Si vous hésitez à sauter le pas du végéta*isme ou si vous avez simplement envie de végétaliser de plus en plus votre alimentation, vous trouverez peut-être des réponses à toutes les questions que vous vous posez dans ce bilan croisé.

La semaine dernière nous avons publié la première partie de nos 1 ans de véganisme où nous parlions de nos premiers mois et des premiers défis à relever en tant que nouvelles vegans.
Cette semaine voici la seconde partie où nous parlerons plus précisément des changements dans notre vie depuis 1 an au niveau physique, santé, organisation, relations et motivation.

 

Bilan

Qu’est-ce qui a changé dans ta vie de tous les jours ?

Edelweiss : Au début je faisais attention à tout quand je faisais les courses, c’était un peu compliqué, maintenant tout est devenu naturel et normal, c’est devenu un automatisme. Je ne vais plus au supermarché pour les denrées comestibles et c’est assez flippant quand je me dis que tout ce qui s’y trouve je ne le consomme plus du tout. Je ne stresse plus quand je dois dire que je ne mange plus d’animaux, ça fait partie de moi c’est comme ça, je trouve maintenant super bizarre de voir de la viande. J’ai vraiment l’impression de voir un cadavre, c’est très étrange comme sensation. Sinon physiquement et psychologiquement, après c’est un an, je me sens mieux, je me sens davantage sereine et apaisée…

Lorelei : J’ai presque envie de dire à la fois tout et à la fois rien. Je n’ai pas vraiment changé ma routine, je fais toujours les mêmes choses, je regarde les mêmes séries, je joue aux mêmes jeux, je fais les mêmes sorties, je mange quasiment les mêmes choses en version vegan, je fais le même travail, j’ai les mêmes amis. Et à la fois tout, car je regarde chaque chose avec des yeux différents, j’ai envie d’essayer de nouvelles expériences, le véganisme ouvre vraiment de nouvelles portes et on a envie de tout explorer.

Bilan

Quelles ont été tes évolutions dans le mouvement vegan ?

Edelweiss : Au début, je mangeais pas mal de junk food vegan, comme si j’avais besoin de me rassurer, de me dire que je pouvais toujours manger une pizza ou un burger même si j’étais vegan. Je mangeais aussi beaucoup trop de légumineuses et de céréales. Le problème quand on devient vegan c’est qu’on nous fait tellement peur avec les carences qu’on a tendance à abuser de choses qu’on pense bonnes, et qui semblent nécessaires pour “compenser” les produits animaux. J’ai diminué tout ça et ça va beaucoup mieux. Je me sens moins lourde et j’ai plus d’énergie depuis que je mange beaucoup de fruits et légumes crus. Et chaque fois que je remange trop de céréales je vois vraiment la différence au niveau de la fatigue et de la digestion.

Lorelei : Ma grande question au début était : “À partir de quel moment je suis vraiment vegan ?” Parce que finalement depuis mon défi, je me sentais vegan mais vegan en transition. J’ai donc eu ma transition pendant laquelle vous l’aurez compris je m’autorisais le fromage et des produits laitiers transformés que je ne voyais pas comme dans les viennoiseries, les gâteaux ou les quiches en attendant mon déclic. Il est arrivé en septembre dernier quand j’ai commencé à lire de plus en plus de choses sur les produits laitiers (en préparation d’un article que nous n’avons d’ailleurs toujours pas posté haha mais le sujet est vaste alors on peaufine !). À ce moment là j’ai su que je devais encore modifier des choses dans mon alimentation pour me sentir bien dans ma peau et dans ma tête. J’ai donc arrêté les produits laitiers, le fromage et par la même occasion le gluten. Et ce fut vraiment une révélation pour moi. Aujourd’hui, 5 mois plus tard, je m’y tiens, je mange juste très occasionnellement encore du gluten mais j’essaie de prendre du “bon gluten”.

Bilan

Quels ont été les changements au niveau de ta santé ?

Edelweiss : Pas grand chose. Je suis quelqu’un qui ne tombe jamais malade. Mais j’avais des démangeaisons sur la peau qui ont totalement disparu. Sachant que mon médecin n’avait jamais su me dire ce que j’avais, et qu’il disait que ça devait être psychosomatique ^^, façon de dire qu’il n’en savait rien haha. Hormis ça j’ai pas mal maigri, et ce sans le chercher, ça s’est fait tout seul en ne consommant plus tous les “produits toxiques” et en mangeant énormément de fruits et légumes.

Lorelei : J’étais une accro aux médicaments et légèrement hypocondriaque. Je ne passais pas 1 mois sans aller chez le médecin car j’avais des douleurs au ventre, des vertiges, des amygdalites, des angines et surtout, mes allergies. Tenez-vous bien, j’étais environ 3 à 4 mois de l’année sous antibio et 12 mois sur 12 sous antihistaminiques. Pendant les grosses périodes d’allergies, je prenais jusqu’à 3 comprimés par jour. J’étais également en surpoids, j’étais essoufflée après 3 marches ou une montée. Bref pas très normal pour une fille de mon âge. Je pensais que le véganisme résoudrait tous mes problèmes. Mais à vrai dire, ce n’est que depuis septembre, après avoir arrêté le fromage, le gluten et avoir grandement augmenté ma consommation de fruits et légumes crus que j’ai pu voir une véritable différence. La dernière fois que je suis allée chez le médecin, c’était pour une douleur d’estomac. Il ne savait pas ce que j’avais, il m’a filé des médocs et des tests sanguins. Je n’ai pas pris les médocs, j’ai fait une purge et j’ai mangé cru. J’ai fait les tests sanguins, tout allait bien. Depuis, je n’y suis jamais retournée, je n’ai plus repris un seul antihistaminique ni un seul antibiotique. Je suis tombée malade une seule fois cet hiver, un gros rhume qui est passé tout seul avec des huiles essentielles. J’ai toujours quelques allergies, des éternuements mais c’est bien moins fort qu’avant (sachant qu’avant j’étais non stop sous traitement). J’ai perdu beaucoup de poids et je me sens bien mieux.

Qu’est-ce qui a changé dans ta maison ?

Edelweiss : La maison devient de plus en plus minimaliste, et zéro déchet, je tends vers cela. Je trie et je fais super attention à ce que j’achète. Je fais pas mal de DIY en cosmétique et produits ménagers. Ma dernière lubie c’est de refaire la déco avec des matières recyclées et de me débarrasser de toutes ces choses inutiles…

Bilan

As-tu des regrets ?

Edelweiss : Pas du tout ! …  Ah si … De ne pas avoir sauter le pas plus tôt bien évidemment… Surtout que j’étais végétarienne il y a 10 ans de ça, puis flexitalienne (je sais c’est pas logique). Si ça vous intéresse je raconte tout en détail dans cet article. Je regrette de ne pas avoir était plus radicale. Mais maintenant en étant vegan, je me rends compte que j’étais bien hypocrite, et que le fait de consommer des produits laitiers et des œufs c’est pareil que de manger des animaux, l’industrie est tout aussi horrible voire pire. Mais bon on a besoin de passer par des étapes parfois…

Lorelei : Non, je n’ai absolument aucun regret. Même si parfois il faut renoncer à certaines choses car malheureusement la France n’est pas le pays le plus vegan friendly du monde, je sais pourquoi je fais ça et ça suffit à me motiver.

Bilan

Est-ce qu’il y a encore des choses qui te manquent ?

Edelweiss : En y réfléchissant, le souvenir de ce qu’était le fromage. Mais je sais pertinemment que si j’en mangeais un bout je ne supporterais ni le goût ni la digestion.

Lorelei : Oui bien sûr, quand je passe devant mon pâtissier préféré et que je vois tous ces petits gâteaux qui ont l’air délicieux, ça me donne envie. Ou le matin, quand je passe devant une boulangerie avec l’odeur des croissants frais, je rêve du jour où je pourrai m’arrêter et m’acheter un croissant vegan qui sentira tout aussi bon. Mais ça me motive aussi à développer encore plus la pâtisserie vegan. J’aime aussi essayer de refaire nos anciens gâteaux préférés en mode vegan que vous pouvez retrouver dans nos recettes sucrées.

Bilan

Est-ce qu’il y a des choses qui ne te manquent pas du tout ?

Edelweiss : Non ça ne me manque pas de manger la mort, exploiter les animaux et tuer la planète. Ni de ne pas me rendre compte de toutes les composantes toxiques qu’il y a dans certains produits que l’on pense sain.

Lorelei : La viande ne me manque absolument pas. Ça me dégoute et m’écœure quand je vois d’autres personnes en manger ce qui peut paraître bizarre vu que j’en mangeais aussi avant. Mais comme je l’ai dit plus haut ma vision des aliments a changé et au lieu de voir un bout de viande, je vois un animal. Une fois qu’on a cette vision, il n’y a pas de retour en arrière possible.

Bilan

Peux-tu citer 5 ingrédients que tu ne mangeais pas avant et dont tu es accro depuis que tu es devenue vegan ?

Lorelei : J’ai découvert beaucoup de produits dont je ne soupçonnais pas l’existence depuis que je suis devenue vegan mais mon TOP 5 sera :
– le chocolat cru : bon j’ai toujours été accro au chocolat mais plutôt dans les desserts, je n’étais pas du genre à m’enfiler la tablette de chocolat. Mais en découvrant le chocolat cru, surtout celui à la fleur de sel de la marque LoveChock, je prends plaisir à le manger comme ça. Et en plus contrairement à d’autres chocolats, un ou 2 carrés suffisent, c’est très intense comme goût et très nutritif donc pas besoin d’en manger 20.
– la farine de coco : je l’ai découverte très récemment, j’en parle plus longuement dans mon article “Love Fondant” mais c’est la farine de rêve pour les desserts, ça les rend légers avec un petit goût de coco. Je l’utilise systématiquement depuis.
– la levure maltée : en tant qu’ancienne addict au fromage, la levure maltée est l’ingrédient indispensable pour lutter contre les envies de fromage. On le rajoute aux sauces, ou on le met directement en flocon sur les salades, c’est délicieux et très bon pour l’estomac.
– la clémentine : oui c’est bizarre je sais, avant je détestais les clémentines, l’odeur, la texture, le goût du fruit cru, et maintenant j’adore ! Comme quoi tout arrive.
– le lait de macadamia ou de noisette : J’avais l’habitude de boire du lait de soja ou d’amande mais désormais il existe une multitude de laits végétaux et récemment j’ai craqué sur le lait de macadamia et sur le lait de noisettes. Ils sont un peu plus chers que les autres donc c’est vraiment de temps en temps mais c’est tellement bon !!

