Bienvenue sur Vegan freestyle ! Si tu viens de découvrir le blog, tu recherches sûrement de l'inspiration pour tes repas au quotidien. Je te propose de recevoir 2 Ebooks offert "1 semaine de Meal Plan" + "Comment faire un sandwich vegan" : clique ici pour les recevoir !

Faire son propre tofu maison ? Tiens, quelle drôle d’idée…  À première vue ça semble être un travail assez fastidieux et compliqué alors que ça parait si simple de l’acheter tout fait dans son magasin. Mais il existe plein de bonnes raisons pour faire son tofu maison que vous allez découvrir …

Que vous aimiez ou non le tofu cet article pourrait vous intéresser. Si vous adorez le tofu vous allez encore plus l’aimer. Si vous avez un a priori négatif que ce soit gustativement ou niveau santé, ça va peut-être ne plus être le cas ! Enfin je l’espère ;-)

Le tofu maison un des premiers DIY que j’ai réalisé avant même d’être vegan, même végétarienne. J’ai découvert le tofu dans un restaurant japonais. À l’époque les sushi bar étaient loin d’être à la mode. Dans le resto japonais où j’allais régulièrement, le cuisinier faisait tout à la plancha devant nous. La classe non ? Oui un cuisinier par table, c’est pas beau ça ? Ma passion du tofu a commencé là. Il faut dire que j’avais commencé par du haut de gamme et je ne comprenais pas cette vendetta anti tofu qui disait qu’il était soit sans goût soit mauvais.

Puis j’ai finalement compris en voulant me procurer cette petite merveille dans le commerce il y a une dizaine d’années. Le tofu était vendu sous vide, tout sec, caoutchouteux … bouuuh c’était juste immonde, je comprenais mieux.

Je me suis donc rabattue sur les magasins asiatiques qui avaient du tofu de meilleure qualité, mais ce n’était jamais aussi parfait que ceux que j’avais pu manger dans ce fameux resto japonais…

Aujourd’hui des années plus tard et avec le boom des magasins bio, la qualité des tofus vendus au rayon frais se rapproche grandement du souvenir de mon tofu parfait. Il existe plusieurs marques, plusieurs goûts, plusieurs façons de le faire et on peut très facilement trouver son bonheur.

Mais je dois dire qu’après avoir fait mon propre tofu maison ce fût encore tout autre chose… Me voilà enfin avec un produit de qualité. Et ça vaut bien de passer quelques heures en cuisine !

6 bonnes raisons de faire son tofu maison

Première raison : Tout d’abord, pour le plaisir et la fierté de réussir à faire du tofu fait maison. S’amuser à réaliser un produit qu’on ne pensait pas pouvoir faire alors qu’il n’y a rien de bien compliqué. Le tofu demande juste de la patience. Quand je cuisine j’aime bien mettre une petite musique d’ambiance et me concentrer uniquement sur ce que je suis en train de créer. C’est un bon moyen de découvrir la cuisine pleine conscience. La cuisine asiatique s’apparente à une cuisine zen et peut être vécue comme une méditation. C’est un peu le cas pour moi, une raison de plus qui fait que j’aime autant la cuisine asiatique :)

Deuxième raison : c’est moins cher. Si vous faites votre tofu vous-même, vous allez vite vous en rendre compte. Si vous êtes un grand consommateur de tofu, ça peut-être un plus. Bien évidemment, il faut avoir le temps de le faire !

Troisième raison : c’est meilleur. Et oui c’est toujours meilleur quand on le fait soi-même c’est bien connu, non ?  Vous allez me dire “pas toujours” peut-être haha.

Quatrième raison : Vous allez découvrir que le soja jaune permet de faire 3 produits différents : du lait (tonyu), du tofu et vous allez récupérer l’okara (pulpe de soja) ! Seulement celles et ceux qui ont fait du tofu savent ce que c’est ! En effet c’est un produit qu’on ne trouve pas sauf si on fait son propre tofu. Et quand on récupère pas loin de 1 kg d’okara en faisant du tofu on se dit qu’on a de quoi faire plein, plein d’autres recettes.

Cinquième raison : Vous pouvez donner au tofu le goût que vous souhaitez : fumé, curry, algue, tamari, etc… Laissez parler votre imagination.

Sixième raison : C’est bon pour la santé. Oui c’est dépourvu de cholestérol, riche en protéine végétale (bien plus riche en protéine que la protéine animale) mais il est également riche en fer, magnésium et omega 3. Alors pourquoi s’en priver ?

Mais le soja c’est le MAL ?

C’est pas bien ! Tout le monde le dit !

Mouais … Le problème c’est que quand tout le monde semble connaître une vérité il vaut mieux s’en méfier et se demander d’où elle vient. Si vous êtes inquiet au sujet du soja je vous conseil de lire cet article complet sur le sujet !

Allez dire au Pays du Soleil Levant que le soja c’est mauvais pour la santé… C’est la base de l’alimentation asiatique ! Et alors que ça fait des siècles qu’ils en consomment, nous on décide de diaboliser le soja … Ce n’est pas fabuleux ça ?

Mais il faut utiliser de bons produits : du soja bio français. Bien sûr pas du soja plein d’OGM qui vient des States et qui sert à gaver les animaux qui vont servir à nourrir les carnistes ;-) Là j’avoue que c’est une bombe à retardement. Mais on a de la chance, en France il existe de bons producteurs de soja bio qui peuvent nous garantir la qualité de leur produit.

Pourquoi un tofu maison est-il plus ou moins réussi ?

Quand on a pris le coup de main et l’habitude, en s’équipant de matériel qui facilite la tâche, ça change la vie, en tout cas moi ça m’a bien aidé… Il est possible de faire son tofu en faisant avec le matériel qu’on a déjà à la maison mais il est vrai que depuis que j’utilise un kit tofu, et un bon mixeur, pas besoin d’avoir un Vitamix non plus, moi j’utilise le Foodmatic Personal Mixer PM1000. Mon tofu est devenu maintenant beaucoup plus volumineux, j’en obtiens presque le double pour la même quantité de soja et il est aussi bien plus ferme.

L’okara aura une texture crémeuse, comme du fromage blanc, alors qu’avec un mixeur ordinaire, l’okara aura plus une texture de semoule.

Selon les recettes dans lesquelles on l’utilise ensuite ça change beaucoup au niveau de la texture. L’okara peut s’utiliser comme du tofu soyeux dans de nombreuses recettes (omelette, gâteau, flan, gratin, etc…). Mais attention le goût est assez prononcé parfois.

J’utilise des graines de soja non dépelliculées. Mais par contre il faut qu’elles soient dépelliculées pour faire du lait de soja sinon le lait risque d’être trop fort et imbuvable. Pour du tofu peu importe si le soja est dépelliculé ou non, par contre le goût sera plus prononcé pour l’okara.

J’utilise du nigari pour la coagulation du lait de soja. Il est possible d’utiliser du citron ou du vinaigre de cidre pour faire son tofu mais je trouve ça plus pratique avec le nigari. À vrai dire je n’ai jamais essayé autrement.

Vous pouvez très bien faire votre tofu sans boite mais avec une passoire, au risque qu’il ne soit pas bien ferme et qu’il ait une forme bizarre. Sinon prenez une boite tupperware et faites des petits trous. J’ai fait ça pendant longtemps.

Si vous n’avez pas de boite, emmaillotez le tofu dans une étamine et serrez-le bien. Mettez un poids dessus, du liquide va couler, il faut donc le mettre dans un récipient et le vider régulièrement. Avec la boite à tofu pas de souci le fond est ouvert et s’égoutte facilement en gardant sa forme parfaite.

Attention le soja jaune doit cuire car il est toxique cru. Donc le lait ne peut pas se faire minute comme tout autre lait végétal.

Avec 300 g de soja jaune, on peut obtenir environ :

  • 1 kg d’okara + 1,3 litre de lait

OU

  • 1 kg d’okara +  300 g de tofu

Matériel et ingrédients

tofu maison

  • 300 g soja jaune
  • 3 litres d’eau + eau pour le trempage
  • 1 cuillère à soupe de nigari (se trouve en magasin bio)
  • Boîte à tofu (on en trouve sur le net, sinon fabriquez-en une : prenez une boite tupperware et faites des trous au fond)
  • 1 étamine
  • 1 grande casserole
  • 1 passoire fine
  • Un poids

faire son Lait et son okara maison

tofu maison

  1. Faire tremper le soja pendant 24h. Les graines vont doubler de volume donc il faut mettre de l’eau en conséquence. Après trempage, rincer les graines de soja jaune.
  2. Mixer les graines avec un peu d’eau, utiliser une partie des 3 L d’eau. Vous devez obtenir une consistance crémeuse. La puissance du mixeur change beaucoup : plus le mixeur est puissant plus ça sera bien crémeux, moins il est puissant plus la consistance sera granuleuse, ce qui changera la consistance de l’okara également. (Edit cf. commentaire : Attention de ne pas trop mixer longtemps si vous utilisez un mixeur puissant sinon l’okara sera inexistante et impossible à filtrer)

tofu maison

  1. Une fois le soja jaune mixé, mélanger au reste d’eau dans une casserole. Mettre sur le feu pendant 30 min, mélanger constamment et ne pas le laisser sans surveillance ça déborde très facilement. Même en le surveillant il m’est arrivé que ça déborde avec une seconde d’inattention.
  2. Une fois cuit, prendre un grand saladier et filtrer à l’aide d’une passoire fine. Là vous avez d’un côté la pulpe de soja (okara) dans la passoire , et de l’autre le lait de soja (tonyu).

tofu maison

Vous pourriez très bien vous arrêter là. Mais bon pourquoi s’arrêter en si bon chemin alors que vous êtes à 2 doigts de réaliser le meilleur tofu de votre vie ;-)

Garder l’okara bien sûr. Vous devriez en avoir pour plus de 900 g ! Je vous conseille de le congeler pour une utilisation ultérieure.

