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À l’approche d’Halloween je vous propose une nouvelle recette où les ingrédients noirs et orange sont à l’honneur : samoussas aux trompettes de la mort et à la courge giraumon.

Vous connaissez cette courge un peu étrange : la giraumon ? Elle m’a toujours fascinée car je la trouve trop belle mais je n’avais jamais osé la cuisiner. Elle est aussi appelée : potiron turban. Je connaissais le giraumon antillais qui n’est pas du tout pareil. Pas facile de s’y retrouver avec les noms de toutes ces courges, non ?

Les courges m’inspirent beaucoup en ce moment, donc il risque d’y avoir pas mal de recettes à base de ces cucurbitacés ces prochaines semaines. Si vous ne savez pas quoi faire avec vos courges, n’hésitez pas à revenir faire un tour sur le blog :)

Je suis une inconditionnelle des samoussas que j’adore revisiter au gré de ce qui se trouve dans mon frigo et des saisons surtout. L’autre fois j’en avais fait des vraiment toutes simples avec des morceaux de tempeh revenus dans du tamari avec du gingembre accompagnés d’une sauce fromage cajou.

Pour cette recette très parfumée, le mélange sera un peu plus travaillé avec des ingrédients parfaits pour la saison et pour le thème : le giraumon, des trompettes de la mort et des marrons pour la sauce. C’est un peu le trio gagnant de l’automne on peut les associer à l’infini pour faire plein de recettes différentes !

Recette des samoussas aux trompettes de la mort

samoussas aux trompettes de la mort

Ingrédients pour 10 samoussas

  • 10 feuilles de brick
  • 750 g de courge giraumon
  • 25 g de trompettes de la mort déshydratées
  • 50 cl eau (pour le trempage)
  • 100 g de marrons décortiqués
  • 2 petits oignons
  • 2 ails
  • 2 cuillères à soupe de crème de coco
  • 4 branches de thym
  • 2 feuilles de laurier
  • Persil
  • Sel, poivre

Préparation de la courge

samoussas aux trompettes de la mort

Retirer la partie haute de la courge (voir photo) à l’aide d’un couteau à dents. Évider les graines et les filaments. Cuire la courge entière à la vapeur environ 30-40 min selon la taille. Récupérer la chair à l’aide d’une cuillère à l’intérieur de la courge. La courge va avoir une texture de purée.

Préparation des trompettes de la mort

samoussas aux trompettes de la mort

Mettre les champignons à tremper dans de l’eau tiède pendant 20 min.
Couper et émincer 1 ail et 1 oignon, et les faire revenir à la poêle. Ajouter 1 feuille de laurier et 2 branches de thym puis ajouter les trompettes réhydratées dans la poêle. Laisser mijoter quelques instants, ajouter éventuellement un peu d’eau de trempage des champignons. Réserver.

Préparation de la sauce marron-coco

samoussas aux trompettes de la mort

Couper et émincer 1 ail et 1 oignon, et les faire revenir à la poêle. Ajouter 1 feuille de laurier et  2 branches de thym ainsi que les marrons dans la casserole. Faire revenir. Ajouter 30 cl d’eau de trempage des champignons. Laisser réduire un peu. Réserver. Ajouter la crème coco. Mixer. Si la sauce est trop épaisse ajouter encore de l’eau de trempage.

Confection des samoussas aux trompettes de la mort

samoussas aux trompettes de la mort

Mélanger la purée de courge avec la poêlée de champignons et le persil émincé sans oublier de retirer les feuilles de laurier. Rectifier assaisonnement si nécessaire. Mélanger bien le tout.

samoussas aux trompettes de la mort

Prendre une feuille. Rabattre la partie arrondie pour faire un rectangle. Ajouter la farce dans un coin et plier un coup vers le haut un coup vers la droite de façon à ce que ça fasse un triangle, continuer comme sur la photo ci-dessus.

samoussas aux trompettes de la mort

Vous pouvez aussi les plier comme des nems : mettre la farce en bas de la feuille rabattre le bas vers le haut, puis rabattre le coté droit sur la farce et le coté gauche sur la farce puis rouler.

