Ce mois-ci Vegan freestyle fête ses 4 ans ! 

4 ans de partage, de recettes végétales, de réflexions sur le mode de vie vegan et bien plus encore … 

Et surtout plus de 4 ans de véganisme à mon compteur ;-)

Le moment idéal pour faire un petit article bilan sur ces 10 choses que j’aurais aimé savoir avant de devenir vegan !

Parce qu’on voit beaucoup de bullshit dites sur le véganisme, alors peut-être que cela va vous aider à dé-dramatiser, à sauter le pas ou à le voir autrement.

Après cela reste mon expérience, ce n’est en aucun cas parole d’évangile ;-)

Chacun a bien évidemment sa propre expérience et son propre chemin.

Je suis devenue vegan après un long cheminement plus au moins conscient.

Il y a deux ans je vous aurais dit que j’aurais voulu que ce soit plus rapide, mais en fait avec le recul, je pense maintenant qu’il faut laisser le temps au temps car ça nous laisse la possibilité de voir où on va et pourquoi on fait cela.

Il ne faut pas aborder le véganisme comme un truc à la mode ou un nouveau régime.

C’est vraiment un changement profond de lifestyle, avec tout un processus qui se fait.

Au début on ne se rend pas compte mais plein de choses autour de nous vont changer.

Si au niveau alimentaire, c’est plutôt simple … ce n’est pas si simple au niveau social.

Devenir vegan c’est remettre en question sa culture, son éducation mais ça peut aussi être politique, écologique, militant.

C’est l’empathie à son paroxysme.
C’est même remettre en question sa spiritualité pour certains…. 
Le véganisme est une convergence des luttes à laquelle on ne s’attend pas forcément au départ.

Il existe 1001 raisons de devenir vegan mais il existe également 1001 excuses que l’on se trouve pour ne pas l’être.

Changer ses habitudes, sa façon de voir les choses ne se fait pas en une nuit…
Quoique certains le font après avoir vu au hasard :

  • Earthlings
  • Cowspiracy (disponible sur Netflix)
  • What the Health (disponible sur Netflix)
  • Forks over knives (disponible sur Netflix)
  • ou “Le plus grand discours de votre vie” de Garowsky

Mais après, le reste-t-il vraiment ? Un électrochoc peut aider pour démarrer mais ensuite il faudra changer en profondeur, car on sait à quel point l’humain peut être soit dans le déni, soit résiliant (mais je vous parle de tout ça un peu plus loin…)

Dans cet article bilan “4 ans de véganisme”, je vais partager toutes ces choses qui auraient fait que je serais devenue vegan plutôt si j’avais su…

Tout en sachant que devenir vegan il y a 4 ans et devenir vegan aujourd’hui sont deux choses très différentes tellement les choses ont changé et évolué rapidement !! (dans le bon sens pour une fois ;-))

Et si vous me lisez et que vous êtes vegan depuis 10 ans, vous avez sûrement une expérience encore plus différente de la mienne !

1. Il ne faut pas avoir peur de tout remettre en question

Ce n’est jamais quelque chose qui m’a fait peur car je ne fais pas partie des gens qui pensent avoir toujours raison, savoir la meilleure manière de faire ceci ou cela.

Au contraire, j’aime apprendre chaque jour, j’aime challenger mes certitudes et tout remettre en question au fur et à mesure de mon évolution.

D’ailleurs, la « vegan » que je suis aujourd’hui est à mille lieux de la « vegan » que j’étais en 2015 !

Ce qu’on peut dire après 4 ans, c’est qu’être vegan a changé ma façon de manger, mon rapport à la nourriture, mon rapport à la vie, mon rapport à l’écologie, mon rapport à l’être humain … à tout … en fait.

Ça t’apprend au fond à savoir dans quel monde tu vis pour ne plus le subir.

Une chose est sûre, être vegan c’est être conscient, actif, réfléchi, ne jamais gober sans une once de réflexion ce qu’on vous dit à la télé, dans les médias, sur internet sans faire vous même vos recherches et votre propre réflexion.

C’est être constamment en alerte.

Le monde tu ne peux pas le changer, mais ce que tu peux changer c’est ta façon de voir les choses et d’agir.

Après le véganisme peut ne pas correspondre à toutes les personnalités.

Si (comme moi) vous êtes un scanneur capable d’ingurgiter beaucoup d’infos en quelques semaines seulement, alors allez-y, foncez !

Si vous êtes plutôt à ne pas vouloir vous prendre le chou, à avoir d’autres priorités, à ne pas trop vous poser de questions, à avoir peur du conflit, alors optez peut-être simplement pour une alimentation la plus végétale possible et prenez votre temps pour le reste.

2. Il n’y a pas besoin d’être expert en nutrition et il ne faut pas croire au mythe des carences

Je pensais qu’il fallait être expert en nutrition alors qu’on se rend vite compte que la plupart du temps les nutritionnistes n’y connaissent rien … et répètent ce qu’ils ont appris dans leurs cours mais ce n’est pas adapté à nos besoins en tant que végétalien.

Ce n’est pas leur faute, c’est malheureusement la formation en France qui est comme ça.

Pour être calé en végétalisme, il faut se former à l’étranger.

Du coup par la force des choses, on reprend le contrôle sur notre corps, on apprend et on devient nous même des “experts en nutrition”.

Au départ, je pensais qu’il fallait manger des céréales et des légumineuses à tous les repas.

Mais je me suis vite rendue compte que c’était trop riche et trop lourd à digérer, les légumineuses sont importantes mais les besoins varient selon notre activité.

Au début je voulais tout calculer, limite chaque nutriment à chaque repas, j’avais peur de manquer de fer, de protéine, de calcium … Bref je cherchais des équivalences partout.