 

Faire son tofu ferme maison

rice burger tofu

  1. Remettre le lait de soja que vous venez de filtrer sur le feu. Chauffer et arrêter avant ébullition.
  2. Hors feu ajouter 1 cuillère à soupe de nigari. Mélanger et laisser reposer le temps que le lait caille (ça va assez vite mais le laisser reposer pendant environ 20 à 30 minutes pour être sûr).tofu maison
  3. Mettre l’étamine dans la boite à tofu. Filtrer à l’aide d’une étamine, verser le tofu et serrer l’étamine, presser bien (vous n’avez pas besoin de conserver le liquide qui s’écoule de l’étamine).
  4. Fermer l’étamine et ajouter un poids. Laisser environ 2h voire plus (plus vous le laissez longtemps, plus il sera ferme). À la fin du pressage vous devriez avoir environ 300g de tofu.
  5. Mettre le tofu dans une boite en verre (ou plastique) couvrir d’eau et fermer la boite.
  6. Mettre au frigo. Consommer rapidement, en général il ne fait pas long feu :-)

tofu maison

Faire son tofu soyeux maison

Reprenez les étapes 1 et 2 du tofu ferme. Puis le faire s’égoutter dans une étamine + passoire sans le presser. Laissez le s’égoutter quelques heures ou une nuit au frigo.

tofu maison

J’espère que cet article vous aidera à vous lancer dans le tofu maison ! En attendant, voici mes recettes préférées à réaliser avec cet ingrédient. Je n’aime pas trop le transformer surtout quand on a passé du temps à le fabriquer. Simplement snacké c’est parfait pour se rendre compte de la qualité du produit ! Même si je craque totalement aussi sur les nuggets de tofu :)

Quelques recettes à base de tofu

comment cuisiner le tofu

 

Dans cet article, je propose 10 recettes de tofu nature ferme pour enfin aimer le tofu !

 

woktofu
Snacké comme dans ce wok de légumes aux shiitakes

tofu maison katsu
Pané à la japonaise avec cette recette de Tofu Katsu

tofu frit
Frit comme dans cette assiette aux saveurs japonaises

 

 

 

Bienvenue sur Vegan freestyle ! Si tu viens de découvrir le blog, tu recherches sûrement de l'inspiration pour tes repas au quotidien. Je te propose de recevoir 2 Ebooks offert "1 semaine de Meal Plan" + "Comment faire un sandwich vegan" : clique ici pour les recevoir !

Avez-vous déjà pensé à fabriquer votre propre vinaigre de cidre ? Et oui, pourquoi acheter du vinaigre tout fait alors qu’il est si simple et économique de le faire soi même ?

N’aillez pas peur ce n’est pas du tout compliqué ! Je vais vous donner envie de faire votre propre vinaigre, en tout cas je l’espère. Moi ça m’a un peu changé la vie je dois dire… plus besoin d’en acheter, il y en a toujours à disposition…

C’est également l’occasion pour nous d’inaugurer une nouvelle section sur le blog : le DIY.

Une à deux fois par mois, le vendredi nous posterons un article spécial “DIY – Fait maison” pour partager avec vous des petites astuces pour faciliter notre quotidien.

On commence cette semaine par l’un de mes petits chouchous : le vinaigre de cidre.

Le vinaigre une histoire de famille

Dans ma famille on a toujours fait le vinaigre à la maison. Je pense que c’est un des rares DIY qui continue à perdurer de générations en générations en France. Ou tout du moins dont on a déjà vu ou entendu parler dans son entourage. Enfin si ce n’est pas le cas je suis là pour vous expliquer :-)

Le vinaigre de vin ou de cidre se fait de la même façon. C’est un peu la base de la fermentation, enfin en tout cas c’est la première que j’ai fait sans savoir que c’en était… Le kombucha, le kimchi, la lacto-fermentation, le réjuvélac sont d’autres fermentations plus ou moins connues selon d’où l’on vient.

Je viens justement de me lancer dans mon premier réjuvélac pour faire des fromages végétaux !

J’ai toujours vu un vinaigrier trainer chez mes grand-parents, mes parents, … mais il est vrai que je trouvais cela très acide. Quand j’ai découvert le vinaigre balsamique je ne jurais que par celui-ci, beaucoup plus subtile, et très intéressant au niveau gustatif. Mais impossible à faire à la maison … le drame.

Puis j’ai découvert le vinaigre de cidre. Le vinaigre de cidre est beaucoup plus doux. J’ai commencé à l’utiliser à la place du vinaigre de riz quand je faisais mon riz vinaigré. Puis à le mettre à peu près partout dès que j’avais besoin de vinaigre.

Le vinaigre de cidre est-il vegan ?

Cette question est légitime et se pose dès qu’on touche à l’alcool. Le label vegan n’est pas encore bien répandu pour les boissons alcoolisées. Si on commence à trouver des vins “vegan” en magasins bio, c’est encore assez difficile pour le cidre.

Donc effectivement, ce n’est pas toujours évident d’être sûr à 100% que son vinaigre de cidre est vegan. Je conseille donc d’acheter son cidre et sa première bouteille de vinaigre en magasin bio et de bien lire les étiquettes à défaut de trouver le logo vegan. C’est le mieux qu’on puisse faire à l’heure d’aujourd’hui.

Mais il y a clairement du progrès car j’ai dernièrement acheté une bouteille de vinaigre balsamique de Modène avec le logo vegan. On y arrive doucement mais sûrement :)

Saviez-vous que le vinaigre de cidre a de multiples possibilités ?

Le vinaigre de cidre est multitâche. En effet il ne s’utilise pas uniquement pour la cuisine mais également pour l’entretien de la maison et aussi pour la salle de bain.

vinaigre de cidre

Différentes utilisations du vinaigre de cidre

Dans la salle de bain

Etonnement, j’ai à la fois une bouteille de vinaigre de cidre dans ma cuisine, mais également une dans ma salle de bain ! Et oui c’est un peu un produit magique :)

Je l’utilise tout d’abord pour mes cheveux. C’est un excellent après-shampoing naturel mélangé avec quelques gouttes d’huiles essentielles et de l’eau. Je l’utilise régulièrement, c’est un vrai miracle, pas d’odeur de vinaigre surtout si on utilise avec des huiles essentielles (yang-ylang par exemple), il agit comme un démêlant et rend les cheveux doux et brillants.

Ensuite cet été, il m’a sauvé plusieurs fois. Il est bon pour la peau et apaise en cas de coup de soleil, piqures, acné, démangeaisons … Comme j’ai fait une croix sur tous les produits anti-moustiques ou après-soleil, j’utilise désormais le vinaigre de cidre à la place et c’est encore plus efficace !

Et pour finir, je l’utilise également comme bain de bouche, en alternance avec le bicarbonate. Il élimine les bactéries.

Pour la maison

Si vous aussi vous voulez tirer un trait sur tous les produits toxiques qu’on vous vend pour nettoyer votre intérieur, qui ne fonctionnent pas et qui sont nocifs, testez le vinaigre de cidre !

Mélangé avec du bicarbonate il nettoie de façon écologique votre intérieur. Il m’est arrivé de ravoir des tâches de curcuma indélébile avec ! (Et si vous avez déjà eu des tâches de curcuma frais vous savez de quoi je parle …)

Pour le corps

Un petit coup de froid ? Retour aux remèdes de grand-mère. Le vinaigre de cidre a des vertus thérapeutiques diverses. Il est anti-bactérien, anti-infectieux et très riche en minéraux !

On l’utilise également pour faciliter la digestion en l’associant aux aliments, car il alcalinise le corps.

En cuisine

Je l’utilise pour assaisonner quasiment toutes mes salades de crudités, ça permet d’acidifier légèrement sans que cela soit trop fort comme le vinaigre de vin. On peut également l’utiliser dans les marinades ou pour la lacto-fermentation.