Huiler les samoussas au pinceau et les mettre sur une plaque au four T7 (210°) pendant 10 min, retourner à mi-cuisson.

samoussas aux trompettes de la mort

Vous pouvez garder la courge pour la présentation ;-)

 

 

Envie de plonger un peu plus dans le monde de la cuisine végétale ? Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre de recettes à découvrir absolument. Je regrette de ne pas l’avoir découvert au début de notre véganisme. Il n’est pas tout nouveau puisqu’il est sorti en 2014 mais il reste le livre référence en la matière ! Il s’agit du célèbre “Vegan” de Marie Laforêt.

J’ai le plaisir de partager avec vous cette nouvelle “book review” grâce à notre partenariat avec le site Natura Sense. Après “Le Grand livre de la cuisine crue” de Christophe Berg cet été, nous avons choisi pour cet automne l’ouvrage “Vegan” qui a reçu un “Gourmand World Cookbook award” ! Nous faisons en sorte à chaque fois de choisir un livre qui pourra vous aider et qui forcément nous plait également.

Je vais vous parler du livre bien sûr avant de partager la recette que j’ai choisie de réaliser pour l’article. C’est une recette de saison, simple à faire et qui demande peu d’ingrédients : Courge spaghetti gratinée.

Ce livre s’adresse à tout le monde

C’est un peu l’indispensable à avoir pour tout vegan, curieux de la cuisine végétale ou ceux qui veulent simplement manger plus sainement.

Je suivais bien évidemment Marie Laforêt sur son blog où elle poste régulièrement des recettes toutes plus gourmandes les unes que les autres, mais avoir en un seul livre une petite bible de 500 recettes végétales c’est le rêve :)

Et si vous n’y connaissez absolument rien en cuisine vegan et que vous voulez la découvrir, vous serez servi. Ça reprend vraiment les bases : pourquoi devenir vegan, que veut dire “être vegan”, les produits utilisés, des conseils sur le matériel pour vous faciliter la vie, les indispensables à avoir sous la main.

courge spaghetti

Il y a également tout un chapitre sur des conseils nutritionnels rédigé par le Dr Bernard-Pellet qui pourra rassurer les plus sceptiques sur les carences, les protéines, les vitamines.

C’est aussi le livre idéal à offrir à son entourage pour lui donner des idées lors du prochain dîner à organiser où tout le monde pourrait se régaler de plats vegan !

À la découverte du véganisme

Ce qui est vraiment bien avec ce livre c’est qu’il y a pas mal de recettes de base pour bien débuter dans la cuisine végétale.

Vous avez peur de ne plus manger de mayonnaise, de bacon, de lasagnes ? Vous y retrouverez des recettes pour remplacer très facilement tous les produits animaux.

remplacer la viande marie laforet
Source image : Marie Laforêt

On y retrouve également tous les plats incontournables : pâte carbonara, quiche, paella, risotto, burger, pizzas, etc… De quoi vous prouver à quel point la cuisine végétale est riche et variée. Et surtout qu’on peut manger exactement la même chose qu’avant.

source d’inspiration

Si vous avez déjà dompté les bases de la cuisine vegan, vous trouverez quand même votre bonheur. Il y aura forcément quelque chose de nouveau à découvrir. Elle explique par exemple comment faire vous-même vos pâtes, vos gnocchis, votre fromage vegan.

On retrouve aussi de nombreuses recettes “cuisine du monde” où on apprend à végétaliser les richesses culinaires des autres pays. C’est vraiment une mine d’or qui pourra vous aider si vous êtes en manque d’inspiration, notamment grâce à l’index par ingrédients à la fin du livre.

