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Les fêtes de fin d’année sont clairement une période de surabondance : surabondance de cadeaux, surabondance de décorations, surabondance de nourriture et donc inévitablement surabondance de stress. Alors comment faire pour passer des fêtes de Noël vegan où on allie à la fois notre éthique du reste de l’année tout en restant zen ? Voici quelques conseils pour végétaliens en détresse !

C’est votre premier Noël vegan ?

Un Noël, on ne sait jamais comment ça va se passer. Mais encore moins quand on est vegan.

L’année dernière c’était notre premier Noël vegan et j’étais très stressée. Je m’attendais tellement au pire que finalement cette première expérience a été plutôt positive. Nous avons eu plusieurs repas de Noël avec différentes personnes de nos familles et à chaque fois le repas a été différent.

Pour certains repas, Edelweiss a pu prendre les rênes de la cuisine et donc faire découvrir son premier menu de Noël vegan à toute la famille, c’était vraiment une chance.

Noël vegan

Pour d’autres repas, la famille n’a pas voulu d’un Noël vegan mais nous avons apporté plein d’apéro à partager avec tout le monde puis nos propres plats, faits à l’avance pour le reste du repas.

Cette année on déborde de nouvelles idées, de plats à leur faire découvrir et goûter ! Nous partagerons avec vous très vite nos recettes pour ce deuxième Noël vegan.
Découvrez tout d’abord l’entrée : Terrine végétale festive et son chutney et le dessert : Bûche raw chocolat-orange.

Mais avant de partir en cuisine, j’avais envie de vous parler un peu de mes astuces pour passer des fêtes de fin d’année zen et éthique.

Accordez-vous des moments de relaxation

Pour de nombreuses personnes, les fêtes de fin d’année sont facteur de stress. Il faut organiser les repas, acheter les cadeaux, courir dans tous les sens pour finaliser les derniers détails, il faut s’adapter aux goûts de chacun, il faut peut-être voir des membres de votre famille avec qui vous ne vous entendez pas très bien.

Bref, de nombreuses actions que nous ne faisons pas le reste de l’année et qui peuvent effectivement nous mettre dans un état anxieux.

En étant végéta*ien, ce stress et cette angoisse peuvent être décuplés car nous ne savons pas si la famille va être tolérante ou faire des remarques blessantes, va nous préparer quelque chose à manger, va respecter nos convictions.

On sait aussi qu’il y a de grandes chances que nous nous retrouvions nez à nez avec un foie gras, une dinde, un énorme plateau de fromages et que ça nous rejette à la figure toute la souffrance contre laquelle nous luttons dans notre vie quotidienne. Si on peut l’éviter le reste de l’année, à Noël, on ne peut pas fuir.

Pour se préparer à cela, je vous donne quelques petits conseils que je m’applique également.

  • Faites quelques exercices de yoga ou de méditation pendant le mois de décembre. Tout le stress que nous ressentons va s’accumuler dans le corps. Avec quelques exercices simples, 5 minutes par jour, vous vous détendrez et vous vous recentrerez sur l’essentiel. Apprenez un exercice de respiration pour vous relaxer que vous pourrez réutiliser en cas de situation inconfortable par exemple.
  • Préparez à l’avance quelques répliques argumentées mais polies aux remarques que vous pourriez avoir concernant votre véganisme. Souvent on est pris de court et on ne sait pas comment répondre, on se sent injustement attaqué et notre émotion prend le dessus. Avec quelques phrases déjà prêtes, mettez fin à la conversation intelligemment et élégamment. Cette année je suis tombée sur un article de Natasha d’Echos Verts à ce sujet qui conseille un livre pour répondre aux différentes questions que l’on peut nous poser : “Le Petit traité du véganisme.” Ou optez pour l’humour et dégainez les dessins d’Insolente Veggie ;-)
  • Ne vous laissez pas atteindre, vous savez qui vous êtes et pourquoi vous avez choisi d’être végétalien. Dites vous que si l’autre personne est agressive c’est avant tout envers elle-même et envers l’image que vous lui projetez d’elle. Les mentalités évoluent de plus en plus, donc vous aurez peut-être de bonnes surprises cette année autour de la table ! Mais préparez-vous quand même au sempiternel : “Je sais, le foie gras c’est trop horrible mais c’est quand même trop bon non ?”… Zen, restons zen :-)

Faites découvrir la cuisine végétale à votre famille

Vous n’aurez peut-être pas la chance d’organiser pour votre famille ou vos amis un repas 100% végétalien et sans cruauté.

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se sentir exclu ou gêné. Au contraire, Noël est le bon moment pour faire découvrir quelques recettes végétales à vos proches.

Choisissez votre recette gourmande préférée et proposez à votre hôte d’apporter un petit apéro en plus, un accompagnement ou un dessert que vous partagerez avec tout le monde.

Vous pouvez trouver 15 idées de recettes raffinées pour les fêtes dans mon ebook “Vegan Gourmet” disponible ici.

vegan gourmet

Et si vous n’aimez pas cuisiner, ce n’est pas un problème, n’ayez pas honte d’apporter des petites tartinades ou leur faire découvrir du faux-gras de Gaia pour l’apéro ! N’hésitez pas à faire un tour sur mon article 25 apéro vegan et à scroller jusqu’à la partie “Apéro pour les flemmards” ;-)

Noël vegan

Sinon, dites vous que c’est peut-être le moment de vous lancer, il y a plein de recettes faciles et délicieuses, bien plus simples que les recettes traditionnelles ! D’ailleurs avec une vingtaine d’autres blogueuses végétales on vous a préparé un éco-défi spécial Bûche de Noël végétale, chaque jour jusqu’à 24 décembre vous pouvez découvrir une nouvelle recette gourmande :)

Et même si les autres ne sont pas convaincus (mais il n’y a pas de raisons), vous aurez contribué à proposer des plats sans cruauté et à éveiller leur curiosité… peut-être même leur conscience. 

Et ça, c’est déjà beaucoup.

Pensez minimaliste

Non, non, non vous n’avez pas besoin de cette énième boule pour le sapin ni de cette nouvelle guirlande électrique. Ressortez vos vieilles boites et remettez au goût du jour vos décorations des années précédentes. Ça va développer votre créativité tout en recyclant des objets, c’est parfait !

Concernant le symbole de Noël : le sapin, oubliez tout de suite le sapin coupé au tronc qui va seulement durer quelques semaines. Optez soit pour un sapin customisé que vous pouvez créer avec vos enfants un samedi pluvieux ou alors pour un sapin avec racines que vous planterez et chouchouterez jusqu’à Noël prochain.

Noël vegan
J’ai acheté ce mini sapin il y a déjà 5 ans et il grandit d’année en année en pot sur ma terrasse. Économique, écologique et gratifiant !

Optez pour des cadeaux de Noël éthiques

Chaque Noël la course folle aux cadeaux est lancée.

Mais comment s’assurer que nous allons offrir quelque chose qui va toucher la personne et surtout qu’elle ne revendra pas le lendemain sur le web ?

Privilégiez les cadeaux à la fois utiles et éthiques. Fuyez les grands magasins le samedi à 14h, vous n’y trouverez que du stress et des cadeaux préfabriqués.

Optez pour les petits artisans de votre ville que vous croiserez au détour d’un marché de Noël, avec une boisson chaude à la main ou en vous promenant dans les petites rues.

Si vous préférez rester au chaud sous votre plaid, faites un tour sur les boutiques éthiques en ligne et trouvez la perle rare.

Noël est l’occasion de faire découvrir à vos proches des produits authentiques, avec une véritable histoire, une idéologie écologique ou caritative.

Un peu plus tôt dans l’année j’ai découvert la marque Fantôme où chaque objet est unique, numéroté et fabriqué à la main à partir de matériaux recyclés. Un cadeau qui sort des sentiers battus !

Pour les adeptes du DIY, pourquoi ne pas fabriquer vous même vos cadeaux ? L’an dernier, plusieurs blogueuses avaient participé à un e-book collectif que vous pouvez télécharger : 24 gourmandises végétales à offrir.

Si vous mettez de la vie dans vos cadeaux, ils prendront beaucoup plus de valeur aux yeux de la personne à qui vous les offrez.

Faites de bonnes actions

Soyons réaliste, vous allez dépenser beaucoup de sous à Noël.

C’est donc le moment de faire un petit geste pour une cause qui vous tient à cœur. Donnez des objets ou de la nourriture à une collecte organisée par votre ville, donnez de votre temps, offrez des cadeaux qui soutiennent un projet, une association, un combat.

 

Par exemple chaque année, j’achète les calendriers L214 pour les offrir à mes proches. Chaque mois une photo d’animal sauvé et une recette vegan simple à réaliser !

Ces bonnes actions seront comme une bouffée d’air frais et vous mettront un peu plus dans l’esprit de Noël !

Et vous, quelles sont vos petites astuces pour préparer les fêtes de Noël de manière zen ?

 

 

 

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Ce mois-ci on partage avec vous une nouvelle expérience dans notre Lifestyle vegan. C’était un défi qu’on avait déjà relevé dans le passé : vivre sans gluten. Mais malheureusement on avait un peu beaucoup replongé ces derniers mois…

Il faut dire qu’être vegan et sans gluten s’avère être un peu périlleux. Surtout que quand on commence à lire des recettes sans gluten, la plupart propose toujours des œufs ou des produits laitiers pour compenser l’absence de blé … Comme le véganisme, il faut réapprendre et repenser sa manière de cuisiner.

Dans cet article, nous allons tout d’abord parler des raisons pour lesquelles on a décidé d’arrêter le gluten.

Ensuite nous partagerons 20 recettes de base gluten free, si vous aussi, vous avez envie de vivre sans gluten. Un peu comme nous avions fait pour l’article Comment remplacer les produits laitiers nous vous parlons des marques que nous avons découvertes et aimées ainsi que des recettes d’autres blogs vegan. (Petite précision, ceci n’est pas un article sponsorisé.)

Et pour terminer, on fera le bilan après plus d’un mois sans gluten.

Arrêter le gluten, est-ce une mode ?

On a tous entendu les arguments : seulement un faible pourcentage de la population est vraiment allergique au gluten (maladie cœliaque). Les autres n’ont pas besoin d’arrêter le gluten, ce serait même dangereux selon certains (sûrement les mêmes qui pensent que le véganisme est dangereux ou qu’il faut absolument manger 3 produits laitiers par jour …).

De plus en plus de monde mange sans gluten, et ce n’est pas une lubie. C’est simplement que les gens se renseignent, deviennent des consommateurs actifs et surtout font leur propre expérience.

De nombreuses blogueuses vegan sont également majoritairement sans gluten.
Je pense notamment aux témoignages de :

Mais c’est quoi en fait le gluten ?

Alice du blog “Au vert avec Lili” a fait un article très complet sur le sujet que je vous invite à lire. On y retrouve des explications sur le gluten et la liste de toutes les farines, fécules et laits sans gluten !

Déjà on peut se demander si il existe du bon et du mauvais gluten. Pour comprendre la différence entre le gluten d’il y a 50 ans et celui d’aujourd’hui, sachez juste qu’il est passé de 14 chromosomes à 42 pour une meilleure rentabilité ! Je vous laisse donc imaginer l’impact sur sa qualité …

Si l’on en croit notre boulanger, les céréales bio sont de meilleure qualité. Et il affirme également que le petit épeautre est du “bon gluten”. En même temps il prêche pour sa paroisse vous allez me dire ;-)

Alors à vous de faire votre propre expérience pour voir si ça change quelque chose dans votre quotidien.

Notre première expérience vers le “sans gluten”

Il y a un an, on avait diminué le gluten comme évoqué dans notre Bilan 1 an de véganisme.

En résumé, on s’est rapidement rendu compte qu’on allait mieux à de nombreux points de vue (santé, maux de ventre, fatigue, ballonnement, acné…). Sincèrement on ne s’attendait pas à un tel changement. Surtout Lorelei au niveau de ses problèmes de santé.

On consommait des farines sans gluten mais aussi du petit épeautre qu’on a testé sous toutes ses formes : pain, pâtes, même la pissaladière et les crêpes. Mais quand on fait les choses à moitié on risque de rechuter…

La rechute

Avec le temps on a eu envie de junk food vegan : burger, nuggets, pizzas etc … En plus on a re-découvert le seitan que je me suis amusée à faire maison sous toutes ses formes … Et là ce fut le drame car on a A-DO-RÉ !

On ne se rend pas compte mais le gluten est assez addictif. Plus on en mange, plus on en a envie.

Mais les conséquences ne se font pas attendre non plus. Le ventre regonfle directement. La fatigue revient surtout quand on a mangé un gros plat de pâtes le soir, on a à nouveau cette sensation de gueule de bois au petit matin.
Et cette impression d’avoir toujours trop mangé et de ne jamais digérer totalement.

Pour Lorelei plus particulièrement, le retour de ses allergies. C’était reparti pour les chutes du Niagara tous les matins, faut gérer le budget mouchoir (pas très écolo tout ça ;-) !

Bref même si il n’y a rien de meilleur que le burger de seitan (RIP), il fallait se reprendre en main.

Le nouveau défi : 1 mois sans gluten

Cette fois-ci, on a vraiment tenu bon !

Arrêter le gluten, c’est un peu comme arrêter les produits laitiers. C’est exactement à ce moment là qu’on se rend compte qu’il y a du gluten PARTOUT : le pain, les pâtes, les pizzas, les gâteaux, les céréales du matin, les steaks végétaux…
Mais en plus si vous achetez beaucoup de plats préparés ou de produits industriels, là vous pouvez être sûr de trouver du gluten un peu partout !

Mais alors est-ce qu’on arrête tout d’un coup ou on fait une transition ?

À chacun sa méthode encore une fois, mais pour vraiment ne plus ressentir les effets néfastes du gluten il ne faut absolument pas en consommer pendant plusieurs mois.

Début Août, j’ai fait un jeûne de 5 jours avant de débuter l’arrêt du gluten. Il était beaucoup plus intense que celui que j’avais fait en février dernier.

Je vous conseille vivement de détoxifier votre corps de tous l’abus de gluten des dernières années pour voir plus rapidement les effets bénéfiques de la vie sans gluten. Il existe plusieurs méthodes de detox ou de purge, présentées dans cet article de Save the Green.
À vous de trouver la vôtre :)

Quels sont les obstacles de la vie sans gluten ?