Edelweiss : Je suis une grande curieuse en cuisine, j’adore découvrir des saveurs. Ça va être dur de n’en trouver que 5 :
L’avocat : j’étais pas trop fan d’avocat, et je détestais même ça quand j’étais petite. En grandissant j’en mangeais mais bon c’était pas le truc que j’adorais quoi, et je trouvais ça trop gras. Maintenant j’y suis complètement accro, je pourrais en mettre partout ! Il y a toujours une bonne raison d’utiliser l’avocat en cuisine :-)
Les spaghettis de la mer : j’adore cette algue qui a la texture et la forme des tagliatelles. J’ai vraiment l’impression de manger des pâtes super iodées, bref je suis fan.
Le quinoa : avant c’était le truc qui trainait dans le fond du placard au cas où. Maintenant c’est devenu une de mes céréales préférées, c’est même devenu mon substitut de chapelure.
Le tapioca : trèèès utile pour faire une sauce fromagère quand une envie de pâtes, de gratins ou pizza se pointe.
La farine de pois chiche : cette farine c’est un vrai miracle qui remplace à merveille les œufs. J’adorais les œufs avant, tous les matins je mangeais un œuf à la coque, c’est dire. Une omelette végétale avec pour base de la farine de pois chiche c’est juste super bon et super bluffant.

Bilan

Est-ce que les gens ont changé dans ton entourage ?

Edelweiss : Au début, je me suis un peu repliée sur moi même pour éviter les conflits parce que c’est épuisant de toujours devoir se justifier, surtout quand tu viens de te taper Earthlings et qu’on te dit “hein mais c’est trop bon le saucisson quand même” huhu… Ou dans un autre genre le : “Mais y’a plus important que les animaux quand même, comme la guerre dans le monde ou la famine ou le réchauffement climatique” re huhu… C’est quoi le délire !? J’ai vraiment l’impression que pour certains avant d’avoir le droit d’être vegan il faudrait avoir résolu tous les autres problèmes de la terre. Alors que justement le fait d’être vegan peut résoudre ces problèmes. La non-violence entraîne la non-violence, le véganisme permet de nourrir plus de gens et consommer vegan est bon pour l’environnement (même si l’industrie vegan commence à me faire flipper). Bon sinon l’entourage finit par être compréhensif au bout d’un moment quand même, maintenant ça va, surtout quand t’as acté le concept.

Lorelei : Devenir vegan permet de voir si son entourage est ouvert et bienveillant. Et je dois dire qu’en règle générale ça a été une bonne surprise. La plupart des gens comprennent mes choix et je suis aussi heureuse de voir que certains ont fait eux aussi des changements dans leur vie. Après bien sûr il peut y avoir des interrogations, des difficultés aux repas de famille mais je pense que ça ne va aller qu’en s’améliorant.

Bilan

Qu’est-ce qu’il te reste à améliorer par la suite ?

Lorelei : Parfois le véganisme me semble être une quête à la perfection. Au départ on renonce aux produits animaux, puis après on va faire attention aux produits raffinés ou industrialisés, puis ensuite il faut encore faire attention au soja, à l’huile de palme, aux fruits exotiques. Et des fois, j’ai l’impression d’être un peu “orthorexique” quand j’ai acheté ma barre chocolatée avec écrit : “Vegan, Gluten Free, Soy Free, Fair trade, Organic.” Je pense qu’on peut rapidement se sentir submergé par toutes les choses auxquelles on doit faire attention. Être vegan ne doit pas vouloir dire être parfait et se mettre une pression de fou sur les épaules. Et bien sûr on peut toujours s’améliorer mais il ne faut pas non plus devenir complétement paranoïaque sur ce qu’on mange, et parfois j’ai l’impression que c’est un peu mon cas.

Edelweiss : En même temps il y a de quoi quand on voit les dernières révélations sur les produits de l’industrie agro-alimentaire. C’est vraiment du foutage de gueule. J’adore le concept de l’orthodoxie : maladie inventée par les industriels qui ont peur que les gens fasses UN PEU TROP attention à ce qu’ils mangent. Restons avec des œillères et ne nous posons pas trop de questions …

Bilan

Comment vois-tu l’avenir du végéta*isme ?

Edelweiss : Je vois que les gens sont de plus en plus soucieux. La prise de conscience semble être en marche. Enfin j’espère que ça va durer. De toute façon qu’on le veuille ou non, le végéta*isme soit c’est un choix soit il s’imposera à tous dans quelques années.

Lorelei : J’ai l’impression qu’en ce moment il y a un changement notable dans la façon dont le végéta*isme est montré dans les médias. Et de plus en plus de gens le perçoivent enfin comme une alternative viable et possible. Je trouve cela vraiment encourageant pour la suite.

Qu’est-ce que tu penses du fait qu’on qualifie les vegans d’agressif ? 

Edelweiss : Ça sonne comme une oxymore selon moi. Je ne comprend pas pourquoi on a toujours tendance à s’en prendre à ceux qui veulent changer les choses. On veut hiérarchiser les violences. On en banalise certaines. On veut se rassurer de nos actes en se comparant aux autres. On se rassure en disant qu’il y a pire. Il semble plus évident de préserver le statut quo culturellement. Après il est légitime de se sentir agressé alors qu’on nous a toujours appris que c’était normal de manger des animaux, mais ça existe aussi des enfants qui se sentent trahis après avoir appris que la viande était un animal.

Est-ce que tu rencontres encore des obstacles aujourd’hui ?

Edelweiss : Il faut savoir s’organiser pour les repas en famille, entre amis ou au restaurant. Ou quand on voyage savoir où on peut s’approvisionner, sachant que le plus dur c’est en France.

Lorelei : Le plus difficile est de concilier vie professionnelle et véganisme mais je ne vais pas m’étendre sur le sujet, ça fera l’objet d’un autre article dans le futur :)

Bilan

Et dernière question qui aurait pu être la première : Est-ce que 1 an plus tard, tout ça valait la peine / le coup ?

Edelweiss : Bien sûr ! À tout point de vue : animaux, santé, éthique, environnement. Être vegan ce n’est pas être parfait mais ça fait du bien dans pas mal de domaines quand même. Je pense vraiment que le monde serait plus apaisé sans toute cette souffrance, la violence entraine de la violence. Je pense aussi que le véganisme est facteur de cohésion sociale.

Lorelei : Oui sans l’ombre d’un doute. Même si mon chemin a été un peu plus long et que j’admire Edelweiss qui a pu du jour au lendemain renoncer à tout produit animal, je pense qu’à partir du moment où on ne change ne serait-ce qu’un peu son alimentation vers une alimentation plus végétale, tout le monde y gagne.

 

Ce long bilan est terminé, nous espérons qu’il aura pu vous aider et vous éclairer sur le choix du véganisme. Si vous avez d’autres questions auxquelles nous n’avons pas répondu dans l’article n’hésitez pas à nous les laisser dans les commentaires !

 

 

 

L’heure du bilan a sonné après 1 an de véganisme pour Vegan Freestyle.

Voilà tout juste un an que nous terminions notre défi vegan de 21 jours avec Lorelei. Nous n’avons pas vraiment eu le même parcours par la suite. Je suis devenue vegan après ce défi et je le suis restée depuis plus d’un an maintenant et Lorelei a d’abord fait 6 mois de transition avant de devenir vegan à 100%.

Nous avons pensé qu’il serait intéressant de partager ces deux expériences de nouvelles venues dans le monde vegan pour montrer que chacun vit ce changement à sa manière et à son rythme.

Nous allons revenir sur notre parcours depuis un an via une interview croisée en 2 parties (oui c’était trèèèèès long donc nous avons décidé de le publier sur 2 semaines).

Tout d’abord comment s’est passé ce défi ? Ce qui nous a motivées, ce qui nous a choquées, ce que nous avons appris et finalement ce qui a changé en nous.

Puis nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour la deuxième partie qui parlera plus de notre évolution depuis 1 an de véganisme, notre entourage, notre vie de tous les jours, nos regrets, nos réussites …

1 an de véganisme

Pourquoi as-tu fait ce défi vegan ?

Lorelei : J’étais flexitarienne depuis quelques années. Après les fêtes de fin d’année en famille puis une semaine de vacances chez des amis, nous avions surconsommé des produits animaux. J’ai eu comme le besoin de purger mon organisme de tout ça, et c’était la mode des défis vegan avec Oprah ou Beyoncé. Donc j’ai lancé ce défi lors d’une soirée apéro et Edelweiss l’a relevé.

Edelweiss : Parce que j’aime relever les défis :) J’ai vu ce défi comme une opportunité de sauter enfin le pas de ce qui me semblait être une évidence.

Comment se sont passées ces 3 semaines ?

Edelweiss : C’était assez horrible mais pas au niveau de l’alimentation, au contraire, étant donné que j’adore cuisiner, je me suis amusée à cuisiner beaucoup de choses, j’ai adoré ça. Ce fut une vraie révélation. Je me suis demandée pourquoi je n’avais pas sauté le pas plus tôt, surtout que j’étais déjà végétalienne à 90%. À côté de ça j’ai eu envie de beaucoup me documenter, j’étais une boulimique de l’info vegan, j’ai lu et vu plein de choses qui m’ont à la fois traumatisée et mise en colère. Après ça je ne pouvais pas revenir en arrière. J’ai détesté savoir à quel point tout est fait pour qu’on ne sache rien. Et à quel point on se complait dans notre déni alors qu’au fond on sait très bien que derrière un steak ce n’est pas Disneyland pour les animaux.

Lorelei : J’aurais peut être eu une réponse différente il y a un an, mais dans mes souvenirs, ce n’était pas si difficile. Bien sûr il fallait faire attention à tout ce que je mangeais, et comme j’avais tendance à me laisser tenter par tout ce qui trainait dans mon bureau au travail j’ai dû redoubler de vigilance. On testait de nouvelles choses dans l’alimentation et c’était un bonheur de découvrir ou redécouvrir de nouvelles saveurs.