C’est également devenu l’allié de nos desserts ! Nous l’utilisons pour remplacer les œufs afin de faciliter la levée de la pâte ou d’un gâteau lorsqu’on l’associe à la poudre à lever !

On peut aussi diluer un peu de vinaigre de cidre dans de l’eau, ça en fait une excellente boisson rafraîchissante.

Bon alors on s’y met ? ;-)

Il n’y a rien de plus simple à faire son propre vinaigre de cidre, ça ne demande qu’une qualité … la patience.

vinaigre de cidre

DIY : FABRIQUER SON VINAIGRE DE CIDRE

Ustensiles

  • Vinaigrier en grès ou bocal en verre (surtout pas en métal, ni en plastique)
  • Petit entonnoir
  • Petit bouteille (sinon garder la bouteille de vinaigre)

Ingrédients

  • 1 bouteille de 50 cl de vinaigre de cidre bio
  • 1 bouteille de cidre brut bio

Pas besoin d’avoir une mère de vinaigre pour faire du vinaigre, souvent c’est à cause de ce manque que l’on ne se lance pas !

Comme vous le voyez, peu d’ingrédients sont nécessaires pour faire du vinaigre : il faut juste du vinaigre bio et du cidre bio.

Oui j’insiste sur le bio. Pourquoi faire un vinaigre plein de pesticides après tout ? Et il faut que le vinaigre soit non pasteurisé. Car si le PH n’est pas idéal la fermentation sera plus problématique voire impossible.

La qualité du vinaigre dépendra forcément des produits que vous allez utiliser. Il est certain que tous les bienfaits énumérés plus haut seraient réduits à néant aussi. C’est vous qui voyait. Mais le but est d’avoir un bon produit qui puisse fermenter dans les meilleures conditions sans ratage, tout en aillant ses bonnes propriétés originelles qui restent intactes.

Préparation du vinaigre de cidre

Verser 1/3 de vinaigre pour 2/3 de cidre dans votre vinaigrier ou votre bocal en verre. Reposer le couvercle sur votre vinaigrier ou une gaz stérile fermée d’un élastique si vous utilisez un bocal. Si vous utilisez un contenant transparent mettez-le à l’abri de la lumière.

Maintenant il faut attendre…

Selon la température ambiante, le vinaigre se fera plus ou moins vite. Au contact de l’air, une mère va se former à la surface. Ça prendra quelques semaines en été, plus d’un mois en hiver. Une fois la mère créée ajouter du cidre et attendre 2-3 semaines pour que le vinaigre se forme. Je n’ai jamais vraiment compté mais c’est assez rapide quand même.

vinaigre de cidre

 

J’ai sorti la mère du vinaigrier pour vous montrer la bête ;-)

Faire son vinaigre de cidre à partir de la mère

Il est possible de faire son vinaigre à partir de la mère mais cette mère n’est pas forcément facile à trouver à moins de connaître quelqu’un qui fait son vinaigre de cidre et qui aura la bonté de vous en donner un morceau.

Si vous avez une mère, il suffit de reprendre les étapes précédentes à partir de la formation de la mère.

Une fois que le vinaigre est prêt, remplir une bouteille en verre à l’aide d’un petit entonnoir. Pourquoi pas utiliser la bouteille vide de votre vinaigre que vous avez achetée pour faire votre vinaigre à la base.

Puis rajouter du cidre dans votre vinaigrier, environ 1/2 bouteille (ou environ ce que vous venez de prendre). Pendant le temps où vous allez vous servir de votre petite bouteille de vinaigre, le vinaigre aura le temps de se recréer dans votre vinaigrier.

vinaigre de cidre

Étant donné qu’il n’est pas pasteurisé, ne vous inquiétez pas, votre vinaigre sera trouble, signe de bonne qualité contrairement à ceux vendus en supermarché ! Une mère peut commencer à se développer dans le fond de votre bouteille comme en témoigne la photo ci-dessus. Pas d’inquiétude c’est normal.

Avez-vous déjà fait de la fermentation ?! N’hésitez pas à me faire partager vos expériences en tout cas !

 

 

Bienvenue sur Vegan freestyle ! Si tu viens de découvrir le blog, tu recherches sûrement de l'inspiration pour tes repas au quotidien. Je te propose de recevoir 2 Ebooks offert "1 semaine de Meal Plan" + "Comment faire un sandwich vegan" : clique ici pour les recevoir !

Alors ça y est ? Vous êtes prêt à faire le grand saut et à tester une des expériences les plus extrêmes de votre vie haha : dire non à un burger triple cheese, à une fondue savoyarde ou encore à votre crème glacée vanille-cookie préférée? :-) Félicitations ! Mais maintenant se pose la question de remplacer les produits laitiers et de pouvoir à nouveau manger tous ces plats mais en version végétale ? Bonne nouvelle : c’est POSSIBLE et on va vous dire comment !

Pas toujours évident c’est sûr, ils sont tellement partout et nous avons été tellement habitués à eux depuis notre plus tendre enfance que c’est un peu comme conduire une voiture anglaise du jour au lendemain, non? On s’imagine qu’on est capable de le faire, car on sait conduire mais tous nos repères sont chamboulés, alors il va falloir un temps d’adaptation. Ben voilà à quoi vont peut-être ressembler vos premiers pas dans la végétalisation de l’alimentation : vous savez cuisiner mais les ingrédients seront un peu différents. Mais ce n’est pas grave, car au final vous allez y arriver, tout comme nous y sommes arrivées. Et non seulement vous serez super fier de vous, mais en plus, ça va changer votre vie !

Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon des multiples possibilités qui s’offrent à vous si vous décidez de remplacer les produits laitiers dans votre quotidien : lait, beurre, fromage, crème, yaourts, crème glacée, chantilly …

Dans notre société où on nous rabâche qu’il faut consommer 3 produits laitiers par jour, qu’un gâteau n’est pas réalisable sans lait, beurre ou œuf et que la base de toute cuisson est le beurre, ce n’était pas gagné. Mais pourtant, vous vous êtes déjà prouvé à vous-même qu’il était possible d’arrêter ou de diminuer sa consommation de produits carnés, sans changer ses habitudes, et même qu’au lieu de retirer des produits, ça vous en a probablement rajouté beaucoup plus dont vous ne soupçonniez même pas l’existence.

C’est la même chose avec le lait, mais en encore mieux ! Avant vous aviez le choix entre : du lait de vache entier, du lait de vache demi-écrémé, du lait de vache écrémé ou encore du lait de vache méga écrémé. Si vous étiez aventureux, peut-être du lait de brebis ou du lait de chèvre ?

Bref rassurez-vous, cette époque de votre vie est révolue ! Vous allez avoir le choix entre une multitude de laits à base de céréales ou d’oléagineux, qui apportent tous des nutriments différents, une texture différente, un goût différent à choisir selon ses envies, ses besoins, ses goûts ou les recettes que vous allez faire (sucrées et/ou salées).

Il faut quand même bien garder à l’esprit que remplacer ne signifie pas retrouver exactement le même goût, mais vous allez pouvoir découvrir de nouvelles saveurs et vous régalez de manière saine, végétale et cruelty free. Elle est pas belle la vie ?

Avant de démarrer l’article, nous tenons à vous dire merci d’avoir été si nombreux à lire notre dernier article sur les 17 raisons d’arrêter les produits laitiers posté dimanche dernier.

Concernant ce nouvel article, nous sommes aujourd’hui le 1er Juin, date de la journée mondiale du lait. Ça semble donc être pour nous le bon jour pour partager avec vous toutes les astuces pour remplacer les produits laitiers.

Comme notre blog n’a même pas un an, nous n’avons pas encore des dizaines de recettes à notre actif sur le thème des produits laitiers végétaux donc pour que cet article soit le plus complet possible, nous avons été piocher chez d’autres blogueuses végétales qu’on adore pour vous proposer un petit florilège de recettes toutes plus gourmandes les unes que les autres !

Un dernier point, sachez que cet article n’est pas un article sponsorisé par des marques, nous partageons simplement notre expérience et nos goûts, qui peuvent totalement varier d’une personne à l’autre.

 

LE LAIT

Par quoi remplacer le lait de vache ?

Le lait est vraiment le produit laitier le plus simple à remplacer. Au début, si vous êtes vraiment habitué au lait de vache, le lait végétal va peut-être, enfin sûrement vous sembler bizarre : pas de goût, trop de goût, trop fort, pas assez fort. Tout est question d’adaptation et de prendre son temps pour trouver le lait qu’on préfère. Après quelques temps, votre palais aura évolué et s’habituera à ses nouvelles saveurs. Pire, vous ne serez plus capable de reboire du lait de vache ! Bref je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà expliqué dans l’autre article.

Laits VG

Pour vous aider dans votre choix, voici un petit aperçu des laits végétaux que nous consommons régulièrement.