Il y a trois gros obstacles quand on décide de passer au sans gluten :

  • le prix des aliments “sans gluten”
  • la difficulté à remplacer tous les produits à base de gluten qu’on consomme au quotidien.
  • manger au restaurant

Bon, pour le prix je ne vais pas vous mentir. Effectivement si vous voulez manger exactement la même chose, ça va être plus cher. Le paquet de pâtes va passer de quelques centimes à 3-4€, et il faudra compter 4-5€ pour un pain sans gluten contrairement à la typique baguette à 1€. Même les farines ou les mix pain/pizza/buns vont coûter du simple au double.

Mais au moins, comme ça, les pâtes deviennent un plat de luxe, qu’on va essayer d’agrémenter au mieux. Ça pousse aussi à consommer moins de pain, de sandwich, de pizzas, de plats préparés, de gâteaux industriels … Et à se tourner vers une autre alimentation, plus vivante, plus végétale et ça c’est cool non ? ;-)

Ça permet aussi de découvrir d’autres céréales qu’on utilisait plus rarement avant et de découvrir d’autres alternatives à la farine de blé.

vivre sans glutenSource

Donc pour le deuxième obstacle, rassurez-vous : on peut manger exactement la même chose qu’avant comme vous allez le voir avec les recettes qui suivent. En plus, on va varier plein de céréales qui ont toutes un apport nutritionnel différent.

Quant aux restaurants, c’est vrai que ce n’est pas le plus évident. Comme pour le véganisme, la France est à la ramasse sur le sujet …

Lorelei qui est souvent confronté à ce problème dans son travail a quelques astuces à vous donner :

  • Appelez bien à l’avance le restaurant et expliquez leur de vive voix votre intolérance au gluten, voir s’ils sont bien informés sur le sujet et ouverts surtout. Ça se voit assez rapidement.
  • Privilégiez les restaurants végéta*iens qui eux, ont très souvent l’option sans gluten, étant sensibilisé au problème des allergies.
  • Pour les petits budgets, essayez de trouver une crêperie. Normalement leurs galettes salées devraient être naturellement sans gluten mais demandez confirmation quand même. Et si on leur demande ils peuvent également cuire les crêpes à l’huile au lieu du beurre pour les végétaliens.

Comment remplacer les produits de base ?

Remplacez petit à petit des ingrédients de base difficilement dissociables du gluten : le pain, les pâtes, la pâte à pizza ou encore les buns pour le côté salé. Et les crêpes, pancakes et gâteaux pour les bouches sucrées.

Le pain

Plusieurs alternatives s’offrent à vous pour avoir du délicieux pain sans gluten.

  • Le pain boulanger

 

Votre boulanger fait du délicieux pain sans gluten. C’est notre cas donc si vous habitez sur la Côte d’Azur, on partage avec vous nos 2 boulangeries préférées : Bread à St Laurent du Var et Nice qui propose plusieurs sortes de pain bio sans gluten. Et la boulangerie Mama’s Baker à Nice qui fait un délicieux pain à la farine de châtaigne notamment.

  • Le pain des fleurs

vivre sans gluten

Vous pouvez acheter des pains sans gluten dans les magasins bio ou même en grandes surfaces.
On a découvert tardivement le “Pain des fleurs” et on est fan ! Ce sont plutôt des cracottes sans gluten aux goûts multiples : sarrasin, riz, souchet, multi-céréales et même coco pour le petit-déj. C’est assez économique comme alternative. Idéal pour l’apéro comme vous le voyez sur la photo. On écrase de l’avocat avec du jus de citron, un peu de 5 baies et quelques cranberries.
Il faut quand même faire attention aux ingrédients de certains pains sans gluten, ils peuvent contenir des œufs …

  • Les mix-pains

 

Vous achetez des mix pain tout prêts. On a testé les mix-pains, pas mal mais le pain blanc c’est pas vraiment notre truc. On aime les pains avec plus de caractère ;-)

  • Faire son pain maison

 

 

Une photo publiée par Camille (@rosenoisettes) le

Si vous faites votre pain vous même, de nombreuses recettes sont disponibles sur le web. Nous avons craqué pour le Pain sans gluten aux grains entiers de Rose Noisettes.

  •  Découvrir les pains du monde

 

Il toujours intéressant de voir comment sont fabriqués les pains dans les autres pays du monde. On adore les naans, ces petits pains indiens et on a déjà essayé une version sans gluten.
On peut également faire des papadums : galettes à base de lentille comme dans cette recette d’Amande Basilic.
Connaissez-vous d’autres pains du monde sans gluten ?

Les pâtes

Pour les pâtes, sincèrement à l’heure actuelle en magasin bio et même en grande surface, le choix est assez vaste ! On peut même trouver des pâtes sans gluten en vrac, ce qui réduit le coût.

Déjà à la base, on était complétement fan des vermicelles asiatiques au riz ou au soja, sans même réfléchir qu’elles étaient sans gluten. Puis on a testé pas mal de différentes pâtes “traditionnelles” sans gluten au cours de cette dernière année comme des pâtes aux lentilles corail, pois chiche, sarrasin, maïs, riz.

Voici nos 3 chouchous :

  • Les pâtes au riz complet de la marque Terrasana existent avec plusieurs goûts. Nous avons testé “potiron-gingembre” dans notre recette de Pâtes au pesto d’avocat ainsi que celles au wakamé et au riz noir également très bonnes. La texture est intéressante, c’est entre la pâte traditionnelle et la pâte asiatique, un peu comme des pâtes Udon.

vivre sans gluten

 

  • Les tagliatelles de riz rouge de la marque Autour du Riz. On les a utilisées pour notre Pad Thaï fumé. Elles existent aussi en version vermicelles, parfaites pour notre wok de légumes !

vivre sans gluten

  • Des torsades riz et maïs de la marque “Ma vie sans gluten”, vraiment bluffantes. On ne sent pas la différence avec des pâtes au blé sauf au niveau de la digestion ;-)
    Sur cette photo nous avions réalisé la recette qui fait fureur chez les vegans outre-Atlantique : les Mac & Cheese.
    Pour cette sauce fromagère express au blender il suffit de mixer une pomme de terre cuite à la vapeur, une cuillère à soupe de tamari, ail et oignon en poudre, moutarde à l’ancienne, vinaigre de cidre et crème végétale pour l’allonger. Verser sur les pâtes chaudes et déguster immédiatement !

La pâte à pizza

Bon c’est vrai les pizzas c’est un peu le plat par excellence qu’on s’imagine très très mal sans gluten … Déjà les pizzas ce n’est pas facile à faire mais sans gluten encore moins. Mais ce n’est pas non plus impossible ! La preuve :-)

  • La pâte basique

vivre sans gluten

En magasin bio, il y a des préparations toute faite pour la pâte à pizza sans gluten. On vous en parle plus longuement dans l’article Mini-pizzas sans gluten si vous voulez une recette très simple.

 

  • La pâte à base d’aquafaba (désolée pas de photo)

On a testé la pâte à pizza aérienne à base d’aquafaba (le jus de cuisson de pois chiche) et on a eu un gros coup de cœur !

 

Les buns

  • Les buns traditionnels

vivre sans gluten

Nous en avions fait l’hiver dernier pour nos burgers sans gluten spécial fête. Je m’étais amusée à faire des buns de 2 couleurs différentes et c’était un de mes premiers tests. On a depuis amélioré et mis à jour la recette :)

  • Les buns panisse

vivre sans gluten

Manger sans gluten donne des idées pour remplacer le traditionnel pain.
Dans le sud, on a une spécialité à base de farine de pois chiche : la panisse.

Pour faire 2 buns de panisse
– 200 g de farine de pois chiche
– 80 cl d’eau
– Épices ou herbes au choix
– Gousse d’ail
– Sel
– Huile d’olive

Faire chauffer l’eau dans une casserole jusqu’à ébullition. Hors feu, ajouter un peu d’huile, les épices ou les herbes, le sel et l’ail finement hachée. Verser la farine de pois chiche dans l’eau et mélanger jusqu’à ce que ça épaississe. Puis remettre sur feu doux jusqu’à ce que le mélange devienne crémeux-épais.
L’étaler ensuite sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Mettre au frigo jusqu’à ce que le mélange durcisse. Puis faire des cercles à l’emporte-pièce pour réaliser les buns et les faire griller à la poêle quelques minutes.
Avec les bouts restants vous pouvez faire des cubes de panisses qui remplaceront les frites par exemple comme sur la photo ci-dessus.

Pour ce burger, nous avons utilisé du tofu lacto-fermenté au pesto (une tuerie !!), une petite fleur d’avocat et une sauce poivron cru-cajou au blender. C’est le burger parfait pour les brunchs du dimanche midi !

  • Le Rice-Burger

vivre sans gluten

Star d’Instagram et de Pinterest depuis quelques temps, le sushi burger est une superbe création ! Ici on s’éloigne un peu du concept car tout est cuit mais j’ai gardé l’idée du buns au riz que j’ai réalisé à partir de riz vinaigré. Retrouvez la recette complète du Rice burger ici.

  • Le Raw-Burger

 

Création de Lorelei qui s’est amusée à faire un burger sans gluten + cru + vegan + zero déchet ! Qui dit mieux ?
Recette extrêmement simple et rapide : prendre une tomate en guise de buns :)
Pour ce Raw-burger, elle avait fait un steak végétal à base de fibres de carottes et de betteraves récupérées après un jus à l’extracteur. Les mélanger à du tamari, des épices, de la purée de cacahuètes et un peu d’huile d’olive.

Les pancakes / les crêpes

C’est peut-être le plus facile ! Surtout au niveau des crêpes salées car si on les faisait déjà de manière traditionnelle, elles étaient naturellement sans gluten.

  • Les galettes de blé noir

 


En plus, la recette est extrêmement simple, la seule chose est d’attraper le coup de main pour l’étaler parfaitement à l’aide de la raclette afin d’avoir une belle galette.

Pour 4 crêpes au sarrasin :

330 g de farine de sarrasin
90 cl d’eau
10 g de sel

À garnir avec tout ce qu’on veut ! Nous on adore les galettes salées et sucrées : confiture, chocolat, fondue de poireaux, blettes … Sky is the limit comme on dit :)

  • Pancakes crues

vivre sans gluten
Vous pouvez retrouver la recette de ces pancakes crues à base de banane et de graines dans notre article Petit déjeuner raw.

  • Pancakes au chocolat

vivre sans gluten
Comment ne pas craquer pour ces pancakes gourmandes tout chocolat de cette délicieuse recette d’Anna et Olivia ? Elles seront parfaites pour le petit-déjeuner du week-end !

Les gâteaux

Pour terminer, voici trois recettes de gâteaux pour le goûter, le dessert ou même le petit-déjeuner.

  • Gâteau fruits et amandes

vivre sans gluten

Ce superbe gâteau d’Antigone XXI qu’on peut adapter à toutes les saisons selon les fruits qu’on a sous la main !

  • Pour les accros au chocolat

vivre sans gluten

 

Notre petit chouchou du moment, que vous avez peut-être déjà vu sur le site : gâteau au chocolat et courgette.

 

Le bilan après plus d’un mois sans gluten

Pour Lorelei

Mes allergies sont reparties aussi vite qu’elles étaient revenues. Je pense avoir désormais la preuve que le gluten est vraiment lié à mes allergies contrairement à ce qu’avaient pu penser les médecins avant en me bourrant de médoc pour soit disant le pollen, les arbres et autres plantes.
Mes maux de ventre après les repas sont également repartis. Un autre signe de mon intolérance au gluten.

En conclusion, je sais maintenant que pour être au top de ma forme, je ne dois plus consommer de gluten et un an plus tard, je me rends compte que c’est de plus en plus facile et aussi stimulant au quotidien de chercher des alternatives. D’ailleurs mon prochain challenge serait de faire des croissants vegan et sans gluten !

Pour Edelweiss

À la base je ne pensais pas du tout être intolérante au gluten, je voyais plus ça comme une mode. Mais voyant l’ampleur grandissante j’ai commencé à vraiment m’y intéresser, à lire des témoignages et à me dire que ces gens ne devaient pas être complétement fous contrairement à ce que veulent faire croire certains médecins.

Je n’avais pas de maux de ventre particulier hormis lors de la digestion. Mais c’est bien ça le problème. En devenant vegan on se rend déjà compte d’un grand changement au niveau de la digestion, qu’il n’était en fait pas normal d’avoir mal au ventre après le repas. Et quand on commence à retirer le gluten, c’est encore plus flagrant ! La digestion est tellement agréable et facile qu’on a limite l’impression de pas avoir mangé, on se sent léger.

C’est en remangeant du gluten que je me suis rendue compte que finalement j’étais aussi intolérante. Comme je vous l’avais déjà raconté dans le Bilan 1 an de véganisme, mes problèmes de peau (démangeaisons cutanées) qui avaient disparus en devenant vegan sont revenus quand j’ai repris le gluten. Et là depuis le défi, miracle, plus rien !

En plus, j’adore le challenge de devoir retirer le gluten de l’alimentation, ça stimule la créativité.

Si vous aussi vous êtes sans gluten ou pensez à le devenir, n’hésitez pas à partager vos expériences, opinions, conseils dans les commentaires :-)

 

 

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Avez-vous déjà été tenté par la méditation ou peut-être la pratiquez-vous au quotidien ? Au départ ce n’était pas quelque chose qui m’attirait, je n’en ressentais pas le besoin et pensais que c’était destiné à des gens vraiment spirituels dont je ne faisais pas partie. Mais pourtant, j’ai eu envie de relever ce défi 7 jours méditation pour me faire ma propre idée et expérience.

On aime bien les défis, c’est un bon moyen de sortir de sa zone de confort, de découvrir de nouvelles pratiques et peut-être de changer sa vie, comme lors de notre défi “21 jours vegan”. Alors c’est parti !

Qu’est-ce que la méditation ?

Est-ce une pratique liée à la religion ? Est-ce qu’il y a un côté ésotérique voire paranormal ? Est-ce que ça peut être utilisé par certains mouvements pour promouvoir leurs idées ? Est-ce que c’est ennuyeux ? Est-ce qu’il faut forcément rejoindre un groupe ? Est-ce qu’on peut le faire n’importe où et n’importe quand ?

Bref, beaucoup de questions pour débuter ce défi. J’ai donc fait plusieurs recherches sur le sujet car j’avoue que c’était assez flou pour moi. On a tous des questions ou des a priori sur la méditation.

Pour moi c’était une pratique qui était très développée en Asie et qui permettait de transcender ses propres pensées et angoisses pour atteindre un état de zénitude.
Je pensais aussi que c’était un peu ennuyeux, qu’il fallait rester en position du lotus pendant un bon moment sans rien faire.
Et pour finir, j’étais un peu méfiante et j’avais peur que la méditation soit aussi un moyen de faire passer des idées spécifiques ou des religions.