Et surtout il y a de superbes gâteaux, genre le Layer Cake choco-spéculos qui a l’air dément ! On ne s’est encore jamais lancé dans de gros gâteaux à étages (vegan ou non) mais là je pense qu’on va sauter le pas pour Noël.

layer cake choco speculos marie laforet

Source image : Marie Laforêt

Nos coups de cœur

Il y a plein de sections qui sont très inspirantes, comme celle qui explique comment remplacer le fromage et les produits laitiers. De nombreuses alternatives sont proposées, on n’a pas encore tout testé mais c’est définitivement sur notre “To do list”, comme par exemple ces croquettes au fromage. Encore une de ces recettes que vous auriez pensé ne plus jamais pouvoir manger en devenant vegan !

courge spaghetti

Et pour terminer j’ai beaucoup aimé la dernière partie du livre “Cuisiner pour toutes les occasions” où Marie Laforêt propose des recettes de l’entrée au dessert pour recevoir sa famille ou ses amis, pour réaliser de superbes repas pour les fêtes ou encore des barbecues ou pique-nique en été.

Recette de la courge spaghetti gratinée

courge spaghetti

Comme Halloween approche, j’ai choisi de réaliser sa recette de “Courge spaghetti gratinée”. C’était la première fois que j’achetais et goûtais une courge spaghetti donc contrairement à mon habitude j’ai suivi la recette à la lettre ;-)

C’est une courge que je ne trouve jamais sur mon petit marché bio, mais je l’ai dégotée en magasin bio et j’ai sauté sur l’occasion car j’avais envie de voir de mes propres yeux cette histoire de spaghetti. C’est bluffant ! En tout cas j’ai adoré son côte pratique à déguster.

Ingrédients

courge spaghetti

  • Une courge spaghetti (environ 900 g ici)
  • 150 ml de crème végétale (ici de la crème de coco)
  • 4 cuillères à café d’épices pour colombo (ici curry)
  • 1 cuillère à soupe de levure maltée + 2 c.à.s
  • 2 cuillères à soupe de chapelure (j’ai utilisé celle-ci)
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • Poivre ou mélange de baies

Préparation

courge spaghetti

  1. Couper la courge spaghetti en 2 avant de la cuire. Si elle est trop difficile à couper, la cuire entière un peu avant au four pour la ramollir.
  2. La cuire entre 40 et 45 minutes, chair contre la plaque à 225°C (th. 7-8).
  3. Mélanger la crème de coco, les épices, 1 cas de levure maltée.
  4. La courge doit encore être al dente quand vous la retirez du four. Laisser refroidir.
  5. Gratter toute la chair de la courge à la fourchette pour obtenir vos spaghettis.
  6. Mettre la chair dans un saladier, ajouter la crème et mélanger le tout.
  7. Répartir la préparation dans les 2 demi-courges. Assaisonner.
  8. Saupoudrer avec la chapelure et 2 cuillère à soupe de levure maltée.
  9. Arroser d’huile d’olive et faire gratiner au four pendant 10 minutes à 200°C.

courge spaghetti

J’ai choisi la crème coco pour plusieurs raisons, d’abord c’est un peu l’association parfaite avec la courge, de plus c’est une crème assez épaisse qui ne disparait pas à la cuisson comme ça peut arriver avec certaines crèmes végétales. Et puis il est vrai que c’est la seule que j’avais sous la main …

Ici la courge faisait un peu plus de 900 g, ça peut sembler beaucoup mais si vous ne mangez que ça sans accompagnement c’est parfait pour 2. À adapter selon si vous l’accompagnez d’autres choses, ça peut faire un plat pour 4 facilement.

J’ai encore utilisé la chapelure que j’utilise pour les nuggets de seitan, c’est une chapelure assez grossière du coup ça apporte bien son petit côté croquant.

Marie Laforêt propose d’utiliser de l’épice colombo, je n’en avais pas du coup j’ai fait avec du curry. À vous d’utiliser l’épice de votre choix également si vous n’avez pas de colombo.

J’espère que cet article vous donnera envie de découvrir encore plus la diversité de la cuisine végétale.

 

 

Demain c’est Halloween !! Rien de mieux qu’un bon petit risotto de sarrasin bien crémeux dans sa citrouille pour l’occasion, non ?

Bon ok vous allez me dire ce n’est pas la fête ici en France comme dans les pays anglo-saxons, mais bon on va pas se décourager hein. On a le droit de rêver nous aussi après tout !

J’adorerais fêter Halloween aux USA, aller chercher les pumpkins géantes dans les champs à l’arrière d’un tracteur comme cela se fait là bas, faire une vrai déco digne de ce nom sur le parvis de ma maison en attendant les “trick or treat ” .