1 an de véganisme

Quel a été le déclencheur pour que tu continues ou que tu arrêtes après le défi ?

Edelweiss : Le déclencheur il n’y en a pas vraiment eu un, c’était un tout, mon corps ne voulait plus manger d’animaux, ni de produits issus d’animaux, ni faire toute autre activité qui exploitait les animaux. Je ne voulais plus vivre dans le déni. Tout était devenu très clair.

Lorelei : Après ce défi, je savais que je ne remangerai plus jamais de viande. J’avais un peu plus de doute concernant le poisson, les œufs et le fromage. À ce moment là, je ne pouvais pas dire clairement que je tirerai un trait dessus définitivement. Contrairement à Edelweiss, je n’ai pas regardé les documentaires sur les conditions animales comme Earthlings. Elle me disait de le regarder pour pouvoir arrêter le fromage mais j’en étais incapable. J’ai seulement vu 2 minutes je crois avant d’éclater en sanglot et de réaliser que je ne pourrais pas supporter ça. Et de voir à quelle point elle avait été affectée par ces vidéos pendant des jours même des semaines, j’avais besoin de trouver un autre moyen pour y arriver.

1 an de véganisme

Qu’est-ce qui t’a motivée ou démotivée pour devenir à 100% vegan ?

Lorelei : J’ai donc peut-être été moins motivée au départ pour rester 100% vegan et je me disais que mes gâteaux préférés et mon addiction au fromage n’étaient pas très graves et largement compensés par toutes les autres choses animales que je ne mangerai plus. À la maison je mangeais 100% vegan mais à l’extérieur, au travail, je m’autorisais encore des plats végétariens. Mais je culpabilisais quand même, je n’avais pas la conscience tranquille et je commençais à me questionner de plus en plus en me demandant si mon plaisir gustatif justifiait le reste.

Edelweiss : J’ai vite compris que ce n’était pas si compliqué que ça si on veut s’en donner la peine. Tout ce qu’on mange se cuisine en mode vegan et même avec des saveurs bien plus intéressantes gustativement. Après il reste à faire le tri chez soi mais une fois que c’est fait et que tu as pris tes repères tout devient très simple.

1 an de véganisme

Vegan Freestyle food ;-)

Quelles ont été tes plus grosses angoisses ?

Edelweiss : Les images qui m’ont hantée pendant des jours après tout ce que j’ai vu. Le dépeçage vivant des animaux dans l’industrie de la mode, les expériences scientifiques horribles, toutes les tortures à vif qui sont faites sur les animaux dans l’industrie et la science. Après le visionnage d’Earthlings je me suis dit que les humains sont de vrais psychopathes, entre le fait qu’on ignore parce que ça nous arrange bien et de voir tous ces gens faire ces horreurs en toute impunité comme si c’était normal… et tout en sachant qu’on qualifie les véganes d’extrémistes ^^. Ça a remis en cause beaucoup de choses, qu’est-ce qu’on fait là ? Pourquoi fait-on tout ça ? Comment en est-on arrivé là ?

Lorelei : Quand j’étais en transition je n’avais pas vraiment d’angoisse, sauf peut-être une certaine culpabilité de ne pas aller au bout des choses. Quand je suis devenue 100% vegan, c’était différent, parce que mine de rien, j’avais changé, mentalement. Alors d’un côté j’angoissais du regard des autres, car j’ai dû commencer à refuser des choses. Je suis dans un travail où on nous offre souvent des chocolats, des sucreries, où je dois organiser des dégustations, des ateliers et tout à coup, j’ai arrêté de manger toutes ces choses que je mangeais depuis des années. Et ensuite une angoisse de l’autre côté, du côté vegan de ne pas être parfaite. Et si je craquais ? Et si finalement je n’étais pas si forte que ça et que du coup, les vegans seront perçus comme des gens qui font soit disant la morale mais d’un autre côté craque à la première occasion venue. Même si ce ne fut pas le cas, j’ai toujours eu cette épée de Damoclès au dessus de la tête.

1 an de véganisme

Comment as-tu vécu le regard des autres ?

Edelweiss : C’était peut-être le plus dur : les réflexions, les questions, la désinformation des autres qui sortent des théories hallucinantes sur les carences ou genre la façon dont les vegans nuisent à l’économie. Au restaurant, c’est insupportable aussi, quand le serveur te prend de haut comme si t’étais un extraterrestre. Les repas en famille. Quand on te fait comprendre que tu manges de la m**** et que ce n’est pas possible de ne pas manger d’animaux ou de produits d’animaux.

Lorelei : J’ai toujours eu l’habitude d’être dans des cases, je n’ai jamais été dans la normalité et finalement le véganisme était une case de plus. Mais je ne pensais pas que ça prendrait autant d’importance. Je pense que la plus grosse difficulté est de continuer à être soi-même sans devenir une version vegan de soi-même, et je crois qu’après 6 mois dans cette case, je ne sais pas si j’y suis déjà parvenue. Peut-être parce que c’est le début et que je suis encore révoltée. J’ai une collègue qui est vegan depuis plus de 15 ans et qui est beaucoup, beaucoup plus zen que moi dans les discussions. Donc je pense qu’un jour j’atteindrai cette zénitude, mais pour l’instant, dès qu’on lance un débat avec moi, j’ai cette boule au ventre et cette envie de vomir tout ce que je sais pour que, eux aussi, ouvrent les yeux. Ce qui est un sentiment très bizarre car je suis quelqu’un qui déteste les conflits, je déteste les affrontements, je n’aime pas faire des leçons aux autres mais en devenant vegan, je suis de plus en plus confrontée à des situations où je dois défendre mon point de vue et rentrer en conflit avec des gens. Et pour l’instant je ne sais pas encore comment faire ça sans me sentir mal. J’essaie donc le véganisme positif qui bien sûr correspond bien mieux à ma personnalité. J’encourage mes amis quand ils me disent que cette semaine ils n’ont pas mangé de viande et j’essaie de leur montrer le bénéfice de ce genre d’alimentation. Au final, quand on devient vegan on voudrait que tout le monde voit ce qu’on voit, des choses horribles aux choses fabuleuses. Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Il y aura des gens plus réceptifs bien sûr, et je pense qu’en devenant vegan j’ai changé le point de vue de plusieurs personnes, je les ai sensibilisées au bien-être animal, je leur ai fait se poser des questions qu’ils ne se seraient jamais posées (et probablement n’auraient jamais voulu se poser …) et je pense que c’est déjà bien. Il faut apprécier les petites victoires et rien que le fait que des gens essaient de nouvelles choses, essaient d’être mieux dans leur vie, ça fait déjà une différence.

1 an de véganisme

Qu’est-ce qui a été le plus dur ? La nourriture, les vêtements, les cosmétiques ?

Lorelei : Sans aucun doute la nourriture. On ne se rend pas compte à quel point les produits laitiers et les œufs sont présents dans notre vie. Autant la viande et le poisson, c’est assez facile de s’en débarrasser. Autant les produits laitiers sont absolument partout. Et ensuite le fromage, j’ai toujours aimé ça et je n’imaginais pas pouvoir m’en passer un jour. Pour les cosmétiques et les vêtements, je suis toujours en transition. J’ai jeté pas mal de choses mais n’étant pas Crésus, je n’ai pas refait toute ma garde robe en mode vegan. Ça se fera au fur et à mesure. Après j’ai eu un choc en voyant que mes manteaux avaient un col en vraie fourrure alors que je n’en avais aucune idée quand je les ai achetés, ce n’est mentionné nul part mais j’ai fait le test vu sur les sites dédiés pour en avoir le cœur net.

Edelweiss : Le plus dur a été le fromage. Ne plus manger une pizza avec du fromage ou des pâtes avec du fromage, ou un plateau de fromage que ce soit à l’apéro ou lors de repas familiaux. Surtout que je n’ai pas fait de transition moi, j’ai arrêté d’en manger alors que Lorelei continuait d’en consommer quand on sortait, mais je résistais en mettant en boucle dans ma tête les images des petits veaux et des vaches laitières.

1 an de véganisme

As-tu craqué depuis 1 an de véganisme ?

Lorelei : Je n’ai pas craqué depuis que je suis devenue 100% vegan mais quand j’étais encore en transition, il m’est arrivé de craquer lors d’anniversaires en mangeant du poisson ou des gâteaux contenants des œufs ou du beurre. Et une fois, lors d’un repas au restaurant au tout début, j’avais demandé un menu végétarien et on m’avait apporté un tartare de saumon, que je n’ai pas renvoyé. Je bois encore occasionnellement du vin dont je n’ai aucune garantie du label vegan. Mais je sais qu’un label vegan est en train de se développer dans la région pour le vin donc c’est une très bonne nouvelle.

Edelweiss : J’ai craqué 3 fois. Une fois dans un restau en Italie où j’ai pris une pizza aubergine à la mozzarella di buffala mais j’ai eu super mal au ventre après. Pour un anniversaire j’ai mangé un burger au saumon teryiaki, que je n’ai pas plus apprécié que ça alors qu’avant c’était un de mes plats préférés. Et une fois des huîtres. En conclusion, à chaque fois que j’ai craqué, j’ai été déçue et je me rendais compte que j’avais plus envie du souvenir de l’aliment que de son goût réel qui était complètement différent désormais. À chaque fois que j’ai craqué c’était par peur de déranger ou par facilité, ce n’est pas toujours évident quand on n’est pas chez soi ou que l’on ne contrôle pas le repas. Mais au final je culpabilisais, je n’avais pas aimé ce que j’avais mangé, et en plus j’étais malade.

 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut devenir vegan ?

Edelweiss : D’y aller à l’instinct, de s’informer. Chacun fait à sa façon. Certains vont tout arrêter du jour au lendemain, d’autres vont diminuer petit à petit les produits animaux. Il faut le faire comme on le sent, le but étant d’y arriver.

