Le sans gluten et l’endométriose sont tous les 2 à la mode. Ils se sont trouvés »

« Bon là il faut prendre la pilule. Quoi ? Vous n’avez pas confiance en la pilule ? Vous pensez que ça donne le cancer ? » (Je n’avais strictement rien dit sauf que je n’étais pas spécialement pour prendre la pilule car je n’en prenais pas depuis 10 ans)

« La pilule protège du cancer. Bon enfin sauf quand on a un cancer du sein ou qu’on fume. Bref je vous la prescris, vous la prendrez hein ? »

« Bon vous allez faire l’opération ? Je vous conseille dans les 2-3 mois là.»

« Quel dommage que vous soyez indisposée. J’aurais aimé vous faire un examen plus approfondi pour voir si vos organes sont touchés.» (Sachant que la gynéco que j’ai vu après m’a dit qu’on ne pouvait rien voir de mieux que sur l’IRM)

« Vous avez mal pendant vos rapports sexuels ? Normalement les patientes avec de l’endométriose ont très mal. J’aurais pu vous faire un examen où on mime l’acte sexuel et on pourra évaluer la douleur. »

Je crois que cette partie a été le coup de grâce. Et à ce moment là, je n’ai jamais été si heureuse d’avoir eu mes règles avec une semaine d’avance.

Je suis ressortie de là complétement traumatisée, perdue, en colère, choquée.

Je ne savais pas quoi faire. La seule chose qui m’avait paru cohérente dans tout ce dialogue fut la partie où il fallait stopper les règles pour que l’endométriose arrête de se propager.

Alors qu’est-ce que j’ai fait ?

J’ai commencé la pilule…

endométriose

Il m’avait donné une prescription de 6 mois à prendre en continu. Je me suis dit que ça me laisserait le temps de réfléchir et de consulter quelqu’un d’autre.

Quels ont été les effets de la pilule ?

Je ne l’avais pas prise depuis plus de 10 ans. Et en dehors du fait que je n’ai plus mes règles, tout le reste est négatif.

Tout d’abord, mon humeur. J’ai passé les 2 premiers mois au bord de la dépression. À pleurer pour rien, à avoir une humeur fluctuante, à être profondément triste des journées entières, à ne même plus trouver de positif dans ma vie.

Deuxième chose, j’ai pris du poids. À vrai dire je me sens même gonfler un peu plus chaque jour. Mon ventre a doublé de volume.

Troisième effet négatif : c’est le retour des maladies. Avant d’être vegan j’allais tous les mois chez le médecin car j’étais malade chronique. Depuis 3 ans je n’y avais quasiment plus remis les pieds. Depuis Octobre j’y suis déjà retournée 4 fois dont 3 où il m’a mis sous antibio. Pourquoi ? J’ai regardé la compo de ma pilule : LACTOSE.

Pas de secret. Une petite dose de lactose chaque jour m’a fait retombée dans tout ce que j’étais avant : très allergique, à me moucher chaque matin pendant une bonne heure et malade dès que je prends un coup de froid. C’est assez terrible.

Quatrième effet : Ma peau est à nouveau pourrie. Des boutons, une peau sèche et grasse à la fois, des rougeurs. Bref welcome back in 2014…

En vient ma minute véganisme. Comment se soigner quand on est vegan ?
Il n’existe pas UN SEUL médicament qui ne contienne pas de lactose ou de gélatine. Quand j’en ai parlé au pharmacien sa seule alternative a été de me proposer des médicaments au lactase pour m’aider à digérer. Non mais c’est pas que je digère pas, c’est que ça me rend MALADE !!!

Alors je ne sais pas quel abruti a un jour décidé que les médicaments devaient avoir une jolie couleur blanche et que ça serait super cool de récupérer du lactose de on ne sait où pour le foutre dedans mais ça serait bien d’évoluer les gars !

Donc je fais appel à vous sur ce coup, si certaines d’entre vous connaissent une pilule « vegan » ou du moins sans lactose, je suis plus que preneuse car stopper une maladie pour en propager une autre très peu pour moi. J’ai demandé à ma gynéco mais apparemment c’est un concept trop lointain et puis elle a un deal avec un labo avec son petit dépliant tout prêt sur son bureau, elle va pas se faire chier à m’en chercher un autre hein…

Je referme cette parenthèse et j’arrive à la fin de l’histoire.

Nous sommes fin Février et je suis retournée voir une nouvelle gynéco qui m’a été conseillée.
Je vous avouerai que j’y suis allée à reculons, encore bien refroidie de ma dernière consultation.

Et ironie du sort, même en étant sous pilule non stop, j’ai réussi à être indisposée en allant chez elle.

Bis repetita, je me suis rendue au rendez-vous avec mon petit dossier, mon historique et mes questions. Sauf que cette fois j’avais décidé que je ne me ferai pas marcher dessus et que je dirai les choses. Savoir si je devais vraiment continuer la pilule ou s’il y avait d’autres alternatives. Savoir si je devais vraiment me faire opérer même si je risquais de souffrir encore plus après. Toutes ces questions en suspend dans ma tête.