Mais en réalité il existe plein de formes de méditation et je pense que chaque culture la définira et la pratiquera de manière différente. C’est vrai qu’au départ la méditation n’est pas vraiment dans notre culture populaire occidentale, et si elle se démocratise de plus en plus, ça ne sera pas la même au Japon, aux Etats-Unis ou en Europe.

Pour débuter il n’est pas utile de se perdre entre plein de méditations différentes, on peut faire notre choix entre les 4 principales :

  • la méditation Vipassana qui est la base de toutes les autres car c’est celle qui nous apprend à respirer.
  • la méditation Transcendantale qui est une technique de relaxation basée sur l’utilisation de mantras.
  • la méditation Zen est celle des moines bouddhistes, celle qu’on imagine avec les jambes croisées en lotus.
  • la méditation Pleine conscience ou Mindfulness est je pense la plus répandue aux Etats-Unis, et consiste à vider son esprit des choses négatives en essayant de prendre pleinement conscience de ce qui nous entoure, notre corps, la nature, les autres.

Alors comment savoir laquelle choisir ? Je pense qu’il faut en tester des différentes et voir celle dans laquelle on se sent le plus à l’aise.

Y a-t-il un lien entre véganisme et méditation ?

En devenant vegan, je ne pensais pas trouver un lien avec la méditation. Mais en lisant et en écoutant de nombreux blogueurs vegan, je me suis rendue compte que bon nombre d’entre eux faisaient de la méditation et en retiraient un bénéfice certain.

En y réfléchissant, j’ai décidé d’être vegan pour les animaux en premier lieu, puis se poser des questions par rapport à la nature, à l’environnement dans lequel nous vivons, apprendre à se sentir en adéquation avec son corps et son esprit, ça fait partie des effets secondaires du véganisme.

Si avant quand j’étais stressée après une journée pourrie, je pouvais avoir envie de me jeter sur un verre de vin et fumer une clope, maintenant, je sais qu’il existe d’autres options, un peu moins fun au premier abord mais un peu plus saines comme le yoga ou la méditation. Des options auxquelles je n’aurais jamais pensé avant d’être vegan.

J’avais déjà testé la méditation après mes (trop rares) séances de yoga, mais seulement quelques fois et pas vraiment assidument. Il y a 2 ans on avait téléchargé une application “Yoga.com Studio” avec des programmes de yoga pour tous les niveaux en français et des séances de méditation (non traduites donc en anglais).

Mais ces derniers temps, j’ai eu vraiment l’envie de m’y mettre sérieusement pour plusieurs raisons :

Alors je me lance et je vais partager avec vous mon évolution du Jour 1 au Jour 7 et mes impressions après ce défi.

MON DÉFI 7 JOURS MÉDITATION

Suite aux évènements qui ont touché Nice cet été, retourner là-bas chaque jour, passer tous les matins à l’endroit où 86 personnes ont perdu la vie et faire comme si la vie était revenue à la normale n’est pas si facile. Une fois la période de choc passée, j’ai voulu réussir à gérer mon anxiété quotidienne de manière positive et naturelle.

En plus, mon travail étant lié au tourisme, le contrecoup a été rude, l’avenir est incertain et j’espère trouver aussi des réponses à mes questions quant à mes envies, mes projets et mon futur ici ou ailleurs …

Jour 1 : Connecter avec son moi supérieur

Défi 7 jours méditation

Sur mon trajet aller et retour du travail, j’ai écouté plusieurs vidéos de Lauren Toyota sur la méditation. Elle explique comment elle s’y est mise, son défi de 21 jours et sa routine.

De retour chez moi, après un incident au travail qui m’avait assez perturbée et énervée, je me suis dit : “allez, c’est le bon moment, je me fais couler un bain et j’écoute une vidéo de méditation.”
Je lance une recherche sur Youtube sachant que j’ai une idée bien arrêtée de ce que je veux :

  • une méditation guidée, j’ai besoin que quelqu’un me parle, je ne me sens pas encore d’attaque pour écouter le bruit des vagues ou des petits oiseaux pendant 30 minutes.
  • une voix grave
  • et en langue anglaise, car pareil, je ne me sens pas non plus de faire une méditation en français. Même si l’anglais n’est pas ma langue maternelle, je le parle quotidiennement dans mon travail et je regarde tout en VO, c’est une langue qui me détend et qui me sécurise.

Je tombe donc sur la vidéo de Jason Marianoff : Receive answers from your higher self. Peut-être un peu ambitieux pour une première, mais ça m’a relativement détendue même si j’avais constamment des idées en tête. Je ressassais un peu ma journée et j’ai eu du mal à vraiment connecter avec mon moi supérieur. Mais j’imagine bien que l’état méditatif n’arrive pas dès la première tentative en 20 minutes chrono. Ne nous décourageons pas.

Jour 2 : La découverte des binaural beats

Défi 7 jours méditation

Au réveil ce matin, j’avais un peu de temps. J’ai donc opté pour une méditation matinale de 6 minutes, encore au lit, avant d’avoir vérifié tous mes réseaux sociaux et mes mails, histoire de commencer la journée de manière positive.

Au retour du travail le soir, j’avais une douleur à l’estomac et une douleur dans le bas du dos que je traine depuis plusieurs jours. J’ai donc cherché des programmes pour les douleurs. J’ai commencé par une méditation d’Abraham Hicks conseillée par Lauren Toyota mais je n’ai vraiment pas accroché.

J’ai donc changé pour des “Binaural beats” . Je ne sais pas si vous connaissez cette forme de méditation, c’est seulement des battements, assez suraigus, censés guérir les douleurs. J’ai tenu 6 minutes sur les 14 de la vidéo. Mais ça m’a peut-être fait du bien, j’avais moins mal après ça.

Et pour finir parce que j’étais un peu frustrée quand même j’ai fait une nouvelle méditation guidée en anglais que j’ai bien aimée, même si encore une fois je pensais à 1 million de choses différentes dans ma tête et que je n’ai pas encore réussi à me détendre complétement.

Mais suite à cette 2ème journée j’ai pris une nouvelle décision :

  • Je vais tester la méditation en français quand même parce que bien que je comprenne toutes les vidéos, peut-être que mon cerveau doit quand même plus se concentrer en anglais que si c’était en français, et du coup j’ai un peu plus de mal à me détendre.

Et une question :

  • Est-ce que je dois essayer de trouver une sorte de programme pour ces 7 jours ou est-ce que j’explore seule avec ce qui me semble intéressant le jour J ?

Jour 3 : Lutter contre les allergies

C’est samedi donc j’ai un peu plus de temps au réveil que d’habitude et en plus je me suis réveillée à l’aube. Comme prévu j’ai opté pour une méditation matinale en français. J’ai dû tester 4 vidéos avant de trouver une voix qui me convienne.

J’ai l’impression d’être un peu obsédée par la voix mais en même temps comment se relaxer si on est stressé par la voix. J’ai donc fait une première session de 7 minutes en français mais pas vraiment en mode zen. Mon abus de gluten se fait sentir et mes allergies reviennent fortement, éternuements à répétition, nez qui coule, yeux qui grattent, bref pas la meilleure disposition pour inspirer et expirer.

Je décide donc de retenter mes “binaural beats” version allergie nez et yeux. Cette fois ci j’ai écouté toute la session. Et pour le coup, mes yeux ont arrêté de me gratter et j’ai arrêté d’éternuer et surtout ça m’a tellement détendue que je me suis rendormie jusqu’à 11h…

Finalement, je n’ai pas envie de suivre un programme, donc je vais continuer à le faire en mode freestyle :)

Jour 4 : Une journée méditative

Défi 7 jours méditation

Dimanche j’ai opté pour une journée méditative. J’ai écouté une méditation le matin, une dans la journée et une le soir pour m’endormir.

J’ai également découvert que faire de la méditation avec 5 chats dans l’appartement ce n’est vraiment pas évident … Ils viennent chacun leur tour pour voir pourquoi je suis allongée au milieu de la journée sur le lit. Puis il y a le câlin du matin … et celui du soir aussi  ;-) Un peu comme avec le yoga, toujours un petit curieux pour venir voir ce qu’il se passe.

Mais la bonne nouvelle c’est que je pense avoir trouvé la chaîne qui me plaît : The honest guy. J’ai beaucoup aimé la vidéo Pain, relief and healing qui est une méditation de guérison et de visualisation.

C’est une chaine américaine avec vraiment beaucoup de choix de vidéos : méditation guidée, méditation pour s’endormir, pour les douleurs, pour l’estime de soi etc … Je pense que je vais y trouver mon bonheur.

Jour 5 : La relaxation musculaire

Défi 7 jours méditation

Aujourd’hui je teste un nouveau type de méditation : le relaxation musculaire. La veille j’avais fait un peu de vélo et de yoga, du coup mes muscles étaient endoloris. Et ça j’aime vraiment bien ! Ça permet de détendre bien tout le corps, de relâcher les tensions dans les jambes, le ventre, le cou, le visage.

Après plusieurs tentatives, j’ai trouvé mon bonheur avec la vidéo : Progressive muscle relaxation – HeadStart Sports. C’est une vidéo assez récente mais je la trouve très efficace.

J’ai aussi essayé celle de The Honest Guy mais je la trouve moins complète.

Je couple cette séance de relaxation musculaire avec une méditation guidée pour trouver le sommeil. Ça fonctionne vraiment bien, même si je suis encore stressée de la journée et que j’ai l’impression que je ne vais pas pouvoir m’endormir.

Je n’ai pas renouvelé l’expérience de méditation guidée en français, je crois que ce n’est vraiment pas pour moi, ça ne me détend pas du tout.

Après ces 5 jours, j’ai déjà l’impression de me concentrer plus facilement et d’arriver à vider un peu mon esprit des choses négatives. Après comme ils le disent dans les vidéos, c’est seulement avec de la pratique que l’on peut vraiment bien réussir ses méditations et je pense même qu’après un certain temps on n’a plus besoin des méditations guidées.

Jour 6 : Les flops du jour

Défi 7 jours méditation

Le matin au réveil je tente ce truc un peu américain “self empowering”, une vidéo qui vous dit que vous êtes fabuleux, que vous pouvez tout faire, que vous réussirez votre journée, qu’il faut sourire à la vie etc … Bref un peu les trucs qu’on voit dans les films américains et qu’ils écoutent dans leur voiture en allant au boulot pour se donner du courage pour la journée.

Je crois que ce n’est vraiment pas ma culture et ça ne me convainc pas du tout. Je ne sais pas si j’arriverai à changer d’avis sur ça. Comme je l’ai dit au début, chaque culture doit avoir son type de méditation et en France, ce n’est pas vraiment dans la mentalité de s’auto-congratuler. Et même après avoir vécu 1 an aux Etats-Unis, je n’ai pas pris cette partie de leur mentalité :)

Le soir, j’ai essayé un nouveau type de vidéo : rencontrer son guide spirituel. Alors ça définitivement ce n’est pas pour moi non plus. Je n’aime vraiment pas cette idée qu’on a un espèce de guide spirituel supérieur qui doit nous amener vers la lumière, c’est vraiment trop ésotérique pour moi.

Bref aujourd’hui, c’était plutôt une journée sans … Plus qu’un jour pour tester d’autres méthodes.

Jour 7 : La méditation par la respiration

Défi 7 jours méditation

Bon allez, pour ce dernier jour, je dois essayer une méditation non guidée et tenter de me relaxer via ma respiration et la musique.

Mais avant ça, je sais que je dois améliorer ma respiration, je sens que j’ai vraiment du mal avec cette partie, tout comme au yoga d’ailleurs. Il faut se rendre à l’évidence : je ne sais pas respirer ! Alors je dois tester une vidéo spécialement dédiée à la respiration car dès qu’il faut faire autre chose, j’oublie de respirer correctement… Je ne sais pas si d’autres ont le même problème que moi ou si je suis un cas unique haha.
J’ai opté pour cet exercice : Simple breathing exercice.

C’est un bon exercice à faire avant de démarrer une méditation, ça dure seulement quelques minutes et pour le coup, c’est vraiment simple, même moi j’ai réussi !

Et pour ma dernière méditation le soir avant de dormir, j’essaie donc la musique ambiante relaxante : 1 heure de pluie et d’orage. Bon… et bien, la pluie et l’orage, ça ne me relaxe pas ! Je n’arrive pas vraiment à vider mon esprit ni à m’endormir, et ça me stresse plus qu’autre chose.

Pourtant j’adore le bruit de la pluie et l’orage dans la “vraie vie” mais la version MP3 bof bof. C’est peut-être ça le problème …

Bilan de mon défi 7 jours méditation

Défi 7 jours méditation

Après ces 7 jours, je suis assez convaincue par certains aspects de la méditation mais je sais que tout n’est pas pour moi.

Je pense avoir assez rapidement ciblé ce qui me correspondait et ce que je n’aimais pas, mais en faisant cela je suis peut-être passée à côté de certains aspects de la méditation qui m’auraient peut-être plu.

Il y a un autre truc que j’ai appris pendant ces 7 jours, c’est que la méditation c’est un peu comme le sport, on ne devient pas Usain Bolt du jour au lendemain comme on ne devient pas maître zen du jour au lendemain :)

La pensée c’est un peu comme un muscle, il faut s’entrainer, s’entrainer et s’entrainer pour réussir à se déconnecter de soi-même, de son quotidien, de ses tracas. La méditation c’est bien plus que s’asseoir en lotus en écoutant une petite musique zen. C’est tout un art de vivre.

7 jours c’était peut-être un peu court pour voir de vrais changements. Comme le défi vegan, je pense que 21 jours auraient eu plus d’impact.

Puis, j’ai bien conscience que je me suis un peu mise en mode méditation geek :-). Je me suis uniquement basée sur des vidéos Youtube et je n’ai pas du tout pratiqué la méditation “dans la vraie vie” avec un groupe de méditation par exemple. Mais en même temps, je ne sais pas si ça me plairait, j’ai quand même le sentiment que c’est un exercice personnel (tout comme le yoga) et je pense que j’aurai du mal à me concentrer avec des gens autour.

Faire un défi méditation dans un environnement zen, comme dans ma maison de campagne, coupée du monde sans wifi ni télé avec juste le feu de cheminée et le jardin aurait eu un impact très différent. Comme pour le jeûne par exemple, c’est plus facile de se déconnecter et de se recentrer sur soi quand on n’est pas dans son train-train quotidien. Bon pour le coup, il faudrait que je trouve autre chose que les vidéos Youtube pour méditer, un bon moyen d’explorer d’autres pistes comme la lecture, le silence, les mantras, les “vrais” bruits de la nature etc … que j’ai négligé dans ce défi.
Mais au quotidien, dans notre vie de citadin, malheureusement ça me semble difficile.