Mais après de nombreuses lectures et recherches sur l’alimentation végétale et physiologique, j’ai compris que si je mangeais de tout à ma faim et en écoutant mes sensations, je n’avais aucune crainte à avoir.

Chose qui est assez difficile avec toutes les injonctions alimentaires qui existent mais pas impossible !

On nous fait croire qu’on doit suivre des programmes alors qu’instinctivement notre corps est tout à fait capable de se gérer, il n’y avait aucune raison de se prendre la tête avec des calculs savants.

La seule chose à faire est de se supplémenter en B12 et de ne surtout pas attendre ! Si vous êtes inquiets, faire une prise de sang et analyse urinaire (indispensable pour la B12) une fois par an ou quand on a un coup de mou.

Mais rien de différent de lorsqu’on était « omni ».

On n’a pas plus de chance d’avoir des carences en étant vegan qu’en était omni, bien au contraire même car on fait beaucoup plus attention et on s’informe.

3. Écouter son corps et non un dogme

Les premières années de mon véganisme, j’ai voulu m’informer et comme je suis très curieuse, j’ai voulu tester un peu tous les « mouvements » qui s’apparentent aux régimes vegan.

Il y a eu une vague de personnalités vegan qui ne sont plus vegan aujourd’hui parce qu’ils/elles ont voulu suivre un dogme quelconque à l’extrême, sans se remettre en question, sans écouter leur corps et leurs besoins.

Forcément sur le long terme, c’est pas très viable comme approche ! Et surtout ça n’a rien à voir avec le véganisme.

Donc rien d’étonnant que ces gens ne parviennent pas à conserver une alimentation végétale.

Il faut faire marcher son bon sens et ne pas tomber dans les pièges.

En gros, si quelque chose ne vous parait pas normal, alors fuyez.

Après avoir fait le tour, je suis arrivée à une alimentation plus intuitive à l’écoute de mon corps et non pas d’un dogme quelconque.

Aujourd’hui, mon alimentation végétale c’est : manger de tout, de manière variée, à satiété, suivre les saisons, ne pas me forcer à manger quelque chose car “c’est healthy” ou m’interdire une autre chose car “c’est malsain”.

Chaque aliment (végétal hein on est bien d’accord) a un rôle à jouer dans mon corps. Si mon corps le réclame c’est qu’il y a une raison.

Le véganisme c’est exclure une catégorie d’aliment (issus des animaux) mais ce n’est pas exclure une catégorie de nutriments.

4. Il n’existe pas de vegan parfait

Quand on débute dans le véganisme on se rend compte qu’il existe plein d’autres points que juste adopter une alimentation végétale.

Il y a beaucoup d’attentes, de règles, de jugements.

Et on a peur de ne pas être à la hauteur.

De ne pas être parfait.

Comme on dit “le mieux est le mortel ennemi du bien” et le piège de vouloir être parfait est que l’on risque de se décourager et d’opter l’attitude du « foutu pour foutu ».

Par exemple, si l’on « craque » entre guillemet, c’est à dire si on adopte un comportement ou si on mange un aliment qualifié de « non vegan », on peut avoir envie de se dire « bon ben tant pis, vu que j’ai déconné, je remange des animaux ».

10 choses vegan

En fait, il faut juste faire du mieux que l’on peut, ce qui n’est pas forcément le mieux du voisin ni le mieux de la communauté.

Mais il est important de ne pas se perdre et de toujours aborder son véganisme comme quelque chose de positif et non quelque chose de restrictif.

Ce qui m’amène au point suivant.

5. On n’est pas vegan avec de la volonté

Il faut vraiment aborder le véganisme comme un changement de paradigme et non comme une restriction imposée par notre volonté.

Au début, on peut penser « bon ok, je veux être vegan, je vais m’interdire tous ces aliments d’origine animale même s’ils me donnent encore super envie mais à la force de ma volonté je ne craquerais pas ».

C’est totalement la mentalité des régimes, et donc comme pour les régimes, je pense que vous avez compris que cette méthode sera vouée à l’échec.

Pour changer son alimentation, il faut vraiment comprendre pourquoi on veut la changer et il faut vraiment que notre cerveau reçoive l’information qu’en fait ce qu’on mangeait avant n’est juste plus de la nourriture consommable.

Genre ça ne vous viendrait pas à l’idée de manger votre chien ou votre chat (enfin j’espère – sinon voyez ça comme un meuble haha), donc à partir du moment où vous voyez la viande comme votre chien, vous n’aurez juste plus envie d’en manger.

arreter la viande

Mais tout cela, ça ne se fait pas au niveau conscient, ça se fait au niveau inconscient au fur et à mesure qu’on approfondie les raisons de son changement.

Pour moi par exemple, ça a débuté pour les animaux.

J’ai regardé le documentaire Earthlings qui m’a marqué à vie par sa violence et qui a vraiment fait un électrochoc à mon cerveau sur ce plan là.

À partir de là, mon cerveau a commencé à comprendre que les animaux n’étaient en réalité pas des aliments, malgré ce qu’il avait appris depuis ma naissance.

Puis après j’ai regardé des documentaires sur la santé, et une fois de plus, mon cerveau a emmagasiné des informations qui font que désormais quand je vois un morceau de viande, mon cerveau voit vraiment un aliment impropre à la consommation.

Je m’en suis rendue compte une fois, j’ai eu une pub Facebook pour genre un restaurant à barbecue avec des énormes pièces de viande qui grillaient et rôtissaient et pendant 30 secondes j’ai pensé que c’était une pub qui dénonçait les abattoirs et la souffrance animale. Ça ne m’est pas du tout venue à l’idée spontanément que c’était une pub pour un resto et que des gens pouvaient baver devant ça !

