Articles

Les nems, encore un plat qui invite aux voyages. De plus il n’y a rien de plus simple à faire. Oui oui je vous assure. Ça vous semble peut-être compliqué, réservé aux cuisinièr(e)s aguerri(e) ? On me le répète assez souvent, mais je vous assure une fois le coup de main attrapé, c’est vraiment super simple. Tout est question de doigté ;-)

C’est grâce à la cuisine asiatique que j’ai commencé à apprécier la cuisine végétale. J’aime tellement cette cuisine simple, légère et épicée qui met en avant les légumes. Cette cuisine est une explosion de saveurs en bouche.

À la maison cette recette est devenue un grand classique. C’était une des premières recettes que j’ai créée au début de notre véganisme et j’ai enfin décidé de la partager avec vous. Il est assez rare que je refasse une recette à lettre, mais celle-ci en fait partie, sauf que dernièrement j’y ai ajouté des shiitakes.

Pour faire des nems il suffit de pas grand chose : des feuilles de riz, des légumes, des céréales ou des légumineuses qui apporteront de la consistance au plat. Il m’arrive de faire des nems avec uniquement des légumes, c’est aussi bon, juste moins consistant, tout dépend de l’appétit que l’on a et de nos besoins.

Il n’y a rien de compliqué, utilisez juste les légumes à disposition. Ici ça sera blette et shiitakes. Pourquoi ? D’abord parce que la blette est un légume de saison et que l’on a à profusion dans le sud-est de la France, j’ai donc naturellement utilisé ce légume dans cette recette. Ensuite les shiitakes, parce qu’ils ont un goût assez prononcé et c’est la touche asiatique du plat. C’est également ma dernière lubie ! Je les mets partout en ce moment. Et enfin les lentilles corail parce que j’avais envie de changer des traditionnelles vermicelles de soja et que j’aime explorer des saveurs différentes.

Il faut toujours que j’apporte une nouveauté quand je refais un plat, cette fois ça sera au niveau de la sauce, que je fais à base de lait coco. Ça faisait un moment que j’avais envie d’essayer et je n’ai pas été déçue.

Ces nems ont une saveur qui change des traditionnels nems vietnamiens c’est certain… ils ont plutôt une saveur indienne : entre les blettes, les lentilles corail et les épices utilisées, ingrédients souvent utilisés dans la cuisine indienne.

Ingrédients Nems

Ingrédients pour 12 nems aux blettes, shiitakes et lentilles corail

12 galettes de riz de de 22 cm (ou 16 pour des galettes de 18 cm)
100 g de lentilles corail
30 g de shiitakes déshydratés
1 bouquet de blette
1 aillet (1 gousse d’ail)
1 oignon nouveau (1 petit oignon)
1 petit piment
Gingembre en poudre
Curry en poudre
Huile d’olive

Ingrédients pour la sauce nems

Sauce tamari
Purée de cacahuète
Lait de coco
Citron
Piment
Eau (option)
Coriandre et/ou menthe fraîche.

Allumer le four T8 ou 240°.

Je préfère cuire les nems au four. À la base j’ai voulu essayé une version plus “light” et depuis je ne les fais que comme ça, tout simplement parce que c’est plus pratique selon moi. En effet tous les nems cuisent en même temps et j’utilise moins d’huile pour le coup. Après chacun fait comme il veut. Si vous avez une friteuse, ou sinon avec de l’huile dans une casserole (ou une poêle) ça marche aussi très bien !

Préparation de la farce

Mettre à tremper les champignons shiitakes dans de l’eau pendant 15-20 minutes.
Cuire les lentilles pendant 15 minutes.
Pendant ce temps, émincer : ail, oignon et piment (enlever les graines si vous n’aimez pas trop pimenté). Faire revenir le tout dans une poêle huilée préalablement.
Séparer les côtes des feuilles de blettes. Émincer les côtes et les ajouter à la poêle. Ajouter ensuite les feuilles ciselées, les shiitakes émincés avec un peu de tamari et laisser mijoter.
Une fois que les lentilles sont cuites les ajouter à la farce. Mélanger bien le tout.
Rectifier l’assaisonnement si besoin.