Dans le futur je pense continuer à faire de la méditation, peut-être pas chaque jour mais en tout cas, en période de stress, de douleurs je me tournerai vers cela en premier. Une petite méditation avant de s’endormir ça prend quelques minutes et ça peut vraiment aider à trouver le sommeil ou à s’endormir apaisé.

Je sais qu’il existe aussi des stages, qui doivent être très intéressants, notamment à l’étranger. J’avais adoré suivre les aventures de Morgane lors de son séjour yoga méditation en Inde ! Ça doit être une super expérience.

C’est d’ailleurs ce type de méditation qui plairait plus à Edelweiss, qui n’a pas voulu faire ce défi avec moi. Ayant étudié le japonais, la langue, la culture et l’histoire, elle a vraiment du mal à intégrer le concept de méditation en Occident, et elle aimerait plus faire une retraite ayurvédique en Inde ou des retraites zen au Japon. Après ce défi, je comprends aussi son point de vue, la méditation au départ c’était vraiment connecter avec la nature, de manière simple et naturelle et c’est vrai qu’aujourd’hui, se dire qu’on se met dans son lit avec ses écouteurs et son iPhone, on perd un peu l’essence même du concept.

Et vous, quelles sont vos expériences avec la méditation ? Avez-vous des conseils à me donner pour bien la pratiquer ? Des liens de méditation en français ou des lectures à partager ? N’hésitez pas à les laisser en commentaire, je serai ravie de lire vos conseils.

 

 

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Vous ne vous êtes jamais posé la question, ou alors vous avez déjà peut-être pensé à arrêter les produits laitiers ou tout du moins à réduire votre consommation.

Probablement une ou deux fois après avoir mangé ce gros gâteau à la crème qui vous a filé mal au bide ou après votre super méga pizza aux 7 fromages (oui oui je vous assure ça existe, c’était même ma pizza préférée …) que vous vous êtes fait livrer un soir de flegme devant le dernier épisode de “The Walking Dead” ? (oui on a toujours envie de pizza devant un épidose de TWD ! Tout comme devant Koh Lanta ^^)

Comme à chaque fois vous avez eu votre dose de fromage et vous avez adoré, mais après vous vous êtes senti lourd, très lourd. Vous avez eu mal au ventre et vous vous êtes couché sans avoir digéré en vous disant : plus jamais ! Bref un peu comme un lendemain de cuite où on jure de ne plus jamais boire autant et on recommence dès qu’une nouvelle occasion se présente.

Mais ça c’était avant. Et oui en effet c’était mon quotidien. Je n’aurais jamais imaginé un plat de pâtes, un gratin, une pizza ou un burger sans fromage, ni même finir un repas de famille sans ce fameux plateau et je ne jurais que par l’apéritif “vin et fromage”.

Je n’imaginais pas un gâteau, un cake, des crêpes, une sauce onctueuse sans œuf, sans beurre, sans crème. Enfin à vrai dire je ne me posais même pas la question de savoir s’il était possible de faire autrement.

Vous non plus ? C’est normal.

On ne nous a appris que ça et en plus les produits laitiers s’immiscent partout du matin au soir, de l’apéro au dessert. À tel point que s’imaginer faire un repas de A à Z sans produit laitier relève des 12 travaux d’Hercule. Du moins, c’était ce que je pensais avant.

Autant ça faisait longtemps que j’avais arrêté de boire un bol de céréales au lait de vache de bon matin, d’ingurgiter une horde de yaourts à 0% pendant mes périodes régimes et heureusement pour moi, je n’ai jamais eu d’addiction aux pâtisseries.

Mais alors tout ce qui touchait au fromage c’était une autre affaire.

En bonne “frenchie” avec nos 365 sortes, pour moi, le fromage c’était la vie, c’était la tradition, c’était notre culture ! Il m’arrivait même de tremper mon fromage dans le café au petit-déjeuner (sûrement à cause de mes origines nordistes), vous imaginez donc bien la gravité de mon addiction !

Et puis, coup de bol, de toute façon, j’étais juste végétarienne alors ouf, c’est bon dans l’alimentation végétarienne les produits laitiers sont autorisés ! Heureusement car cette question autant existentielle qu’angoissante me hantait : “Comment vivre sans fromage ?

En parallèle avec cet article, j’ai préparé un autre article pour vous aider à remplacer les produits laitiers dans la vie de tous les jours. C’est tout à faire possible de vivre sans fromage à base de lait animal, il suffit d’aller jeter un œil à mon article “Ces fromages végétaux qui vont changer votre vie” !

J’ai démarré l’écriture de cet article il y a 8 mois, mais j’attendais d’avoir plus d’expérience et plus de recul pour le poster. La première version était en mode vegan passionnée et révoltée qui veut convaincre tout le monde mais je ne l’ai jamais publié car au final il ne me plaisait pas. J’ai toujours voulu proposer des articles positifs, tant que possible vu la difficulté du sujet donc je l’ai retravaillé pendant des dizaines et des dizaines d’heures… du coup il est très long, presque 6000 mots (non pitié ne fuyez pas) mais en même temps ce n’est pas un sujet qu’on peut traiter en 300 mots.

Depuis 8 mois, je me suis encore plus documentée, j’ai lu de nombreux articles, études, vu plein de vidéos, conférences sur ce sujet, il me sera donc impossible de citer toutes les sources mais en bas de l’article vous trouverez les principales et surtout les plus accessibles.

Il en ressort un article très engagé vous vous en doutez mais néanmoins, vous ne trouverez pas de photos choquantes, et le but n’est pas non plus de faire culpabiliser tous les non-vegans, car nous n’avons pas oublié comment nous étions avant et les étapes par lesquelles nous sommes passées pour arrêter les produits laitiers et les produits animaux. Mais il faut garder en tête que ce qui est violent et choquant c’est bien la réalité et non pas le fait de la dénoncer.

Je me lance enfin à quelques jours de la “journée mondiale du lait” et hasard du calendrier, ça tombe le jour de la “fête des mères”. Vous allez me dire c’est quoi le rapport ? Réponse dans la photo principale.

Et maintenant, découvrez quelles sont les 17 raisons qui m’ont fait définitivement arrêter les produits laitiers depuis maintenant bientôt un an et demi.

 

earthlingsSource Earthlings

 

1. Vivre sans produit laitier c’est possible et c’est simple

Cela peut vous paraître un peu stupide comme raison mais pourtant, je pense que ça fait partie des choses qui bloquent le plus de monde et qui vous empêchent de sauter le pas.

L’idée d’une pizza sans mozzarella et d’un burger sans cheddar vous fait frémir ? J’imagine déjà votre peur panique à l’idée de ne plus pouvoir manger votre plat favori parce qu’il contient des produits laitiers indispensables.

Alors il faut le dire haut et fort : on peut vivre sans produit laitier. Et ce n’est pas si compliqué.

Non les vegans n’ont pas de supers pouvoirs.

Le gène de la junk food et des aliments gourmands ne disparait pas à la seconde où nous avons décidé de devenir vegan. C’est juste que la junk food devient plus saine et avec beaucoup plus de possibilités.

Rassurez-vous, aujourd’hui il existe une multitude d’alternatives à toute cette liste d’aliments dont vous êtes accro. Je n’ai pas fait une croix sur mes chocolats chauds Je mange toujours des crêpes, des gâteaux, des burgers, des pizzas et du fromage “végétal”. Et ces nouvelles recettes m’apportent tout autant de plaisir, voire plus.

Ouf, ce premier point capital étant éclairci, passons à la suite.

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2. Quelque chose va changer en vous

Sur ce point, vous allez me dire “Oui mais c’est quand même pas pareil, on peut pas comparer le goût du lait de vache à celui du lait d’amande ni le goût de la mozzarella coulante avec celui de votre fromage végétal bizarre”.

Effectivement ce n’est pas pareil, je vous l’accorde. En fait au début on se dit ça et ensuite on se dit heureusement que ce n’est pas pareil !

Mais quelque chose de fondamental va changer en vous : votre palais. En effet, vos papilles se régénèrent tous les 10 à 14 jours, vos goûts changent et évoluent selon ce que vous mangez.

Votre corps est fabuleux, c’est une grosse machine qui s’adapte à tout.

Je vous avoue que lorsque j’ai goûté pour la première fois le lait de soja, j’ai trouvé ça immonde alors que maintenant j’adore ça. Mais aujourd’hui il existe une grande variété de marques et il y a beaucoup plus de choix dans les laits végétaux que ce soit au niveau du goût que de l’apport nutritionnel. Tout le monde peut y trouver son compte.

En se mettant aux laits végétaux et aux fromages végétaux, votre palais trouvera rapidement le “vrai” lait et le “vrai” fromage écœurant, et vous ne souffrirez d’aucune privation je vous assure.

Imaginez aujourd’hui je vous tends un verre de lait de singe. Est-ce que vous allez le boire ? Je doute. Pourtant il serait plus logique de boire du lait de singe que du lait de vache qui est plus proche de notre espèce.

Et bien si vous décidez d’arrêter les produits laitiers, vous verrez mon verre de lait de singe et votre verre de lait de vache de la même manière. Ce qui nous amène au point suivant : savez-vous au moins pourquoi vous buvez du lait de vache et pas celui d’une autre espèce ?

 

3. On boit du lait de vache mais pourquoi ?

À vrai dire, moi même je ne me l’étais jamais posée avant de démarrer ma transition vers le véganisme.

Combien de fois a t-on entendu cette phrase “les produit laitiers sont nos amis pour la vie” ?

Elle est convaincante cette pub et je vous ai probablement déjà mis l’air de cette “douce chanson” dans la tête pour la journée. Efficace le marketing laitier.

Mais comment en est-on arrivé là ?

Nos ancêtres buvaient-ils du lait ? Oui probablement mais pas en de si grandes quantités et surtout pas du lait industriel. Ils devaient traire la vache ou la chèvre qui se trouvaient dans leur champ et cela devait être un bon complément à cette époque où l’opulence alimentaire n’était pas la norme.

Puis la guerre est passée par là, le traumatisme du manque aussi, et les industriels en ont profité, ils ont dû se dire :

“Vous n’êtes pas fait pour ça, mais ce n’est pas grave, on va transformer le produit, mettre du lactase et vous rendre complètement accro, et ce sous plein de formes différentes (lait, fromage, yaourt, crème, glace…). On va créer un slogan, et vous ne pourrez plus vous en passer, toutes les recettes ne tourneront qu’autour de ça. On va le servir dans les écoles et créer des générations entières d’addicts aux produits laitiers.”

La phrase la plus importante étant : Vous n’êtes pas fait pour ça. En effet…

 

4. Nous ne sommes pas fait pour boire le lait d’une autre espèce

Encore une fois, ça semble couler de source. Et pourtant, nous ne nous sommes jamais posés la question.

Depuis toujours on nous dit : il faut boire du lait pour bien grandir, puis il faut boire du lait pour avoir des os forts (nous verrons un peu plus loin à quel point c’est faux).

À la base le lait est un liquide de croissance pour bébé, riche en hormones, lipides, protéines, sodium.

Comment peut-on s’imaginer consommer du lait de vache, de brebis, de chèvre sans conséquence ? Les facteurs de croissance sont différents selon les espèces.

Ça ne nous viendrait pas à l’idée de boire le lait de notre mère toute notre vie mais on trouve ça naturel de boire du lait de vache, qui est destiné à un veau qui fait 40 kg à la naissance, et qui doit faire dans les 200 kg au bout de 3 mois !

5. Je croyais à des mythes étranges

Voici une petite liste des mythes auxquels je croyais. Ça vous rappelle quelque chose ?

  • Le lait est bon pour la santé
  • Le lait est nécessaire pour avoir des os solides
  • Le lait est la seule source de calcium, enfin la principale en tout cas
  • La vache tombe enceinte de manière naturelle
  • Les vaches doivent être traites de toute façon
  • Consommer du lait ne fait pas de mal aux vaches ni aux veaux
  • Il faut boire 3 produits laitiers par jour

Mais …

calcium arreter les produits laitiers vegan

Aliments riches en calcium

6. La vérité était effectivement ailleurs

  • Les vaches sont inséminées toute leur vie non stop pour produire du lait. Enfin leur courte vie : 5 ans, après elles finissent à l’abattoir et seront vendues sous l’appellation viande de bœuf.
  • Leurs petits veaux sont arrachés à leur mère dès la naissance et nous buvons volons le lait qui leur était destiné.
  • Le petit veau est utilisé pour la présure qui est dans son estomac (donc non le fromage n’est pas vraiment végétarien si on y réfléchit bien)
  • Le lait est mauvais pour la santé et il est à l’origine de nombreuses maladies et désagréments du quotidien ainsi que sur le long terme.
  • Le lait de vache est nocif pour nos os et provoque diverses maladies des os.
  • Le lait peut également être à l’origine des problèmes de peaux (c’était le cas pour moi et après des années sans qu’aucun médecin ne sache m’expliquer l’origine de ces problèmes, pouf ils ont tous disparus quand j’ai décidé d’arrêter les produits laitiers … magique non ?)
  • Il existe bien d’autres sources de calcium et qui sont largement meilleures pour la santé
  • Nous sommes les seuls mammifères au monde à consommer du lait après la croissance.
  • Les facteurs de croissances qui sont dans le lait d’autres espèces ne sont pas faits pour nous.
  • Les vaches sont dopées aux hormones de croissance et soignées aux antibiotiques. Ces sympathiques substances se retrouvent dans le lait, accompagnées d’un peu de pus à cause de leurs pis infectés. Bon appétit bien sûr …

Bon je m’arrête là mais la liste est loin d’être exhaustive.

laitamandevache

Source

Si vous voulez en savoir plus, voici une vidéo du professeur Joyeux où il parle  en détail de tous les méfaits du lait et explique très clairement ce que ça fait sur le corps. Même si il n’a pas l’air de bien connaitre et bien comprendre le mode d’alimentation végétalien qu’il critique, cela ne l’empêche pas d’être courageux dans ses prises de positions au risque de se faire radier dès qu’il attaque le lobby laitier (entre autre).

Bref, en tant que végane en herbe, je me devais d’approfondir mes recherches sur les conditions animales dans l’industrie laitière et j’ai été profondément choquée de ce que j’ai pu découvrir. Ce fut pour moi la raison principale qui m’a motivée à arrêter le fromage. Ce sera peut-être aussi la vôtre.

 

 

7. La dure réalité des élevages laitiers.

Comme je l’avais déjà expliqué dans un autre article: “Comment je suis devenue vegan” c’est en regardant “Earthlings” que j’ai vraiment pris conscience des maltraitances animales dans la branche laitière.