Ça s’est tout de suite mieux passé. Elle était bienveillante et sans jugement. J’ai dit directement que j’étais vegan. Elle a sourit et m’a dit : « Mon fils aussi est vegan alors je connais bien ça. » J’ai répondu « Tant mieux », un brin soulagée.
On a ensuite passé en revue mon historique familiale, ma situation actuelle. Elle ne m’a pas posé de questions intrusives.
Ensuite elle a regardé les résultats d’examen et quelqu’un m’a enfin expliqué mon IRM.

Elle n’a pas voulu savoir ce que m’avait dit le précédent gynéco avant de me donner son diagnostique à elle.

Dans les grandes lignes ce fut le même mais présenté tellement différemment !

Donc oui je dois continuer la pilule même si ça ne me réussit pas. Elle m’en a donné une sans fluctuation de dosage (contrairement au gynéco précédent). Elle m’a dit : Pas de stérilet.

Et oui je dois me faire opérer pour « nettoyer » sinon mes autres organes risquent effectivement d’être touchés.

Je dois repasser un IRM en Mai pour voir l’évolution et prévoir une opération dans les mois qui suivent. Tout en sachant que tout risque d’être pire après l’opération, surtout que je n’ai pas mal et que je ne veux pas d’enfant… Alors est-ce vraiment ma seule alternative ? Est-ce le meilleur choix ? Est-ce que je ne peux pas rester avec cette pilule en continu malgré les désagréments ? Je n’en ai aucune idée.

Pas de happy ending dans cet article, ni même de ending tout court.

Juste un moment de vie, une maladie qui vient d’arriver dans ma vie et que je voulais partager avec vous.

Si vous aussi vous souffrez de cette maladie, je serais ravie d’échanger ici ou en privé pour avoir vos conseils ou vos ressentis.

Pour tous les curieux, vous devez vous demander à quoi ressemble concrètement une journée dans la vie d’un vegan, qu’est-ce qu’on mange exactement, en quelle quantité, est-ce qu’on compte nos calories, nos apports etc ?

Je vais essayer de répondre à toutes ces questions dans cet article.

À quoi doit ressembler l’assiette d’un vegan ?

Vaste question. Il est impossible de rassembler tous les nutriments et toutes les vitamines qui existent au monde chaque jour dans toutes nos assiettes. Ni les vegans, ni les végétariens, ni les omnivores ne peuvent se prévaloir d’une telle capacité.

Alors, le mieux que l’on puisse faire c’est de se rapprocher des recommandations des spécialistes de l’alimentation végétale, comme par exemple sur le site Vegan Pratique de L214 ou encore sur le site de l’Association végétarienne de France.

Faut-il prendre des compléments ?

Le seul complément que je recommande est la B12, avec des comprimés pour végétaliens. J’ai tenté plusieurs marques surtout au départ quand je n’y connaissais pas grand chose mais maintenant je suis fixée sur la marque Solgar qui est 100% vegan. Et récemment j’ai opté pour une version en comprimé à croquer au goût cerise.

Si vous vous posez des questions sur la prise de la B12, je vous invite à lire ici mon article sur 5 fausses croyances sur l’alimentation végétale afin d’en savoir plus.

Après, tout ce qui est poudre magique de protéines, super-aliments hors de prix, etc…, sincèrement, passez votre chemin. J’en ai testé quelques uns mais je ne suis vraiment pas fan, c’est clairement du pur produit marketing, et si vous mangez correctement et que vous n’êtes pas en grave carences, ça ne sert à rien !

Vous avez tout ce dont vous aurez besoin dans les « vrais » aliments.

Est-ce que les quantités sont différentes ?

Oui ! Au début quand on devient vegan, on a tendance à vouloir manger les mêmes quantités qu’avant mais sans la viande, sans le fromage, sans les œufs. Et du coup, ben.. on a faim c’est inévitable.

Si votre sachet de riz ou de pâtes préconise 50 ou 100 g, vous, en réalité, vous avez besoin de 150 ou 200g voire plus selon votre activité.

Pourquoi ? Tout simplement à cause de la densité caloriques des aliments. L’alimentation carnée est plus dense et plus concentrée en calorie, et bien évidemment plus grasse. L’alimentation végétale quant à elle a plus de fibres, donc elle se digère plus vite.

Une assiette vegan va être en volume plus grosse mais beaucoup moins calorique. C’est pourquoi vous allez manger de plus grandes assiettes et que les gens risquent de vous regarder de travers en mode « Mais elle est pas bien de manger tout ça ! ». Et bien si, il faut écouter son corps et ne pas s’angoisser de la taille d’une assiette.

Faut-il compter ses calories ?

J’aurais tendance à vous dire non. Personnellement je n’ai jamais compté les calories de ma vie et ces sites où tu rentres ce que tu manges et qui te donnent plein de chiffres, ça me fait flipper car j’imagine très bien comment ça peut faire vriller quelqu’un qui a un problème de TCA (Troubles du Comportement Alimentaire).

Mais, quand on débute dans une nouvelle alimentation, on peut avoir du mal à se rendre compte du nombres de calories qu’on ingurgite (que ce soit dans un sens comme dans un autre). On peut donc avoir au départ besoin de vérifier quelques fois si les aliments qu’on a mangé aujourd’hui nous ont donné assez ou trop de calories. Alors à vous de voir, mais attention que ça ne tourne pas à l’obsession. Il faut écouter son corps avant tout !