Nos basiques :

  • Le lait de soja : C’est le moins cher, il existe dans de nombreuses marques différentes, vous pouvez le trouver enrichi en calcium, avec des saveurs : vanille, chocolat ou autre. Pour le lait de soja, il est, je pense, important de le prendre bio pour s’éviter tous les OGM. Vous pouvez le trouver à moins d’1€ la bouteille. Je l’utilise pour faire mes chocolats chauds ou alors en cuisine. De ceux que j’ai goûté jusqu’à présent, mon préféré est celui de la marque Provamel, enrichi en calcium, avec son petit goût sucré par un concentré de pommes.
  • Le lait d’amande : Alors moi je ne suis pas super fan du goût d’amande mais ils en ont sorti avec un goût d’amande plus léger qui peut correspondre aux gens comme moi. Par contre je l’utilise facilement en pâtisserie. Une fois j’ai acheté une boite de poudre d’amande, me disant que c’était moins cher et plus pratique mais j’ai été très déçue du goût. Je ne réitérerai pas. Je préfère acheter le lait en brique en attendant de pouvoir le faire moi-même.
  • Le lait de riz : Il a un goût assez neutre, on l’utilise également pour le petit déjeuner ou en cuisine. Il en existe aussi des aromatisés dont le lait de riz au coco de Lima qui est vraiment délicieux.

Nos chouchous :

  • Le lait sarrasin : Je viens tout juste de le tester, j’ai acheté hier le petit dernier de la marque Lima. C’est un lait avec un goût assez relevé, il était très bon avec des céréales ou un muesli.
  • Le lait coco : Ça a été moins premier lait végétal. Je l’utilise à peu près partout : dans les smoothies, avec des céréales, en chocolat chaud mais aussi dans beaucoup de mes plats cuisinés aux saveurs asiatiques ou indiennes comme dans le crurry ou les nems.
  • Le lait de macadamia : Je n’en ai pas bu souvent car il est assez cher mais de temps en temps, si je veux me faire un petit plaisir, c’est vraiment délicieux, la texture est très onctueuse et le goût très agréable.
  • Le lait choco-noisette : Alors déjà le lait de noisette est un délice à lui tout seul mais le lait choco-noisette de la marque Bjorg est une petite tuerie !

fiche-laits-vegetaux

Si vous êtes intéressé par les bienfaits de chaque lait, vous pouvez trouver facilement ces informations. Pour notre part, nous n’y faisons pas vraiment attention, nous varions les laits selon nos envies. De toute manière il est impossible de manger en un repas tous les nutriments à notre disposition. Et je ne comprends pas pourquoi alors qu’en tant qu’omni personne ne se pose jamais de questions sur tel ou tel aliment, mais du jour au lendemain en devenant vegan on devrait faire une liste de toutes les vitamines, de tous les nutriments et de toutes les protéines qui existent afin d’être sûr de ne manquer de rien, comme si tout était dans la viande et les produits laitiers. Varier les aliments d’origine végétale est le meilleur moyen de ne pas avoir de carences, sans devoir passer par des calculs de maths sup.

Où en trouver ?

Pendant longtemps le manque d’information, même carrément la désinformation et le manque de choix dans les supermarchés ont été un frein pour passer au lait végétal. Aujourd’hui, si vous allez faire un tour dans votre magasin bio, vous allez voir un rayon entier avec des vingtaines de laits végétaux différents, et même au supermarché ils disposent d’un plus large choix.

Comment faire son lait végétal ?

N’ayant pas un blender assez puissant, je n’ai malheureusement encore jamais fait de lait d’amande ou d’autres oléagineux.

Mais la recette est très simple : on choisit un oléagineux, on le fait tremper, on le mixe, on rajoute de l’eau et on le filtre (on peut rajouter du sirop d’agave ou autre liquide sucrant).

Le seul que j’ai déjà fait c’est le lait de soja, c’est le plus compliqué à faire car on doit cuire le soja jaune (il est toxique cru). Si on continue on peut obtenir du tofu. Mais ce qui est intéressant quand on fait ce lait là c’est qu’on récupère le résidu : l’okara qui peut être très utile en cuisine. On en fait des steaks, des gâteaux, des gratins etc …

Mais voici 3 recettes que je vais m’empresser de tester dès que j’aurai un nouveau blender  !

montagelait

Lait végétal d’amande d’Anna et Olivia
Lait noisette de Saveurs Végétales
Lait de cajou d’Antigone XXI

LES NOIX C’EST LA VIE !!! :-)

Comment-utiliser-les-noix

Yaourts & crèmes desserts

Bon soyons honnête, on n’est pas très yaourt. On l’était déjà pas avant, sauf aux périodes où on était convaincu qu’il fallait en manger pour avoir des os forts ou que ces 4 yaourts à 0% allaient nous nourrir pour la journée.
Bref, on n’a pas une super relation avec les yaourts donc on ne s’est pas jeté dessus pour tester toutes les versions végétales… Je n’ai jamais eu de yaourtière, même si je l’ai envisagé à un moment donné donc je fais mon mea culpa : je n’ai jamais fait un seul yaourt maison de ma vie. Cette section va donc être beaucoup plus courte que les autres.

Par quoi remplacer le yaourt ?

Je pense qu’il existe autant de possibilité de yaourts végétaux que de laits végétaux. Donc encore une fois, si vous êtes accro aux yaourts, vous allez pouvoir jouer avec les saveurs, les goûts, les textures.

Comment faire ses propres yaourts ?

En tout cas si vous êtes plus courageux que moi, voici 3 recettes pour faire des yaourts végétaux très facilement. J’y viendrai peut-être un jour pour essayer quand même !

montageyaourtsvg

Yaourt au lait d’avoine de Cléa Cuisine

Yaourts choco-vanille de Dans la cuisine de Djanisse

Yaourt au lait d’amande de My Sweetfaery

Où en trouver ?

Comme pour le reste, en magasin bio vous aurez plus de choix mais ils font quand même leur arrivée en supermarché.

Bon on en a quand même testé quelques uns vendus en magasin bio :
Des yaourts au soja, soja vanille, soja chocolat mais on n’a pas vraiment été convaincues. Par contre je me sers des yaourts natures pour faire mes Naans indiens, des tandooris et d’autres plats dans la cuisine indienne.
On a également testé dernièrement le dessert au riz moka de Lima. C’était vraiment pas mal niveau goût et texture, sympa pour finir un repas.

Les crèmes

Par quoi remplacer la crème en cuisine ?

Alors la crème, ça on adore ! Comme pour le lait, il en existe des vingtaines de sortes différentes. Et une crème de même type peut varier selon la marque.
Selon l’utilité que vous en avez, il y a sûrement la crème idéale pour vous. Il y en a qui sont plus ou moins fluides, plus ou moins sucrées, plus ou moins légères.

Les crèmes d’amandes et de coco peuvent apporter quelque chose dans la cuisine indienne et sont aussi également très agréables pour réaliser des gâteaux. Et Lorelei les utilise dans ses desserts comme par exemple dans la galette des rois.

Si on veut un goût neutre pour débuter, la crème de riz est le bon choix.

Certains peuvent trouver que les crèmes de soja sont assez fortes, mais à la cuisson elles perdent de leur goût.

Ces crèmes s’utilisent comme vous utiliseriez votre crème fraiche habituelle. Mais elles ont même des petits plus.

Par exemple désormais je fais ma mayonnaise vegan à base de crème de soja. Je la fais émulsionner avec de la moutarde, de l’huile et des herbes. C’est bluffant !

Comment faire de la crème végétale ?

Tout comme pour faire du lait VG, on mixe des noix et de l’eau, mais on ajoute moins d’eau. Les noix de cajou se mixent facilement avec un blender pas forcément très performant.

Où en trouver ?

Comme pour les laits, on en trouve un très large choix dans les magasins bio, mais également dans les supermarchés.

Beurre

Par quoi remplacer le beurre ?

Si vous êtes dans le sud, vous allez facilement le remplacer par l’huile d’olive.

Si vous cuisinez asiatique, par l’huile de sésame qui peut apporter une touche gourmande.

Pour remplacer le beurre à la cuisson, on peut utiliser de l’huile de coco désodorisée ou non selon ce qu’on a à cuire. Par exemple, j’adore cuire les crêpes sucrées ou les pancakes avec l’huile de coco.

Les margarines :

Nous en avons testé plusieurs. La première que j’ai achetée était “mOlivo Bio” mais nous n’avons pas vraiment aimé, surtout en tartine, le goût de l’olive était vraiment fort et bizarre (alors qu’on adore l’huile d’olive). Et pour la cuisson, dans ce cas, autant prendre de l’huile d’olive directement.

Par contre après nous avons découvert le “Vita Coco”, qui lui est sans huile de palme et vraiment parfait à tartiner sur du pain avec de la confiture, il a un léger de goût de coco.

Comment faire du beurre végétal ?