Dans un coin de mon cerveau, je devais me dire que d’être végétarienne c’était déjà très bien, que le plus grave c’était les conditions d’élevages et d’abattage des vaches à viande mais que les vaches laitières, elles, c’était différent.

J’avais tort. En réalité je crois que leur sort est même le pire

Dans les élevages industriels les vaches laitières sont parquées dans des box super exigus. Dans les autres élevages, elles peuvent être en liberté dans les prés mais ça n’empêchera que les étapes suivantes seront les mêmes.

Il faut savoir que ces vaches sont inséminées toute leur vie et pleurent leurs petits veaux qui leur sont arrachés à la naissance et qu’elles ne verront jamais. Eux même seront privés de leur maman et de son lait maternel qu’on leur vole.

Le veau mâle sera lui aussi sacrifié pour sa présure qui se trouve dans l’estomac des bébés veaux non sevrés. La présure est une enzyme naturelle qui sert à digérer le lait maternel, il est nécessaire pour la coagulation du lait et pour la fabrication du fromage. Puis il sera envoyé à l’abattoir pour sa viande, d’ailleurs la couleur blanche de celle-ci vient du fait qu’il est anémique à cause de ses carences.

Si c’est une génisse elle subira le même sort que sa mère : nourrie dès son plus jeune âge avec une alimentation inappropriée et injectée aux stéroïdes et aux hormones pour plus de rentabilité par la suite.

Je me souviens avoir vu il y a quelques années un reportage sur les vaches “Salers” qui ont besoin de sentir leur veau téter pour donner leur lait. L’éleveur a trouvé une parade, il attachait le veau à la vache, et dès que le veau commençait à téter, il le retirait immédiatement pour récupérer le précieux lait …

Et Lorelei a aussi un souvenir très précis de son enfance sur ce sujet qui l’a mené au refus de manger de la viande pendant plusieurs mois quand elle était petite. Elle allait régulièrement en week-end ou en vacances dans sa maison de campagne au fin fond de l’Auvergne et ses voisins étaient des agriculteurs. La version petite exploitation, ils avaient 4 vaches, 3 traites à la machine et 1 à la main car elle ne supportait pas la machine : Gitane. Ils avaient aussi quelques poules, quelques lapins et un petit jardin. Et elle adorait les aider, amener les vaches aux champs, nourrir les poules, caresser les lapins et un jour, Gitane a eu 2 petits veaux. Tout l’été, elle s’est occupée d’eux avec son cousin, chacun avait “adopté” un petit veau, elle avait appelé le sien Gourmand parce qu’il buvait tout son lait en un temps record ! Elle se levait tous les matins à 6h pour assister à la traite de la vache puis le nourrir au seau avec le lait de sa mère, le caresser, passer du temps avec lui dans l’étable, car il était attaché dans un box et n’avait pas le droit de sortir ou d’approcher sa mère (bon elle s’octroyait quelque fois le droit de le détacher et d’ouvrir le box quand les voisins n’étaient pas dans les parages, c’était déjà une dangereuse activiste à l’époque haha…).

Jusqu’au jour où elle arrive un beau matin dans l’étable et … les petits veaux ne sont plus là. Elle a pleuré toutes les larmes de son corps ne comprenant vraiment pas pourquoi il avait fallu les vendre pour l’abattoir et comprenant surtout que quand elle mangeait du “veau” ça voulait dire qu’elle mangeait Gourmand. Et elle se souvient aussi avoir passé la journée avec la vache, assise à ses côtés et avoir senti et vu dans ses yeux sa détresse à elle aussi.

Maintenant en repensant à cela, je me dis que dès notre plus jeune âge, on est naturellement poussé vers le végétalisme, ça nous parait inconcevable de manger un animal, ça ne nous parait pas normal de tuer un bébé pour le mettre dans son assiette ou pour avoir son bout de fromage. Puis plus on grandit et plus on oublie, jusqu’au jour où le déclic revient et où on est enfin assez “grand” pour faire le choix du véganisme sans pression familiale ou autre.

Il n’y pas d’échelle de souffrance dans l’exploitation animale mais la vache laitière a néanmoins une double peine : elle souffre toute sa vie de se faire inséminer et traire non stop et elle finit en steak.

L214 vache laitiere arreter les produits laitiers vegan

Image L214

Alors pourquoi, même en sachant tout ça, nous sentons tous ce besoin de manger ce petit morceau de fromage chaque jour ou de rajouter un peu de crème dans notre plat de pâte ? Pour une seule et unique raison que vous allez découvrir dans le point suivant.

 

8. Avez-vous déjà entendu parler de la casomorphine ?

Quel est ce nom barbare dont personne ne soupçonne l’existence ?

Moi la première, quand j’ai fait mes premières recherches sur le lait je n’avais aucune idée que cela existait.

Alors, en bref, la casomorphine est faite pour nous rendre accro, c’est comme une drogue.

La casomorphine c’est ce qui crée l’attachement entre la mère et son petit, qui l’apaise et qui le met dans un état de béatitude. Il suffit d’avoir déjà vu la tête d’un bébé après avoir été nourri pour comprendre.

Et c’est pourquoi quand j’étais stressée, angoissée, j’avais toujours envie de quelque chose qui contenait un produit laitier : un bout de fromage, une bonne pizza dégoulinante etc..

Vous êtes dans la même situation avec des gâteaux, des glaces ou autre produit contenant du lait ? Maintenant vous savez pourquoi.

La casomorphine nous rend complètement dépendants, et selon les experts, il faut au moins 3 semaines de « sevrage » pour ne plus ressentir cette dépendance.

Et c’est pendant ces 3 semaines de sevrage qu’on en vient à l’atroce découverte que ….

drink milk arreter les produits laitiers vegan boire du lait

 

9. C’est horrible ils sont partout !

On oublie que le lait se trouve presque absolument partout : sous forme fermentée ou coagulée, le lait se trouve dans les glaces, dans les crèmes fraiches/liquides, dans toutes les formes différentes de yaourt, yogourt, faisselle, fromage blanc, etc.. Bon à la limite ça c’est normal, mais également dans de nombreux produits manufacturés et transformés alimentaires ou non…

Vous ne me croyez pas ?

Essayez d’imaginer une de vos journées types.

Vous vous levez, vous prenez un bol de céréales avec du lait, ou un cappucino avec du lait. Un croissant, un pain au chocolat avec du beurre. Un petit pain, un gâteau probablement avec du beurre et du lait. Bref déjà rien qu’au petit déjeuner pour ne pas ingurgiter de produits laitiers ça relève du parcours du combattant.

On continue. Vous arrivez au boulot, vous prenez un café à la machine mais le café noir est tellement dégueulasse que vous allez opter pour le café latte (qui n’est guère mieux je vous l’accorde). Un coup d’œil sur la machine à votre droite et hop vous repartez avec une barre chocolatée… encore un peu plus de lait (petit conseil si vous tentez d’arrêter les produits laitiers et que je vous ai déjà convaincu avec les 8 points précédents, si vous avez de la chance votre machine proposera des Oreos, ce n’est pas meilleur pour la santé mais au moins c’est vegan :) )

Le midi, vous allez probablement manger un sandwich acheté à la boulangerie du coin et il y a à peu près 100% de chance qu’il y ait soit du fromage, soit du beurre à l’intérieur soit du lait dans le pain. Avec une petite tarte en dessert, c’est bien, ça fait des fruits mais il y a quand même du beurre dans la pâte.

C’est l’heure de l’apéro. On va couper des petits bouts de fromage qu’on va grignoter en buvant un verre de vin non ?

Et le soir, vous allez sûrement cuire votre plat au beurre, ou rajouter de la crème dans vos pâtes avec un peu de gruyère. Et finir par un yaourt à 0% si de surcroît vous êtes au régime.

Voilà, voilà, alors ça ressemble à votre journée type ? En tout cas, avant c’était à peu près la mienne.

Et même aujourd’hui, en faisait très attention ce n’est pas évident. Récemment je voulais acheter quelque chose à grignoter dans une célèbre chaîne de boulangeries, j’ai demandé ce qui était sans lait et sans produits animaux, la vendeuse a regardé sa petite feuille des allergies et m’a répondu : RIEN. Ah bon ? Même pas la baguette ou ce petit pain aux olives … Bon ben tant pis …

Ou encore, à la pharmacie, j’ai découvert que dans 99,99% des médicaments il y avait du lactose … et la pharmacienne a très aimablement proposé “un super médicament venu tout droit des States pour digérer le lactose : le lactase en capsule” ! Mais c’est super dites moi, vous êtes malade, on vous donne un médicament au lactose et pour le digérer hop un petit médicament au lactase ! Ils ne sont jamais à court d’idées on peut leur accorder ça …

Mais alors une nouvelle question me taraude : pourquoi sont-ils partout ? Et surtout à cause de qui ?

 

10. À qui profite le crime ?

Vous avez déjà dû remarquer que les produits laitiers se digèrent très mal. C’est d’ailleurs pour cela que de plus en plus de marques font la pub de produits à digestion facile. Je suis même tombée l’autre jour nez à nez avec un yaourt au lait sans lactose, impressionnant !

Mais pourquoi se donner tant de mal si le lait est si bon pour nous ?

Parce qu’en fait ce n’est pas si bon, c’est même carrément mauvais … et ce pour 2 raisons principales :

La première étant qu’à l’âge adulte nous n’avons plus l’enzyme « le lactase » qui permet de digérer le lait, et encore moins le lait d’une autre espèce. Le corps humain est fait pour s’adapter à tout, enfin presque… mais un jour il tirera la sonnette d’alarme car il n’y arrivera plus et tombera malade.

La seconde étant que le fromage fermente dans les intestins pendant des heures, ils ne sont pas fait pour ça, du coup nos organismes sont épuisés.

Ce sont malheureusement plein de désagréments auxquels on s’est habitué.

Combien de fois après le repas, vous avez trouvé cela normal d’être ballonné ?

D’avoir mal au ventre ?

D’avoir des nausées ?

Parfois, de vous sentir crevé ?

Et qu’est-ce que vous vous êtes dit ? : « Bah oui c’est la digestion c’est normal » ou « J’ai encore trop mangé ». Et hop, on va prendre un petit médoc (avec du lactose dedans ne l’oublions pas) pour faire passer tout ça. Lorelei a fait ça pendant toute sa vie. C’est un cercle vicieux, on mange, on a mal au ventre et au lieu de se demander pourquoi, on prend un médoc et on recommence jusqu’au jour où …

… on se rend compte que non tout ça n’est pas normal. Ça peut vous sembler choquant mais il vous suffirait de faire votre propre expérience pour vous en rendre compte.

Alors pourquoi on continue ?

Parce qu’on nous a rabâché que c’était bon pour nos os ?

Surprise ! Encore une contre-vérité.

Certains vont se dire « c’est encore le lobby vegan ça » mais clairement, votre consommation de produits laitiers sera surtout bonne pour le portefeuille des lobby du lait, des pharmaciens, des médecins, des chirurgiens, des prothésistes, etc… qui peuvent nous vendre leurs médicaments pour tous les désagréments causés au quotidien ou nous soigner quand on tombera gravement malade à force de consommer leurs produits. Le lobby vegan lui n’a rien à y gagner … enfin si sauver des animaux mais ça n’a jamais été un business lucratif.

Vous avez encore des doutes ? Allez, je vous offre mes deux derniers arguments sur les aspects négatifs du lait sur votre santé avant de vous montrer toutes les choses positives que vous en retirerez si vous sautez le pas.

11. Quelques chiffres terrifiants

Alors tout d’abord, un passage tiré du site Maison du Lait.

Vous devez vous dire :  « Mais pourquoi met-elle un passage de ce site pro-lait » ?

Vous allez vite comprendre. Voici ce qu’on lit en arrivant sur leur page d’accueil :

« Moteur de l’économie française, la filière laitière affiche un excédent commercial de 3,6 mds € en 2013. Avec 250 000 emplois répartis sur tout le territoire, la filière génère un chiffre d’affaires de 27 mds €, la plaçant en 2e position du secteur agroalimentaire, après la filière viande. »

Voilà, je pense que tout est dit, et que ces 4 lignes expliquent parfaitement pourquoi ni le gouvernement, ni les médecins, ni les nutritionnistes ne nous disent 1/10ème de ce que vous avez pu lire dans cet article. Qui oserait s’en prendre au 2ème poids lourd de l’agroalimentaire française ?

C’est une énorme machine et la seule chose qu’on peut faire est d’en prendre conscience et d’arrêter d’en acheter en devenant un consommateur actif.

En bonus, dans cette conférence « 101 raisons de devenir vegan » on apprend entre autre que :

  • 75% des personnes sont intolérantes au lactose
  • Le lait de vache est la première cause d’allergie chez les bébés et les enfants
  • Les pays les plus grands consommateurs de lait à savoir les Etats-Unis, l’Angleterre, la Suède et la Finlande sont également les pays avec le plus haut taux de personnes souffrants d’ostéoporose. Vous savez, cette maladie qu’on développe quand on ne consomme pas assez de calcium.

Étrange non ? Pourtant l’explication est toute simple.

 

12. Le lait rend malade

J’avais commencé à faire la liste de toutes les maladies liées au lait en préparant cet article mais n’étant pas une experte en médecine, je préfère vous envoyer vers cet autre article sur lequel je suis tombée qui est très complet sur ce sujet : Toutes les maladies causées par le lait dans lequel on retrouve bien sûr l’ostéoporose mais aussi le cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires… (en gros toutes les “nouvelles” maladies qui n’existaient pas il y a 1 siècle).

lait vg arreter les produits laitiers vegan

source

Allez, maintenant, haut les cœurs, je vais partager avec vous tout ce que l’arrêt définitif des produits laitiers a changé dans ma vie !

 

 

13. On se rend compte que la pâtisserie c’est facile

Comme nous avons déjà établi au début de ce très long article, réussir à vivre toute une journée sans consommer un seul produit laitier relève de l’exploit !

Alors imaginez quand, vous avez réussi à cuisiner votre premier gâteau sans lait, beurre ou crème et qu’en plus il est délicieux, vous vous sentirez comme quand Djoko gagnera enfin Roland Garros !

Comme par exemple quand Lorelei a réussi à faire son fondant au chocolat vegan, dessert dont elle était tellement accro avant.

Ou encore votre premier gâteau cru !

Regardez comme il est mignon, ça ne vous fait pas envie ?

gateau vegan cru chocolat

Mon premier gâteau cru à la banane avec de la poudre de coco

Que des bons ingrédients, que des bienfaits pour la santé et c’est une tuerie !