Mais pour le moment je fête Halloween dans l’assiette. J’adore trouver des prétextes pour faire travailler mon imagination en cuisine et c’est également une bonne excuse pour faire de nouvelles recettes inspirées d’ailleurs.

Je voyais mes mini-courges butternut qui trainaient dans la corbeille mais sans grande motivation. Puis tout à coup je me suis dit pourquoi je ne ferais pas une jack-o-lantern de butternut tiens ! Ça ne va pas être évident vu leur petite taille mais j’ai foi en mon sens artitisque ;-) ! Oui même pas peur.

Ce matin en allant chez mon boulanger bio, j’ai trouvé des chanterelles ! Oui c’est original, ils ne vendent pas que du pain dans ma boulangerie, mais aussi plein de petites choses à côté : des produits bio, quelques fruits et légumes bio des productions du coin et ils ont même du vin.

Quand j’ai vu les chanterelles, j’ai eu l’impression d’être une enfant de 5 ans qui découvre les cadeaux de Noël au pied du sapin un matin de 25 décembre. Haha !

Oui j’avoue il m’en faut peu pour être heureuse. Je me suis donc empressée de les acheter et en plus ils sont tellement gentils qu’ils m’en ont offert une poignée supplémentaire.

Ça faisait un moment que je me languissais des champignons de l’arrière-pays niçois et que je voulais aller ” aux champignons “.

J’adore les champignons (ça je crois que vous l’avez remarqué) et la courge butternut est l’un de mes légumes préférés de l’automne-hiver, pas vous ?

J’avais envie d’accompagner le tout de kasha. Vous connaissez ? Une de mes dernières lubies …

Vous avez sûrement l’habitude de le connaître sous forme de farine. Cette céréale a un goût de noisette qui se marie superbement bien avec les champignons et le butternut. Elle se mange comme le riz, la semoule, le boulgour, etc… Le sarrasin est sans gluten, c’est un substitut idéal au blé. Très facile à digérer, il est riche en antioxydant, en calcium et en protéine mais aussi en oligoéléments.

Je vous laisse donc découvrir la recette que j’ai pensé pour vous pour Halloween !

 

Risotto de sarrasin

Ingrédients pour 2 risotto de sarrasin

  • 2 mini-courges butternut
  • 150 g de kasha (sarrasin décortiqué grillé)
  • 150 g de chanterelles ou n’importe quel autre champignon sauvage (de préférence)
  • 100 g de jeunes pousses d’épinards
  • 15 g baies de goji
  • 75 cl de bouillon de légumes
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à soupe d’huile de noix
  • 10 cl de crème végétale
  • Quelques brins de persil
  • Noix de muscade
  • Parmesan végétal (graines de sésame, levure maltée, fleur de sel)
  • Sel
  • Poivre

Sculpter la courge

  1. Allumer le four sur T°7 (210)
  2. Sculpter et évider l’intérieur des courges butternut comme sur le photo ci-dessus ou selon votre imagination, bien gratter les filaments. (Garder les graines si vous le souhaitez pour les griller ultérieurement).
  3. Enrouler de papier aluminium et cuire au four pendant 1h environ. Surveiller de temps en temps.

Risotto de sarrasin

Préparation des champignons sauvages

  1. Laver les champignons à la main, ne pas les passer sous l’eau.
  2. Dans une poêle chauffer un peu d’huile d’olive et faire revenir les champignons à feux vif pendant 2-3 minutes sans cesser de remuer.
  3. Réserver.

Préparation du risotto de sarrasin

  1. Éplucher et émincer l’oignon et l’ail.
  2. Dans une poêle faire chauffer de l’huile d’olive, et ajouter l’ail et l’oignon émincés.
  3. Une fois que le tout est légèrement doré ajouter la chair des courges butternut avec de la noix de muscade râpée. Saler, poivrer. Faire revenir puis ajouter le sarrasin et le faire rissoler 1 minute.
  4. Ajouter progressivement le bouillon (préalablement chauffé) comme pour faire un risotto.
  5. Ajouter la moitié des champignons. Garder une partie pour l’autre partie pour l’écume de champignon.
  6. Ajouter les épinards à la dernier minute ainsi que la noix de muscade râpée.
  7. Laisser mijoter quelques instants le temps que les épinards cuisent.