Encore quelque chose que je n’ai pas testé, parce que ma consommation de beurre est quand même très exceptionnelle. Je crois qu’en un peu plus d’un an, on a dû en acheter 3 fois …Mais cette recette d’Au Vert avec Lili a l’air top !

margarine VG
Margarine maison sans huile de palme d’Au Vert avec Lili

Où en trouver ?

Il faut faire attention avec les margarines, elles ne sont pas toutes vegan. En effet pour les additifs E471 et E472 il n’y aucun moyen de savoir si ils sont d’origine animale ou végétale. Et ils sont souvent présents dans les margarines. Il vaut mieux les acheter en magasin bio et les prendre avec le logo vegan sinon bien lire l’étiquette afin d’être sûr qu’elles n’en contiennent pas .

Et deuxième problème, beaucoup contiennent de l’huile de palme avec tout ce que cela engendre. Et qui est loin être vegan vu le massacre des orangs-outans, sans parler qu’elle est bonne ni pour la santé ni pour la planète ni pour les producteurs : Huile de palme : quadruple peine !!

Pour l’huile de coco, vous la trouverez en magasin bio également.
Les autres huiles elles, se trouvent partout.

Glaces & crèmes glacées

Par quoi remplacer les glaces non vegan ?

Les grosses chaleurs arrivent (bon tout du moins dans le Sud …) donc vous n’allez pas renoncer aux glaces ! En plus les glaces, là pour le coup c’est super simple !

En règle générale, les sorbets sont naturellement vegan, vous pouvez quand même demander confirmation, on n’est jamais trop prudent.
Pour faire des sorbets, il vous faut des fruits.
Pour faire des crèmes glacées, il vous faut votre parfum préféré (chocolat, vanille, moka, caramel) et du lait végétal.

Comment faire de la glace ?

glace vegan

L’été dernier j’ai posté une recette de glace vegan. C’était une de mes premières recettes !

Et depuis que j’ai mon extracteur, je fais de la glace encore plus facilement : je mets le fruit de mon choix au congélateur pendant plusieurs heures/jours puis quand je veux ma glace, je le sors et je le passe à l’extracteur. Ça me donne directement de la glace. Mais on peut avoir le même résultat avec un bon blender.

Et pour avoir la texture crémeuse d’une crème glacée, on peut rajouter de la banane, de l’avocat, de la mangue… Ce qui en fait une glace crue comme par exemple cette Glace aux fruits rouges du blog La France Crue.

Si vous avez une sorbetière sous la main et que vous avez très envie d’une crème glacée plus traditionnelle, La Fée Stéphanie propose une glace coco vegan.  Miam !

Où en trouver ?

Bon alors les glaces végétales ça ne court pas encore les rues. Bien sûr il y a toujours les sorbets, et certaines marques, notamment américaines se mettent aux crèmes glacées à base de lait d’amande. Mais je ne les ai pas encore vues en rayon ici.

À Nice, il y a aussi plusieurs glaciers qui proposent des options vegans, j’ai été vraiment surprise de manière positive de cette avancée, encore l’an dernier, ça n’existait pas. Donc je pense qu’on est dans un bon mouvement et que prochainement les glaces vegans vont envahir les supermarchés haha !

Chantilly

Comment faire de la chantilly vegan ?

L’été arrive et en été, on a toujours envie de chantilly ! Avec des fraises, sur une bonne gaufre, sur une tarte tatin …

Pas de panique j’ai la recette idéale et en plus c’est hyper facile, je l’avais faite avec une tarte tatin revisitée.

Chantilly

Une brique de 33 cl de lait coco
2 cuillères à soupe de sucre glace

Mettre au réfrigérateur la veille le lait coco, garder la partie figée du lait coco et conserver la partie liquide pour une autre recette (curry, velouté de légumes, dhaal, smoothie, …) Mettre quelques minutes le récipient dans lequel la coco va être fouetté au congélateur. Ensuite fouetter le coco avec le sucre glace.

Où en trouver ?

Je n’ai pas encore vu de chantilly vegan toute prête vendue en magasin bio, mais sur Un Monde Vegan par exemple, ils en vendent.

 

Les fromages

Alors nous y voilà ! Le meilleur pour la fin ! …

La GRANDE question existentielle : Comment vivre sans fromage ?

Comme promis, voici un début de réponse après une année de véganisme. Je pense que c’est un très vaste sujet et que ça va beaucoup se développer ces prochaines années, alors j’espère que c’est juste le premier de nombreux autres articles à la découverte des fromages végétaux !

 

fromage no-muh

Par quoi remplacer le fromage et où en trouver ?

Le fromage végétal peut être fait à base de soja ou d’oléagineux.
Puis ils peuvent être déclinés à l’infini selon les épices, les baies, les arômes qui seront apportés.
Et pour les sauces fromagères, on peut utiliser les mêmes bases mais aussi des pommes de terre !

Il existe une grande variété de fromages végétaux mais malheureusement ce n’est pas encore très développé chez nous, contrairement à d’autres pays comme les Etats-Unis ou l’Allemagne où même des “fromageries vegan” existent. C’est le monde à l’envers on se croirait en France dans cette vidéo où des américaines essaient des “vromages” ;-)

Même si on ne comprend pas l’anglais, on comprend que c’est bon !!

Mais ça se développe, comme par exemple à Paris avec Jay & Joy. Je n’ai pas encore testé leurs fromages mais si je suis de passage à Paris je n’y manquerai pas !
En tout cas ils montrent bien que les fromages végétaux ne sont pas des substituts sans goût au fromage mais bien un savoir faire à part entière et un goût bluffant qu’on apprend à découvrir et à aimer. Ils peuvent être à pâte dure, à pâte molle, fondant, crémeux, bref tout est possible :)

Si vous n’êtes pas sur Paris, vous pouvez toujours en commander via internet, ou en trouver dans certains magasins bio.

Comment faire du fromage VG ?

SONY DSC

Si comme moi vous avez envie de vous lancer à votre tour dans l’aventure des fromages vegans, il y a des recettes très faciles et accessibles pour débuter.

L’article de référence en la matière est celui d’Antigone XXI qui propose pas moins de 4 façons différentes de faire du fromage : frais, fermenté, corsé et rôti !

Une véritable source d’inspiration.

Les fromages à tartiner 

fromageveganannaetolivia

Ce qui est bien avec les fromages végétaux c’est qu’on peut les adapter selon les saisons, comme par exemple la dernière recette d’Anna et Olivia à l’ail des ours. Ça fait envie !

fromageVG
À l’automne dernier j’avais fait un fromage aux baies roses et à l’aneth et ma prochaine lubie sera de faire un fromage aux noix et figues ! J’attends qu’elles arrivent sur le marché.

Les fromages à fondre

Vous pensiez faire une croix sur les raclettes, les fondues et autres orgies de fromage fondu dont vous étiez accro pendant vos vacances au ski ? Et bien non, grâce à ces superbes recettes :

montagefondue

Le fromage à raclette de Loetitia Cuisine
La Tartiflette de Serial Cooker
La fondue savoyarde de La Fée Stéphanie

Les fromages à pizza

Ça j’avoue que c’est celui que j’ai le plus testé ! Dès que je faisais une pizza maison, je testais une nouvelle manière de faire le fromage coulant dessus.

fromageseasonsquare
J’ai commencé avec la célèbre recette de Season Square

part-pizza
Puis après de nombreux autres tests, j’ai trouvé un équilibre qui me plait beaucoup et que je partage avec vous dans ma recette : Pizza pleurote fromage crémeux aux noix de cajou, je l’utilise aussi bien sur une pizza que dans des pâtes ou pour un gratin.

Voilà, ce n’est que le début, je suis toujours à la recherche du fromage à pizza parfait et j’ai encore beaucoup d’autres essais qui m’attendent !

Pâte sauce fromage 

Au début ce n’était pas vraiment une priorité. Je m’étais bien habituée aux pâtes à la crème ou à la tomate et le fromage ne me manquait pas vraiment dans les pâtes.

Puis j’ai quand même eu envie de tester quelques recettes.
Nous avons des avis un peu divergents avec Lorelei sur ce sujet.
Elle est tombée complétement accro à la sauce de ses chouchous canadiens, le blog/vlog : Hot for Food. Moi je n’ai pas été convaincue, j’ai trouvé ça trop salé, trop fort mais bon, nous n’avons pas non plus les mêmes produits qu’au Canada donc le résultat est forcément différent, surtout quand Lorelei est aux fourneaux ;-)
En tout cas, elle adore, donc quand c’est soirée pâte, elle fait sa mixture, et moi je préfère tout simplement mélanger les pâtes à la crème végétale et saupoudrer de levure maltée ! Simple et efficace.

Attention par contre à ne pas confondre la levure maltée avec la levure de bière. Et selon les levures maltées le goût peut être très différent, hier j’en ai acheté en vrac, l’odeur et le goût sont très, très puissants, ça sent vraiment le fromage !