C’est cela changer de paradigme.

Et c’est ce qui fait que quand quelqu’un te dit « Je ne sais pas comment tu fais, moi j’aime trop (au choix) : la viande, le fromage, les gâteaux, le poulet, les sushis … »

En fait, c’est très simple, une fois que tu as « hacké » ton cerveau, ces ingrédients ne seront simplement plus des aliments pour toi.

Mais dans l’histoire, la volonté ne joue aucune rôle.

6. Les gens vont arrêter de vous en parler

Au début quand on devient vegan on a l’impression que cette phase ne va jamais s’arrêter.

On a l’impression qu’on n’aura plus jamais un repas tranquille, que systématiquement quelqu’un va vous brancher sur le sujet, qu’à chaque repas, vous aurez un interrogatoire.

Alors oui, selon votre entourage, ça va durer quelques temps, on va vous poser des questions, Tata Ginette fera peut-être des remarques désobligeantes au repas de famille, vous aurez des supers blagues pourries genre : « Et le cri de la carotte ? » ou «  Ah t’as amené des graines pour le repas ? »

Ou alors les faux écolo concernés par tes faux-pas :

“Et t’as pensé au soja qui détruit et nuit à l’écosystème” ou “Et tes bananes, elles ont pris l’avion” ou “Manger des plantes et des céréales c’est extrémiste, tu détruis l’emploi français »  !

Bref, rassurez-vous ça passe, au bout d’un moment les gens oublient même que vous avez une alimentation différente.

Autre point qui peut vous arriver : apprendre à gérer toutes les polices : la police du sucre, la police des noix de cajou, la police de l’avocat, la police du gras, la police de l’huile de palme, etc …

C’est assez désagréable d’être sans cesse juger alors qu’on fait du mieux qu’on peut, donc mon seul conseil : ignorez ces gens-là et concentrez-vous sur vous.

Certains sont des trolls, d’autres pensent peut-être bien faire mais au final vous êtes le seul juge de vos actes et on retourne au point 4 : personne n’est pas parfait !

7. On peut aussi manger comme de la merde en étant vegan

Vegan ne veut pas dire healthy.

Au début on a l’impression de manger des trucs super sains comme si tous les produits vegan étaient forcément bons et healthy.

Mais ce n’est pas forcément le cas, vous pouvez tout à faire être vegan et vous nourrir exclusivement de « junk food », de plats préparés, de pizza, de burger, de hot-dog, de cordon bleu, de nuggets et de frites.

Maintenant tout cela existe en mode vegan ! Et même si c’est moins mauvais que les équivalents en version animale, ce n’est pas non plus l’alimentation la plus équilibrée du monde.

Après libre à chacun de choisir sa façon de se nourrir, certains décident de végétaliser leur alimentation uniquement pour des raisons éthiques de souffrances animales et ne s’intéressent pas à l’aspect santé.

D’autres sont attirés par l’alimentation végétale pour des raisons de santé et découvrent après le côté éthique.

Mais en tout cas, si vous avez peur de devenir orthorexique en étant vegan, pas de crainte vous pourrez manger de la junk food à profusion si vous le souhaitez ;-)

8. Non vous n’êtes pas le seul vegan au monde

L’homme est un animal social et quand on décide de changer de vie, on a envie de retrouver un sentiment d’appartenance.

C’est normal.

C’est pourquoi au début (et même ensuite) on peut se trouver une communauté vegan.

Déjà pour ne pas se sentir seul, puis pour partager votre quotidien, vos difficultés, vos réussites etc …

Vous pouvez le faire de plusieurs manières : rejoindre des groupes Facebook, créer un compte Instagram et suivre d’autres vegan, voire même créer un blog pour partager vos recettes.

Devenir vegan vous permettra aussi de faire un peu de ménage dans votre vie car c’est un bon radar à personnes toxiques. Tous ceux qui voudront vous rabaisser, vous démoraliser, voire vous humilier.

Ce sera donc le moment idéal pour faire les bons choix et garder seulement les personnes bienveillantes dans votre vie. C’est un des petits bonus ;-)

9. Vous allez manger beaucoup plus varié qu’avant

Avant-dernier point, le plus important peut-être si vous aimez la nourriture : en adoptant une alimentation végétale, vous allez manger beaucoup, mais alors beaucoup plus varié qu’avant.

Et du coup si vous n’aimiez pas mangé, cela risque de bien changer.

Déjà parce qu’il y a énormément d’ingrédients nouveaux à découvrir, de nouvelles épices, de nouveaux types de préparation, de nouvelles cuisines, et que si vous êtes curieux comme moi, vous allez tout vouloir goûter !!

J’adorais déjà découvrir plein de nouvelles recettes avant, mais il faut dire qu’avec la cuisine végétale, ma créativité est au max !

Mais après vous pouvez tout à fait manger des pâtes aux tomates tous les jours ou alors tourner sur 5 recettes chaque semaine.

De mon côté, je ne suis pas du tout comme ça, j’adore découvrir et tester des choses.

J’adore chercher de nouvelles inspirations chaque jour et c’est pour ça que j’ai lancé mes meal plan #MaSemaineVegan où je propose chaque vendredi 5 nouveaux plats salées inspirés des 4 coins du monde.

J’adore choisir un pays et décliner 5 plats en mode végétal comme le Liban, l’Espagne, le Japon, le Vietnam … ou alors mélanger les saveurs pour des meal plans originaux.