Lorelei : Quand on est en transition vers le véganisme, il est courant de se demander quelle est l’échelle d’acceptable dans l’exploitation animale ? Si on renonce à la viande et au poisson pourquoi manger des œufs, du fromage, du beurre ? Ça a été mon gros problème moral pendant mes 6 mois de transition. Je pense que chacun a besoin de répondre lui-même à ces questions, et chacun ne deviendra vegan que quand il s’en sentira vraiment prêt. Certains vont sauter le pas à cause de vidéos sur la souffrance animale, certains vont se retrouver éthiquement dans le véganisme, d’autres vont le faire pour eux-même, pour leur corps. Il n’y a pas de méthode miracle, à chacun de trouver la sienne.

 

1 an de véganisme

Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite ! N’hésitez pas à commenter et à poser des questions si vous le souhaitez !

 

Edit : Cliquez ici pour lire la partie 2 de notre bilan

 

 

 

 

“Le jeûne”. Cette chose curieuse où on ne doit plus manger afin de se régénérer ? Tiens donc… Pourtant on m’avait toujours dit de bien manger pour être en bonne santé et que ça suffisait. Et si on m’avait menti ? Et si c’était l’inverse ? Et si le jeûne nous aider à réinitialiser notre corps ? Et si tous les jeûneurs avaient raison…

Étant complétement athée, j’étais de ceux qui pensaient que le jeûne était une lubie des religions, voire une pratique sectaire. Je ne m’étais donc jamais intéressée à cela mais depuis quelques temps je remarque que c’est une pratique hygiéniste pour certains, voire une thérapie.

Le jeûne serait très efficace contre beaucoup de maladies plus ou moins graves. À ce sujet je conseille fortement ce documentaire qui a été diffusé sur Arte “Le Jeûne Nouvelle Thérapie”. Hasard des choses, il est d’ailleurs repassé sur Arte hier soir.
Le jeûne est une pratique courante dans les pays de l’est et quand on voit ce genre de documentaire on se dit mais “Qu’est-ce qu’il se passe en France ?!’. Les lobbies je sais … et le jeûne ça ne rapporte que dalle. Pourtant nous sommes les seuls mammifères à ne pas jeûner quand on tombe malade, et même si on n’en avait envie on nous oblige à continuer de manger “pour prendre des forces”.

J’ai donc voulu tester histoire d’en avoir le cœur net. Et puis je ne crois que ce que je vois, enfin ce que je ressens là en occurrence. On est dans une société où l’on ne fait que bouffer matin, midi et soir. On est des drogués de la nourriture, on se sent obligé de manger 3 repas par jour parce que c’est comme ça, parce ce que c’est culturel, et qu’on nous a toujours appris que c’était nécessaire. Mais en a t-on réellement besoin ? Il est peut-être temps de faire une pause. J’étais vraiment curieuse de voir ce que ça allait donner sur moi en tout cas.

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Pourquoi j’ai decidé de jeûner ?

Je dresse un petit résumé de mon alimentation étant donné que chaque jeûne se vit différemment selon l’alimentation que l’on a.

Je ne suis pas malade (enfin je pense), et mon alimentation est plutôt saine après 1 an de véganisme et plus aucun produit raffiné. Naturellement depuis 8 mois je penche vers une alimentation physiologique “le tout cru” sauf le soir appelé Raw’till 4. Je carbure donc tout au long de la journée aux jus de fruits et légumes, aux crudités et aux fruits, et le soir c’est souvent soit pommes de terre et légumes vapeurs avec une salade, soit un plat chaud cuisiné. J’ai limité au maximum le blé, je consomme de temps en temps du petit épeautre. Bref, ça ressemble à une bonne préparation au jeûne en somme, puisque pour se préparer au jeûne il faut supprimer petit à petit tout ce qui est animal, laitage, fromage, etc…Puis les céréales. Jusqu’à ne manger que des végétaux la veille du jeûne.

Depuis quelques jours j’éprouvais le besoin de nettoyer mon corps en profondeur. Je me sentais également à fleur de peau, nerveuse, et ne comprenant pas trop pourquoi, je me suis dit que c’était le moment de faire un jeûne. J’en ressentais un réel besoin. Peut-être un besoin de libérer les humeurs comme raconte Irène Grosjean dans cette video. Je me suis donc lancée dans l’aventure de façon spontanée sans savoir combien de temps ça allait durer, je me suis dit que j’irai à l’instinct.

J’ai lu et vu pas mal de choses sur le jeûne. Ça m’a toujours fasciné de me dire que des gens cessaient de manger pendant une durée (in)déterminée mais je ne m’en sentais pas capable comme si ce n’était pas pour moi. Pourtant c’est dans nos gènes. Tout mammifère jeûne quand il est malade pour s’autoguérir et éliminer les toxines. J’ai voulu vérifier si le jeûne permettrait vraiment de booster mon système immunitaire et nettoierait également mon état d’esprit du moment. Il parait qu’il faut jeûner si on est mal physiquement mais également psychologiquement.

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Mais par quel jeûne commencer ?

J’ai hésité entre un jeûne sec et jeûne humide, mais étant donné que c’était mon premier je me suis dit que je devais peut-être y aller doucement.

Le jeûne sec consiste à ne rien avaler du tout pendant une période donnée mais il ne doit pas durer très longtemps quand on est novice. J’ai toujours entendu qu’on ne pouvait pas survivre si on ne buvait pas d’eau pendant 3 jours voire 5 jours. Curieux. Quand on voit des témoignages de gens qui ont fait un jeûne sec pendant 8 jours sans souci et qui ne se sont jamais sentis aussi bien, sans parler des gens retrouvés plusieurs jours après, sans avoir pu manger ni boire. Seraient-ils des surhumains ?! Je ne pense pas. Le corps a sûrement des ressources insoupçonnables et insoupçonnés. Mais ce jeûne n’est peut-être pas fait pour tout le monde ni sans surveillance médicale.

Il y a beaucoup de méfiance autour du jeûne. En France ce n’est pas du tout une méthode utilisée par la médecine moderne donc ceci explique cela, même si certains médecins commencent à s’y mettre. En général, quand on parle de jeûne, les médecins crient “ATTENTION DANGER” ou que ça ne sert à rien. Mais d’où tiennent-ils leurs certitudes ? Sûrement de leur cours bien formatés, ou de la peur de l’inconnu ?

En tout cas en Allemagne les cures de jeûne thérapeutique sont remboursées par la sécurité sociale. En France ça reste du domaine “des loisirs” si je puis dire. Il y a quelques  endroits où l’on peut faire des cures de jeûne si l’on souhaite être encadré et faire de la randonnée, prendre une pause loin de chez soi et être entouré de jeûneurs. Mais c’est tout.

J’ai donc opté pour le jeûne : eau, tisane, bouillon de légumes et léthargie, me mettre en mode off à la maison. Mon activité principale se résumera à : boire de l’eau, faire chauffer de l’eau pour une tisane, préparer un bouillon de légumes et aller aux toilettes bien évidemment, il faut éliminer (oui c’est glamour je sais).

Quand j’ai commencé à écrire cet article j’en étais au jour 3. Et ça m’a amusée car j’ai réalisé que j’avais commencé ce jeûne le jour de Mardi Gras haha, oui le jour où on est censé “s’empiffrer”, j’adore l’ironie.

Bref, voici un petit résumé de ces jours de jeûne en terre inconnue. Au programme : purge, eau, tisane, bouillon, faim, faim, detoxination, et … c’est bon je vais peut-être arrêter là ?

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Le premier jour

Je n’ai bu que de l’eau dont 1L avec 20 g de Nigari pour me purger. Puis le soir un bouillon léger. Fait maison bien sûr, pas les bouillons remplis de produits inexpliqués du commerce, même si c’est bio, c’est pas forcément l’idéal, et c’est pas le moment de faire la fainéante même si le contexte s’y prête.

Pour le bouillon : il suffit de prendre quelques légumes, là j’ai fait un bouillon avec juste un petit bouquet de feuilles de blettes, le tout dans une casserole remplie d’eau, j’ai laissé mijoter une heure. Rien de compliqué quand même, non ? Après il suffit de filtrer et de boire uniquement le bouillon.

Tout s’est bien passé ce premier jour, je n’ai pas ressenti de faim avant le soir et le bouillon m’a bien aidée, surtout psychologiquement je pense. Ensuite je me suis couchée relativement tôt vers 22h.

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Le deuxième jour

Réveillée à 4h, haha la bonne blague, moi qui pensais que j’allais rentrer dans une cure de sommeil… Je n’avais pas spécialement faim. J’étais juste reposée, comme après une bonne nuit. Aucun effet secondaire. J’avais très soif par contre ! J’ai beaucoup bu ce 2e jour. De l’eau, de l’eau et encore de l’eau. À midi j’ai pris un bouillon, j’ai fini celui de la veille. Et après j’ai enchaîné avec des tisanes de camomille et de verveine.

Et là c’est le drame. Je n’ai plus de bouillon, au secours ! Je dois en refaire. Cette fois je vais faire un grand bouillon histoire d’en avoir pour plusieurs fois. J’ai mis ce que j’avais sous la main : feuillus du fenouil, feuilles de blette, carotte, feuilles de laurier, et hop le tout dans une grande casserole remplie d’eau, et c’est parti pour 1h de mijotage. Une heure c’est long, j’en rêve de ce bouillon ;-).

Aujourd’hui ma bouche est pâteuse (pourtant avec ce que je bois). Mais c’est normal. Ma langue est chargée et bien blanche, signe que ça detoxine à fond. Je lorgne les oranges sanguines qui sont dans le panier à fruit, c’est limite une torture. Je suce une rondelle de citron pour soulager cette sensation légèrement désagréable sur ma langue.  Et on est déjà le soir c’est reparti pour soirée bouillon !

Par contre le plus horrible ce sont les odeurs de cuisine ( bah oui je suis toute seule dans mon jeûne à la maison), enfin je n’arrive pas à savoir si toutes ces odeurs ça me met en appétit ou plutôt si ça me donne envie de vomir ^^

Les maux de tête commencent à arriver, signe que j’arrive au 3e jour, jour de grosse detox normalement. Au lit à 21h30 ce soir …

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Troisième jour

Réveillée à 5h et quelque. Ça devient une habitude ! Depuis ce début de jeûne je ne me suis jamais levée si tôt… Je commence à avoir des douleurs dans tout le dos. Mal au crâne. Je me sens nauséeuse quand je me lève mais je sens que je ne dois pas rester trop longtemps debout.