 

FarceNems

Une fois la farce cuite confectionner les nems

Faire tremper une feuille de riz dans de l’eau tiède. Personnellement je mets de l’eau dans une poêle que je fais légèrement chauffer. Je trempe la feuille dedans 10 sec, j’égoutte et je mets sur la planche en bois. La feuille doit être bien souple sinon elle casse et pas trop humide sinon elle ne collera pas.

Ajouter une cuillère à soupe de farce sur la partie basse de la feuille. Rabattre la feuille du bas sur la farce, roulé un peu en pressant, rabattre à gauche et à droite puis rouler en pressant bien mais pas trop pour ne pas casser la feuille. Tout est question d’habitude. Si ça casse recommencer ;)

Mettre les nems sur une plaque huilée allant au four puis une fois tous les nems confectionnés, repasser un coup de pinceau huilé sur tous les nems.

Et c’est parti pour 20 minutes de cuisson environ selon la taille de vos nems. Retourner à moitié de cuisson. Mais attention que ça soit cuit sinon en les retournant ils vont coller et se casser. Au pire si c’est le cas tant pis, ils ne seront pas moins bons, juste pas très beaux ;-)

Pour la sauce

Mélanger de la sauce tamari, du lait coco, un peu de piment, de la purée de cacahuète (ou autre oléagineux), du citron. Les quantités c’est selon les goûts, ajustez selon votre préférence : si vous préférez une sauce plutôt épicée ou douce, ajoutez plus ou moins de piment, de lait coco ou de purée. Allonger la sauce avec un peu d’eau si vous voulez qu’elle soit plus diluée.

Manger chaque nem enroulé dans une feuille de salade avec quelques feuilles d’herbes aromatiques au choix : coriandre et/ou menthe. Puis tremper dans la sauce. Mmmmh un vrai délice !

Astuces

Ajouter des protéines de soja texturés si vous êtes friands des simili-carnés.
Ajouter du curcuma et du gingembre frais, ça change des épices en poudre.
Remplacer les blettes par les épinards pour varier les plaisirs par exemple.
Faites de même avec les champignons, il existe une multitude de variétés de champignons, de quoi s’amuser selon les saisons et ses envies ;-)
S’il vous en reste en trop il est tout à fait possible de les réchauffer au four le lendemain.

 

Et vous, vous les aimez comment les nems végétaliens ?

 

 

 

Un crurry ça vous dit ? Un quoi ? Un CRUrry ?! Oui vous avez bien lu “cRurry”. C’est un curry cru. Rien à avoir avec un curry qui aurait refroidi sur le coin de la table et qu’on aurait lâchement abandonné, non non :-) D’ailleurs, je ne sais absolument pas si le terme existe mais j’ai décidé de baptiser ce plat “crurry crémeux” …

Bon ok il ne fait pas super chaud alors vu comme ça vous allez me dire que ça ne donne pas envie, mais pourtant… Je découvre que la crusine peut aussi être réconfortante ! Est-ce que l’idée que seul un plat chaud réchaufferait serait une légende ? Bref… Peu importe moi j’avais trop envie de ça en tout cas ! Et je vous le conseille.

Depuis le temps que je voulais adapter un curry en mode cru. Après mon jeûne je n’ai eu envie que de cru pendant quelques jours, comme si j’étais devenue une boulimique de microcutriments. Ce fut donc l’occasion de tester ce petit crurry avec les légumes du moment. Il me restait du lait coco, ça ne pouvait pas mieux tomber !

Je me suis donc lancée dans ce crurry en mode freestyle, comme souvent, et avec les moyens du bord et ce qu’il me restait du dernier marché. Ce plat se fait super rapidement ! Et il est super économique également, et oui pas de cuisson ! Et il permet de bénéficier au maximum de tous les micronutriments qui se détériorent habituellement en grande partie à la cuisson.