Et du coup ça me permet de faire profiter des gens comme vous, mais qui n’ont pas le temps de chercher l’inspiration et les recettes mais ont quand même envie de se faire plaisir et de découvrir la diversité de la cuisine végétale.

10. La phase « Fuck the world » va passer

Au début, je dirais même pendant les premières années, on est en colère … mais genre vraiment en colère …

En colère en mode Jessica Jones quoi … où t’as juste envie d’envoyer l’humanité toute entière contre un mur.

Contre les humains qui osent faire ça à des animaux
Contre les états qui ont légalisé tout cela et ont tout fait pour cacher l’horrible réalité aux masses
Contre la loi qui préfère condamner des associations de défenses des animaux plutôt que des bourreaux responsables de torture
Contre chaque nouveau scandale, chaque nouvelle vidéo
Contre les gens qui ne veulent pas ouvrir les yeux
Contre notre famille qui au lieu de nous soutenir va nous juger
Contre nos amis qui pour dé-dramatiser vont faire des blagues relous histoire de ne pas voir la réalité en face
Contre nous même pour avoir été dupé pendant tant d’années

Puis on va apprendre à canaliser cette colère et à la transformer en des pensées et des actions positives.

Ce n’est qu’en comprenant qu’on peut avancer et ce n’est qu’en faisant des petites actions au quotidien qu’on pourra changer les choses.

Je garde espoir à chaque nouveau procès que les actes de torture seront condamnés et que les lanceurs d’alerte seront remerciés.
Je garde espoir que les états vont changer (peut être par obligation avec l’échéance de plus en plus proche de la catastrophe écologique)
Je garde espoir qu’à chaque nouveau scandale des gens vont se tourner vers l’alimentation végétale et faire des petits changements dans leur vie.

Une fois qu’on a compris qu’en fait les gens n’y sont pour rien, que c’est simplement leur dissonance cognitive qui les fait réagir comme ça, il n’a plus qu’à travailler chaque jour, à briser peu à peu ce mécanisme de défense que tout le monde possède.

Je ne vais pas m’étaler sur le sujet de la dissonance cognitive même si ça me passionne et que ça explique tellement de situations atroces qui se déroulent au quotidien sans que personne n’intervienne.

Aujourd’hui je suis toujours en colère bien sûr mais à un degré bien plus maîtrisé et je préfère concentrer mon énergie sur aider les gens au quotidien à réduire ou arrêter les produits animaux.

Et je me dis que chaque plat que vous faites sans animaux est une victoire :-)

Et toi, comment vois-tu le véganisme aujourd’hui ? Est-ce qu’il y a des choses que tu as réalisé le long de ta route que tu aurais aimé savoir avant ? N’hésite pas à me laisser ton avis en commentaire :)

Par cette chaleur quoi de mieux qu’un bon cheesecake vegan bien frais, bien acidulé avec un mélange de citron et de framboise, adoucit par la noix de coco ?

J’avais un peu peur de me lancer dans ce genre de dessert, on a toujours l’impression que ça va s’effondrer à la seconde où on va retirer le cercle, ou alors que ça ne va jamais bien gélifier soit trop, soit pas assez …

Mais au final, tout s’est bien passé, rien ne s’est effondré ouf !

Et je peux vous dire que c’est une recette très simple à faire, avec seulement 2 préparations à mixer et c’est surtout l’attente au frigo pour la déguster qui est longue ;-)

Pour fixer la crème, j’ai utilisé de l’agar-agar qui est un gélifiant à base d’algues très populaire au Japon. Vous pouvez en trouver dans les magasins bio ou en magasin asiatique. C’est une petite poudre, qu’il faut porter à ébullition dans un liquide et dès qu’elle refroidie, elle gélifie.

Au début on peut avoir peur de mal doser mais si on respecte les proportions, pas de soucis à avoir. Il a un pouvoir gélifiant très fort donc il ne faut pas avoir la main lourde :)

Pour ce cheesecake vegan citron-framboise la texture est vraiment crémeuse, aérienne et le tout est très rafraîchissant.

C’est un dessert assez peu sucré en dehors des dattes et du sirop d’agave, donc si vous aimez les desserts très sucrés, ajoutez un peu plus de sirop d’agave à la crème citronnée.

Je me suis amusée avec les saveurs pour la base du cheesecake où j’ai ajouté du thym frais à la pâte. Mais on peut imaginer d’autres herbes séchées dans la base comme de la menthe ou du basilic.

Recette pour 3 cheesecake vegan

cheesecake vegan

Ingrédients pour la base :

  • 10 dattes Medjool dénoyautées
  • 55 g de poudre d’amande
  • 25 g de coco râpée
  • 5 g d’huile de coco
  • 5 branches de thym
  • Quelques zestes de citron
  • 1 pincée de sel

Ingrédients pour la crème cheesecake citron :

  • 200 ml de crème de coco
  • 50 g de noix de cajou trempées quelques heures
  • le jus d’1 citron
  • quelques zestes de citron
  • 1 c. à soupe d’huile de coco
  • 1/2 c. à café d’agar-agar
  • 5 c. à soupe d’eau
  • 1 c. à soupe de sirop d’agave ou érable

+ Une vingtaine de framboises

Préparation :