Une journée dans mon assiette vegan

Le petit-déjeuner vegan

Alors pour tout vous dire, je mange rarement le matin, ça dépend à quelle heure je dois partir. Si c’est trop tôt, je n’y arrive pas. Je démarre la journée par un grand verre d’eau ou un jus de citron ou d’orange maison, puis je me prépare un petit truc à emporter que je mangerai dans la matinée quand je suis plus au calme.

Mais en ce moment, je me suis prise de passion pour les yaourts végétaux. Je n’ai jamais aimé les yaourts au « lait » et j’en mangeais seulement par obligation quand je pensais que ça serait bon pour ma santé… Et je les prenais light … pour ma ligne. Qu’est-ce qu’on peut faire comme connerie hein :)

Bref, en version vegan, j’avais testé 2-3 fois des yaourts au soja ou au chanvre mais sans grande conviction. Et là, nouveauté dans mon petit magasin bio, je suis tombée amoureuse d’un yaourt coco. Vous retrouvez plusieurs recettes ici dans mon meal plan de 7 jours. C’est mon petit-déjeuner du moment quand j’ai un peu plus de temps devant moi le matin mais que je ne veux pas non plus passer trop longtemps à le préparer.

Je ne fais de « vrais » petits-déjeuners que le week-end, et la plupart du temps ce sont des brunchs : brunch sucré avec des pancakes ou alors brunch salé avec une brouillade de tofu, de l’avocat. Ou alors comme celui que je vous présente ici, un brunch sucré/salé.

journée dans mon assiette vegan

 

Ingrédients

Préparation

  1. Découpez l’avocat et faites des tranches
  2. Réchauffer votre petit pain au four quelques minutes
  3. Épluchez l’orange et coupez des quartiers
  4. Déposez les tranches d’avocat dans le petit pain, assaisonnez (gomasio, sel, 5 baies au choix)
  5. Déposez les autres ingrédients dans l’assiette
  6. Servez avec une boisson chaude

 

Le déjeuner vegan

En général, je le prépare la veille, soit avec des restes du plat du soir, soit une nouvelle recette en parallèle et je l’apporte pour le midi au travail.

Et je suis assez fan du format « buddha bowl » qui permet d’associer plusieurs légumes et céréales chauds ou froids.

Mon autre grande passion du moment, ce sont les Wraps ! C’est super facile à préparer, on peut pré-découper tous les ingrédients, les mettre dans une petite tupperware et confectionner sa wrap au dernier moment pour éviter qu’elle soit humide.

Vous pourrez retrouver 7 autres recettes pour le midi ici dans mon dernier ebook Pure Vegan.

Je vous propose ici une recette de wraps de crudités et de tofu sauté aux sésames, à manger chaud de préférence.

journée dans mon assiette vegan

Ingrédients

  • 1 grande wrap de blé ou de maïs (maison ou du bio du commerce)
  • 100 g de tofu ferme nature
  • 200 g de crudités au choix selon la saison (carotte, concombre, poivron, tomate, avocat, maïs …)
  • 2 c. à soupe de sauce au choix (ici sauce coriandre-citronnelle)
  • 1 c. à café de sauce soja
  • 1 pincée de graines de sésame
  • 1 pincée de gingembre en poudre
  • Huile d’olive

Préparation

  1. Coupez les crudités en bâtonnets
  2. Découpez le tofu en 6 petits rectangles
  3. Dans une poêle, faites les revenir dans un peu d’huile puis lorsque ça commence à griller, ajoutez la sauce soja, le gingembre en poudre et les graines de sésames. Laissez dorer encore quelques minutes à feu doux.
  4. Pendant ce temps, réchauffez votre wrap au four ou à la poêle
  5. Déposez la sauce dans la wrap, ajoutez les crudités puis les morceaux de tofu
  6. Roulez et dégustez immédiatement

Astuce : Si vous voulez un repas plus consistant, vous pouvez ajouter du riz à votre wrap en mode burritos ;-)

 

Le dîner vegan

Les jours commencent enfin à rallonger, les nouveaux fruits et légumes arrivent sur le marché et se mêlent aux légumes d’hiver toujours présents.

Le soir j’ai encore envie d’un plat chaud et consistant surtout que la météo fait vraiment des siennes cette année ! On n’arrive pas à passer au Printemps.

J’aime bien manger un plat simple de pâtes le soir, c’est souvent rapide à faire et on peut l’agrémenter de légumes ou autre accompagnement ! Mais ce qui change tout, c’est la sauce !