Recette du crurry crémeux

crurry crémeux

Ingrédients pour 2 Crurry crémeux

  • 1 potimarron
  • 1 poivron salade rouge
  • Dattes
  • 1 chou rave
  • Noix de cajou
  • Raisins secs

Sauce pour le crurry

  • 1 avocat
  • Feuille de Coriandre
  • Racine de gingembre
  • Racine de curcuma
  • Épices en poudre : curry, piment.
  • Sauce Tamari
  • 30 cl de lait coco

Raper le potimarron et le chou rave.
Couper en fines lamelles le poivron.
Réserver le tout dans un saladier.

Mixer tous les ingrédients de la sauce.
Ajouter la sauce aux légumes, ainsi que les datte, les raisins secs, et les noix de cajou au plat sans oublier les feuilles de coriandre.

Les quantités de légumes c’est selon l’appétit, mais par contre je compte toujours 1/2 avocat par personne. Pour les racines de gingembre et curcuma c’est selon si vous aimez bien relevé ou pas.

Déguster immédiatement, ou laisser un peu imbiber la sauce au plat.

Ce plat peut se faire également à l’avance, pas de stress de plat à réchauffer, y’a juste à servir et à avaler !

Et voilà, il n’y a plus qu’à déguster ce fabuleux crurry qui va vous donner la pêche et sans digestion lourde :-)

 

 

 

Avez-vous déjà essayé de faire vous même votre galette des rois ? Lorsque j’étais omnivore, je n’avais tenté l’expérience qu’une seule fois, ça me semblait compliqué et au final, le résultat était plutôt décevant. La bonne nouvelle c’est que la version végane est ultra simple, rapide et délicieuse !

Je suis de retour ce mois-ci avec un nouveau défi sucré. Vous l’aurez compris, il s’agit de la fameuse galette des rois.

En Provence, la tradition de la galette des rois est un peu différente du reste de la France, c’est une brioche des rois aux fruits confits. Je n’ai jamais été très fan de la brioche et je reste très attachée à la galette traditionnelle et ce petit goût de frangipane.

Cette année, la question d’acheter une galette ne se pose même plus. Déjà, trouver une bonne galette relevait de l’exploit mais alors une bonne galette vegan, ce serait carrément mission impossible.

J’ai donc décidé de faire ma première galette vegan avec les moyens du bord, étant en Auvergne cette semaine. C’est donc une galette rustique que je vous propose.

J’avoue je triche un peu, je suis tombée sur une pâte feuilletée végétalienne sans gluten qui a fait la moitié du travail. Je ne me sentais pas de faire une pâte feuilletée moi-même et surtout je n’avais pas les ingrédients.

Et après, j’ai ouvert mes placards et j’ai utilisé ce que j’avais sous la main. Cette recette est sans sucre en poudre car je n’en avais pas, mais il a été remplacé par le sirop d’agave. La galette n’est donc pas extrêmement sucrée mais avec le sirop sur la pâte en fin de cuisson, c’était suffisant pour moi.
Si vous désirez une recette plus sucrée, libre à vous d’ajouter du sucre à la préparation.

La galette est sous forme de demi-lune car je n’avais qu’une pâte feuilletée, c’est pratique quand on n’est pas nombreux même si je pense qu’ils en auraient voulu un peu plus :)

Si vous êtes plus nombreux ou très gourmands, vous pouvez faire la forme traditionnelle avec 2 pâtes feuilletées.

Ma galette est partie en quelques minutes (tellement vite que je n’ai même pas eu le temps de faire de photos de l’intérieur…) et ma famille qui n’est pas vegan l’a trouvée délicieuse et m’a même demandé : “il en reste pas encore un petit peu ? ».

Ingrédients pour une galette des rois demi-lune

  • 100 g de poudre d’amande
  • 35 g de fécule de maïs
  • 50 g de sirop d’agave + quelques gouttes pour dorer la pâte
  • 3 cuillères à soupe d’huile de coco (désodorisée ou non)
  • 4 cuillères à soupe de crème de coco bien fraîche
  • 6 amandes concassées + 1 entière pour la fève
  • 1 pâte feuilletée végétalienne (avec ou sans gluten selon le goût)

Préparation

Préchauffer le four à Th 6 ou 7 selon les fours.