Si vous avez envie de tester, voici deux autres recettes qui m’ont tapé dans l’œil.

montagesauce

Sauce au fromage d’Antigone XXI

Vegan Macaroni Cheese de PIGUT

En parlant de Melle Pigut, elle vient d’ouvrir son atelier de cuisine végétale sur Paris “La Parenthèse végétale” et a fait 2 ateliers spécial “Fromages végétaux” qui avaient l’air vraiment déments ! Restez à l’affût des prochaines dates !

fromagepigut Photo de Morgane Fournol-Equi

De quoi vous amuser et surtout de vous régaler !!

Nos tests

Si ça vous semble beaucoup de boulot, pas de soucis, on peut aussi en trouver du « tout fait ». Ok on est encore loin des 365 types de fromages végétaux mais il y a quand même moyen de se faire plaisir.

– La marque Vegusto

LH-fromage

Vegusto no-muh au Loving Hut de Menton

La marque vegusto no-muh (pas de vache) joue avec les textures et les saveurs : spécial mozza qui fond sur une pizza par exemple, en mode plateau de fromage il y en a des plus ou moins doux, plus ou moins ferme, et en mode fromage qui pue mais aussi aux noix ou pimenté.
Vous pouvez les trouver sur Un Monde Vegan mais aussi dans les restaurants Loving hut, moi c’est là où je les avais découverts en testant ce restaurant l’année dernière.

Sinon certains magasins bio en vendent (j’en ai trouvé dans le magasin Bio-City sur le Port de Nice) mais c’est assez rare.

– La marque SOJAMI :

Nous avons testé plusieurs saveurs :
− Basilic
− Ail et Herbes
− 5 baies

Ça a la texture d’une mousse aérienne style fromage fouetté. Ça dépanne bien si on part en pique-nique ou pour tartiner à l’apéro. Mais c’est aussi très facile à réaliser soi-même. On trouve ces fromages dans à peu près tous les magasins bio, et ils ont sortis encore de nouvelles saveurs pour l’été !

Voilà pour notre petite expérience de fromages végétaux “tout fait”.

camembertvegan
Et nous partageons avec vous cette dernière photo d’Amandine de Melle Prune, elle a testé un camembert vegan qui fait bien envie !

C’était un petit aperçu des fromages mais pour un tour d’horizon plus approfondi je vous invite à lire cet article “Ces fromages végétaux qui vont changer votre vie.

Et pour finir…

Voilà un petit aperçu de ce qu’on peut faire avec la cuisine végétale et de toutes les possibilités qui existent pour remplacer les produits animaux au quotidien. Je n’ai bien sûr pas pu tout lister mais ça permet d’avoir une vision globale.

Il n’y a pas de règles en cuisine végétale, il faut oser se lancer, bouleverser ses papilles, oser tester, “rater” pour finalement réussir.

N’hésitez pas à nous dire si vous avez déjà goûté des fromages, yaourts ou toute autre alternative végétale et si vous avez aimé ou non !

 

Le wok de légumes, ce plat tout droit venu d’Extrême-Orient, fait de loin partie de mon top 5 des recettes à la fois saines et gourmandes. Il réunit tout ce que j’aime en cuisine : les saveurs, les couleurs et le road-trip gustatif.

Non seulement ce wok de légumes est léger et déborde de nutriments mais en plus il me permet de retrouver toutes les saveurs de cette région du monde que j’affectionne particulièrement et où j’espère me rendre un jour …

J’aime aussi particulièrement le côté freestyle du wok ou le côté zen à choisir ;-) On ne prévoit pas nécessairement à l’avance les ingrédients, on improvise et on fait avec les moyens du bord et selon ce qu’on a à disposition, libre à vous de faire un wok avec les légumes et ingrédients dont vous disposez donc.

J’aime aussi cette cuisson au wok avec peu de matière grasse et le fait de ne pas trop cuire les légumes afin qu’ils restent croquants et pas trop dépourvus de leurs nutriments .

WOKingrédients

 Ingrédients pour un Wok de légumes aux shiitakes pour 2 personnes :

  • 1/4 d’un gros chou chinois
  • 15g de shiitakés déshydratés
  • Un bouquet de brocolis
  • Aillet (ou ail)
  • Oignon
  • Haricots mungo germés
  • Racine de gingembre
  • Racine de curcuma (facultatif)
  • 250g de tofu ferme
  • Vermicelles de riz thaï rouge
  • 1 poignet de noix de cajou
  • Sauce tamari
  • Graines de sésame
  • Coriandre
  • Huile végétale

Récemment j’ai découvert à Naturalia une nouvelle sorte de shiitakes déshydratés sous la marque Supersec absolument fabuleuse, et qui ont un goût prononcé mais vraiment super bon. Meilleurs que les shiitakes frais même. Je tente de ne pas en faire trop souvent vu que je limite tout ce qui n’est pas local mais bon il faut savoir se faire plaisir de temps en temps. Quand je pense que la première fois que j’ai goûté un shiitake j’ai détesté ça tellement c’était puissant, ça avait un goût qui ne me plaisait pas du tout à l’époque.

Les aillets sont arrivés prématurément au marché. J’adore les aillets, si vous ne connaissez pas c’est une jeune pousse d’ail, c’est doux, moins fort que l’ail. On pourrait le confondre avec un mini poireau ou des cébettes. N’hésitez pas à essayer si vous tombez dessus !

Les brocolis sont rigolo cette année, au marché, pas de gros bouquets, mais de jeunes pousses de brocolis qui sont juste les meilleurs brocolis que j’ai jamais mangés. Oui j’ai décidé d’utiliser tous les superlatifs dans cet article haha.

Et une première, la semaine dernière, je suis allée à la Biocoop, qui n’est pas vraiment à côté de chez moi, mais ce fut l’occasion de découvrir de nouveaux produits comme les vermicelles de riz thaï rouge. J’ai donc décidé de m’en servir pour ce wok, elles ne sont pas mal du tout, ça faisait longtemps que je n’en avais pas mangé n’en trouvant jamais en magasin bio.

Souvent dans la cuisine asiatique, les cacahuètes sont utilisées pour donner un peu de croquant, moi je préfère utiliser des noix de cajou, je suis complètement fan de ces oléagineuses.

 

Bon assez parlé, place à l’action :-)

    1- Tremper les shiitakes déshydratés et les vermicelles dans deux bols remplis d’eau séparément.

woktofu

2- Couper le tofu en morceaux et le faire revenir dans une poêle préalablement huilée.
Ajouter de la sauce tamari ainsi que les graines de sésame et un bout de racine de gingembre émincé. Laisser sur le feu peu de temps, il ne faut pas que ça brûle, puis réserver.

3- Couper le chou chinois en fines lamelles.
4- Séparer les petites fleurs de brocolis.

wok0

5- Émincer l’aillet (ou ail), l’oignon, le curcuma, le gingembre et les faire revenir dans un wok (ou une poêle) avec un filet d’huile.

6- Ajouter au wok le reste des légumes : le chou chinois, le brocoli et les shiitakes.
Mélanger constamment. Les légumes ne doivent pas trop cuire et doivent être plus ou moins croquants selon les goûts.

7- Ajouter à la fin le reste des ingrédients hors feu : haricots mungo, noix de cajou, coriandre et tofu.

Voilà, il ne reste plus qu’à servir, et à déguster sans attendre :-)

wok1

 

Astuces

  • Ajouter un filet d’huile de sésame en fin de cuisson pour la touche gourmande.
  • Le tofu et les vermicelles sont un plus, je n’en mets pas forcément à chaque fois. Mais ici vous avez un bon repas complet.
  • Les haricots mungo je les fais germer moi-même, c’est tellement plus simple et plus économique.

 

 

 

Le véganisme rime-t-il avec les carences ? Il y a un mythe des carences entretenus par de nombreuses personnes mais quelle est la réalité ?

Systématiquement mon entourage plus ou moins proche me fait des remarques sur mes carences supposées en : B12, fer, calcium, protéines, etc…

Tout le monde pense tout savoir et avance ses arguments “formatés”… Mais pourquoi cette peur de manquer de protéine animale ? Est-ce un mythe inventé par les industriels afin que les gens consomment de plus en plus ?

Le mythe des carences

De même pour le mythe du lait. D’où vient cette idée que les être humains ont besoin du lait d’une autre espèce pour grandir et “mieux vivre” ?

Pourtant la société occidentale est bien loin d’en manquer, on en consomme déjà bien trop. Comme si tous les nutriments se trouvaient dans les animaux, le lait, les œufs, le fromage, etc… Alors que tous les nutriments se retrouvent dans les céréales et végétaux. Et beaucoup d’omnivores sont carencés et ne mangent pas ou très peu de végétaux.

Les végétaliens ont moins de risques de carences étant donné qu’ils sont soucieux de leur alimentation et souvent bien plus informés.
Il y a toujours des exceptions mais il est évident que si on change son alimentation vers le végétalisme ce n’est pas pour manger des frites à tous les repas, même si la junk food vegan existe aussi.