Ici je vous présente un plat de tagliatelles aux saveurs indiennes, sauce curry qui déchire !

journée dans mon assiette vegan

Ingrédients

  • 100 ou 150 g de tagliatelles avec ou sans gluten (selon votre appétit)
  • 100 g de butternut
  • 5 gros champignons
  • Persil ou coriandre fraisPour la sauce curry:
  • 10 cl de crème végétale (soja, amande, cajou)
  • 1 c. à café de curry madras
  • 1 pincée de piment
  • 1 pincée d’ail en poudre
  • 1 pincée de curcuma
  • Sel et poivre
  • Huile

Préparation

  1. Coupez la butternut en cubes et émincez les champignons
  2. Dans une poêle, faites revenir la butternut dans un peu d’huile et laissez cuire pendant une dizaine de minutes. Puis lorsque ça commence à griller, ajouter les champignons émincés
  3. Laissez cuire à couvert pendant 20 minutes environ jusqu’à ce que les légumes soient fondants
  4. Pendant ce temps, cuisez vos pâtes la durée indiquée sur l’emballage puis égouttez-les
  5. Dans une petite casserole, mettez tous les ingrédients pour la sauce curry, mélangez et faites chauffer quelques minutes à feu doux
  6. Servez les tagliatelles, déposez la sauce chaude et les légumes fondants
  7. Ajoutez des herbes fraiches ciselées sur le dessus et assaisonnez si besoin

 

Voici une journée dans mon assiette vegan. Est-ce que vos journées ressemblent à la mienne ?

Si vous voulez d’autres idées de recettes, je vous propose de découvrir mon nouvel ebook avec 7 jours de meal plan + 26 recettes ici.

 

 

Vous n’avez pas pu passer à côté de l’article surréaliste publié par Libération en début de semaine « Pourquoi les vegans ont tout faux ? ». On aurait pu croire à un poisson d’avril un peu en avance, un hoax ou une tentative de bad buzz pour faire la promo de leurs livres…

On se serait cru dans un épisode à la croisée des mondes entre The Walking dead et Black Mirror où les vegans sont responsables de la mort de l’humanité toute entière, de l’agriculture, des animaux domestiques et des vaches qu’on aura remplacé par des robots brouteurs (non non ce n’est pas une blague).

Au début, on se dit que c’est encore un article à la con, qu’il faut ignorer comme tous les autres qui ont pour seul but de descendre les vegans avec des arguments plus ou moins bancals. Mais en le lisant, on comprend pourquoi non, en fait il ne faut pas ignorer, il faut vraiment y répondre.

Alors je ne vais pas rédiger ici une réponse argumentée et factuelle répondant à chacun de leurs arguments apocalyptiques car l’article de Mr Mondialisation l’a extrêmement bien fait. Vous pouvez le lire ici.

Mais je n’ai jamais reçu autant de messages choqués et de gens qui me demandaient si je l’avais lu et ce que j’en pensais.

Arrêtez de prendre les gens pour des cons

J’ai donc décidé de vous parler plutôt de pourquoi cet article a autant fait réagir dans le cercle vegan et même plus loin.

La réponse est très simple : parce qu’on en a tous marre d’être pris pour des cons.

Et cet article de sa première à sa dernière ligne prend clairement tout le monde pour des cons : les vegans en première ligne, les végétariens, les paysans, les SDF, les animaux en victimes collatérales… mais surtout vous, qui n’êtes dans aucune de ses petites cases et à qui on tente de faire gober des arguments hallucinants dans le seul but de faire peur.

Alors non, la peur n’est pas le seul but. Il y a un second but un peu plus insidieux : donner bonne conscience à ses auteurs qui n’ont clairement aucune envie de changer ne serait-ce qu’une once de leur existence. Et en faisant cela, ils espèrent trouver un écho envers ceux qui pensent la même chose.

Parce qu’au final on en revient toujours à ça.

Pourquoi les anti-vegans sont-ils si virulents ?

Parce qu’on leur renvoie cette image d’eux qu’ils ne supportent pas, celles de personnes qui font souffrir pour un plaisir gustatif de quelques instants et non pour un besoin vital.

C’est vrai, ce n’est agréable pour personne. Personne n’a envie de mal faire ou d’être jugé.

Alors au moins avec cet article on est cool raoul. Les vegans sont la source de l’industrialisation massive et de la disparition de l’agriculture traditionnelle et des sols viables donc c’est bon les gars, bouffez du steak tous les midis, on s’en fout les vegans ont déjà détruit la planète.

Bon ok fallait oser cet argument, mais bon à la limite plus c’est gros plus ça passe.

Un peu comme le fait de dire que les animaux adorent « travailler » avec l’homme.

Oui je sens bien que la vache laitière adore être inséminée artificiellement plusieurs fois par an, privée de son veau à la naissance, traite jusqu’au sang et au pus par des machines dans un enclos minuscule puis finalement amenée à l’abattoir quand elle n’est plus assez rentable pour finir en steak bon marché.

On ressent bien ici « l’existence intelligente, intéressante et digne » que les auteurs mettent en exergue dans leur article non ?

La malhonnêteté intellectuelle de ce type d’article

Et le danger c’est qu’une partie des gens vont vraiment prendre ça pour acquis. Ils vont se dire que de grands chercheurs et écrivains ont fait des recherches approfondies et qu’au fond ils doivent avoir raison (j’en profite pour rappeler que leur article n’est ni chiffré ni sourcé). D’autres vont se dire que les points soulevés sont légitimes et ça va les renforcer dans leur statu quo et les pousser à ne changer absolument rien de leur consommation actuelle.

C’est cette malhonnêteté intellectuelle dont ils ont fait preuve dans cet article qui est vraiment problématique. Tout est noir dans ce portrait au vitriol des vegans, pas une once de nuance, on ne nous accorde même pas le bénéfice du doute.

Non, les vegans ont TOUT FAUX de A à Z. Belle prouesse quand même.