Préparation de l’écume de champignon

  1. Émulsionner avec un mixeur plongeur l’autre partie des champignons avec 10cl de bouillon, 10 cl de crème de soja et l’huile noix. L’écume crémeuse de champignon permet d’apporter un peu de crémeux au sarrasin qui est dépourvu en amidon.

Dressage

  1. Il ne reste plus qu’à dresser le plat dans les assiettes.
  2. Installer le butternut cuite, ajouter le risotto de sarrasin, l’écume et les baies de goji.

Voilà, il n’y a plus qu’à déguster ! 

Happy Halloween ! ;-)

 

 

 

Vous aussi vous êtes un peu déprimé après les évènements marquants de ces dernières semaines ?

Cette année, Halloween a commencé avant l’heure … entre les inondations qui ont touché ma région, les répercussions catastrophiques sur le parc Marineland et leur communication désastreuse (rien de nouveau sous le soleil) ou plus récemment le reportage de L214 sur l’abattoir d’Alès, j’ai été un peu beaucoup traumatisée.

En tant que vegan, nous sommes conscients des conditions de détention des animaux marins dans les parcs lucratifs et nous savons le traitement réservé au bétail dans les abattoirs.

Mais, je ne m’habituerai jamais à ces horreurs et chaque nouvelle vidéo est un coup de poing reçu en pleine figure.

Malheureusement, il faut aussi avoir le cœur bien accroché pour lire certains commentaires d’une méchanceté et d’une indifférence stupéfiantes à la suite de ces révélations.

Mais c’est aussi une des premières fois que les journalistes relayent en si grand nombre une vidéo sur les dessous de l’industrie de la viande. Elle a été vue 1,8 million de fois. Plus de 400 médias en ont parlé, aussi bien les médias télé, radio, papiers que ceux en ligne. Personne n’a pu y échapper.

Ceci a permis à bon nombre de personnes d’ouvrir les yeux et de découvrir également un peu plus le véganisme, souvent incompris et stigmatisé. Espérons que ça va durer et que la vague « veggie » va continuer à faire des émules.

On dirait qu’il commence à y avoir une certaine prise de conscience au vu des témoignages de certains qui vont désormais changer, ne serait-ce qu’un peu leur alimentation.

En effet, on ne parle plus de végétarisme comme alternative mais bien de véganisme. TF1 a montré le quotidien d’un couple vegan au JT de 20h avant-hier. Alors qu’e mardi dernier, c’était France 2 qui nous montrait l’alimentation du futur, qui est déjà bien présente aux État-Unis.

Mention spéciale aussi à Gurren Vegan qui est allé faire un micro-trottoir devant des magasins bio, pour prendre la température auprès des consommateurs.

Voilà pourquoi depuis près de deux semaines je n’avais pas posté sur le blog, difficile pour moi de trouver l’inspiration pour un plat « fun » sur le thème d’Halloween.

Mais la musique la cuisine adoucit les mœurs alors je suis allée adopter deux adorables potimarrons pour les transformer en Jack-O-Lantern dégoulinant !

Promis je suis pacifiste, je ne me suis pas défoulée sur ces pauvres petits potimarrons tout mignons. Je vous jure qu’elles n’ont pas souffert. En tout cas elles ne se sont pas enfuies à la vue de la lame de couteau.

Voici donc mon inspiration du moment : un potimarron farci d’un quinoto indien en mode dhaal, de quoi vous remonter le moral.

Non ce n’est pas une faute de frappe : un QUINOTO, oui vous avez bien lu. C’est le nom qui m’est venu à l’esprit en réalisant ce risotto avec du quinoa.

Le goût de châtaigne du potimarron se marie superbement bien avec ce quinoto aux saveurs indiennes. Le quinoa rouge apporte une touche particulière. Le tout est à la fois doux et légèrement sucré avec une bonne dose de peps qui met le feu aux papilles.