Ok, on a résolu le problème des gâteaux, mais alors maintenant qu’est-ce qu’on fait avec le bien plus grand problème de notre addiction au fromage ??

 

14. Le fromage VÉGÉTAL remplace t’il vraiment le “vrai” fromage ?

La première fois que j’ai entendu parler du fauxmage j’ai bien ri ! Fauxmage ? Non mais sérieux c’est quoi encore ce truc ?

Ok je pense au bien-être des animaux et à ma santé mais faut pas pousser mémé, je vais quand même pas manger du fauxmage !?!

Bon … eh bien si … J’ai mangé et je mange du fromage végétal …et j’adore ça ! Je ne jure que par ça même.

Alors je vous avoue qu’au début quand je me suis lancée dans la confection de ces petits fromages VG, il y a eu quelques “ratés”. Sur certains j’étais bluffée de la ressemblance, sur d’autres … pas tant, c’était la découverte de nouvelles saveurs.

Mais maintenant après plus d’un an de véganisme, j’ai pu déguster toutes sortes de fromages végétaux et je n’échangerai en aucun cas mon fromage vegan contre un fromage “normal” pour toutes les raisons déjà évoquées (gustative, éthique et santé).

Pour l’heure, et pour les curieux, voici ma recette « number one », très simple à réaliser et assez bluffante !

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Fromage de cajou frais aux baies roses et à l’aneth

 

Alors maintenant qu’on a résolu le problème des gâteaux au chocolat et du fromage (qui il faut l’avouer sont quand même les 2 choses les plus importantes dans la vie), vous allez paniquer en vous disant : « mais si je mange tout ça je vais inévitablement grossir ?!? »

Et bien non, au contraire !

 

15. Adieu les kilos superflus

Si vous êtes comme moi et que vous aussi vous avez fait des régimes toute votre vie, testé toutes les dernières recettes magiques de soi disant nutritionnistes pour perdre péniblement 2 kg pour finalement en reprendre 5 quelques mois plus tard (beaucoup moins péniblement c’est certain), vous allez être ravi de ce qu’il va suivre.

Je n’ai jamais perdu autant de kilos superflus que depuis que je ne suis plus au régime.

Sans rien faire, sans contrainte, simplement en renonçant aux produits d’origine animale (lait, œuf, fromage et autres produits laitiers), j’ai perdu une vingtaine de kilos en un peu plus d’un an. Sans aucune frustration, sans aucune envie irrépressible ni crise de boulimie genre je vais m’enfiler un camembert entier ! Non, rien de tout ça car être vegan ce n’est pas être au régime.

Et si vous n’avez pas de poids à perdre,  pas d’inquiétude vous n’allez pas fondre comme glace au soleil, vous serez simplement mieux dans votre peau comme vous allez le voir avec la raison suivante.

 

16. Adieu les désagréments du quotidien

Alors pour moi, le problème c’était les kilos en trop, mais pour Lorelei c’était le tir groupé : kilos en trop, allergies 12 mois sur 12 et maux de ventre quotidien.

Comme elle l’a déjà expliqué dans l’interview croisée que nous avions faite pour nos 1 ans de véganisme ce n’est qu’à partir du moment où elle a arrêté complétement les produits laitiers qu’elle a vraiment senti une différence dans son corps.

Depuis cette date, elle n’a jamais repris un seul antihistaminique pour les allergies alors qu’elle en prenait jusqu’à 3 par jour, n’a plus jamais eu mal au ventre (sauf en cas d’abus de gluten) et n’a plus besoin d’aller chez le médecin.

Un vrai changement au niveau de la qualité de vie qu’elle n’aurait jamais imaginé avant !
Peut-être cela vous donnera envie à votre tour de tenter l’expérience (à moins que vous ayez peur que la Sécu aille mieux et que votre médecin se retrouve au chômage) et pour vous rassurer, ma dernière raison :

 

17. Après 15 mois sans fromage je n’en ai plus du tout envie !

Au début, après mon défi vegan et ces 3 semaines sans produit laitier, j’étais déjà désintoxiquée gustativement mais visuellement c’était plus compliqué, comme quand on voit le fromage bien coulant sur une pizza… Et donc il m’est arrivé deux fois d’en reprendre pour voir. Bon je n’avais pas vraiment le choix (enfin la bonne excuse) mais après avoir cédé à la tentation, j’ai été super déçue du goût !

Mais tout ça c’était avant de découvrir les fabuleux fromages végétaux qui eux aussi dégoulinent sur la pizza !

En tout cas, ces deux fois où j’ai recraqué sur le fromage, j’ai été très écœurée. Finalement, seul le souvenir du fromage me donnait envie. Seule la mozzarella passait mais j’étais très ballonnée après, je ne me sentais pas bien du tout, bref je me suis sentie comme Jessie de Breaking Bad quand il replonge après sa cure de désintox.

Jesse pinkman breaking bad arreter les produits laitiers

Breaking Bad

Maintenant, rien que l’odeur me répugne alors que j’adorais mettre du fromage partout, je trouvais toujours une bonne raison d’en utiliser ! Aujourd’hui quand j’ai envie de fromage, j’ai envie de la version vegan et plus du tout de l’autre.

Après un an de véganisme, on rêve uniquement des anciens produits qu’on ne consomme plus dans la version vegan de ceux-ci. Je pense que c’est ça qui fait la différence entre être en transition ou être devenu 100% vegan.

Ça montre en tout cas comment le corps s’habitue à quelque chose et s’en déshabitue très vite, jusqu’à en être dégoûté…

En conclusion

Il y a surement encore plein de raisons que j’ai oubliées ou volontairement pas mises car je ne suis pas un médecin mais je vous invite à approfondir la question si cela vous intéresse rien quand regardant toutes ces vidéos ci-dessous !

En tout cas, ne jamais croire les nutritionnistes qui bossent pour les lobbies, comme par exemple les célèbres nutritionnistes qui passent dans tous les médias pour prôner les bienfaits des produits laitiers et qui disent que manger vegan tue …

Un dernier conseil en tant qu’ancienne végétarienne qui s’est jetée sur les produits laitiers et les œufs pour “compenser” l’arrêt de la viande à l’époque : privilégiez toujours une alimentation végétale dans laquelle vous trouverez tous les nutriments et tous les apports nécessaires. Et dès que vous le pouvez, essayer d’apprendre à remplacer les œufs, le fromage, le lait par des alternatives végétales.

Vous devez vous dire “elle est bien mignonne, mais c’est pas facile !” Alors comme je suis dévouée et que je ne vais quand même pas vous laisser comme ça, je vous donne rendez-vous mercredi avec un article plein de recettes et d’idées à la découverte des produits laitiers végétaux

Merci à tous ceux qui sont arrivés au bout de ce très … très … très long article et surtout n’hésitez pas à me donner votre opinion sur ce sujet, ce qui vous a choqué, ce qui vous a ému ou déplu. J’attends impatiemment d’échanger avec vous sur ce sujet, controversé je sais, mais qui me tient particulièrement à cœur.

 

Pour approfondir :

Professeur Joyeux contre l’industrie agro alimentaire. Tout est dans le titre, la partie laitage est à partir de 1h01m18s pour être précise.

France 3 – Lait : séparation d’une vache et de son veau. Extrait “Adieu veau, vache, cochon, couvée” est un documentaire de Béatrice Limare

Végétik “Le lait faut vraiment vouloir pour en boire“. Explique en 5 minutes comment fonctionne l’industrie du lait.

Milk in reverse : (Video PETA) production du lait en mode à l’envers.

Earthlings (VOST) est un film documentaire américain de Shaun Monson sorti en 2005, et dont la réalisation a nécessité cinq années de travail et d’investigations. Il montre le traitement des animaux destinés à la nourriture, à l’habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques. (en VF)

101 raisons de devenir végétalien : Une présentation drôle et pédagogique de James Wildman, éducateur à la fondation de Floride pour les droits des animaux (animal rights foundation of florida : arff) reprenant les bases de l’enseignement alimentaire. (à partir de 30 minutes pour le lait).

N’hésitez pas à nous contacter si un lien ne fonctionne plus. Il arrive régulièrement que des vidéos soient retirées pour x ou y raisons. Merci !

 

 

Quand on commence à s’intéresser à son alimentation, on se pose tout un tas de questions. Faut-il arrêter tel ou tel produit ? Faut-il manger bio ? Faut-il privilégier les aliments locaux ? Faut-il manger uniquement de saison ? Alors manger local, bio et vegan en PACA, est-ce possible ?

Après une année de véganisme, je vous avoue que j’ai répondu oui à toutes ces questions. J’ai arrêté tout produit animal pour des raisons éthiques et j’ai diminué grandement ma consommation de gluten pour de nombreuses raisons que je développerai dans un prochain article. Je n’achète plus que des produits biologiques, je mange à 99% de saison et j’achète 80% de ma consommation de végétaux au marché bio et local à côté de chez moi. Comme je mange beaucoup de fruits et légumes crus, je n’ai pas encore appris à me passer des bananes, des avocats ou encore des noix de cajou … les 20% restants sont donc ces produits que je consomme assez régulièrement. Je vous avoue que je ne saurais pas trop comment faire sans ces produits, et rien qu’à l’idée d’arrêter je me sens comme un carniste à qui on dit qu’il faut arrêter la viande. Mais en y réfléchissant, tout est question d’habitude et courant mai, nous allons nous lancer un défi 100% local pendant 1 semaine (oui on aime bien les défis), nous pourrons donc partager avec vous cette expérience qui on l’espère sera fructueuse.

Mais est-ce si facile ? Pouvons-nous tous le faire du jour au lendemain ? Quels sont les trucs et astuces pour basculer de la sur-consommation à la consommation raisonnée sans se sentir frustré, sans se ruiner et sans être totalement perdu ?

Vous connaissez peut-être le super site de Natasha : Echos-verts ? J’ai découvert son blog il y a quelques mois et j’ai adoré le concept de ses éco-défis. Chaque mois, elle sélectionne un nouveau thème et le développe avec d’autres blogueur-se-s. Ce mois-ci, nous partons à la découverte des aliments locaux et je suis ravie de pouvoir contribuer à cet éco-défi pour la première fois en partageant avec vous mon expérience à ce sujet.

Faire ses courses avec les saisons

Manger local, bio et vegan en PACA

 Source

Tout d’abord, il est important de savoir quels sont les fruits et les légumes qui poussent en France à chaque saison. C’est déjà un premier pas vers une consommation locale et saisonnière. Après c’est une liste non-exhaustive, par exemple un de mes petits producteurs a eu des poivrons salades tout l’hiver et des tomates tout l’automne … Avec le changement climatique tout peut changer selon la région où on habite.

Manger bio ou local ?

 

Manger local, bio et vegan en PACA

Faut-il privilégié plutôt les produits locaux et/ou les produits bio ? J’ai commencé à manger bio avant de manger local, donc dans cet article, je vais forcément vous parler du bio-local. C’est pour moi indissociable. Pour vous dire, il y a 3 semaines j’ai eu un repas en famille où ils avaient acheté des fraises “locales” mais non-bio, je me suis sentie dans l’obligation de les manger mais ça m’a immédiatement piqué et brûlé la bouche. C’est pas très engageant. Je vois aussi une très grande différence au niveau du goût quand je suis invitée et que je suis obligée de manger des légumes achetés en supermarché ou même pire surgelés … je comprends très bien pourquoi les gens disent ne pas aimer les légumes, effectivement dans ces moments là je les déteste aussi !

Comme l’a très bien expliqué Herveline du blog “Sortez de vos conapts”  une autre participante à cet éco-défi choisir entre le bio et le local est un faux débat, je vous invite donc à lire son article sur “Local ou Bio de l’étranger?” qui reprend exactement mon point de vue.

Et si vous avez encore des doutes, n’hésitez pas à regarder l’un des derniers reportages d’Envoyé Spécial sur les perturbateurs endocriniens. Édifiant !

Après, je ne veux pas non plus me poser en moralisatrice et condamner tous les gens qui ne mangent pas bio, là n’est pas le sujet en plus. Mais je partage simplement mon expérience et tente de montrer qu’il n’y a pas une si grande différence au niveau de l’organisation ou du budget si l’on décide de passer au bio-local.

Où et comment faire ses courses ?

Manger local, bio et vegan en PACA

Vous avez l’habitude d’aller dans une grande enseigne, le samedi quand c’est blindé, que les gens vous foncent dedans avec leur caddie et que les enfants hurlent pour avoir un bonbon ? Vous prenez toujours la même chose, des tomates, des courgettes au mois de décembre, des fraises en janvier venues d’où on ne sait où et la dernière offre promo à prix cassé d’un poisson élevé dans les eaux polluées et nourri aux OGM ? STOOOOP !!

Quand on veut commencer à changer ses habitudes, il faut déjà commencer par changer son lieu de courses. Fuyez les grandes surfaces, fuyez les lieux plein à craquer qui vous poussent à la sur-consommation de produits absolument inutiles, qui vendent des produits bio hors de prix et souvent de mauvaise qualité en mode greenwashing ou des produits bon marché plein de pesticides et de perturbateurs endocriniens.

Redécouvrez des marchés à taille humaine, ou des petits magasins qui proposent des produits locaux, de saison et probablement bio ou tout du moins raisonnés. Bref fuyez la distribution conventionnelle.

Au début, il faut faire quelques petites recherches c’est certain, et on peut se retrouver parfois perdu mais avec internet c’est rapide. Vous tapez le nom de votre ville et vous cherchez : marché bio, marché local, magasin bio, biocoop, AMAP, … et vous serez probablement surpris de tout ce que vous allez trouver. Même cet hiver, j’ai réussi à trouver un magasin bio au fin fond de la campagne auvergnate !

Alors ok, vous allez me dire : mais je n’ai pas le temps d’aller au marché le matin en semaine moi ! C’est pour les retraités et les mères au foyer ça ! Pas forcément, on peut trouver de nombreux marchés le samedi et le dimanche matin, ça vous prendra autant de temps que d’aller à l’hypermarché du coin, le stress en moins et le plaisir en plus. En général, sur les marchés les gens flânent, regardent les produits, s’intéressent à la dernière récolte, marchandent peut-être un peu, discutent avec le producteur. La vie quoi …

J’adore quand mon petit producteur me raconte comment il a créé ce produit, les graines qu’il ramène de ses voyages pour essayer de nouvelles choses. Ou quand sa femme me donne des conseils pour cuisiner le légume que je viens d’acheter et qu’elle m’offre une variété que je ne connaissais pas pour la tester ou me garde des légumes “moches” car elle sait que je les utilise tous et que je fais beaucoup de jus.