Aucun mot sur les bienfaits d’une alimentation vivante et végétale, seulement une ironie sur le fait que les vegans ne mangent que des faux produits industriels créés par les méchants américains et ont besoin de vitamine B12 pour survivre.

Les études de plus en plus nombreuses qui osent enfin mettre en lumière les dangers de la viande et des produits carnés sont balayées d’un revers de main à coup du célèbre « C’est pas chez nous c’est chez les méchants Ricains« (again).

Pas un mot sur le réchauffement climatique et les recommandations concernant la diminution de la viande.

Rien sur toute la branche décroissante, zéro déchet, locavore, adepte du bio qui représente quand même une très grande part du mouvement vegan.

Non, les vegans sont justes des petits cons qui se prennent pour des rebelles mais qui en fait n’ont rien compris.

Bah non, on est tellement cons qu’on a pas compris qu’en renonçant aux produits animaux et à leur exploitation on détruisait la planète !

Heureusement que Libé est là pour nous ouvrir les yeux ! Hop demain je file à McDo m’enfiler un gros Big Mac pour sauver la France de l’apocalypse.

Ah non pardon, McDo c’est un peu trop pro-americain !

Bon ok je file chez le boucher bio et éthique bien français du coin qui nous garantie que l’éleveur (toujours bien français) a accompagné sa brave bête (française, sans antibio, sans OGM, label rouge, bio et sans gluten) jusqu’au bout après une belle vie passée à brouter des marguerites en plein-air.

Ah non pardon, la mode du régime alimentaire du « sans » est réservée aux vegans, va falloir trouver autre chose pour vendre vos produits carnées les gars !

Pourquoi faut-il changer ?

C’est marrant, je rédige cet article sur la route en faisant les 700 kms entre Nice et Clermont-Fd et je ne les vois pas ces millions de vaches heureuses à brouter dans les pâturages.

À part 2 troupeaux de moutons, 3 petits troupeaux de vaches et quelques chevaux et ânes je n’ai pas vu cette agriculture traditionnelle que nous, méchant vegan nous évertuons à détruire un peu plus chaque jour. Est-ce déjà trop tard ?

Où sont tous ces animaux élevés en plein air, nourris à la bonne herbe que tout le monde achète pour se donner bonne conscience ?

Vous savez qui je ne vois pas non plus ? Les milliers de cochons qui sont abattus chaque jour et dont 96% sont issus de l’élevage intensif.

Mais je termine quand même cet article sur une note d’espoir.

L’espoir qu’un maximum de personne se soit rendu compte de l’absurdité des propos tenus par ces soit-disant intellectuels, qu’un maximum de personnes ait été choqué autant que moi et ait envie d’en savoir plus sur le mouvement vegan.

Cet article montre également la faiblesse des arguments contre le véganisme et le manque de fondement de ceux-ci. Peut-être que beaucoup de personnes non-vegan ont été frappé, déconcerté, décontenancé par ces propos.

Et surtout qu’on cesse de déresponsabiliser les gens avec de faux arguments dans le seul but de continuer notre petit train de vie à l’occidental où on se fait plaisir coûte que coûte, peu importe le prix pour la planète, les animaux ou notre corps.

Il est temps d’arrêter de se trouver des excuses pour ne rien changer.

 

 

Autres sources :

La réponse humoristique d’Insolente Veggie

La réponse en vidéo de la Youtubeuse Antastesia

La réponse de Mr Mondialisation (déjà citée en début d’article)

 

Aujourd’hui je voulais vous parler de 5 fausses croyances que j’entends souvent et qui sont utilisées comme argument (ou excuses…) pour ne pas passer à une alimentation végétale. On est tous passé par là, moi aussi j’y ai cru à ces fausses informations, mais j’ai lu et regardé plusieurs sources différentes et j’ai aussi 3 ans d’expérience d’alimentation vegan.

Je voulais donc les adresser et vous expliquer pourquoi et comment ces problèmes peuvent être résolus et surtout que ces raisons ne doivent pas être un frein pour passer à une alimentation végétale.

 

Je ne vais plus pouvoir manger ce que j’aime.

J’ai pensé exactement la même chose au début quand j’ai commencé à végétaliser mon alimentation, et même si ce n’était pas un obstacle pour moi, je peux vous garantir 3 ans plus tard que c’est un mythe.

Il est possible de végétaliser absolument tous les plats. Si vous faites une recherche sur Google de votre plat préféré, je suis sûre à 99% que vous pourrez en trouver une version végétale.

Alors bien sûr, votre « viande végétale » n’aura pas le goût de sang (quoi que je suis sûre qu’ils vont y arriver bientôt) mais pour tout le reste, les saveurs seront au rendez-vous.

Même les fromages végétaux sont devenus bluffants, et vous pouvez retrouver de nombreuses saveurs de base comme la mozzarella, le bleu, le camembert …

Et de toute manière vous n’allez pas végétaliser tous les plats de la terre, soyons réaliste, chacun d’entre nous, on tourne en gros autour de 15-20 plats qu’on mange dans le mois comme je vous explique ici dans mon Meal Plan de 7 jours. Et pour les grandes occasions on tente des plats un peu plus challenging.

Mais clairement que ce soit l’alimentation omnivore ou végétalienne, vous n’allez pas faire 356 plats différents dans l’année. Une fois que vous avez trouvé ce que vous aimez, vous vous y tiendrez.