Concasser les amandes et en laisser une entière pour la fève.

Mélanger dans un saladier la poudre d’amande, la fécule de maïs et les amandes concassées.
Ajouter le sirop d’agave et l’huile de coco (qui ne doit pas être solide).
Ajouter la crème de coco sortie du réfrigérateur afin qu’elle soit bien fraîche. Vous pouvez la fouetter un peu pour lui donner un côté aérien.

La texture de l’appareil doit être moelleuse mais pas liquide.

Déposer la pâte feuilletée sur un papier sulfurisé.
Étaler l’appareil sur la moitié de la pâte feuilletée et ajouter la « fève ».
Rabattre l’autre partie de la pâte et coller les bords entre eux.
Faire un petit trou dans la pâte pour que l’air s’évacue et vous pouvez également faire des dessins sur le dessus.

Galette des rois vegan

Enfourner pendant 20-25 minutes T6 (180°). La pâte doit être presque cuite quand vous la retirez.
Puis au pinceau, badigeonner le dessus de sirop d’agave et repasser la galette au four pendant 5 minutes pour un effet glacé. Servir tiède.

Il n’y a plus qu’à découper la galette en faisant attention de ne pas couper la fève ;-)

J’avais un peu peur que la crème de coco l’emporte sur la poudre d’amande et d’avoir une galette plus coco que frangipane mais au final pas du tout. Le goût que j’aimais tant était bien là et la crème de coco a apporté une onctuosité à la recette. Et surtout ce n’est pas du tout gras contrairement aux galettes traditionnelles.

Cette première tentative me donne plein d’idées pour des variantes au chocolat, au pralin, à la pistache. Et Edelweiss voulait faire une galette des rois à la courge mais je l’ai doublée …

 

 

 

 

Ça vous dit une tarte Tatin en mode fêtes de fin d’année ? Histoire de changer de la traditionnelle bûche par exemple.

Cette tarte tatin est vegan (bien sûr) mais aussi sans gluten. Oui en ce moment, en pleine période de Noël, j’ai décidé de me compliquer la vie davantage, en tentant de cuisiner sans gluten. Mais en faisant de vraies recettes sans gluten, pas des recettes genre “une salade” parce que sinon c’est trop facile. Oui des vraies recettes où on utilise du blé, par habitude, et là il faut trouver des substituts ou faire le grand écart parfois même.

Mais pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple vous allez me dire ? Juste pour mon plaisir d’expérimenter de nouvelles choses en cuisine ? Oui mais pas que.

J’avais envie d’expérimenter le “sans gluten” pour voir par moi même ce que ça fait sur le corps sur le long terme. Parce que ça m’intriguait tout ce “mouvement” sans gluten ou pourquoi la population mondiale devient tout d’un coup allergique au gluten, vous le savez vous ?! Je me doute bien qu’il y a de vrais allergiques, mais autant ?! 80 % de la population semble être devenue intolérante au gluten tout d’un coup ! (“80%” j’exagère mais une grande partie). Bon j’ai ma petite idée que je développerai plus tard.

D’abord place à la gourmandise : la tarte tatin .

Chantilly

Je ne suis pas trop dessert, vous l’avez peut-être remarqué mais j’ai quelques recettes qui me tentent quand même, et depuis que je suis vegan j’ai appris à aimer quelques “gourmandises sucré”.  La période de fêtes de fin d’année est le moment idéal où j’aime cuisiner sucré.

La tarte Tatin n’est pas exclusivement réservée au dessert. J’aime la décliner en sucré-salé, pour une entrée ou en accompagnement d’un plat avec une salade ou avec une terrine de faux gras (ou forestière) par exemple. Ça peut faire une jolie entrée festive.