Manger local, bio et vegan en PACA      Retour de marché 

Et si vraiment, même le week-end vous n’avez pas le temps, vous pouvez toujours opter pour des paniers de fruits et de légumes distribués à domicile par l’AMAP ou par des entrepreneurs locaux. C’est comme des courses en ligne mais avec de bons produits qui font travailler le commerce local au lieu des multinationales. Pourquoi ne pas tenter ?

Bon on a les fruits et les légumes, c’est déjà bien, mais je suppose que vous ne voulez pas vous nourrir exclusivement de cela … Et ça tombe bien, car de plus en plus de petits magasins bio ouvrent leurs portes partout en France. Et souvent ces magasins essaient de mettre en avant les produits locaux ou tout du moins français, même si bien sûr un large de choix de produits issus du commerce équitable est également disponible. C’est le cas par exemple des Biocoop qui a créé un fort partenariat avec les producteurs pour proposer des produits locaux et bio. Il en existe peut-être une à côté de chez vous qui n’attend qu’à être découverte !

Certains peuvent penser que c’est contraignant de faire tout ça mais je peux vous assurer que depuis que je fais quasiment toutes mes courses sur le marché et en magasins bio, ce sont les grandes surfaces qui sont devenues contraignantes ! Il faut prendre la voiture, trouver une place, se retrouver dans un magasin bondé, charger et décharger le caddie … Bref, je suis devenue presque agoraphobe des grandes surfaces quand je dois y mettre un pied pour aller chercher des litières pour mes chats … La différence est tellement flagrante !

“Mais j’achète quoi ?”

Manger local, bio et vegan en PACA

 

Si vous allez au marché, pour les fruits et les légumes, c’est très simple. Vous recherchez le producteur local, vous regardez ce qu’il propose ce jour là, vous vous assurez quand même que ce qu’il vend provient bien de sa propre production (si vous voyez des bananes, je peux vous confirmer d’ores et déjà qu’elles ne seront malheureusement pas locales) et laissez-vous tenter par ce que vous aurez envie de cuisiner pour le reste de la semaine. Vous pouvez également toujours demander conseil au marché si vous ne connaissez pas ou ne savez pas quoi faire avec vos légumes.

Accepter de manger local c’est également accepter de manger en fonction de ce que la terre nous offre et non en fonction de notre liste de course.

J’adore les changements de saison car c’est l’occasion d’avoir des surprises quand on arrive au marché et cela booste également ma créativité. Par exemple, la semaine dernière les navets nouveaux sont arrivés et cela m’a inspirée cette recette : Navets glacés à l’orange et au romarin.

 

Navets glacés

Mais cette recette n’est pas encore 100% locale, encore la preuve que j’ai du mal à me passer de mes noix de cajou et de mon sirop d’agave … Mais en y réfléchissant je me dis que je pourrais utiliser des noix du marché à la place, ça montre qu’on peut très bien trouvé des produits locaux mais parfois on va vers la facilité, surtout que les noix de cajou sont mon péché mignon … Par contre pour le sucre, étant vegan je ne vais pas prendre de miel donc pour le coup, le bien être animal passe avant le local.

Si c’est votre première fois dans un magasin bio, ok, vous risquez d’être un peu perdu et de vous sentir dans la caserne d’Ali Baba. Même après des années de magasins bio, je tombe encore sur des produits dont je ne soupçonnais pas l’existence.

Pour vous aider, il y a quelques mois j’avais partagé avec vous les ingrédients indispensables dans l’article : “Dans mon placard vegan“. Même si depuis mon placard a bien évolué et que je vais prochainement en faire un nouveau étant donné que je suis bien plus tournée vers le local désormais, cela vous permettra d’ y voir un peu plus clair pour savoir quoi sélectionner.

Après au niveau des céréales, des plats préparés, des condiments il est plus difficile de s’assurer de leur provenance et de partir à la chasse aux produits 100% français. Mais pas impossible. En fin d’article, je vais faire le tour d’horizon des produits de la région sud-est et où les trouver.

“Mais manger bio et local, j’ai pas les moyens …”

Manger local, bio et vegan en PACA

 

Autre problème que certaines personnes soulèvent : le prix. Alors effectivement, si vous faites les mêmes achats qu’avant, comme par exemple des tonnes de viande, du poisson, plein de fromages et les derniers desserts à la mode, vous allez voir une sacrée différence sur le ticket de caisse. Entre de la viande bio de la ferme du coin et la viande premier prix en caisson vous risquez d’avoir un choc. Mais manger local veut aussi dire manger de manière raisonnée. Si vous n’êtes pas déjà végéta*ien, tentez de diminuer au maximum les produits carnés en privilégiant les fruits, les légumes, les céréales. Le problème ce n’est pas tellement que le bio soit cher mais c’est surtout de se demander pourquoi le conventionnel est si bon marché …

Personnellement, je n’ai pas ce genre de problème ne mangeant aucun produit animal, la différence de prix est beaucoup moins grande. Et quasiment inexistante si vous prenez vos fruits et légumes de saison, sur le marché ou dans votre AMAP.

Pour vous donner une idée, pour 2, j’ai un budget fruits et légumes d’environ 50€ tous les 10 jours, sachant que nous sommes raw till 4 (nous mangeons exclusivement des fruits et des légumes crus 2 repas sur 3).

Et même s’il y avait quelques euros de différence, quel est le problème pour ne pas ingurgiter de pesticides, de perturbateurs endocriniens ou autres poisons cachés, pour avoir des légumes qui ont du goût, des fruits juteux et plein de nutriments ? Je préfère largement acheter de bons aliments, bons pour la santé, qui ne détruisent pas les terres agricoles et m’économiser les rendez-vous chez le médecin et les médicaments à gogo. Faites votre choix :)

Manger local, bio et vegan en PACA

Habitant à côté de Nice, il est vrai que je suis assez gâtée niveau fruits, légumes et céréales. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est quand même restée assez agricole et fait également partie des régions les moins polluées de France avec de nombreuses productions bio, raisonnées ou en transition. Le climat aidant, nous avons une grande variété de produits tout au long de l’année.

 

Selon le lieu où on fait ses courses et les producteurs qu’on rencontre, on peut même trouver des fruits dont on ne soupçonnait pas l’existence sur la Côte d’Azur. Un des maraîchers chez lequel je me fournis a vécu en Afrique en tant qu’ingénieur agricole et a ramené des spécimens qu’il fait pousser aujourd’hui à côté de Nice. Ce fut l’occasion pour moi de découvrir certains fruits comme les feijoas ou les citrons du Congo made in France. Ils produisent aussi des kiwis et des kumquats.

La ville de Menton, célèbre pour ses citrons et son micro-climat quasi subtropical peut aussi faire pousser des avocats ! Ça reste une culture assez confidentielle mais il est quand même possible de trouver des avocats sur les marchés mentonnais !

Au niveau des céréales, on peut trouver des farines comme celle au petit-épeautre de Haute-Provence ou celle de pois chiche en Italie, très utilisée dans la cuisine niçoise avec notamment la célèbre socca ou encore avec les beignets de fleurs de courgette. Des plats très bon marché, simples à faire et délicieux !

Manger local, bio et vegan en PACA

 

Comme j’habite une région frontalière, les produits italiens seront plus locaux pour moi que des produits du nord de la France par exemple. Après libre à chacun de définir ce qui est local pour lui.

Bien choisir son marché local

 

Manger local, bio et vegan en PACA

Selon son lieu d’habitation, nous allons nous diriger vers tel ou tel marché. Nous avons encore une fois de la chance dans le sud, il y a beaucoup de marchés chaque jour de la semaine mais attention, cela ne veut pas forcément dire produits locaux, il y a malheureusement beaucoup de “pièges à touristes”.

En effet, si on fait attention et si on lit les petites pancartes, on se rend compte que de nombreux vendeurs sur les marchés ne proposent pas (uniquement) leurs produits mais plutôt des fruits et des légumes venus d’Espagne, d’Italie ou même de plus loin… Ça peut donc facilement être trompeur.

Depuis 2010, j’habite dans une ville juste à côté de Nice : St Laurent du Var, et j’ai découvert qu’il y avait un marché bio à 100 mètres de chez moi … le rêve. Mais pourtant, je n’y suis pas allée naturellement, ce n’était pas comme une évidence pour moi il y a 6 ans. J’avais peur que ce soit cher et qu’il n’y ait pas grand chose. Quand j’ai enfin sauté le pas, au début c’était assez curieux car c’est un marché tout petit avec 2 producteurs le vendredi et le mardi il y a maximum 4 producteurs et 2-3 commerçants qui vendent du miel, des poissons des gorges de l’arrière-pays, des huiles essentielles et tisanes et autres produits frais. C’est vraiment minuscule. Ça m’a changé des marchés niçois c’est sûr avec des dizaines et des dizaines de producteurs mais seulement très peu de producteurs bio (ça a peut-être changé depuis ces dernières années) mais au final je suis ravie de mon petit marché exclusivement bio et je trouve vraiment tout ce dont j’ai besoin.

Boomerang : épicerie en vrac, une initiative locale

Manger local, bio et vegan en PACA

Sur la Côte d’Azur, nous avons aussi une ville très avant-gardiste en matière d’écologie : Mouans-Sartoux. Cette petite ville située entre Cannes et Grasse encourage la lutte contre le gaspillage, le recyclage, les aliments biologiques dans les cantines et regroupe à elle seule de nombreux magasins bio et locaux, comme par exemple la Biocoop ou encore la première boutique vendant des vins vegan de la région.

Mais dans cet article, je vais vous parler de l’Épicerie Boomerang, qui a ouvert il y a peu de temps et où je suis déjà allée faire un tour conquise par ce concept simple et efficace.

Manger local, bio et vegan en PACA

 

 

Il s’agit de la première épicerie sans emballage des Alpes-Maritimes qui a été ouverte avec l’aide de KissKissBangBang. Mais en plus du mode “en vrac” ils mettent aussi en avant les produits locaux, ont tissé des partenariats avec des producteurs et artisans de la région pour proposer le plus d’articles possible made in PACA.

Je suis donc arrivée au magasin avec quelques bocaux vides de mon placard, je pensais en avoir trop pris mais une fois dedans, on se laisse vite tenter ! Le magasin est très propre, les gérants sont super accueillants et nous explique tout de suite comment faire pour peser nos bocaux et comment procéder. Quand j’y étais, une journaliste d’M6 était là également pour tourner une petite séquence et ce n’était pas le premier média à s’y intéresser, France 3, France Bleu, Nice matin, 20 minutes, etc… tout le monde est venu découvrir ce nouveau magasin !


Epicerie sans emballage

Il y avait beaucoup de choix, des céréales, des oléagineux, des huiles, du vin, des épices, des produits d’entretien ou de beauté, des shampoings et déo solides, et même des cookies maison avec une option végétalienne, bref le rêve !

J’ai donc rempli mes bocaux mais finalement je n’avais pas assez prévu, donc j’ai acheté en plus un petit sac en coton très mignon à réutiliser. Sur chaque distributeur l’origine du produit est notée, nous pouvons donc très facilement savoir si nous consommons local ou non. Ils ont également une petite partie marché avec des fruits et des légumes des alentours.

Au niveau prix, c’était tout à fait normal, le même qu’en magasin bio typique. Ça a coûté dans les 15€ de remplir tous mes bocaux. Alors si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas à y faire un tour !

Listes non exhaustives des marchés, magasins, boutiques locales et bio de la région Sud-Est

Marché de St Laurent du Var: tous les mardis et vendredis sur le parking de Cap 3000

Magasins Bread  : boulangerie bio, pizzas et spécialités végéta*iennes, gâteaux sans gluten et vente de légumes et fruits locaux, épicerie fine, vins bio à Nice et à St Laurent du Var

BioCoop

Épicerie Boomerang

Annuaire des producteurs bio de la région PACA

 

Et vous, accordez-vous de l’importance aux produits locaux ? Où faites-vous vos courses ? Partagez avec nous vos petits trucs et astuces.

 

 

 

Si vous hésitez à sauter le pas du végéta*isme ou si vous avez simplement envie de végétaliser de plus en plus votre alimentation, vous trouverez peut-être des réponses à toutes les questions que vous vous posez dans ce bilan croisé.

La semaine dernière nous avons publié la première partie de nos 1 ans de véganisme où nous parlions de nos premiers mois et des premiers défis à relever en tant que nouvelles vegans.
Cette semaine voici la seconde partie où nous parlerons plus précisément des changements dans notre vie depuis 1 an au niveau physique, santé, organisation, relations et motivation.

 

Bilan

Qu’est-ce qui a changé dans ta vie de tous les jours ?

Edelweiss : Au début je faisais attention à tout quand je faisais les courses, c’était un peu compliqué, maintenant tout est devenu naturel et normal, c’est devenu un automatisme. Je ne vais plus au supermarché pour les denrées comestibles et c’est assez flippant quand je me dis que tout ce qui s’y trouve je ne le consomme plus du tout. Je ne stresse plus quand je dois dire que je ne mange plus d’animaux, ça fait partie de moi c’est comme ça, je trouve maintenant super bizarre de voir de la viande. J’ai vraiment l’impression de voir un cadavre, c’est très étrange comme sensation. Sinon physiquement et psychologiquement, après c’est un an, je me sens mieux, je me sens davantage sereine et apaisée…

Lorelei : J’ai presque envie de dire à la fois tout et à la fois rien. Je n’ai pas vraiment changé ma routine, je fais toujours les mêmes choses, je regarde les mêmes séries, je joue aux mêmes jeux, je fais les mêmes sorties, je mange quasiment les mêmes choses en version vegan, je fais le même travail, j’ai les mêmes amis. Et à la fois tout, car je regarde chaque chose avec des yeux différents, j’ai envie d’essayer de nouvelles expériences, le véganisme ouvre vraiment de nouvelles portes et on a envie de tout explorer.

Bilan

Quelles ont été tes évolutions dans le mouvement vegan ?

Edelweiss : Au début, je mangeais pas mal de junk food vegan, comme si j’avais besoin de me rassurer, de me dire que je pouvais toujours manger une pizza ou un burger même si j’étais vegan. Je mangeais aussi beaucoup trop de légumineuses et de céréales. Le problème quand on devient vegan c’est qu’on nous fait tellement peur avec les carences qu’on a tendance à abuser de choses qu’on pense bonnes, et qui semblent nécessaires pour “compenser” les produits animaux. J’ai diminué tout ça et ça va beaucoup mieux. Je me sens moins lourde et j’ai plus d’énergie depuis que je mange beaucoup de fruits et légumes crus. Et chaque fois que je remange trop de céréales je vois vraiment la différence au niveau de la fatigue et de la digestion.