Par exemple, j’ai réussi à végétaliser mes plats préférés comme le gratin dauphinois, la tartiflette, la pizza chorizo, le burger de seitan et même le saumon !

blini saumon fumé vegan

J’ai mes petits desserts chouchou, alors qu’avant je n’étais pas du tout dessert. Mais en version vegan j’adore ! Comme par exemple le gâteau au chocolat, la tarte au citron et la mousse au chocolat à l’aquafaba. Et des fois je tente d’autres desserts plus compliqués mais ça s’arrête là.

Donc si vous avez peur de ne plus pouvoir manger comme avant, je vous conseille de faire une petite liste de vos plats préférés, de chercher les recettes sur internet ou dans les livres de cuisine et de les tester. Ça devrait vous aider à faire tomber cette première barrière.

J’ai peur du regard des autres et de ne plus être accepté

Alors je ne vais pas vous mentir, oui certains vont vous juger et surtout juger l’image que vous leur renverrez d’eux. Avec d’autres ça se passera très bien et vous allez éveiller leur curiosité !

Deux options :

Soit ça vous est égal et vous foncez, vous êtes sûr de vos choix et vous assumez. Ça voudra peut être dire des prises de tête, des conflits, des débats. Personnellement je déteste les conflits et les discussions mais ça ne m’a pas empêché de dire haut et fort que j’étais vegan et d’expliquer mes choix. 3 ans plus tard, il n’y a quasiment plus aucune discussion sur le sujet et au contraire, ma famille m’envoie une photo quand ils font un plat vegan :)

Soit vous ne voulez pas le dire, ça sera votre petit secret et vous faites bien ce que vous voulez chez vous. Le plus délicat à cacher sera lorsque vous êtes invité ou que vous avez un repas imposé au restaurant avec des gens à qui vous ne voulez pas le dire. Dans ce cas, beaucoup de flexitariens acceptent de faire une exception pour ne pas avoir à s’expliquer. Vous pouvez faire cela pendant un temps, le temps d’être plus sûr de vous et de vos convictions. D’autres feront cela toute leur vie.

fausses croyances sur l'alimentation végétale

L’important est d’être en accord avec vous-même et votre personnalité. Au début on n’est pas à l’aise mais une fois qu’on commence à être de plus en plus dans l’alimentation végétale, c’est difficile de faire des compromis et de revenir en arrière.

Comment être sûr que je mange équilibré ?

L’une des autres angoisses les plus présentes lorsqu’on végétalise son alimentation est de savoir si on va bien faire, si on va manger les bonnes doses, les bons aliments et n’avoir aucune carence.

Déjà je vous rassure, le fait que vous vous posiez la question et que vous vous inquiétiez est déjà une très bonne chose, ça veut dire que vous allez tout faire pour que ça n’arrive pas.

Vous pensez vraiment que celui qui mange que des frites et des burgers n’est pas en carence ? Je pensais que c’était un mythe mais il m’est arrivé de rencontrer des personnes qui se nourrissaient exclusivement de burgers, de frites-mayo-ketchup et de pizzas surgelées, sans aucun légume car ils n’aimaient pas ça. Ils retiraient même la tomate et la salade des burgers ! Je n’imagine même pas l’état de leurs artères à 30 ans….

Les végétaux possèdent tous les nutriments, vitamines et acides aminés dont votre corps à besoin (à l’exception de la B12 comme nous allons voir juste après).

Si vous mangez suffisamment de chaque groupe d’aliments : légumes, fruits, céréales, légumineuses et un peu de matières grasses/oléagineux, alors vous n’avez aucune raison d’être carencé. Pour vous aider, retrouvez ici 1 semaine de meal plan vegan.

En cas de doute, vous pouvez faire des examens sanguins et ajuster votre alimentation en fonction des résultats. Par exemple, si vous manquez un peu de fer, mangez des végétaux riches en fer (voir tableau ci-dessous) et couplez les avec de la vitamine C pour qu’il s’absorbe plus facilement.

Pourquoi la prise de B12 ne doit pas être un argument contre le véganisme ?

J’entends souvent des gens me dire qu’ils ne souhaitent pas devenir vegan car ils ne veulent pas se supplémenter et prendre des « pilules » pour pallier à la carence de vitamine B12.

Je peux comprendre cet argument, surtout que dans l’alimentation végétale et vivante, nous avons plutôt tendance à prôner le tout naturel et à ne pas favoriser la prise de pilule, de médicaments ou de poudre complémentaire.

Mais cet argument est malheureusement complétement erroné pour une simple et bonne raison : vous prenez déjà des médicaments à votre insu.

Je m’explique.

Revenons sur l’histoire de la vitamine B12.

À la base, la B12 se trouve dans les sols, les animaux la mangent et fabriquent de la B12 comme ça. Puis si vous mangez la vache, elle vous donnera cette vitamine.

Jusque là ça se tient.

Le soucis, c’est que vous vous rendez bien compte qu’aujourd’hui les vaches qui broutent en plein champ, de l’herbe de bonne qualité se comptent sur les doigts du main …

Vous savez bien qu’elles sont, pour la quasi majorité, parquées dans des fermes sans jamais voir le jour et qu’elles sont nourris à base de soja OGM venu de grands fournisseurs dont on n’a plus besoin de citer le nom. Et en plus, les sols sont morts à cause de tous les pesticides répandus au fil des années.