Cette recette peut bien évidemment se faire avec du gluten, il suffira de remplacer la farine de riz par de la farine de blé . Ou vous pouvez choisir une farine sans gluten comme la farine de châtaigne par exemple pour une tarte plus rustique. Ou encore en mélangeant 2 farines aussi c’est possible.

En ce moment, c’est la saison des coings et des courges, j’ai voulu tester une tatin avec ces deux fruits et légumes. Le potimarron, avec son goût de noisette se marie bien avec des recettes sucrées. Le coing lui se rapproche de la saveur d’une poire en plus amère. Bref c’est deux là s’associent très bien ensemble.

La chantilly se fait ici avec du lait coco fouetté. Accompagnée de sucre filé, ou cheveux d’anges pour les plus doués, en effet pas évident quand on n’utilise plus de sucre raffiné (ce qui est mon cas) mais j’ai tenté de relever le défi.

Quand j’ai su par Gwendoline d’Un courant de vert que Westwing recherchait pour son livre de recettes en ligne des blogueu(r)ses, je n’ai pas hésité. D’autant plus qu’ils ont une partie entièrement vegan avec plein de jolies recettes si ça vous dit, on peut y trouver également des recettes végétariennes.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de ma recette “Tarte Tatin aux coing, potimarron et thym” sur le site Westwing en cliquant ici.

 

 

Vous aussi vous êtes un peu déprimé après les évènements marquants de ces dernières semaines ?

Cette année, Halloween a commencé avant l’heure … entre les inondations qui ont touché ma région, les répercussions catastrophiques sur le parc Marineland et leur communication désastreuse (rien de nouveau sous le soleil) ou plus récemment le reportage de L214 sur l’abattoir d’Alès, j’ai été un peu beaucoup traumatisée.

En tant que vegan, nous sommes conscients des conditions de détention des animaux marins dans les parcs lucratifs et nous savons le traitement réservé au bétail dans les abattoirs.

Mais, je ne m’habituerai jamais à ces horreurs et chaque nouvelle vidéo est un coup de poing reçu en pleine figure.

Malheureusement, il faut aussi avoir le cœur bien accroché pour lire certains commentaires d’une méchanceté et d’une indifférence stupéfiantes à la suite de ces révélations.

Mais c’est aussi une des premières fois que les journalistes relayent en si grand nombre une vidéo sur les dessous de l’industrie de la viande. Elle a été vue 1,8 million de fois. Plus de 400 médias en ont parlé, aussi bien les médias télé, radio, papiers que ceux en ligne. Personne n’a pu y échapper.

Ceci a permis à bon nombre de personnes d’ouvrir les yeux et de découvrir également un peu plus le véganisme, souvent incompris et stigmatisé. Espérons que ça va durer et que la vague « veggie » va continuer à faire des émules.

On dirait qu’il commence à y avoir une certaine prise de conscience au vu des témoignages de certains qui vont désormais changer, ne serait-ce qu’un peu leur alimentation.

En effet, on ne parle plus de végétarisme comme alternative mais bien de véganisme. TF1 a montré le quotidien d’un couple vegan au JT de 20h avant-hier. Alors qu’e mardi dernier, c’était France 2 qui nous montrait l’alimentation du futur, qui est déjà bien présente aux État-Unis.

Mention spéciale aussi à Gurren Vegan qui est allé faire un micro-trottoir devant des magasins bio, pour prendre la température auprès des consommateurs.

Voilà pourquoi depuis près de deux semaines je n’avais pas posté sur le blog, difficile pour moi de trouver l’inspiration pour un plat « fun » sur le thème d’Halloween.

Mais la musique la cuisine adoucit les mœurs alors je suis allée adopter deux adorables potimarrons pour les transformer en Jack-O-Lantern dégoulinant !

Promis je suis pacifiste, je ne me suis pas défoulée sur ces pauvres petits potimarrons tout mignons. Je vous jure qu’elles n’ont pas souffert. En tout cas elles ne se sont pas enfuies à la vue de la lame de couteau.