Comment trouver les protéines ?!

Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’alimentation végétalienne, j’étais un peu tracassée par quoi manger et en quelle quantité si je devenais vegan. Où trouver ce que m’apportaient la viande, le poisson, les oeufs, le fromage ?

J’ai lu tout un tas de choses qui disait qu’il fallait remplacer les protéines animales par des protéines végétales, en association céréales et légumineuses. Je l’ai fait mais je me sentais super lourde.

J’ai donc diminué les doses puis j’ai fini par ne plus me prendre la tête et en prendre de temps en temps selon mes envies culinaires, et depuis ça va bien mieux, le risque en devenant vegan est de surconsommer par peur des carences, on arrive dans l’inconnu et on est souvent bien perdu.

Il n’y a pas de règle, on est tous différents et on a tous des besoins différents selon notre corps et nos activités. Un sportif n’aura pas les même besoin qu’un sédentaire, et deux sportifs n’auront pas les mêmes besoins nutritionnels. On supporte tous différemment chaque aliment, certains vont convenir alors qu’à d’autres pas du tout, sans parler des allergies alimentaires.

Je pense vraiment qu’il ne faut pas s’obstiner à vouloir “compenser” la viande ou autre produit animal qu’on a décidé de supprimer de son alimentation,  il y a toujours cette obsession de la chair animale ou des produits d’origine animale, qui nous empêcheraient d’avoir des carences si on en consommait.

Pourtant si un végétarien compense la viande par les oeufs et le fromage c’est une grossière erreur, son alimentation va être bien trop riche en cholestérol, tout comme le crudivore qui va consommer trop d’oléagineux, et avoir une alimentation trop riche en gras.

Les acides aminés

Elles sont présentes dans les protéines, les végétaux sont très riches en acides animés, les végétaux sont donc riches en protéine. Il faut manger beaucoup de légumes verts, et se faire des jus pour avoir l’essentiel des nutriments très rapidement dans l’organisme.

Un sportif omnivore croit souvent qu’il faut consommer beaucoup de protéines animales pour faire du muscle alors que c’est la musculation qui fait gonfler. Il y a des sportifs qui sont devenus végétaliens pour être encore plus performant, la récupération se faisant beaucoup plus vite après l’effort.

Si on consomme une grande quantité de fruits et de légumes de variétés différentes il n’y a aucun risque de carence.

Le calcium

Le calcium se trouve en grande quantité dans les végétaux (chou, persil, épinards, …), le tofu, les algues, les oléagineux, les fruits secs, les laits végétaux enrichis en calcium.

Le fer (non héminique)

Il se trouve aussi dans les végétaux mais pour le fixer il ne faut pas être carencé en vitamine D (15 min au soleil par jour suffisent). Dans la viande il y a beaucoup trop de fer (héminique) ce qui occasionne des maladies graves sur le long terme. Les algues sont riches en fer : nori, wakamé, …

Les omégas 3

Elles se trouvent dans les huiles végétales, les graines, les oléagineux et légumes verts feuillus.

La B12

On entend souvent qu’elle se trouverait uniquement dans les animaux, et c’est systématiquement l’argument qui ressort quand on nous explique qu’il est absolument nécéssaire de manger de la viande et super dangereux voire extrême d’être vegan. Mais si la viande contient de la B12 c’est uniquement parce que les animaux sont supplémentés par les industriels.

À l’origine la B12 se trouve dans les sols, les animaux mangent les végétaux et la terre riche en B12, il n’y a pas besoin de les supplémenter. Mais ce n’est pas dans un hangar enfermé que les animaux vont trouver leur B12. Il est en de même pour nous, on pourrait trouver notre B12 dans la terre en ne lavant pas les légumes, c’est comme cela que se nourrissaient les gens avant, la grande consommation de viande n’est arrivée que depuis le siècle dernier.

Donc à moins de cultiver ses légumes bio et de manger la terre il vaut mieux se supplémenter en B12. Il y a des végétaliens qui ne se supplémentent pas mais il faut être sûr de la richesse des terres d’où viennent les végétaux que l’on mange.

Désapprendre ce que tu as appris, tu devras.

Devenir vegan implique de désapprendre comment on nous a appris à manger et de réapprendre à manger autrement, et surtout d’écouter son corps ! Si on a envie de tel aliment c’est qu’on est en carence et notre corps le réclame. Par exemple, après un repas riche on a souvent envie de légumes. Personnellement, à chaque fois que je ne mange pas assez de légumes à un repas mon corps me le fait comprendre, et si j’ai trop mangé à un autre repas au suivant je me limite, voire je saute le repas.

Les risques de carences et avoir une alimentation déséquilibré sont les mêmes pour les omnivores, quelqu’un qui mange de la viande avec des frites tous les jours est forcément carencé. Mais étrangement on reprochera plus facilement à un végétalien de ne pas manger de la viande, alors que ce qu’il mange est bien plus sain.

Un végétalien peut aussi avoir des carences en mangeant trop de céréales et de légumineuses mais pas assez de fruits et de légumes, pareil pour un végétalien crudivore qui peut faire aussi exploser son taux de gras s’il mange trop d’oléagineux, de graines, d’avocats, de gâteaux crus. Il va se retrouver à manger sans s’en rendre compte une grosse quantité de gras, c’est du bon gras certes mais bien trop riche, et c’est souvent cet excès de gras qui fait que le passage à une alimentation végétalienne crudivore se passe très mal.

Tous les nutriments se trouvent dans les fruits et légumes, manger cru serait un idéal, ce qui impliquerait de manger de grosse quantité qui semble hallucinante quand on ne s’y connait pas, un sportif crudivore peut ingurgiter des dizaines de bananes rien qu’au petit déjeuner.

Notre alimentation cuite nous oblige à compenser ce qui a été détruit à la cuisson, ce qui est assez dommage, mais quand on a eu l’habitude depuis toujours d’avoir une alimentation avec des plats chauds ça semble impensable de passer au tout cru, se passer de pizza, de pain, de plats indiens réconfortants me semble impossible. Mais pourquoi ne pas manger davantage cru ? L’alimentation végétalienne est bien plus riche en nutriment, et encore plus si on consomme beaucoup de cru !

Quand je vois les bandeaux en dessous des pubs “manger 5 fruits et légumes par jour”, “manger 3 produits laitiers par jour” … Ça sonne vraiment comme une propagande du “lobby industriel” ! C’est pas 5 fruits et légumes par jour mais bien plus qu’il faut manger !

La peur du végétalisme ?

Les études qui conseillent le végétarisme mais surtout pas le végétalisme me font bien rire, je me dis qu’on a vraiment un problème en France !

Alors qu’en Amérique du Nord, le discours n’est pas du tout le même. Le biochimiste T. Colin Campbell a fait un rapport qui est la plus vaste étude internationale sur la nutrition, il nous montre à quel point il est urgent de changer notre alimentation pour se prémunir contre les maladies dégénératives qui frappent les pays riches, et que l’alimentation végétalienne serait préventive contre les maladies et aussi curatives pour certains.

Il est clair qu’un bon nombre de maladies sont nées de l’industrialisation de notre alimentation. Les lobby ont bien travaillé, dans l’inconscient de tout le monde.

Voilà, je vais finir par cette vidéo de ce couple sexagénaire, ils sont assez étonnant ! Ils ont été interviewés lors du festival de Cannes pour leur film RAW.

Je vous invite à regarder cette vidéo, on y apprend beaucoup de choses, ils racontent leur vie de végétalien crudivore, Janette Murray a eu son cancer il y a quelques années jugé incurable par les médecins, elle a changé son alimentation (son alimentation était déjà saine, elle était végétarienne depuis 25 ans, et végétalienne ensuite pendant 15 ans, et elle était très sportive).

En 2013, ils ont fait le tour de l’Australie en 365 jours :15 500 kilomètres (ils ont battu un record). En 2000, ils avaient déjà fait un marathon en Nouvelle-Zélande de plus de 2000 km !

Pour en savoir plus sur sa guérison : Janette Murray

 

Comment reconnaître les produits raffinés ?

  • LES SUCRES : Remplacer les “sucres raffinés” par des “sucres non raffinés”.