La phase detoxination est enclenchée, ça commence toujours le 3e jour, quand le corps a compris qu’il devait s’auto-gérer et ne plus vivre sur ses réserves, il va créer son glucose tout seul comme un grand. C’est à ce moment là que les cellules vont se recréer. Souvent les gens s’arrêtent là car ils prennent peur des effets secondaires mais c’est normal c’est la detoxination. Les effets peuvent être puissant en cas de maladies et ça s’aggrave. D’où l’intérêt des jeûnes thérapeutiques comme en Allemagne où le patient est suivi en clinique de jeûne. Cette phase doit durer 1 ou 2 jours.

Bref, au réveil j’ai super soif, je bois 50 cl facile. Ça va un peu mieux. Et c’est reparti, pour une journée tisane et bouillon. Tisane pour cette matinée. Puis je refais un bouillon (j’ai fini l’autre hier). Aujourd’hui ça sera bouillon avec : une toute petite tête de céleri rave, feuillus et tige de fenouil, carotte, persil. Ça sent trop bon !! Mes sens sont décuplés je crois. Cette après-midi, première fois que j’ai senti le besoin de m’allonger mais je n’ai pas dormi.

Finalement, cette journée ne fût pas une grosse journée libération des toxines et souffrances. Signe que je suis en bonne santé finalement.

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Quatrième jour

Je suis toujours en vie :-)

On m’avait dit que j’allais entrer dans un état de bien-être. Mouais. Je n’irais pas jusque là mais bon, en effet je me sens nettoyée de l’intérieur, ma langue commence à retrouver une couleur normale, je crois que c’est bon, mon jeûne va s’arrêter là.

Ce midi ça sera soupe de poireaux non filtrée, histoire de drainer un peu tout ça. Vers 18h je me fais un jus d’orange sanguine que je convoite tant depuis 4 jours. Il faut toujours manger à l’instinct, encore plus après un jeûne.

Mais c’est vrai ce soir c’est le retour de Koh Lanta ! Super des gens qui meurent de faim comme moi haha. Sauf que ce soir ça sera carotte et pommes de terre vapeur, histoire d’y aller doucement. La sortie du jeûne est une étape où il faut faire très attention, ne pas se jeter sur la nourriture au risque d’être très malade.

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Bilan

  1. Mes nuits se sont améliorées, je me sens bien reposée avec moins d’heures de sommeil.
  2. Mon odorat s’est sacrément affuté, j’ai l’impression d’être un chat ! Mon palet aussi, je sale beaucoup moins, voire presque pas.
  3. Disparition de l’addiction à la bouffe si je puis dire, je prends plus conscience de chaque aliment ingéré, un vrai bonheur.
  4. La nourriture n’est plus un besoin obligatoire mais quand j’en ai envie et aux heures où j’en ai envie. C’était déjà le cas depuis que j’ai arrêté pas mal d’addiction en devenant vegan, mais il reste les céréales qui sont une sacrée addiction quand même. Pour le moment je vais éviter d’en manger. Je retournerai à mon alimentation Raw’till 4 je pense, mais j’ai juste envie de fruits et de légumes crus pour le moment de toute façon.
  5. Je me sens plus zen.
  6. J’ai perdu du poids, je ne pourrais vous dire combien car je ne me pèse pas, mais ça se voit physiquement.

Le but dans un jeûne est de retrouver une alimentation, d’avoir les idées plus claires, de nettoyer tous les déchets accumulés depuis des années dans le corps, ou de se débarrasser de quelques douleurs du quotidien. Ça peut-être aussi l’occasion aussi de se lancer dans le végétalisme ou de manger plus sain ;-)

Par contre j’ai un doute sur l’utilité du jeûne en dessous de 3 jours sauf si c’est pour voir si on est capable de se priver de nourriture, mais la detoxination, renouvellement et nettoyage des cellules se fait bien au bout du 3e jour …

Je renouvellerai l’expérience sûrement si j’en ressens le besoin.

Voilà c’était mon expérience de “jeûne”.

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Et comme dit Maître Yoda : “Tu dois désapprendre tout ce que tu as appris” ;-)

Et vous, avez-vous déjà jeûné ? Ça vous fait peur ?

 

 

 

20 bonnes résolutions ? Sérieusement ? Mais oui ! On est toujours plein de bons sentiments et d’espoir en début d’année alors il faut en profiter.

Être vegan c’est constamment être en réflexion sur son comportement, ce que l’on mange, ce que l’on porte, ses actions, son impact… Voici une petite liste de bonnes résolutions faciles à adopter et qui peuvent changer votre vie. Oui rien que ça :-)

1 – Tester les simili ou autres alternatives vegan

Il existe toute une gamme de simili carnés : saucisson, chorizo, poulet, viande, jambon, nuggets … et même du fromage, ça va du fromage frais à un bon fromage vegan qui pue, en passant par le fromage qui fond style mozzarella ou raclette.
Ce n’est pas forcément le plus sain car souvent on se demande bien ce qu’il y a dedans. Enfin ça se rapproche plus de la junk food vegan que de l’alimentation healthy vegan. Mais bon, ça permet d’avoir une alternative quand on débute dans l’alimentation végétalienne et qu’on est plus ou moins un pur carniste. Ou ça permet tout simplement de découvrir toute une palette de saveurs végétales. Car oui le veganisme ce n’est pas manger que des fruits et des légumes, il y en a qui sont complètement adeptes de cette alimentation. En France il n’y a pas beaucoup de produits disponibles dans les magasins, hormis quelques produits sous vide dans les magasins bio mais ça semble être en plein essor. Mais à l’étranger on trouve facilement ces similis dans n’importe quel supermarché et ils ne sont pas consommés uniquement par des vegans, bien au contraire ça devient une alternative alimentaire pour toute la population. Il y a quelques restaurants veggie qui proposent les simili-carnés et c’est assez bluffant au niveau des textures.

bonnes résolutions

Source : The Vegetarian Butcher

2 – Manger bio

Manger bio rime avec “cher” et avec “c’est compliqué”. Ah bon ? Tout est question d’organisation mais surtout d’habitude. De plus c’est bon pour soi, la planète et ça fait travailler le commerce local. Sur le long terme vous allez y gagner. Consommer bio c’est aller à l’essentiel et ne pas acheter des produits inutiles, bref c’est ne pas surconsommer.

Au supermarché on est toujours tenté d’acheter le produit en promo 3 achetés + 1 gratuit, ce qui nous pousse à consommer bien plus que ce dont on a vraiment besoin. Au final, vous allez vous retrouver avec 8 paquets de chips que vous allez stocker pendant 6 mois avant de les jeter à la poubelle car ils sont périmés… Ça revient plus cher que ce paquet de pâtes bio que vous étiez venu acheté et qui aurait coûté 50 centimes de plus peut-être.

Manger bio, c’est aussi économiser en médicament et en rendez-vous chez le médecin. Les fruits et légumes bio sont plus riches en nutriments et sont dépourvus de pesticides et métaux toxiques. De plus tout se consomme, pas besoin d’éplucher, ce qui rajoute également un gain de temps.

Ce qui est cher dans le bio c’est surtout si on consomme beaucoup de viande, oui la mort bio coûte cher. Mais en végétalisant votre alimentation vous ferez des économies de toute façon, il suffit de comparer le prix d’un paquet de quinoa par exemple et celui d’un morceau de viande, le calcul est vite fait. Consommer bio c’est découvrir plein de produits rigolos et s’amuser à les cuisiner.

3 – Aller à l’AMAP ou au marché bio local

Selon les régions on doit faire avec ce que l’on a. J’ai la chance d’habiter juste à côté d’un marché bio et local qui est présent 2 fois par semaine. Mais sinon il y a toujours des AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et au pire s’il n’y a rien autour de chez vous, il y aura toujours un magasin bio qui prône le local avec des paniers de saison. Consommer de saison reviendra toujours moins cher, après c’est un choix de vie, mais il faut savoir que les légumes et les fruits de saison seront toujours plus goûteux que ceux hors saison, il suffit que vous achetiez une tomate au supermarché et vous verrez, un produit insipide, plein de pesticides, sans saveur, et bien trop cher pour ce que c’est. Pas étonnant que plein de gens n’aiment pas les légumes …

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4 – Faire le tri des produits pas vegan dans sa salle de bain

En gros, il faut tout jeter car tous les produits contiennent de la cruauté, que ce soit le dentifrice, le shampoing … même des produits qu’on ne soupçonnait pas. Je vous invite à lire cet article sur : comment repérer les labels cruelty free, car ce qui compte ce n’est pas qu’ils soit vegan mais “cruelty free”.
Le mieux est de classer et voir ce qu’il reste pour anticiper et ne pas les racheter. Essayer un produit à la fois au fur et à mesure de la fin des produits. Le DIY peut aider fortement !

5 – Essayer le DIY

Parce que c’est rigolo et au moins on sait ce qu’il y a dedans. On est jamais mieux servi que par soi même. Ça m’a bien aidé quand j’ai débuté mon véganisme.
Un shampoing ou un produit ménager n’a pas besoin d’une multitude de produits aux noms étranges pour être efficace.
Aroma Zone vend sur son site plein de produits pour faire des DIY. Plusieurs blogs comme celui d’Antigone XXI par exemple, proposent de nombreux DIY cosmétiques aussi. Il y a de quoi refaire tous ses placards et se débarrasser des produits toxiques dont on ne soupçonne même pas l’existence.

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Déodorant fait maison

6 – Tester des produits éthiques, bio et vegan

Oui parce que le DIY c’est bien sympa mais quand on a la flemme ou le manque d’envie, il y a aussi toute une gamme de produits éthiques, vegan et cruelty free qui existent : Happy Léon, Azaé Pur, Lamazuna … pour ne citer qu’elles.