Voici donc mon inspiration du moment : un potimarron farci d’un quinoto indien en mode dhaal, de quoi vous remonter le moral.

Non ce n’est pas une faute de frappe : un QUINOTO, oui vous avez bien lu. C’est le nom qui m’est venu à l’esprit en réalisant ce risotto avec du quinoa.

Le goût de châtaigne du potimarron se marie superbement bien avec ce quinoto aux saveurs indiennes. Le quinoa rouge apporte une touche particulière. Le tout est à la fois doux et légèrement sucré avec une bonne dose de peps qui met le feu aux papilles.

Ce plat cache bien son jeu, je m’attendais à un bon plat et ce fut exceptionnel. C’est la “comfort food” idéale du moment. À vous de tester et de me dire si vous partagez mon avis.

Et bonne nouvelle pour celles et ceux qui n’aiment pas passer des heures en cuisine, ce plat est simple à faire et va bluffer vos amis (végéta*ien ou non).

Une fois Halloween passé, il peut aussi vous servir de bon petit plat à déguster un soir glacial, devant The Walking Dead par exemple !

Pour ma part j’ai juste envie d’en refaire et de ne manger que ça. En général, je ne refais jamais la même chose mais je suis parfois mono-maniaque quand je craque sur un plat. Pas vous ?

 

Ingrédients pour 2 personnes :

  • 2 potimarrons de petite taille
  • 100 g de quinoa rouge des Incas
  • 50 g de lentilles corail
  • 30 cl de lait coco
  • 1 à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 ail
  • 1 oignon
  • Racine de gingembre frais et de curcuma frais (sinon en poudre)
  • 1 petit piment (ou piment en poudre)
  • Épices en poudre : graines de cumin, curry (ou garam massala)
  • Sel

 Potimarron

Faire un Jack-O-Lantern qui déchire :

Attention aux doigts tout de même.

Couper le chapeau des 2 potimarrons.

 

Jacko2

Évider l’intérieur : graines et filaments à l’aide d’une cuillère (Vous pouvez garder les graines pour un usage ultérieur. Pour l’apéro ou à ajouter sur un plat. Griller au four c’est super bon, avec un peu d’huile d’olive et du paprika ou du cumin.)

 

Jacko

À l’aide d’un petit couteau pointu sculpter les yeux et la bouche des potimarrons en mode freestyle. C’est le moment de vous faire plaisir et de laisser parler l’artiste qui sommeille en vous.

 

Jacko allu

Envelopper séparément les potimarrons dans une feuille de papier aluminium pour qu’ils gardent leur belle couleur orange.

Mettre au four T°7 (210°), surveiller de temps en temps en enfonçant un couteau à l’intérieur, la chair doit être tendre. Moi ça a pris 1 heure, mais c’est selon le four et la taille du potimarron.

Préparation du “quinoto” :

Rincer le quinoa et les lentilles corail à l’eau claire.

Éplucher et émincer l’ail, l’oignon, ainsi que les racines de gingembre et de curcuma.

Chauffer une poêle avec l’huile d’olive.

Ajouter le tout (ail, oignon, gingembre et curcuma) dans la poêle avec les épices et le sel.

Une fois que c’est légèrement doré ajouter le quinoa, et le faire rissoler 2 à 3 minutes.

Ajouter de l’eau préalablement chauffée (le quinoa doit être à peine immergé), cuire 10 minutes environ.

Ajouter les lentilles corail, avec le lait coco et laisser cuire 10 minutes.

Tout va s’absorber, si vous trouvez que c’est trop sec, ajoutez un peu d’eau.

Goûter et rectifier l’assaisonnement si besoin. Vous pouvez ajouter de la coriandre fraiche (Si je n’en ai pas mis c’est qu’il n’y en a pas en ce moment au marché).

Dressage de la Jack-O-Lantern

Versez le quinoto dans les potimarrons et faites en sortir par la bouche ainsi que devant la bouche des cucurbitacées pour l’effet “vomi” :-)

J’avais accompagné ce plat de mini poivrons jaunes/orange en mode jalapenos farcis avec du fromage végétal frais.