Ce plat cache bien son jeu, je m’attendais à un bon plat et ce fut exceptionnel. C’est la “comfort food” idéale du moment. À vous de tester et de me dire si vous partagez mon avis.

Et bonne nouvelle pour celles et ceux qui n’aiment pas passer des heures en cuisine, ce plat est simple à faire et va bluffer vos amis (végéta*ien ou non).

Une fois Halloween passé, il peut aussi vous servir de bon petit plat à déguster un soir glacial, devant The Walking Dead par exemple !

Pour ma part j’ai juste envie d’en refaire et de ne manger que ça. En général, je ne refais jamais la même chose mais je suis parfois mono-maniaque quand je craque sur un plat. Pas vous ?

 

Ingrédients pour 2 personnes :

  • 2 potimarrons de petite taille
  • 100 g de quinoa rouge des Incas
  • 50 g de lentilles corail
  • 30 cl de lait coco
  • 1 à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 ail
  • 1 oignon
  • Racine de gingembre frais et de curcuma frais (sinon en poudre)
  • 1 petit piment (ou piment en poudre)
  • Épices en poudre : graines de cumin, curry (ou garam massala)
  • Sel

 Potimarron

Faire un Jack-O-Lantern qui déchire :

Attention aux doigts tout de même.

Couper le chapeau des 2 potimarrons.

 

Jacko2

Évider l’intérieur : graines et filaments à l’aide d’une cuillère (Vous pouvez garder les graines pour un usage ultérieur. Pour l’apéro ou à ajouter sur un plat. Griller au four c’est super bon, avec un peu d’huile d’olive et du paprika ou du cumin.)

 

Jacko

À l’aide d’un petit couteau pointu sculpter les yeux et la bouche des potimarrons en mode freestyle. C’est le moment de vous faire plaisir et de laisser parler l’artiste qui sommeille en vous.

 

Jacko allu

Envelopper séparément les potimarrons dans une feuille de papier aluminium pour qu’ils gardent leur belle couleur orange.

Mettre au four T°7 (210°), surveiller de temps en temps en enfonçant un couteau à l’intérieur, la chair doit être tendre. Moi ça a pris 1 heure, mais c’est selon le four et la taille du potimarron.

Préparation du “quinoto” :

Rincer le quinoa et les lentilles corail à l’eau claire.

Éplucher et émincer l’ail, l’oignon, ainsi que les racines de gingembre et de curcuma.

Chauffer une poêle avec l’huile d’olive.

Ajouter le tout (ail, oignon, gingembre et curcuma) dans la poêle avec les épices et le sel.

Une fois que c’est légèrement doré ajouter le quinoa, et le faire rissoler 2 à 3 minutes.

Ajouter de l’eau préalablement chauffée (le quinoa doit être à peine immergé), cuire 10 minutes environ.

Ajouter les lentilles corail, avec le lait coco et laisser cuire 10 minutes.

Tout va s’absorber, si vous trouvez que c’est trop sec, ajoutez un peu d’eau.

Goûter et rectifier l’assaisonnement si besoin. Vous pouvez ajouter de la coriandre fraiche (Si je n’en ai pas mis c’est qu’il n’y en a pas en ce moment au marché).

Dressage de la Jack-O-Lantern

Versez le quinoto dans les potimarrons et faites en sortir par la bouche ainsi que devant la bouche des cucurbitacées pour l’effet “vomi” :-)

J’avais accompagné ce plat de mini poivrons jaunes/orange en mode jalapenos farcis avec du fromage végétal frais.

Puis je les ai enrobés d’une chapelure : graines de sésames, poudre d’amande en humidifiant légèrement pour que ça accroche aux poivrons. Ensuite les faire simplement revenir dans une poêle avec de l’huile d’olive.

J’avoue que ce plat est très consistant, impossible de tout finir, mais après ça dépend des estomacs vous allez me dire. En ce moment j’ai plutôt une alimentation constituée à 70% de légumes crus et 20% de légumes cuits j’ai donc été très vite calée. Mais du coup c’était parfait pour un repas en mode restes le lendemain, histoire de faire durer le plaisir :-)