Petit récapitulatif : Le sucre blanc est extrait de la betterave sucrière (ou de la tige de la canne à sucre). Le sucre raffiné est le sucre blanc. Le sucre blond, et le sucre roux sont des sucres partiellement raffinés, leur couleur plus moins foncée est dûe à la mélasse partiellement présente.
Attention : Le sucre roux non bio est souvent du sucre blanc recoloré avec du caramel !
La cassonade est du sucre roux cristallisé.
Le sucre blanc raffiné est un sucre vide sans intérêt : il n’apporte rien à l’organisme, aucun nutriment, aucun minéraux, aucun oligo-élément, aucune vitamine, il contient des calories vides. En gros, il fait juste grossir et n’apporte rien d’autre à l’organisme ! Et il n’est pas vegan : en effet pour que le sucre soit blanc comme neige certaines marques utilisent de la poudre d’os calcinés et broyés de bovins pour blanchir et purifier le sucre. Les animaux sont vraiment partout …

À l’opposé, il y a les “bons sucres” qui sont non-raffinés, non transformés, et riches en nutriments et ont davantage de pouvoir sucrant, et le comble du sucre est, paraît-il, qu’il protègerait même des caries.
Le sucre complet est ce que l’on appelle le “vrai sucre”. Il est extrait directement à partir du jus de canne à sucre, il conserve tous ses nutriments ! Ce sucre est foncé car dépourvu de la mélasse.
Le Rapadura est une sorte de sucre complet de canne, 100% naturel extrait de la canne, il est très riche et souvent utilisé en pâtisserie, il a un goût de caramel.
La mélasse est un sirop noir qui reste après la cristallisation du jus de canne à sucre.
Le sirop d’agave est extrait de la sève de cactus.
Le sirop d’érable est réalisé par l’évaporation de la sève d’érable.
Le sirop de riz qui est issu de la fermentation des grains de riz.
Le sucre de coco est produit à partir de la sève de noix de coco.

Bien sûr, il ne faut pas acheter toutes les sortes de sucre qui existent mais essayer et voir ce qui nous convient selon les recettes et le goût. Je ne suis pas très “sucre”, je m’en méfie assez pour son côté addictif, c’est un aliment qui ne sert à rien (je ne parle pas du sucre issu des fruits bien sûr) pour l’organisme hormis le plaisir du goût que je n’ai apparemment pas, à part le sirop d’érable dont je suis fan, surtout sur des pancakes, mais dont je suis assez vite écœurée. J’ai toujours du sirop d’agave et du sucre roux dans mon placard, mais il est plutôt dans le coin “j’en ai au cas où”. Je n’ai pas testé le rapadura, ni la mélasse et ni le sirop de riz.

  • LE SEL : Remplacer le “sel raffiné” par du “sel non raffiné”.

On aurait besoin de 3 à 6 g de sel par jour, pas plus. Certains scientifiques disent qu’on aurait même besoin que de 2 g par jour ! En France on en consomme en moyenne entre 8 et 12 g ! Le pire n’est pas la salière, mais le sel caché dans l’alimentation. La quantité de sel explose assez vite entre le pain, les plats préparés, les soupes, etc… vendus en supermarché. Une baguette de pain achetée en boulangerie contiendrait 2,5 g de sel. En France, il n’y a aucune réglementation qui limite le taux de sel dans le pain vendu, contrairement à d’autres pays européens. J’avais vu un Spécial Investigation “Sel : Notre poison quotidien” sur Canal + très intéressant, il est peut-être disponible en entier quelque part sur la toile mais je n’ai pas trouvé.

Il y a différentes sortes de sel :

Le sel blanc raffiné dit “sel de table” est composé à 99,9% de chlorure de sodium, il est chimiquement pur, il est sec, sans oligo-élément, sans saveur et contient des additifs chimiques.
Le sel non raffiné est un sel naturel, plein de saveurs, c’est un produit naturellement riche en oligo-éléments : potassium, magnésium, calcium, souffre, mais il contient aussi du fer, manganèse, zinc, iode. On trouve ce sel dans les marais salants : ce principe repose sur la cristallisation du sel contenu dans l’eau de mer. Le gros sel cristallisé est récupéré dans le fond. Lorsque le vent souffle légèrement, une fine croûte de sel se forme en surface, c’est la fleur de sel.

Pourquoi ne pas remplacer le sel raffiné par du sel fin non raffiné ? La couleur de ce dernier est grise, peut-être moins “sexy” dans la pensée universelle, mais tellement meilleur gustativement et nutritionnellement, ou par de la fleur de sel encore meilleure, moins salée, très soluble et qui a une saveur unique. Il en existe avec plein de goûts différents si on le souhaite (algues, herbes de provence, basilic, ail, piment, etc…). Pour la cuisine il y a du sel ou du gros sel de mer, on en trouve au goût neutre ou également avec des goûts différents, notamment dans les régions qui ont des marais salants (Camargue, Guérande, Noirmoitier, Île de Ré, …), pas besoin d’aller dans ces régions pour en trouver, certains magasins en vendent.

En étant vegan on limite drastiquement sa consommation de sel, on ne consomme ni fromage, ni charcuterie, ni poisson fumé, qui sont bourrés de sel. On a tendance à limiter sa consommation de plats préparés aussi.

Personnellement, à table j’utilise  du “sel gris de table” non raffiné ou de la fleur de sel, j’utilise du gros sel pour la cuisson des céréales, et du sel de mer de pour la cuisson des plats. Ils viennent tous des régions citées plus haut que j’ai visitées récemment.

 

  • LES HUILES : utiliser des huiles vierges, voire extra-vierges.

L’huile raffinée est une méthode industrielle, le pressage se fait à chaud entre 80 et 120°C, elle est ensuite traitée pour éliminer son goût et sa couleur, elle est débarrassée de ses impuretés, elle est moins riche en vitamine, les matières premières sont de moins bonnes qualités.
Les huiles non raffinées sont les huiles vierges. Le pressage à froid se fait à 60°C maximum, l’huile obtenue est alors vierge ou extra-vierge, et sans traitement supplémentaire. Elles ont un goût plus prononcé et ont une couleur foncée. Il existe une multitude d’huiles : d’olive, de raisin, de tournesol, de noix, de noisette, de colza … Tout dépend de ce que l’on cuisine, et toutes apportent des nutriments différents. Je suis une grande consommatrice d’huile d’olive, j’en met absolument partout. L’huile d’olive est la plus riche en omega 3, elle est riche en acides gras mono-insaturés et en antioxydant et possède plein de bienfaits. L’huile de noix et de noisette sont très bonnes aussi, dans les salades elles apportent un goût particulier. L’huile de tournesol est riche en vitamine E mais elle est très déséquilibrée en acides gras essentiels. L’huile de pépins de raisin est riche en omega 6. L’huile de colza (canola) est riche en omega 3 et elle est particulièrement appréciée au Canada. Il existe plein d’autres huiles : lin, soja, argan, sésame, coco, …

Plus une huile sera non raffinée plus elle aura du goût et sera riche en nutriments.

 

  • CÉRÉALES ET FARINES : Raffiné ? ou pas ?

L’indice T sur les paquets de farine correspond à la teneur en minéraux, plus le chiffre est élevé plus la farine est riche en nutriments et non raffinée, l’enveloppe est bourrée de pesticides, il est donc préférable de consommer de la farine bio pour les farines à haute teneur en minéraux (indice T élevé), en même temps je n’ai jamais vu de la farine à indice élevé pas bio.

La T45 est la farine blanche que l’on trouve en supermarché, elle est raffinée, et dépourvue de toute fibre. Elle contient uniquement l’amande du grain, son enveloppe est détruite, donc elle est pauvre en nutriment. Les éléments vivants sont morts ce qui entraîne une digestion difficile et augmente l’index glycémique.
La T80 est la farine semi-complète, la T100 est la farine complète, la T150 est la farine de blé intégrale. On trouve une multitude de farines en magasin bio : La Farine de kamut est l’ancêtre du blé, elle a un goût de noisette, pour faire des pains anciens, tout comme la Farine de petit épautre/grand épeautre qui est aussi une farine ancienne.

Les farines sans gluten :
La farine blé noir (sarrasin), connue pour les galettes bretonnes.
La farine de pois chiche, utilisée pour la socca et les panisses dans le Sud, mais aussi comme substitut d’œuf dans les recettes vegan, c’est ma farine préférée depuis que je cuisine végétal !
La farine de riz allège les gâteaux.
La farine de soja pour lier les sauces.
La farine de seigle pour le pain noir.
La farine de maïs, à utiliser pour faire des gâteaux, des beignets, etc.
La farine de châtaigne est très bonne pour faire des crêpes, elle est chère mais très intéressante gustativement.
La farine de teff, pour faire des galettes, des crêpes, des gâteaux, du pain, etc…

Les céréales complètes sont non raffinées : riz, pâte alimentaire, avoine, orge, blé. Une alimentation riche en fibre permet de prévenir un certain nombre de maladies, aide à lutter contre les désagréments du quotidien, et ces céréales sont également plus rassasiantes.

Personne n’est parfait, j’avoue craquer pour une boisson sucrée de temps en temps, ou un jus de fruit (je suis fan du jus de tomate par exemple), ou autres produits manufacturés impossible à faire soi même. Mais je pense qu’il est nécessaire de prendre conscience de ce que les produits contiennent, et de les consommer en connaissance de cause, aussi bien niveau de la santé, de l’éthique que de l’écologie.