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Commande chez produit Happy Léon

7 – Manger davantage de légumes et de fruits pour alcaliniser son corps

De préférence crus, histoire de garder tous les nutriments, sinon ils meurent à la cuisson. Les avantages : meilleure digestion, moins de fatigue et vous vous sentirez super bien.
Si vous n’êtes pas fan des fruits et légumes, faites des jus, ça permet d’en consommer une grande quantité sans s’en rendre compte.
Un bon jus le matin ça va vous booster plus qu’un café !

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8 – Le jus de citron

Le matin à jeun, faites-vous le jus d’un citron pressé dans de l’eau tiède. C’est le minimum vital, surtout si on est à la bourre et qu’on a pas le temps. Le jus de citron est riche en vitamine C, en antioxydant, calcium et magnésium. C’est un puissant détoxifiant pour le foie, anti-inflammatoire et très bon pour la peau. Le goût est acide mais c’est l’un des fruits les plus alcalinisants pour le corps. Il est riche en pectine et facilite la digestion. Pourquoi avec de l’eau tiède ? Si l’eau est trop froide la digestion sera plus lente, le corps va dépenser plus d’énergie pour l’assimiler.

bonnes résolutions

Vous pouvez aussi varier les plaisirs, comme ici où j’ai utilisé des citrons verts du Congo cultivés dans l’arrière-pays niçois.

9 – Essayer le raw’til 4 ou la rawfood

C’est quoi ? C’est manger cru jusque 16h. Le faire au moins une fois par semaine et plus ensuite si on en ressent le besoin.
Le matin un jus et/ou des fruits à la croque avec des fruits secs et des oléagineux.
Le midi une salade composée avec plein de légumes ou le tout dans une feuille de nori pour des makis/temakis 100% crus, accompagnés de dattes ou autres fruits secs.
Et le soir un plat chaud avec des céréales (ou pommes de terre) et des légumes cuits.
Toujours avoir des fruits secs ou des oléagineux en cas de fringale ça aide. Sinon un fruit ou un jus.
Après si ça vous plait pourquoi ne pas tester quelques plats crusinés.

Rawleaux épinard

Rawleaux d’automne à la courge et aux épinards

10 – Les soldes vegan : acheter un vêtement vegan, éthique et bio si possible

Ça c’est ma résolution. J’ai ressorti plein de vêtements que je ne mettais plus, et oui après 11 mois de véganisme j’ai pas mal fondu et ce sans effort… Je suis à la recherche de produits éthiques et bio si possible. J’ai vu quelques marques comme 1083 qui ont crée un jean vegan en coton bio et made in France, que demander de plus ? 89 € le jean certes mais sûrement plus costaud que les jeans à 29€ qui se trouent au bout de 6 mois de certaines autres marques non ? Vous pouvez retrouver sur Gala’s Blog une large liste des marques de vêtements éthiques.

11 – Découvrir de nouveaux produits et oser les cuisiner

Oser rentrer dans un magasin bio déjà et ensuite se perdre dans les rayons. Cette année j’ai découvert plein de produits, même si j’étais déjà adepte de ce genre de magasins avant. Aujourd’hui je ne vais pratiquement plus que là. Et on découvre toujours de nouveaux produits étonnants. Dernièrement j’ai découvert le couscous aux fleurs, c’est super parfumé et vraiment excellent.

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12 – Se faire un mini potager

Faire pousser fruits, légumes et herbes aromatiques, oui c’est possible pas besoin d’avoir un jardin pour se lancer.
Les Éco-défi de janvier, février et mars vous aideront à sauter le pas. Et même si on n’a pas de terrasse ou de jardin c’est possible. Rien de plus glorifiant que de consommer ce qu’on a fait pousser soi-même. C’est aussi l’occasion de faire ses propres graines germées à moindre coût.

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13 – Consommer davantage de produits en vrac

Dans les magasins bio, il y a souvent un coin produits en vrac, il n’y a qu’à prendre un sachet et choisir la quantité que l’on désire. C’est moins cher et c’est écologique, ça limite les déchets et lutte contre la pollution.

14 – Soutenir une association à son niveau et selon ses moyens c’est possible

Pas besoin d’être Bill Gates pour aider une association. Si vous l’êtes bien sûr n’hésitez pas, plein d’associations ont besoin de dons pour faire des actions, aider les animaux, construire des projets etc … Mais sinon il faut trouver une (ou plusieurs) association qui vous tient a cœur et à son niveau il y a toujours moyen d’aider, soit par le bénévolat, soit par des actions, soit par des dons de nourriture ou d’objets etc …

Exemple d’action : il est possible d’aider Sea Sheperd à nettoyer les plages, des actions se font régulièrement un peu partout en France.

15 – Cuisiner vegan à des non vegan

Oui parfois ça permet d’entamer le dialogue, de faire découvrir une nouvelle cuisine, voire de changer les mentalités des convives. Ça peut briser le cliché vegan = mangeur de racines. Oui on me l’a sorti “Toi tu manges que des racines !” Haha! Mais bien sûr… Les fêtes ont été l’occasion de partager obligatoirement des repas en famille mais ça c’est mieux passé que j’aurais pu l’imaginer. J’ai fait une entrée vegan pour tout le monde à un repas et deux menus complètement vegan et tout le monde a adoré donc je peux dire que le pari était réussi.

Caviar végétal

 

Faites leur découvrir des choses étonnantes comme le caviar végétal par exemple.

 

16 – Aller dans les restaurants vegan

Si vous avez envie de faire découvrir la nourriture vegan à votre famille ou à vos amis mais que vous n’êtes pas un grand cuisinier, vous pouvez toujours proposer une sortie au restaurant vegan. Ça permet aussi de faire découvrir aux gens plein d’aliments allant des simili-carnés à la raw food. J’ai la chance d’habiter une région où plusieurs restaurants vegan ont ouvert ces derniers temps et je pense qu’aller manger chez eux soutient leur action et leur volonté de proposer une cuisine alternative sans cruauté. C’est quand même mieux que de devoir manger une énième salade en s’angoissant qu’ils aient quand même mis un produit animal dedans. De mon côté, j’ai pris la résolution de n’aller plus que dans des restaurants exclusivement vegan ou végéta*ien.

Si vous cherchez un restaurant veggie dans votre ville, n’hésitez pas à consulter le site : Vegoresto.

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Déjeuner en terrasse au Loving Hut à Menton

17 – Se déplacer à vélo

Personnellement durant l’année 2015, je n’ai pas trop utilisé ma voiture, allant même jusqu’à me demander si je devais la garder … En effet j’ai facilement pris le vélo pour bouger ou me déplacer. Je ne sais pas si ça a un rapport avec le fait d’être devenue vegan, mais j’en avais envie et je le faisais naturellement. Et comme je me suis sentie en super forme, j’ai eu envie de bouger. Le vélo étant le mieux pour moi qui déteste courir et ce n’est pas pareil de toute façon. On peut très bien utiliser le vélo comme moyen de locomotion, ça permet d’allier transport et activité physique.

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18 – Sortir et découvrir son environnement

Faire des ballades, des randonnées pédestres, découvrir des petits coins, visiter sa région, souvent c’est le lieu où l’on habite qu’on connait le moins. Se prendre des petits week-ends de 1 à 3 jours pour découvrir un coin. Parfois il ne suffit que de ça pour avoir l’impression d’être parti en vacances.

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19 – Aller voir le film Demain

Oui parce que ce film ne doit pas être vu que par un public averti, mais par le plus grand nombre, afin de comprendre les enjeux de demain. Ce film fait bien réfléchir mais personnellement je n’ai rien appris étant plutôt informée sur ces sujets. “Demain” se déroule en 5 actes : alimention, énergie, éducation, économie et démocratie. J’en suis ressortie avec un sentiment entre espoir pour le monde de demain et colère que les choses n’évoluent pas plus vite. Vous pouvez également lire notre opinion plus détaillée sur ce film dans cet article rédigé par Lorelei.

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20 – Pratiquer la pensée positive

L’idée est simple, chaque jour vous devez trouver quelque chose, ça peut être une phrase, un sourire, une action, une chanson, une personne, qui vous a rendu heureux. Cette pensée positive vous permettra de contrebalancer toutes les pensées négatives que vous avez pu rencontrer pendant votre journée.

Le défi gratitude a été lancé par Anouchka du blog BioBoBon au mois de décembre où elle a proposé à tous de partager chaque jour une pensée positive. Et le défi va continuer en 2016 ! Alors lancez-vous !

 

Pensez-vous manger sainement ? La plupart d’entre vous vont probablement répondre oui à cette question. Mais est-ce vraiment le cas ? Qu’est-ce que le healthy vegan ?

Ce mois-ci Miss Végé du site Maigrir enfin organise un événement inter-blogueuse dont l’idée est que chacune donne sa propre vision du Healthy Lifestyle.

On a tous notre définition de la vie saine. Et je pense que cette vision évolue tout au long de notre vie selon l’alimentation que l’on adopte, les découvertes et les expériences que l’on peut faire.

Je me suis toujours intéressée au lien qui existe entre l’alimentation et la santé. Depuis toute petite j’ai eu une alimentation bio avec beaucoup de légumes et de fruits, j’ai été soignée à l’homéopathie et ça m’a apparemment aidée puisque je n’ai jamais eu aucune maladie infantile sauf quelques petits rhumes. Je ne suis pas allée voir un médecin depuis des lustres. Mais étais-je pour autant en bonne santé ? Pas si sûr …

Aujourd’hui en tant que vegan je vous parlerai de mon mode de vie et des changements apportés par la végétalisation de ma cuisine.

healthy vegan légumes

Nous rêvons tous d’une vie plus saine mais le chemin pour y parvenir relève d’un parcours du combattant.

Vous vous sentez souvent désarmé face aux multitudes de choix qui s’offrent à vous ? Qu’est-ce que je fais de mal ? Comment améliorer mon hygiène de vie ?

On est tous différents et on tâtonne tout au long de notre vie jusqu’à découvrir ce qui nous correspond le mieux.

Les 21 jours qui ont changé ma vie

Par le passé, j’ai fait des tonnes de régimes qui n’ont jamais fonctionné et qui m’ont énormément frustrée. Je pense que beaucoup de filles qui ont enchaîné les régimes connaissent ce sentiment, on fait tout ça pour perdre 2-3 kg et au final on en reprendra beaucoup plus … Un cercle vicieux.