Alors comment font-elles pour fabriquer leur B12 ?

La réponse est simple.

Elles n’en fabriquent plus.

Alors pourquoi on me fait croire que la viande va m’apporter ma B12 ?

Parce que les vaches (comme les vegans) sont supplémentées en B12. Sauf que là, contrairement à nous, vous ne savez même pas d’où vient leur B12, ni comment elle est ingérée. Et ne croyez pas que les vaches sont supplémentées en B12 pour nos beaux yeux, c’est seulement pour qu’elles donnent un meilleur rendement.

Alors, sincèrement, vous ne préférez pas prendre de B12 d’une marque végétalienne que vous pouvez contrôler ?

Pour moi le choix est vite fait.

Pour plus d’informations sur la Vitamine B12 sur le site Vegan Pratique.

Mais le soja c’est mauvais pour la santé et pour la planète non ?

Avant même que je sois vegan, j’entendais cet argument contre le soja, le tofu ou dérivés et ses soi-disant effets néfastes sur notre corps. Je ne sais pas exactement d’où ça vient (même si j’ai ma petite idée) mais c’est une espèce de suspicion latente que l’on fait peser sur le soja. Certains vegan même la propagent, étant persuadés que pour des problèmes d’hormones ou autre, il ne faut pas manger de tofu.

Il y a quelques semaines, cerise sur le gâteau, France 5 a diffusé un documentaire sur les dangers sur soja… Alors là, tout le monde s’en est donné à cœur joie.

soja

Je ne vais pas répondre à tous les mensonges de ce documentaire, je vais simplement vous partager le Fact Checking fait par l’Association végétarienne de France. Et vous rappeler une évidence : choisissez plutôt de croire ceux qui n’ont rien à vendre que ceux qui se font du fric sur des business concurrents et qui ont tout à gagner à détruire l’image du tofu et du soja, ainsi que de l’alimentation végétale en général.

Clique ici pour lire l’article sur le soja

En conclusion, si vous mangez du soja bio et français, vous n’avez aucune crainte à avoir.

Si vous avez d’autres questions qui vous freinent pour changer d’alimentation, n’hésitez pas à les poster en commentaire et je ferais de mon mieux pour y répondre.

 

Oui ceci est une prédiction. Cette année, c’est l’année où vous allez dire NON au foie gras ! En lisant cet article vous allez comprendre pourquoi vous mangez du foie gras, pourquoi vous allez arrêter et comment vous allez le remplacer. Et cela ne va vous prendre qu’une petite dizaine de minutes. On parie ?

Lorsque l’on arrive à la période des fêtes de fin d’année, bien souvent, le foie gras se retrouve sur presque toutes les tables. Alors où trouver des alternatives végétales ou comment cuisiner soi-même son foie gras vegan et arriver fièrement avec notre petit pot de faux gras à la fois éthique et respectueux de la vie animale lors des dîners ?

Dans cet article je vais partager avec vous 5 recettes de faux gras vegan fait maison et 3 alternatives végétales au foie gras que vous pourrez trouver dans le commerce ou à commander directement sur internet.

Mais avant de nous intéresser aux recettes, je voulais revenir sur tout l’imagerie créée autour du foie gras et pourquoi il est si difficile pour beaucoup de monde d’y renoncer tout en sachant que c’est une très grande cause de souffrance pour les animaux.

Pourquoi mangeons-nous du Foie Gras ?

Dans notre tradition française, le foie gras a été déclaré comme l’entrée incontournable des fêtes de fin d’année. Celle qui montre qu’on est riche, qu’on a les moyens d’acheter autre chose que du pâté bas de gamme …

Il y a tout un art autour du foie gras, comment le présenter, comment le couper, comment l’étaler (nooooonn surtout pas, sacrilège !!), comment l’accommoder, avec quel vin le boire (Team Sauternes ou Team Monbazillac ?) … C’est presque un aliment sacré, porté sur un piédestal.

Aujourd’hui c’est devenu beaucoup moins cher, il y a pour tous les prix et toutes les familles veulent avoir leur petit morceau de foie gras pour Noël, tout en sachant à quel point c’est horrible pour les animaux et mauvais pour la santé en général.

Reconnaissons le génie des marketeurs du foie gras qui ont réussi à faire passer un foie malade et surdimensionné, issu de mois de gavage extrêmement douloureux pour l’animal en un produit de luxe et de magie.

foie gras vegan
(source de l’image L214 & GAIA)

Nous avons tous grandi avec cet imaginaire en tête, que ce soit dans les pubs à la télévision où le foie gras est présenté comme de l’or ou des pierres précieuses, servi avec du champagne hors de prix à une tablée digne d’un épisode de The Crown.

Ou alors parce que depuis notre enfance, on entend nos parents et grands-parents faire des économies pour pouvoir acheter le foie gras de Noël et comme ça coûte très cher, on se doit de trouver ça bon quand on le mange et d’en savourer chaque bouchée.

Franchement qui a envie de se questionner sur la souffrance des oies de gavage en mangeant sa tranche de foie gras à 30€ sur son pain de mie ?