  1. Zester votre citron à l’aide d’un zesteur, d’une râpe ou d’un économe et presser le jus du citron. Réserver.
  2. Faire la base : dénoyauter les dates, retirer les feuilles des branches de thym et mettre dans un mixeur la poudre d’amande, la coco râpée, l’huile de coco, les dates, le thym, la moitié des zestes de citron et une pincée de sel.
  3. Mixer pour obtenir une consistance poudreuse, un peu comme une pâte sablée.
  4. Prendre une assiette et déposer 3 cercles (si vous n’avez pas de cercle, optez pour une ramequin assez haut ou un verre à tapas).
  5. Déposer la base au fond des cercles et tasser à l’aide d’une cuillère.
  6. Réserver au frigo le temps de faire la crème du cheesecake.
  7. Faire la crème : égoutter et rincer les noix de cajou. Les mettre dans un blender avec la crème de coco, le jus de citron, les zestes de citron, l’huile de coco et le sirop d’agave. Mixer jusqu’à obtenir une consistance crémeuse.
  8. Porter à ébullition 5 c. à soupe d’eau et 1/2 c. à café d’agar-agar dans une petite casserole en remuant constamment (1 min maximum) puis verser l’agar-agar dans la crème du cheesecake et remixer une fois.
  9. Le mélange sera très liquide mais pas d’inquiétude ça va gélifier dès que ça va refroidir.
  10. Verser immédiatement dans les cercles (ou verre) sur la base.
  11. Mettre au frigo et laisser au moins 4-5h (de préférence une nuit).
  12. Au moment de servir, retirer les cercles et déposer des framboises sur le dessus.
  13. Déguster immédiatement

Bonne dégustation et si vous avez envie de tester un cheesecake salé, retrouvez-ici ma recette.

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L’été arrive lentement mais sûrement et avec lui, inévitablement les invitations à l’apéro ou à manger chez vos amis, dans votre famille, à des piques-niques et même pire … à des barbecues !

Que faut-il faire ? Dire non systématiquement pour ne pas déranger, ne pas choquer, ne pas avoir à débattre de véganisme pour la millième fois ? Ou alors vouloir quand même conserver un semblant de vie sociale et se retrouver dans l’arène entre les tranches de saucissons et le cocktail de crevettes au risque de craquer ?

Au départ on a tendance à refuser les invitations car même si ça peut faire plaisir que des gens s’intéressent et nous posent des questions sur le véganisme, on sait qu’il y aura toujours ce moment où le débat va partir en live et qu’au final chacun campera sur ses positions. C’est souvent pour ce genre de situation qu’on reste flexitarien pendant des années avant de devenir complétement vegan.

Et l’autre raison est que ça peut nous sembler difficile d’organiser un apéro vegan mais en fait on se rend vite compte qu’il y a beaucoup plus de diversités et de choix si l’on oublie l’éternelle planche de charcuterie et de fromage.

Si vous aussi, on vous a déjà invité à un apéro en vous faisant comprendre que vous aurez droit à du pain sec et à la feuille de salade qui sert de déco, pas de panique. Avec un peu d’organisation et de préparation, tout est gérable et pour ceux qui n’ont pas envie de se prendre la tête à l’avance avec des préparations, tout n’est pas perdu. Il y a des petites astuces qui pourront vous sauver la mise à la dernière minute et toujours en mode freestyle :-)

Et au final ce sont des recettes qui plaisent à tout le monde ! Je faisais déjà bon nombre de ces recettes avant d’être vegan et personne ne me posait jamais de questions. Mais aujourd’hui, à chaque fois que je suis invitée à un apéro, les gens ont toujours des a priori genre “ah c’est ton truc vegan …” mais dès qu’ils goûtent, ils adorent (enfin c’est ce qu’ils disent) !

Alors profitez de l’apéro pour faire découvrir la cuisine végétale, c’est un des meilleurs moyens !

L’apéro vegan dans tous ses états

Je vous avoue, on a un peu de chance dans le sud, on peut quasiment réussir à passer le stade de l’apéro sans que personne ne remarque qu’on est vegan (oui, oui, c’est possible !).

Nous avons une multitude de tartinades, snacks et autres amuses-bouches naturellement vegan et c’est assez facile de les faire soi-même ou de les acheter tout fait (optez pour le logo vegan ou surveillez les étiquettes quand même, j’ai déjà vu du fromage dans du caviar d’aubergine !).

Bon après si vous venez d’une région où on vous sort les mini-saucissons, le pâté de canard et les rillettes d’entrée de jeu, bon ok, la tâche va s’avérer un peu plus délicate … mais il vous restera toujours les cornichons ;-)

Mais non, soyons positif, voici une liste non exhaustive d’apéro vegan, que vous pouvez dégainer ni vu ni connu à n’importe quelle soirée.

Les tartinades & pâtés

Faites découvrir à vos amis la célèbre tapenade d’olives, ou encore le caviar d’aubergines ou de tomates. Apportez un petit pot de chaque, en libre service avec des gressins ou alors sur des petits toasts. Tout le monde aime ça et ça se marie très bien avec un petit verre de vin par exemple.

Ma tartinade préférée est en fait un fromage végétal frais au pesto ! On peut l’utiliser comme base absolument partout, elle est très simple à faire.

fromage de pesto

La recette du fromage de pesto est disponible en cliquant ici.

 

Et sinon, une tartinade qui plait systématiquement à tout le monde : le houmous, cette spécialité à base de pois chiche et de tahini. Vous pouvez en proposer un traditionnel ou comme moi, le revisiter selon vos envies. J’adore les houmous hybrides : moitié houmous et moitié légumes (carottes, betteraves, févettes, …)

  • Recette du houmous traditionnel

Mixer 200 g de pois chiche cuits avec 1 cuillère à soupe de tahini, 1 gousse d’ail, le jus d’1 citron, 1 à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, persil frais ou coriandre fraiche, piment, cumin, sel et poivre. Rajouter du lait végétal selon le blender que vous utilisez et selon la consistance souhaitée. Servir frais.