Puis je les ai enrobés d’une chapelure : graines de sésames, poudre d’amande en humidifiant légèrement pour que ça accroche aux poivrons. Ensuite les faire simplement revenir dans une poêle avec de l’huile d’olive.

J’avoue que ce plat est très consistant, impossible de tout finir, mais après ça dépend des estomacs vous allez me dire. En ce moment j’ai plutôt une alimentation constituée à 70% de légumes crus et 20% de légumes cuits j’ai donc été très vite calée. Mais du coup c’était parfait pour un repas en mode restes le lendemain, histoire de faire durer le plaisir :-)

 

 

 

Vous en avez marre de culpabiliser en craquant sur des truffes au chocolat ? Avez-vous déjà essayé les truffes crues chocolat ? Oui, oui CRUES. C’est facile, c’est rapide, c’est délicieux et c’est moins gras. 4 excellentes raisons de se lancer.

Je ne suis pas très sucré mais j’ai toujours adoré les truffes.
En même temps j’en mangeais de manière super exceptionnelle mais c’était un des rares “aliment sucré” que j’aimais et auquel je ne savais pas dire non.
Mais depuis que je me suis mise aux truffes véganes et crues ce n’est plus devenu une exception ! Je me mets à apprécier le sucré, peut-être parce que ça correspond davantage à mes goûts.
En effet elles ne sont pas du tout grasses en bouche, il y a juste ce qu’il faut : il n’y a plus de beurre, de crème, d’œuf, ni de sucre.
Les dattes remplacent le sucre, et la banane et l’huile de coco remplacent la matière grasse. Il n’y a rien de plus simple à faire que des truffes crues et vegan, pas de stress sur les quantités à respecter scrupuleusement par peur de tout rater, on peut adapter selon ses goûts et ses envies. Cette recette est née car j’avais une banane qui était un peu trop mûre, et j’ai eu envie d’essayer de l’utiliser comme base pour des truffes.

Recette des truffes crues chocolat-banane

Ingrédients 
  • 10 Dattes
  • 1 banane bien mûre
  • 30 g d’amandes
  • 20 g de cacao cru
  • 1 cuillère à soupe d’huile de coco
  • 1 cuillère à soupe de purée d’amandes
  • Coco râpées
Préparation des truffes crues chocolat-banane

Faire tremper les dattes dans de l’eau afin qu’elles ramollissent si elles sont trop dures.
Mixer les amandes au mini hachoir, puis mixer tous les ingrédients ensemble sauf la coco râpée.
Mettre la coco râpée dans un récipient.
Former des petites boules à l’aide de 2 cuillères à café puis faire rouler dans la coco râpée.
Les réserver au frigo, elles seront meilleures le lendemain.

 

Truffes crues chocolat
N’importe quel oléagineux peut être utilisé et n’importe quelle purée d’oléagineux peut être utilisée également, c’est selon ce que l’on désire, moi j’avais ces ingrédients dans mon placard.
Après il est bien sûr possible d’utiliser du chocolat en poudre “pas cru” mais il sera dépourvu de tous les nutriments et minéraux de la fève de cacao puisque il aura été torréfié à haute température.

Ce qui est assez dommage, il est l’un des aliments les plus riches : 7 fois plus riche en antioxydant que le cacao torréfié (il est largement devant le café, le thé, le vin rouge).

Il est la plus haute source de magnésium des aliments, il est également riche en fer, en potassium, phosphore, et il contient une grande quantité de théobromine qui a un effet stimulant sur l’humeur. Voilà de quoi justifier son prix :-)

Ces truffes sont de véritables boules d’énergie qui vous mettront en forme pour la journée.

Vous pouvez les faire goûter à des non vegan qui seront bluffés, ça a été le cas pour moi et personne n’a su trouver les vrais ingrédients, tout le monde était persuadé qu’il y avait des agrumes dedans :-)