Objectivement personne et c’est normal.

C’est humain.

Nous n’avons aucune envie d’être en conflit interne permanent.

Voilà pourquoi il est si difficile d’écouter la petite voix au fond de notre tête qui sait et qui nous dit à quel point c’est injuste de se délecter d’un aliment si cruel.

foie gras vegan

Alors que faire ? Éveiller les consciences, une à une, petit à petit. Regarder des vidéos, regarder la réalité de l’élevage et du gavage en face pour ne plus pouvoir faire taire cette petite voix.

Aujourd’hui encore une de mes amies a reçu une photo et un message lui disant « Regarde ce que j’ai eu comme cadeau (un panier composé avec du foie gras et du vin), on va déguster ça ensemble. »

Mon amie n’est pas vegan mais elle est sensibilisée à la souffrance animale et ne mange pas de foie gras. Je lui ai donc conseillé de lui répondre en expliquant pourquoi elle ne voudra pas en manger et en parlant de la souffrance des canards et des oies.

Ce n’est que comme ça qu’on va pouvoir casser cette image de luxe et de magie que les gens ont sur cet aliment.

Est-ce que ça marchera du premier coup ? Probablement pas, mais cette personne, quand elle mangera sa boite de foie gras seule, elle repensera à coup sûr à cette information sur la souffrance animale.

À chacun de nous de semer des petites graines un peu partout, d’informer les gens mais également de leur proposer des alternatives végétales et sans souffrance pour qu’ils ne se sentent pas frustrés ou en manque s’ils décident de renoncer au « vrai foie gras ».

Mais voyons le côté positif, selon un dernier sondage réalisé par L214, près de 6 français sur 10 sont favorables à l’interdiction du gavage.

Il reste donc à parier que ces mentalités vont continuer à évoluer et que de plus en plus de personnes chaque année vont chercher des alternatives végétales au foie gras.

Dans cet article je vais vous proposer des alternatives végétales, soit à faire vous-même soit du Foie Gras vegan à acheter en magasin avec de plus en plus de choix. Ces alternatives pourront égayer vos assiettes en cette fin d’année ! Ne pas vous sentir à part ou rejeté, pouvoir faire découvrir votre version « sans cruauté » qui en séduira certains j’en suis sûre.

Quelles alternatives végétales au Foie Gras ?

 

Mes recettes de Foie Gras Vegan

 

  • Terrine Végétale Festive façon Foie-Gras

terrine végétale festive

Un peu de tofu, des marrons, des champignons sont les principaux ingrédients de cette terrine festive ! Et en bonus un chutney poire et butternut.

  • To-Foie Gras maison

foie-gras-vegan

Ma première recette de To-FoieGras que vous pouvez retrouver dans mon Menu de Noël.

Recettes de Foie Gras Vegan d’autres blogueuses

  • Terrine végétale aux champignons et tofu fumé

Recette féérique de La Gourmandise selon Angie réalisée à base de tofu fumé et de champignons. Texture bluffante et goût fumé pour cette variante originale ! Découvrez la recette sur son blog.

  • La mousse de Foie Gras 

Recette en vidéo de la Mousse de Foie Gras avec Georgia Horackova et de Végalicious. Très simple à faire, elle fera son petit effet sur des canapés, dressée avec une poche à douille pour lui donner un aspect classe ! Retrouvez également la recette sur le blog de Georgia.

  • Le Fois gras vegan sans tofu

Une alternative très intéressante car elle est à base de pois chiche. Ce foie gras vegan ne contient pas de soja (sauf dans la crème mais vous pouvez en choisir une autre) et elle est également sans gluten. Le visuel est absolument bluffant !

Ce Faux-gras sans tofu est tiré du très joli site « Sans Foie ni Loie ». Cliquez ici pour le découvrir.

Foie Gras Vegan à acheter en magasin

  • Le Faux-Gras de Gaia

faux gras gaïa

Très bonne alternative toute prête de la marque Gaïa. Vous pouvez trouver cette terrine en magasin bio ou sur les magasins de vente en ligne vegan. La texture est assez bluffante et le goût est bon, par contre on sent assez le goût de cannelle.

 

  • Le Délice Végétal de la Petite Frawmagerie

délice végétale Délicieuse alternative végétale au Foie Gras vegan et sans gluten, fait à base de noix de cajou, de champignons, de châtaigne et de beurre de cacao. Vous pouvez le trouver dans certains magasins bio ou directement en ligne sur le site de la Petite Frawmagerie.

 

  • Le Joie Gras de Jay & Joy

Joie Gras vegan

Ce Joie Gras est lui aussi à base de noix de cajou, d’huile de coco et de levure malté . Vous pouvez le servir tel quel sur une tranche de pain ou l’accompagner de chutney, confit d’oignons ou de fruits comme les figues. Il est en vente en magasin bio ou en boutique Jay & Joy.

 

Voici un petit tour d’horizon des alternatives végétales qui s’offrent à nous aujourd’hui, si vous en connaissez d’autres n’hésitez pas à les partager en commentaire.

N’hésitez pas non plus à partager cet article sur les réseaux sociaux s’il vous a plu afin de faire découvrir ces foie gras vegan au plus grand nombre et changer petit à petit les mentalités vers un monde plus juste.