Lorelei : Ma grande question au début était : “À partir de quel moment je suis vraiment vegan ?” Parce que finalement depuis mon défi, je me sentais vegan mais vegan en transition. J’ai donc eu ma transition pendant laquelle vous l’aurez compris je m’autorisais le fromage et des produits laitiers transformés que je ne voyais pas comme dans les viennoiseries, les gâteaux ou les quiches en attendant mon déclic. Il est arrivé en septembre dernier quand j’ai commencé à lire de plus en plus de choses sur les produits laitiers (en préparation d’un article que nous n’avons d’ailleurs toujours pas posté haha mais le sujet est vaste alors on peaufine !). À ce moment là j’ai su que je devais encore modifier des choses dans mon alimentation pour me sentir bien dans ma peau et dans ma tête. J’ai donc arrêté les produits laitiers, le fromage et par la même occasion le gluten. Et ce fut vraiment une révélation pour moi. Aujourd’hui, 5 mois plus tard, je m’y tiens, je mange juste très occasionnellement encore du gluten mais j’essaie de prendre du “bon gluten”.

Bilan

Quels ont été les changements au niveau de ta santé ?

Edelweiss : Pas grand chose. Je suis quelqu’un qui ne tombe jamais malade. Mais j’avais des démangeaisons sur la peau qui ont totalement disparu. Sachant que mon médecin n’avait jamais su me dire ce que j’avais, et qu’il disait que ça devait être psychosomatique ^^, façon de dire qu’il n’en savait rien haha. Hormis ça j’ai pas mal maigri, et ce sans le chercher, ça s’est fait tout seul en ne consommant plus tous les “produits toxiques” et en mangeant énormément de fruits et légumes.

Lorelei : J’étais une accro aux médicaments et légèrement hypocondriaque. Je ne passais pas 1 mois sans aller chez le médecin car j’avais des douleurs au ventre, des vertiges, des amygdalites, des angines et surtout, mes allergies. Tenez-vous bien, j’étais environ 3 à 4 mois de l’année sous antibio et 12 mois sur 12 sous antihistaminiques. Pendant les grosses périodes d’allergies, je prenais jusqu’à 3 comprimés par jour. J’étais également en surpoids, j’étais essoufflée après 3 marches ou une montée. Bref pas très normal pour une fille de mon âge. Je pensais que le véganisme résoudrait tous mes problèmes. Mais à vrai dire, ce n’est que depuis septembre, après avoir arrêté le fromage, le gluten et avoir grandement augmenté ma consommation de fruits et légumes crus que j’ai pu voir une véritable différence. La dernière fois que je suis allée chez le médecin, c’était pour une douleur d’estomac. Il ne savait pas ce que j’avais, il m’a filé des médocs et des tests sanguins. Je n’ai pas pris les médocs, j’ai fait une purge et j’ai mangé cru. J’ai fait les tests sanguins, tout allait bien. Depuis, je n’y suis jamais retournée, je n’ai plus repris un seul antihistaminique ni un seul antibiotique. Je suis tombée malade une seule fois cet hiver, un gros rhume qui est passé tout seul avec des huiles essentielles. J’ai toujours quelques allergies, des éternuements mais c’est bien moins fort qu’avant (sachant qu’avant j’étais non stop sous traitement). J’ai perdu beaucoup de poids et je me sens bien mieux.

Qu’est-ce qui a changé dans ta maison ?

Edelweiss : La maison devient de plus en plus minimaliste, et zéro déchet, je tends vers cela. Je trie et je fais super attention à ce que j’achète. Je fais pas mal de DIY en cosmétique et produits ménagers. Ma dernière lubie c’est de refaire la déco avec des matières recyclées et de me débarrasser de toutes ces choses inutiles…

Bilan

As-tu des regrets ?

Edelweiss : Pas du tout ! …  Ah si … De ne pas avoir sauter le pas plus tôt bien évidemment… Surtout que j’étais végétarienne il y a 10 ans de ça, puis flexitalienne (je sais c’est pas logique). Si ça vous intéresse je raconte tout en détail dans cet article. Je regrette de ne pas avoir était plus radicale. Mais maintenant en étant vegan, je me rends compte que j’étais bien hypocrite, et que le fait de consommer des produits laitiers et des œufs c’est pareil que de manger des animaux, l’industrie est tout aussi horrible voire pire. Mais bon on a besoin de passer par des étapes parfois…

Lorelei : Non, je n’ai absolument aucun regret. Même si parfois il faut renoncer à certaines choses car malheureusement la France n’est pas le pays le plus vegan friendly du monde, je sais pourquoi je fais ça et ça suffit à me motiver.

Bilan

Est-ce qu’il y a encore des choses qui te manquent ?

Edelweiss : En y réfléchissant, le souvenir de ce qu’était le fromage. Mais je sais pertinemment que si j’en mangeais un bout je ne supporterais ni le goût ni la digestion.

Lorelei : Oui bien sûr, quand je passe devant mon pâtissier préféré et que je vois tous ces petits gâteaux qui ont l’air délicieux, ça me donne envie. Ou le matin, quand je passe devant une boulangerie avec l’odeur des croissants frais, je rêve du jour où je pourrai m’arrêter et m’acheter un croissant vegan qui sentira tout aussi bon. Mais ça me motive aussi à développer encore plus la pâtisserie vegan. J’aime aussi essayer de refaire nos anciens gâteaux préférés en mode vegan que vous pouvez retrouver dans nos recettes sucrées.

Bilan

Est-ce qu’il y a des choses qui ne te manquent pas du tout ?

Edelweiss : Non ça ne me manque pas de manger la mort, exploiter les animaux et tuer la planète. Ni de ne pas me rendre compte de toutes les composantes toxiques qu’il y a dans certains produits que l’on pense sain.

Lorelei : La viande ne me manque absolument pas. Ça me dégoute et m’écœure quand je vois d’autres personnes en manger ce qui peut paraître bizarre vu que j’en mangeais aussi avant. Mais comme je l’ai dit plus haut ma vision des aliments a changé et au lieu de voir un bout de viande, je vois un animal. Une fois qu’on a cette vision, il n’y a pas de retour en arrière possible.

Bilan

Peux-tu citer 5 ingrédients que tu ne mangeais pas avant et dont tu es accro depuis que tu es devenue vegan ?

Lorelei : J’ai découvert beaucoup de produits dont je ne soupçonnais pas l’existence depuis que je suis devenue vegan mais mon TOP 5 sera :
– le chocolat cru : bon j’ai toujours été accro au chocolat mais plutôt dans les desserts, je n’étais pas du genre à m’enfiler la tablette de chocolat. Mais en découvrant le chocolat cru, surtout celui à la fleur de sel de la marque LoveChock, je prends plaisir à le manger comme ça. Et en plus contrairement à d’autres chocolats, un ou 2 carrés suffisent, c’est très intense comme goût et très nutritif donc pas besoin d’en manger 20.
– la farine de coco : je l’ai découverte très récemment, j’en parle plus longuement dans mon article “Love Fondant” mais c’est la farine de rêve pour les desserts, ça les rend légers avec un petit goût de coco. Je l’utilise systématiquement depuis.
– la levure maltée : en tant qu’ancienne addict au fromage, la levure maltée est l’ingrédient indispensable pour lutter contre les envies de fromage. On le rajoute aux sauces, ou on le met directement en flocon sur les salades, c’est délicieux et très bon pour l’estomac.
– la clémentine : oui c’est bizarre je sais, avant je détestais les clémentines, l’odeur, la texture, le goût du fruit cru, et maintenant j’adore ! Comme quoi tout arrive.
– le lait de macadamia ou de noisette : J’avais l’habitude de boire du lait de soja ou d’amande mais désormais il existe une multitude de laits végétaux et récemment j’ai craqué sur le lait de macadamia et sur le lait de noisettes. Ils sont un peu plus chers que les autres donc c’est vraiment de temps en temps mais c’est tellement bon !!

Edelweiss : Je suis une grande curieuse en cuisine, j’adore découvrir des saveurs. Ça va être dur de n’en trouver que 5 :
L’avocat : j’étais pas trop fan d’avocat, et je détestais même ça quand j’étais petite. En grandissant j’en mangeais mais bon c’était pas le truc que j’adorais quoi, et je trouvais ça trop gras. Maintenant j’y suis complètement accro, je pourrais en mettre partout ! Il y a toujours une bonne raison d’utiliser l’avocat en cuisine :-)
Les spaghettis de la mer : j’adore cette algue qui a la texture et la forme des tagliatelles. J’ai vraiment l’impression de manger des pâtes super iodées, bref je suis fan.
Le quinoa : avant c’était le truc qui trainait dans le fond du placard au cas où. Maintenant c’est devenu une de mes céréales préférées, c’est même devenu mon substitut de chapelure.
Le tapioca : trèèès utile pour faire une sauce fromagère quand une envie de pâtes, de gratins ou pizza se pointe.
La farine de pois chiche : cette farine c’est un vrai miracle qui remplace à merveille les œufs. J’adorais les œufs avant, tous les matins je mangeais un œuf à la coque, c’est dire. Une omelette végétale avec pour base de la farine de pois chiche c’est juste super bon et super bluffant.

Bilan

Est-ce que les gens ont changé dans ton entourage ?

Edelweiss : Au début, je me suis un peu repliée sur moi même pour éviter les conflits parce que c’est épuisant de toujours devoir se justifier, surtout quand tu viens de te taper Earthlings et qu’on te dit “hein mais c’est trop bon le saucisson quand même” huhu… Ou dans un autre genre le : “Mais y’a plus important que les animaux quand même, comme la guerre dans le monde ou la famine ou le réchauffement climatique” re huhu… C’est quoi le délire !? J’ai vraiment l’impression que pour certains avant d’avoir le droit d’être vegan il faudrait avoir résolu tous les autres problèmes de la terre. Alors que justement le fait d’être vegan peut résoudre ces problèmes. La non-violence entraîne la non-violence, le véganisme permet de nourrir plus de gens et consommer vegan est bon pour l’environnement (même si l’industrie vegan commence à me faire flipper). Bon sinon l’entourage finit par être compréhensif au bout d’un moment quand même, maintenant ça va, surtout quand t’as acté le concept.

Lorelei : Devenir vegan permet de voir si son entourage est ouvert et bienveillant. Et je dois dire qu’en règle générale ça a été une bonne surprise. La plupart des gens comprennent mes choix et je suis aussi heureuse de voir que certains ont fait eux aussi des changements dans leur vie. Après bien sûr il peut y avoir des interrogations, des difficultés aux repas de famille mais je pense que ça ne va aller qu’en s’améliorant.

Bilan

Qu’est-ce qu’il te reste à améliorer par la suite ?

Lorelei : Parfois le véganisme me semble être une quête à la perfection. Au départ on renonce aux produits animaux, puis après on va faire attention aux produits raffinés ou industrialisés, puis ensuite il faut encore faire attention au soja, à l’huile de palme, aux fruits exotiques. Et des fois, j’ai l’impression d’être un peu “orthorexique” quand j’ai acheté ma barre chocolatée avec écrit : “Vegan, Gluten Free, Soy Free, Fair trade, Organic.” Je pense qu’on peut rapidement se sentir submergé par toutes les choses auxquelles on doit faire attention. Être vegan ne doit pas vouloir dire être parfait et se mettre une pression de fou sur les épaules. Et bien sûr on peut toujours s’améliorer mais il ne faut pas non plus devenir complétement paranoïaque sur ce qu’on mange, et parfois j’ai l’impression que c’est un peu mon cas.

Edelweiss : En même temps il y a de quoi quand on voit les dernières révélations sur les produits de l’industrie agro-alimentaire. C’est vraiment du foutage de gueule. J’adore le concept de l’orthodoxie : maladie inventée par les industriels qui ont peur que les gens fasses UN PEU TROP attention à ce qu’ils mangent. Restons avec des œillères et ne nous posons pas trop de questions …

Bilan

Comment vois-tu l’avenir du végéta*isme ?

Edelweiss : Je vois que les gens sont de plus en plus soucieux. La prise de conscience semble être en marche. Enfin j’espère que ça va durer. De toute façon qu’on le veuille ou non, le végéta*isme soit c’est un choix soit il s’imposera à tous dans quelques années.

Lorelei : J’ai l’impression qu’en ce moment il y a un changement notable dans la façon dont le végéta*isme est montré dans les médias. Et de plus en plus de gens le perçoivent enfin comme une alternative viable et possible. Je trouve cela vraiment encourageant pour la suite.

Qu’est-ce que tu penses du fait qu’on qualifie les vegans d’agressif ? 

Edelweiss : Ça sonne comme une oxymore selon moi. Je ne comprend pas pourquoi on a toujours tendance à s’en prendre à ceux qui veulent changer les choses. On veut hiérarchiser les violences. On en banalise certaines. On veut se rassurer de nos actes en se comparant aux autres. On se rassure en disant qu’il y a pire. Il semble plus évident de préserver le statut quo culturellement. Après il est légitime de se sentir agressé alors qu’on nous a toujours appris que c’était normal de manger des animaux, mais ça existe aussi des enfants qui se sentent trahis après avoir appris que la viande était un animal.

Est-ce que tu rencontres encore des obstacles aujourd’hui ?

Edelweiss : Il faut savoir s’organiser pour les repas en famille, entre amis ou au restaurant. Ou quand on voyage savoir où on peut s’approvisionner, sachant que le plus dur c’est en France.

Lorelei : Le plus difficile est de concilier vie professionnelle et véganisme mais je ne vais pas m’étendre sur le sujet, ça fera l’objet d’un autre article dans le futur :)

Bilan

Et dernière question qui aurait pu être la première : Est-ce que 1 an plus tard, tout ça valait la peine / le coup ?

Edelweiss : Bien sûr ! À tout point de vue : animaux, santé, éthique, environnement. Être vegan ce n’est pas être parfait mais ça fait du bien dans pas mal de domaines quand même. Je pense vraiment que le monde serait plus apaisé sans toute cette souffrance, la violence entraine de la violence. Je pense aussi que le véganisme est facteur de cohésion sociale.

Lorelei : Oui sans l’ombre d’un doute. Même si mon chemin a été un peu plus long et que j’admire Edelweiss qui a pu du jour au lendemain renoncer à tout produit animal, je pense qu’à partir du moment où on ne change ne serait-ce qu’un peu son alimentation vers une alimentation plus végétale, tout le monde y gagne.

 

Ce long bilan est terminé, nous espérons qu’il aura pu vous aider et vous éclairer sur le choix du véganisme. Si vous avez d’autres questions auxquelles nous n’avons pas répondu dans l’article n’hésitez pas à nous les laisser dans les commentaires !