J’ai tenté de vivre « sainement » de plein de façons différentes et seulement aujourd’hui je pense avoir trouvé le mode de vie qui me correspond aussi bien physiquement que moralement et éthiquement.

Vivre healthy pour moi c’est simplement se sentir en adéquation avec son environnement et être bien dans son corps et dans sa tête.

Aujourd’hui je me sens apaisée, je ne suis plus obsédée par la balance (d’ailleurs je n’en ai plus), je ne culpabilise plus dès que je mange des aliments soit disant interdits et je me sens bien mieux.

Alors quelle est cette recette miracle ?

En Février dernier, après plusieurs années de flexitarisme j’ai relevé un défi Vegan qui devait durer au départ 21 jours.

Mais ces 21 jours ont tellement bouleversé ma vision des choses que j’ai décidé de continuer.

Qu’est-ce que ça a changé dans ma vie ?

En retirant définitivement tout ingrédient d’origine animale de mon alimentation, je me suis immédiatement sentie mieux physiquement.

Avant, je pensais avoir un bon équilibre entre les légumes, les céréales et les protéines animales. Je mangeais très peu de viande, mais pas mal de poissons et d’oeufs et surtout beaucoup de légumes. Je pensais que ça suffisait pour avoir une alimentation healthy.

Mais j’ai vraiment senti la différence en devenant végane, tout d’abord par une nette amélioration au niveau digestif. Si vous avez tendance à avoir des problèmes de digestion et des douleurs à l’estomac à répétition, la suppression de viande, d’oeuf, de laitage, de fromage peut faire une énorme différence en quelques jours seulement. Bien plus que de se goinfrer de médicaments miracles pour digestion difficile. Si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à faire l’expérience par vous même, vous risquez d’être surpris.

butternut healthy vegan

Et après au niveau du corps, l’impact a été quasi immédiat et j’ai perdu du poids très rapidement sans le chercher.
J’étais très loin de l’état d’esprit habituel que nous pouvons avoir lorsque nous sommes au régime. J’étais totalement libre des mes choix culinaires, je ne m’interdisais aucun aliment “car il fait grossir”, au contraire.

De toute façon ce n’était pas un régime, j’ai fait le choix du véganisme tout d’abord par compassion pour les animaux et ne voulant plus participer à ce massacre. Et c’est une motivation bien plus puissante que toutes celles que j’ai pu avoir par le passé.

J’ai réalisé par la suite l’impact positif sur la santé. Au départ j’étais un peu inquiète comme toute personne qui passe à une alimentation végétalienne car cet impact est souvent dénigré par les médias ou les nutritionnistes pro-viande, à croire qu’ils ne veulent pas que les gens se sentent bien dans leur peau.

J’expérimentais beaucoup de nouvelles recettes, j’adaptais mes anciens plats en mode végétal et je maigrissais sans y penser.
D’où cette sensation d’être bien dans sa tête.

Oubliées toutes les frustrations que j’avais pu connaître dans le passé, en plus de petits plats sains et équilibrés, je ne me privais pas de pizzas, de burgers, de pâtes, c’est à dire plein de choses qui me faisaient culpabiliser avant. En les mangeant sans viande et sans fromage, la junk food vegan devient plutôt de la healthy food. Qui a dit que manger vegan était triste ?

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Au départ ça peut paraître insurmontable de végétaliser son alimentation, mais de nos jours, c’est très tendance.

Il y a tellement de possibilités de s’informer : livres, blogs, vlogs qui nous aident sur cette voie. Vous verrez, ça sera un jeu d’enfant.

Pour ma part j’ai toujours aimé cuisiner, inventer de nouveaux plats, découvrir de nouvelles saveurs mais pour ceux ou celles qui n’y connaissent rien, rassurez-vous la cuisine végétale est vraiment plus simple que la cuisine traditionnelle, et surtout beaucoup plus inventive et sans prise de tête ! Il n’y a pas de règles donc chacun est libre de créer le plat de son choix.

crêpe healthy vegan

Raw food & alimentation vivante

L’été est arrivé et le mercure a explosé : 38°C au compteur chez moi !

De quoi vous coupez l’envie de faire tourner le four pour cuire votre pizza. J’ai donc naturellement commencé à manger de plus en plus de crudités. Et là j’ai découvert un nouveau mode d’alimentation qui se rapproche aussi du véganisme : l’alimentation vivante.

J’ai suivi les péripéties de Camille et Thomas de La France Crue, une aventure passionnante et enrichissante sur les routes de l’Hexagone à la rencontre de crudivores en tout genre.

Et j’ai eu envie de tester à mon tour ce crudi-véganisme voyant tous les bienfaits que cela apportait.

Alors bye-bye pâtes, burritos, vin et bière, et bonjour jus de carotte-betterave-gingembre et salade arc-en-ciel. Bref, je me suis mise à une alimentation à 70-80% crue.

Et la bonne nouvelle c’est que je ne ressens plus la nécessité ni l’envie de ma “vegan healthy junk food” comme si mon corps me faisait comprendre que ma nouvelle alimentation était quand même beaucoup plus saine. Bon je vous avoue qu’avec l’hiver qui arrive un peu de “confort food” fait toujours plaisir.

rainbow salade healthy vegan

En tout cas, j’ai pu voir un nouveau changement avec les mêmes effets bénéfiques que lorsque je suis devenue végane : nouvelle perte de poids instantanée, sentiment de satiété, sensation de bien-être encore plus accrue, zéro coup de barre après le repas, moins besoin de sommeil et fini les réveils difficiles.

Aujourd’hui j’ai pu trouver mon équilibre alimentaire tout en me faisant systématiquement plaisir. Je ne mange jamais un aliment dont je n’ai pas envie juste parce que je « dois » et je ne me prive d’aucun aliment qu’avant j’aurai banni ou mangé en culpabilisant.
J’ai redécouvert le chocolat grâce au cacao cru ainsi que les gâteaux via la pâtisserie crue alors que je n’en mangeais jamais avant. Je n’aimais pas cela c’était trop gras, trop sucré à mon goût. Je ne suis pas du tout une bouche sucrée mais là, je me régale !

gateau raw healthy vegan

Healthy Beauty

En devenant végane, je me suis aussi intéressée à ce que pouvaient contenir les produits de beauté.
J’étais déjà “no maquillage” depuis très longtemps, je n’en ai jamais ressenti la nécessité et voyant les effets néfastes sur la peau ça me renforçait dans l’idée.
Mais je n’avais jamais été suspicieuse à l’égard de mes produits d’hygiène quotidiens : dentifrice, shampoing, gel douche, savon, déodorant, etc… Vous avez dû voir cette semaine qu’il y avait même du Roundup dans les tampons et les serviettes hygiéniques. Sympathique …

Déjà, j’ai découvert que dans la majorité de ces produits il y avait des ingrédients d’origine animale. Comment pouvait-on s’imaginer qu’il y a de la gélatine dans certains dentifrices ? de la graisse animale dans le savon ? Sans parler des tests faits sur les animaux pour beaucoup de produits de beauté, ainsi que toutes les matières toxiques présentes dans leurs compositions.
J’ai donc privilégié des produits bio, vegan et cruelty free.

Puis je me suis amusée à faire du “DIY” beauté.
J’ai testé le “No-Poo” dont je suis adepte depuis plus de 7 mois.
Je me suis mise aussi au “no-déo” en fabriquant mon propre déodorant à base de produits naturels.

déodorant healthy vegan

Les résultats sont stupéfiants, c’est beaucoup plus efficace que tous ces produits qui promettent la lune. Vous pouvez les fabriquer en 5 minutes chrono et ils vous feront faire de sacrées économies ! En tout cas, je suis convaincue et j’ai hâte de tester d’autres “DIY” à l’avenir.

Et le sport dans tout ça ?

yoga chat healthy vegan

Je ne suis pas encore une sportive avérée, je me rapproche plus de la sportive du dimanche. Mais je me suis essayée au yoga et ça a été une nouvelle révélation. J’ai découvert certaines parties de mon corps et certains muscles insoupçonnés pour la première fois. Après une séance de yoga, on se sent apaisé et en quelque sorte différent. Oui, oui rien que ça :)

J’ai aussi repris le vélo et la randonnée dominicale dans la nature où on peut parfois faire des découvertes culinaires inattendues comme l’arbousier !

arbousier healthy vegan

J’ai vu que beaucoup de crudivores s’étaient remis naturellement au sport, alors ne perdons pas espoir. Des sportifs de haut niveau ont vu leur vie changer notamment leur récupération qui s’est nettement améliorée.

Le véganisme m’apporte beaucoup, et même plus que ce que je pouvais imaginer au départ. Je ne me vois pas être crudivore à 100% mais il est certain que les bienfaits sont indiscutables, il est dommage que dans notre société cette alimentation ne soit pas plus mise en avant. Car beaucoup de personnes se rendraient compte à quel point alimentation et santé sont liés et trouverez un remède naturel à beaucoup de petits et gros désagréments du quotidien.

Quelques conseils si vous souhaitez passer à une alimentation végétale

° Faites confiance à votre corps, si vous l’écoutez il vous dira ce dont il a besoin et envie. Même si c’est souvent du chocolat (cru) :-)

° N’ayez pas peur des carences, renseignez-vous sur les équivalences si vous êtes angoissé, mais il n’y a vraiment pas de quoi, le corps a besoin de nourrir ses cellules, et tout se trouve dans les fruits et légumes. Il faut beaucoup en manger et de préférence crus. Warning: Cuire TUE (les micro-nutriments).

° Lancez-vous dans la cuisine même si vous êtes nul et que votre dernier plat ressemblait au gratin de macaronis de Susan. Tentez des recettes simples ou laissez parler votre imagination en mode freestyle. Vous vous surprendrez vous-même (sinon mangez juste des légumes crus, comme ça pas d’angoisse).

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Source

° Essayez plusieurs nouveaux aliments, refaites votre placard au fur et à mesure. Et bientôt le kasha, l’arrow-root et les graines de Chia n’auront plus de secrets pour vous et vous ne jurerez que par les barres de chocolat raw !

° Ne mangez pas de produits transformés ou raffinés, sinon limitez au maximum. Adieu plats surgelés Picard le midi, Kinder Bueno à la machine et glaces Ben&Jerrys. Promis c’est pour votre bien.