  • Recette du houmous aux févettes

apéro vegan

Mixer 100 g de pois chiche cuits avec 100 g de févettes crues, 1 cuillère à soupe de purée de cacahuète, 1 gousse d’ail, le jus d’1 citron, 1 à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, persil frais ou coriandre fraiche, piment, cumin, sel et poivre. Rajouter du lait végétal selon le blender que vous utilisez et selon la consistance souhaitée. Servir frais.

On peut également réaliser du pâté vegan, c’est même très facile et beaucoup plus économique que de l’acheter tout fait.

  • Recette du pâté aux lentilles

apéro vegan

Cuire 250 g de lentilles vertes dans de l’eau et 12 cl de vin rouge avec du laurier, du thym et du romarin pendant environ 20 minutes. Égoutter et mettre dans le mixeur/blender avec 4 cuillères à soupe de câpres, une dizaine de cornichons, sel, poivre, 2 cuillères à soupe de levure maltée. Selon la puissance du mixeur, ajouter du lait végétal pour obtenir la consistance souhaitée. Conserver au frais et servir sur du pain maison.

La boulange

Pour accompagner les tartinades et pâtés en tout genre, quoi de mieux que d’apporter quelques crackers ou encore des petits pains maison.

  • Recette de petits pains express

apéro vegan

Pour 8 petits pains : Mélanger 400 g de farine, 10 g de poudre à lever, 1 cuillère à café de sel et 25 cl d’eau tiède. Séparer en 8 pâtons, les aplatir puis les cuire soit à la poêle, soit au four T7 (210°) pendant 8-10 minutes.

  • Recette de crackers aux graines

apéro vegan

Mélanger 50 g de mélange de graines (lin, sésame, pavot), 100 g de farine de pois chiche, 3 c. à soupe d’huile d’olive, 4 c. à soupe d’eau, sel, mélange de baies, épices au choix (herbes de Provence, cumin, curry, piment …). Étaler le mélange sur une plaque allant au four et cuire à T5  (150°) pendant 45 minutes. Puis casser les crackers à la forme souhaitée.

 

Apéro vegan Finger-food

Si vous avez envie de mettre la main à la pâte et de montrer vos talents de cuisinier à vos amis, il y a plein de choses que vous pouvez préparer à l’avance et apporter.

 

apéro vegan

Un de mes apéros préférés quand l’été arrive : la pissaladière niçoise. Aussi bonne chaude, tiède que froide, elle régalera tout le monde.

apéro vegan

Les nuggets de seitan épicés c’est un peu mon obsession du moment depuis que je les ai goûtés, j’en rêve à chaque apéro !

apéro vegan

Ma recette d’apéro express par excellence: la socca revisitée. Très rapide et simple à faire, on peut la revisiter selon les envies. Sur cette photo c’est une socca aux oignons.

apéro vegan
Un peu plus longue à préparer mais ça en vaut la peine. Des beignets de fleurs de courgettes délicieux et originaux pour vos apéros !

Apéro chips

C’est l’heure d’installer tout plein de petites choses sur la table. Ok, tout le monde a sorti ses Pringles goût onion & cream ou ses chips poulet barbecue, mais vous, vous allez jouer l’originalité ! Apportez des chips de betteraves, vitelote et patates douces (on les trouve facilement au supermarché), tout le monde va vouloir goûter et va être conquis.

apéro vegan

À Nice, un chef niçois Luc Saledo a créé ces chips inédites : les Socca Chips, c’est bon, c’est sans gluten et complétement addictif surtout quand on est fan des pois chiche sous toutes leurs formes comme moi, comme vous avez peut-être pu le remarquer haha.

apéro vegan

Ou alors, pour un snack plus light, proposez un mélange d’oléagineux : noix de cajou, amande, noisette, raisins secs, cacahuètes. Allez en magasin bio ils en vendent en vrac, ça revient moins cher en plus et ils ont des mélanges sympa comme cajou-curry. Personne ne va se dire : “bouhou j’en veux pas c’est vegan”, ils vont se jeter dessus sans réfléchir et manger tout votre sachet (faites des réserves !!).

Avant je faisais mes chips de légumes au four mais depuis que j’ai un déshydrateur Sedona, j’opte pour ce mode de cuisson, ça permet d’avoir le croustillant tout en gardant les nutriments des légumes.

ApéRaw 

Vous connaissez tous les bâtonnets de concombre et de carotte qu’on trempe dans un dip mais l’apéritif cru c’est bien plus que ça ! Voici quelques recettes si vous avez envie d’inviter l’alimentation vivante à l’apéraw ;-)

  • Recette de chips de légumes

Vous prenez n’importe quel légume (en ce moment c’est la saison des carottes nouvelles, courgettes, aubergines, betteraves nouvelles, pommes de terre nouvelles) ou feuillus (basilic, fanes de betterave). Couper en très fines lamelles (à la mandoline c’est plus facile). Dans un saladier ajouter les légumes coupés, de l’huile d’olive et au choix : curry, cumin, piment, paprika, citron, tamari, sirop. Mélanger pour que l’huile enrobe bien chaque lamelle. Cuire dans un déshydrateur à 42°C pendant environ 6 heures. Retourner à mi-cuisson.

  • Recette de la mousse de betterave crue

apéro vegan

Râper des betteraves crues puis les mixer avec 1 cuillère à soupe de purée de cacahuète, 1 gousse d’ail, le jus d’1 citron, 1 à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, persil ou coriandre fraiche, piment, cumin, sel et poivre. Rajouter du lait végétal selon le blender que vous utilisez et la consistance souhaitée.

  • Recette de summer maki

apéro vegan

Râper 1 pomme granny et 1 concombre puis les égoutter. Couper un melon en bâtonnets. Prendre une feuille de nori, étaler dessus les légumes râpés, le melon et des graines germées. Rouler les makis puis les couper et saupoudrer de graines de sésame. Pour la sauce : sauce tamari, purée de cacahuète, wasabi.

Pour plus d’idées, retrouvez 10 recettes de makis d’été en cliquant ici !

apéro vegan

Pour les plus aventuriers, voici ma recette du tartare d’algues, servi avec des crackers crus dont vous avez la recette ci-dessous.

  • Recette des crackers crus

apéro vegan

Râper 5 carottes. Mixer au blinder 5 cas de lin, 5 cas de graines de chia, 5 cas de sésame. Mixer le tout avec un jus de citron, 1/2 oignon, 20 cl d’eau et des épices au choix pour obtenir une purée. Étaler le mélange sur une plaque de déshydratation et le cuire 12h à 42°C. Retourner à mi-cuisson. Puis casser les crackers à la forme souhaitée.

Apéro Vegan Freestyle

  • Recette du tacos freestyle

apéro vegan

J’ai fait ce tacos avec un reste de pâte à ravioli et comme vous avez été nombreux à liker cette photo sur mon compte Instagram je partage avec vous cette recette improvisée :

Pour la pâte : mélanger 200g de farine, 10 cl d’eau, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, du sel. Séparer en petit pâton, les étaler et leur donner une forme ronde. Les cuire à la poêle quelques minutes, il faut que la pâte reste souple. Les poser dans une assiette au fur et à mesure et poser un torchon propre dessus pour qu’ils ne durcissent pas.

Pour la garniture : couper un avocat en tranche, ici j’ai ajouté quelques lamelles de chou rouge, quelques radis et des graines germées. Mais vous pouvez adapter le contenu selon la saison.

Pour la sauce : noix de cajou, ail, oignon, levure maltée, vinaigre de cidre, lait végétal pour la rendre plus fluide.

  • Recette de tortilla freestyle

apéro vegan

Encore une recette improvisée entre la quiche, l’omelette et la socca …

Mélanger 200 g de farine de pois chiche, 40 g d’eau, fanes de carottes (mais vous pouvez mettre n’importe quel légume), curry, sel, poivre. Verser dans une grande poêle allant au four mais le mélange doit quand même avoir une bonne épaisseur. Cuire au four T7 (210°) pendant 30 à 40 minutes. Couper des carrés et servir !

Apéro vegan à l’arrache

Vous avez une invitation de dernière minute, même pas le temps de passer au magasin pour acheter quelque chose que vous êtes déjà sur place. À première vue, rien de vegan sur la table, que faire ?

Ça m’est arrivé l’autre jour, et du coup j’ai dû improviser. J’ai demandé à mon hôte si elle avait du pain (ça normalement c’est jouable), des tomates et un peu d’huile d’olive. Si vous arrivez à trouver dans les placards de l’ail en poudre qui traine et un peu de basilic c’est encore mieux. En 5 minutes vous pouvez réaliser ces bruschettas express. Et voilà, vous êtes sauvé !

bruschetta tomates vegan

Apéro vegan pour les flemmards

Si vous avez un peu de temps devant vous pour faire les courses, dans les magasins bio vous trouverez de nombreuses options vegan pour l’apéro. Voici mes préférées :

apéro vegan

Le faux-gras de Gaia : pour une occasion spéciale vous pouvez sortir la terrine de faux-gras à tartiner. La texture est bluffante.

“Dolmadakia” – feuilles de vignes farcies :  Je n’ai jamais essayé d’en faire mais j’en achète de temps en temps, je rajoute un peu de citron et le tour est joué.

Le Taramalg : J’en ai acheté deux-trois fois et la ressemblance avec le tarama est vraiment hallucinante. Personne ne devinera jamais que c’est vegan.

Les terrines Björg : J’en mangeais déjà avant de devenir vegan, j’aime particulièrement la terrine forestière et celle aux légumes du soleil. En plus ils les font désormais sans huile de palme.

Les tartinades Bonneterre : Je connais 3 goûts : trio de poivrons, petits pois basilic et courgettes curry. Elles sont vraiment délicieuses, simplement en tartine sur du pain.

Quoi boire ?

Bon maintenant qu’on a tout un tas de recettes pour éviter de picoler le ventre vide, il faut quand même se poser la question des boissons.

Est-ce que je peux tout boire ? Après tout il n’y a pas d’animaux dans l’alcool ?

Et bien … si … Malheureusement. Oui, les déchets d’animaux sont partout et les fabricants de vin et de bière utilisent des vessies de poisson et de la gélatine de porc dans leur alcool.

Mais tout n’est pas perdu !

Certaines marques sont clairement vegan comme Heineken ou encore Guiness qui a fait un gros buzz cette année en passant vegan justement.

Pour les vins, c’est un peu plus difficile car pour l’instant l’étiquetage des bouteilles avec le logo vegan est loin d’être obligatoire (on va peut-être y arriver) donc plusieurs choix s’offrent à vous :

  • si vous avez un vin fétiche, vous pouvez envoyer un mail au vigneron pour lui demander clairement.
  • si vous allez visiter des caves, ou acheter vos vins dans des magasins spécialisés, vous pouvez également poser la question, avec un peu de chance ils sauront la réponse. C’est ce que j’ai fait dans les vignobles de Bellet à Nice et j’ai été très agréablement surprise de savoir que pour certains, leur vin était non seulement bio mais aussi vegan !
  • en magasin bio, les vins ont plus de chance d’avoir le logo vegan ce qui lève tous les doutes.

Et sinon, vous pouvez vous rendre sur ce site : http://www.barnivore.com/ qui répertorie toutes les boissons vegan.