° Réduisez votre consommation d’alcool et vous découvrirez le plaisir du jus de tomate festif un vendredi soir !

° Mangez bio, local et de saison, ça sera bon pour votre santé et votre porte-monnaie.

On peut penser que manger bio coûte cher, même si c’était vrai, ça serait justifié par l’apport bénéfique sur la santé mais vous ferez tellement d’économies en arrêtant la viande, le fromage, le poisson que ça compensera largement votre paquet de Quinoa à 6€. Et puis souvenez-vous, vous allez vous mettre à la cuisine et avec le “homemade” tout est moins cher !

Et je conclurai par cette citation d’Hippocrate à laquelle j’aspire :

“Que ton alimentation soit ton seul médicament”.

 

N’hésitez pas à partager votre expérience ou votre vision du healthy lifestyle !

 

 

 

 

Le véganisme rime-t-il avec les carences ? Il y a un mythe des carences entretenus par de nombreuses personnes mais quelle est la réalité ?

Systématiquement mon entourage plus ou moins proche me fait des remarques sur mes carences supposées en : B12, fer, calcium, protéines, etc…

Tout le monde pense tout savoir et avance ses arguments “formatés”… Mais pourquoi cette peur de manquer de protéine animale ? Est-ce un mythe inventé par les industriels afin que les gens consomment de plus en plus ?

Le mythe des carences

De même pour le mythe du lait. D’où vient cette idée que les être humains ont besoin du lait d’une autre espèce pour grandir et “mieux vivre” ?

Pourtant la société occidentale est bien loin d’en manquer, on en consomme déjà bien trop. Comme si tous les nutriments se trouvaient dans les animaux, le lait, les œufs, le fromage, etc… Alors que tous les nutriments se retrouvent dans les céréales et végétaux. Et beaucoup d’omnivores sont carencés et ne mangent pas ou très peu de végétaux.

Les végétaliens ont moins de risques de carences étant donné qu’ils sont soucieux de leur alimentation et souvent bien plus informés.
Il y a toujours des exceptions mais il est évident que si on change son alimentation vers le végétalisme ce n’est pas pour manger des frites à tous les repas, même si la junk food vegan existe aussi.

Comment trouver les protéines ?!

Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’alimentation végétalienne, j’étais un peu tracassée par quoi manger et en quelle quantité si je devenais vegan. Où trouver ce que m’apportaient la viande, le poisson, les oeufs, le fromage ?

J’ai lu tout un tas de choses qui disait qu’il fallait remplacer les protéines animales par des protéines végétales, en association céréales et légumineuses. Je l’ai fait mais je me sentais super lourde.

J’ai donc diminué les doses puis j’ai fini par ne plus me prendre la tête et en prendre de temps en temps selon mes envies culinaires, et depuis ça va bien mieux, le risque en devenant vegan est de surconsommer par peur des carences, on arrive dans l’inconnu et on est souvent bien perdu.

Il n’y a pas de règle, on est tous différents et on a tous des besoins différents selon notre corps et nos activités. Un sportif n’aura pas les même besoin qu’un sédentaire, et deux sportifs n’auront pas les mêmes besoins nutritionnels. On supporte tous différemment chaque aliment, certains vont convenir alors qu’à d’autres pas du tout, sans parler des allergies alimentaires.

Je pense vraiment qu’il ne faut pas s’obstiner à vouloir “compenser” la viande ou autre produit animal qu’on a décidé de supprimer de son alimentation,  il y a toujours cette obsession de la chair animale ou des produits d’origine animale, qui nous empêcheraient d’avoir des carences si on en consommait.

Pourtant si un végétarien compense la viande par les oeufs et le fromage c’est une grossière erreur, son alimentation va être bien trop riche en cholestérol, tout comme le crudivore qui va consommer trop d’oléagineux, et avoir une alimentation trop riche en gras.

Les acides aminés

Elles sont présentes dans les protéines, les végétaux sont très riches en acides animés, les végétaux sont donc riches en protéine. Il faut manger beaucoup de légumes verts, et se faire des jus pour avoir l’essentiel des nutriments très rapidement dans l’organisme.

Un sportif omnivore croit souvent qu’il faut consommer beaucoup de protéines animales pour faire du muscle alors que c’est la musculation qui fait gonfler. Il y a des sportifs qui sont devenus végétaliens pour être encore plus performant, la récupération se faisant beaucoup plus vite après l’effort.

Si on consomme une grande quantité de fruits et de légumes de variétés différentes il n’y a aucun risque de carence.

Le calcium

Le calcium se trouve en grande quantité dans les végétaux (chou, persil, épinards, …), le tofu, les algues, les oléagineux, les fruits secs, les laits végétaux enrichis en calcium.

Le fer (non héminique)

Il se trouve aussi dans les végétaux mais pour le fixer il ne faut pas être carencé en vitamine D (15 min au soleil par jour suffisent). Dans la viande il y a beaucoup trop de fer (héminique) ce qui occasionne des maladies graves sur le long terme. Les algues sont riches en fer : nori, wakamé, …

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Elles se trouvent dans les huiles végétales, les graines, les oléagineux et légumes verts feuillus.

La B12

On entend souvent qu’elle se trouverait uniquement dans les animaux, et c’est systématiquement l’argument qui ressort quand on nous explique qu’il est absolument nécéssaire de manger de la viande et super dangereux voire extrême d’être vegan. Mais si la viande contient de la B12 c’est uniquement parce que les animaux sont supplémentés par les industriels.

À l’origine la B12 se trouve dans les sols, les animaux mangent les végétaux et la terre riche en B12, il n’y a pas besoin de les supplémenter. Mais ce n’est pas dans un hangar enfermé que les animaux vont trouver leur B12. Il est en de même pour nous, on pourrait trouver notre B12 dans la terre en ne lavant pas les légumes, c’est comme cela que se nourrissaient les gens avant, la grande consommation de viande n’est arrivée que depuis le siècle dernier.

Donc à moins de cultiver ses légumes bio et de manger la terre il vaut mieux se supplémenter en B12. Il y a des végétaliens qui ne se supplémentent pas mais il faut être sûr de la richesse des terres d’où viennent les végétaux que l’on mange.

Désapprendre ce que tu as appris, tu devras.

Devenir vegan implique de désapprendre comment on nous a appris à manger et de réapprendre à manger autrement, et surtout d’écouter son corps ! Si on a envie de tel aliment c’est qu’on est en carence et notre corps le réclame. Par exemple, après un repas riche on a souvent envie de légumes. Personnellement, à chaque fois que je ne mange pas assez de légumes à un repas mon corps me le fait comprendre, et si j’ai trop mangé à un autre repas au suivant je me limite, voire je saute le repas.

Les risques de carences et avoir une alimentation déséquilibré sont les mêmes pour les omnivores, quelqu’un qui mange de la viande avec des frites tous les jours est forcément carencé. Mais étrangement on reprochera plus facilement à un végétalien de ne pas manger de la viande, alors que ce qu’il mange est bien plus sain.

Un végétalien peut aussi avoir des carences en mangeant trop de céréales et de légumineuses mais pas assez de fruits et de légumes, pareil pour un végétalien crudivore qui peut faire aussi exploser son taux de gras s’il mange trop d’oléagineux, de graines, d’avocats, de gâteaux crus. Il va se retrouver à manger sans s’en rendre compte une grosse quantité de gras, c’est du bon gras certes mais bien trop riche, et c’est souvent cet excès de gras qui fait que le passage à une alimentation végétalienne crudivore se passe très mal.

Tous les nutriments se trouvent dans les fruits et légumes, manger cru serait un idéal, ce qui impliquerait de manger de grosse quantité qui semble hallucinante quand on ne s’y connait pas, un sportif crudivore peut ingurgiter des dizaines de bananes rien qu’au petit déjeuner.

Notre alimentation cuite nous oblige à compenser ce qui a été détruit à la cuisson, ce qui est assez dommage, mais quand on a eu l’habitude depuis toujours d’avoir une alimentation avec des plats chauds ça semble impensable de passer au tout cru, se passer de pizza, de pain, de plats indiens réconfortants me semble impossible. Mais pourquoi ne pas manger davantage cru ? L’alimentation végétalienne est bien plus riche en nutriment, et encore plus si on consomme beaucoup de cru !

Quand je vois les bandeaux en dessous des pubs “manger 5 fruits et légumes par jour”, “manger 3 produits laitiers par jour” … Ça sonne vraiment comme une propagande du “lobby industriel” ! C’est pas 5 fruits et légumes par jour mais bien plus qu’il faut manger !

La peur du végétalisme ?

Les études qui conseillent le végétarisme mais surtout pas le végétalisme me font bien rire, je me dis qu’on a vraiment un problème en France !

Alors qu’en Amérique du Nord, le discours n’est pas du tout le même. Le biochimiste T. Colin Campbell a fait un rapport qui est la plus vaste étude internationale sur la nutrition, il nous montre à quel point il est urgent de changer notre alimentation pour se prémunir contre les maladies dégénératives qui frappent les pays riches, et que l’alimentation végétalienne serait préventive contre les maladies et aussi curatives pour certains.

Il est clair qu’un bon nombre de maladies sont nées de l’industrialisation de notre alimentation. Les lobby ont bien travaillé, dans l’inconscient de tout le monde.

Voilà, je vais finir par cette vidéo de ce couple sexagénaire, ils sont assez étonnant ! Ils ont été interviewés lors du festival de Cannes pour leur film RAW.

Je vous invite à regarder cette vidéo, on y apprend beaucoup de choses, ils racontent leur vie de végétalien crudivore, Janette Murray a eu son cancer il y a quelques années jugé incurable par les médecins, elle a changé son alimentation (son alimentation était déjà saine, elle était végétarienne depuis 25 ans, et végétalienne ensuite pendant 15 ans, et elle était très sportive).

En 2013, ils ont fait le tour de l’Australie en 365 jours :15 500 kilomètres (ils ont battu un record). En 2000, ils avaient déjà fait un marathon en Nouvelle-Zélande de plus de 2000 km !

Pour en savoir plus sur sa guérison : Janette Murray