Voilà, bon ça ressemble un peu au parcours du combattant rien que pour l’apéro, mais une fois qu’on a pris de bonnes habitudes, c’est beaucoup plus facile.

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Avez-vous déjà tenté de faire vous-même votre glace vegan ? Même si ça se démocratise de plus en plus chez certains glaciers, ce n’est pas toujours évident de trouver une bonne glace vegan. Alors quoi de plus simple que de la fabriquer soi-même ?

La première fois que j’ai goûté de la glace vegan, ça m’a rappelé cette fabuleuse glace minute que j’avais mangée une fois dans un restaurant où j’avais pris un menu moléculaire.

Le dessert était une glace réalisée avec de l’azote liquide que le serveur nous a préparé à table devant tout le monde. Cela consistait à prendre une purée de fruit frais, là en l’occurence c’était de la mangue, et ensuite de la fouetter énergiquement dans un saladier avec de l’azote liquide qui est à très basse température. La glace était prête en 2 minutes !

Ici le principe est le même sauf que là nous allons devoir congeler les fruits et les mixer, mais niveau goût c’est très ressemblant même si on a pas d’azote liquide. Si vous avez déjà testé vous verrez !

Le sorbet est-il toujours une glace vegan?

Souvent on pense qu’un sorbet est forcément vegan alors qu’on peut y trouver des ingrédients d’origine animale, comme du lait, du blanc d’œuf ou de la gélatine.
En Amérique du Nord on appelle cela des “sherbet”.

Cela faisait longtemps que je voulais faire des glaces maison, mais je n’ai pas de sorbetière. Du coup j’avais tenté d’en faire sans sorbetière, ouais… C’était pas mal mais ça ressemblait plus à un granité on va dire…

Il m’a fallu devenir vegan pour découvrir l’alimentation crue et donc forcément la glace vegan crue qui est un pur délice et en plus super simple à faire !

En gros, il suffit de congeler un fruit frais et ensuite de le mixer, et voilà la glace est prête ! C’est cru donc c’est vivant, nourrissant et plein de vitamines, pas besoin d’ajouter de sucre, ni de lait, et elles sont sans additif, sans colorant ou autres produits chimiques.

DIY Glace Vegan

Matériel nécessaire :

  • Sac congélation ou boite tupperware.
  • Un mixer à 2 lames (ou autre, mais ça me semble le plus simple)


Quelques recettes simples de glace vegan

glace vegan

Les fruits style banane, avocat ou mangue sont les fruits de bases à utiliser pour avoir une texture qui ressemble à une glace onctueuse, après il suffit d‘ajouter les ingrédients de votre choix.

Pour une glace vegan à la banane

  • Couper une banane (ou plusieurs bananes) en morceaux et congeler le tout 2h au moins.
  • Mixer les bananes congelées jusqu’à ce qu’elles soient homogènes.
  • Mettre dans un récipient et déguster immédiatement.

Vous verrez comme c’est surprenant rien qu’avec cette recette de base !

Glace banane vegan

Pour une glace vegan au chocolat

  • Mixer 2-3 bananes préalablement congelées
  • Ajouter du cacao en poudre “cru” (ou pas cru, tout dépend si vous voulez que ça soit 100% cru),
  • Vous pouvez ajouter des pépites ou des petits morceaux de chocolat, ainsi que de la coco râpée ou des noix de pécan écrasées pour un résultat plus gourmand.

Pour un sorbet vegan à la fraise

  • Congeler 1 à 2 bananes avec des fraises et mixer ensuite.
  • Ajouter éventuellement de la vanille, du citron ou même des herbes aromatiques, comme le basilic ou la menthe, c’est très bon avec la fraise.

Pour varier les plaisirs, il suffit de remplacer les fraises par un autre fruit.

Pour une version avec des fruits oléagineux

  • Mixer séparément au choix : des noix de cajou, des noix de pécan, des noisettes ou des amandes afin d’obtenir une purée végétale, sinon il en existe des toutes prêtes vendues en magasin bio.
  • Mixer 2 bananes congelées.
  • Ajouter 2 cuillères à soupe de purée d’oléagineux.
  • Ajouter éventuellement chocolat en morceaux ou cacao cru en poudre, avec des oléagineux entiers ou écrasés.

Si vous trouvez que la glace n’est pas assez sucrée, il est possible d’ajouter du sirop d’agave, du sucre coco, des dattes (à mixer avec la préparation), du sucre de canne, …

Il est possible aussi d’y ajouter un coulis, des pépites de chocolat, des copeaux de chocolat râpés en décoration sur la glace, ou tout simplement des fruits frais !

Pour une version gourmande “banane, chocolat, beurre de cacahuète”

Glace inspirée de la recette du super blog vegan “Hot for Food”.

glace vegan gourmande

  • Mixer 2 bananes congelées dans un blender jusqu’à obtenir des paillettes
  • Ajouter 2 cuillères à soupe de beurre de cacahuètes
  • 1 cuillère à soupe de sirop d’érable
  • Ajouter une poignée de fèves de cacao crues
  • Remixer le tout ensemble et déguster immédiatement


Du coup, en faisant cet article cela m’a inspirée avec ce qu’il me restait, j’ai donc préparé un sorbet à la pastèque :

glace vegan pastèqueglace vegan banane pastèque

  • Une pastèque entière (elle était petite)
  • 2 bananes.

Couper le tout et congeler quelques heures.
Mixer les fruits congelés jusqu’à ce que la glace soit homogène.
Ajouter de la menthe ciselée.

sorbet

Et voilà, un bon petit sorbet bien frais fait avec les moyens du bord ! :-)